Le report du « plan pauvreté » n’améliore pas les affaires de Macron

Les députés de Macron ne sont pas les seuls amateurs, l’exécutif aussi 

blog -migrants-distribution repas

Les clandestins ont faim

La décision du gouvernement de reporter a suscité une vague de critiques de l’opposition, qui a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif. Les pauvres du président des (très) riches » devront attendre la rentrée pour la présentation du plan pauvreté, initialement prévue pour début juillet. Combien encore pour sa mise en oeuvre et ses effets ?
Quelques heures après l’annonce du report de la réforme de l’hôpital, l’Elysée a confirmé mercredi que la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté n’était pas au point, après plus d’un an de quinquennat, en raison d’arbitrages encore en cours.
France Inter fait sourire jaune en assurant que cette décision serait liée à un possible télescopage en cas de qualification de la France, vendredi, pour les demi-finales de la Coupe du monde de football….

La vague de critiques ne vient même pas des bancs de la majorité.

Seule l’opposition a dénoncé « le cynisme » et le sens des priorités de l’exécutif.
« On apprend, ce qui est quand même assez consternant, que le plan contre la pauvreté est repoussé parce qu’il n’y a pas de créneau médiatique pour que le président de la République s’exprime et, comme il y a le match de foot, on fera le plan sur la pauvreté en automne« , a grondé le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez sur CNews jeudi matin.
« J’ose l’espérer [qu’il y a une autre raison] parce que c’est tellement représentatif de ce tout-communication qui s’est installé« , a-t-il ajouté.

La veille, lsur Twitter, la porte-parole du principal parti d’opposition, Lydia Guirous, avait dénoncé « le cynisme de Macron ». « Sachant qu’il n’aura aucune visibilité, il préfère sacrifier le dossier fondamental de la pauvreté. La République des inégalités En Marche ! », avait-elle écrit.

Image associéeMême indignation à gauche, notamment dans les rangs de La France insoumise qui a dénoncé le sens des priorités et un « deux poids deux mesures » de la part d’Emmanuel Macron, qui reste perçu par une majorité de l’opinion comme le « président des riches ».
« Même quand il jette des miettes de brioches (photo) sur le passage de son carrosse, les pauvres doivent attendre et attendre ! Pour les milliards des riches, c’est toujours dans l’urgence« , a dénoncé le député LFI François Ruffin sur Twitter.

« ‘Panem et circenses’. Du pain et des jeux suffisaient à tenir le peuple selon les empereurs romains. Emmanuel Macron a tranché : le pain attendra« , a abondé Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s et candidat malheureux du Parti socialiste à l’élection présidentielle.

Au Secours Catholique, l’heure est aux interrogations. « Tout était prêt. Je ne sais pas quelles sont les raisons de ce report », a dit sa présidente, Véronique Fayet, sur RCF. « La pauvreté n’attend pas : il y a des mesures à prendre d’urgence ».
Mercredi matin, avant l’annonce du report, le Secours Catholique avait fait savoir qu’il attendait « un vrai choc de participation pour que les plus pauvres soient vraiment entendus et associés aux politiques publiques. »

En France, le taux de pauvreté est passé de 14,2% en 2015 à 13,9% en 2016, selon l’Insee, qui dénombre 8,7 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté monétaire – soit 1.015 euros par mois.

« J’espère que (le plan du gouvernement) sera ambitieux », a dit le secrétaire général de Force ouvrière (FO) Pascal Pavageau sur France Inter jeudi. « L’objectif, (…) c’est que ce soit une victoire pour la redistribution et la solidarité et qu’on passe à une entraide supplémentaire, plus efficiente, pour que ces 14% (de taux de pauvreté) tombent à zéro », a-t-il ajouté.

Le plan pauvreté sera mis en oeuvre « au 1er janvier 2019 comme prévu, » promet Griveaux

 

« La mise en oeuvre » du plan pauvreté n’a pas été décalée d’une seule journée », affirme le porte-parole du gouvernement, après 14 mois de pouvoir, mais il interviendra « au 1er janvier 2019 », a assuré vendredi  Benjamin Griveaux.

blog -migrants-la faim.jpgLe pouvoir d’achat des pauvres est, on le sait, dépendant des résultats de l’équipe de France au Mondial, l’annonce du plan étant initialement attendue le 10 juillet, jour éventuel de la demi-finale des Bleus à laquelle le prince de l’Elysée s’est engagé à assister. Mais son porte-parole a condamné les critiques sur Europe 1 estimant que « si quelqu’un peut sérieusement penser qu’on reporte un plan aussi important en raison du foot, c’est qu’il est dans la polémique« . <br>« Le président de la République veut faire [du plan pauvreté] un temps important à la rentrée« , raconte encore Griveaux et « le temps de la mise en oeuvre sera au 1er janvier 2019 comme prévu », a-t-il prétendu.

Interrogé sur les vraies raisons du report de l’annonce des mesures, il a fait valoir la « concertation importante avec l’ensemble du monde associatif », qui pénalise les pauvres, et le fait que « c’est aussi un sujet de discussion avec les départements, qui ont un rôle important à jouer sur les questions de RSA, d’aide sociale à l’enfance ». Or, aujourd’hui, « on discute âprement avec les départements car ils sont face, eux, à des situations financières difficiles« , a-t-il noté.

Il a trouvé normal le fait que « ce plan (…) prenne quelques semaines supplémentaires pour que l’ensemble des acteurs – le monde associatif, les collectivités locales, l’Etat – soit réellement au rendez-vous de cette bataille contre la pauvreté ».

« L’essentiel, c’est que la mise en oeuvre n’a pas été décalée d’une seule journée, selon lui. C’est ça qui sera dans la vraie vie des vrais gens » qui ne sont rien, a-t-il estimé.

Il ne s’agira pas simplement de mesures d' »ajustement », de « saupoudrage », qui s’attaqueraient « simplement aux symptômes », mais d’un « plan global qui attaque la pauvreté à la racine », a-t-il assuré, pompeusement, en jugeant « évidemment important de poursuivre la lutte contre la pauvreté lorsque celle-ci s’est déclarée », mais aussi « d’empêcher (les gens) de tomber dans la précarité ».

Les associations n’ont pas masqué leur déception, ni retenu leurs critiques sur la « communication désastreuse » du gouvernement.

Le lancement en grande pompe de la concertation remonte à fin 2017 et le plan sera lancé plus d’un année plus tard.

« En même temps », mercredi, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn avait déclaré que « nous verrons si l’équipe de France est en demi-finale ou pas », cette dinde évoquant une question de « disponibilité » d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à aller en Russie soutenir les Bleus s’ils arrivaient à ce stade de la compétition.

« Le football n’est évidemment pas la seule raison pour un report. Mais c’est sûr qu’on ne fait pas une annonce de cette ampleur un jour de foot« , avait abondé une source gouvernementale.

Les députés LREM absents, responsables de l’échec de la limitation des amendements

Ferrand, le patron des députés de la majorité, face à la fronde de ses recrues

image

En l’absence d’un nombre suffisant d’élus macroniens vendredi, les membres de la commission parlementaire ad hoc ont supprimé  un des articles clés du projet de révision constitutionnelle qui prévoit de limiter le droit d’amendement, un « revers » selon l’opposition.

Ce vote manqué pour cause de départ anticipé en week-end n’a toutefois pas de conséquence sur le contenu du projet de loi, la commission donnant un simple avis sur les amendements, avant leur examen dans l’hémicycle à partir du 10 juillet. Les élus macroniens ont choisi d’aller à la plage : c’est leur conscience professionnelle qui veut ça…

Par 7 voix contre 6, la commission des Lois a adopté des amendements LR, PS, PCF, LFI, FN, de quelques LREM (Paul Molac et François-Michel Lambert) et de la quasi totalité du groupe allié MoDem, prévoyant la suppression de cet article 3 du projet de loi constitutionnelle qui prévoit des nouveaux cas d’irrecevabilité… des amendements (quand ils sont hors du “domaine de la loi”, “dépourvus de portée normative”…).

La mesure avait été critiquée très tôt par les oppositions comme un “bâillonnement du Parlement“.

“La majorité LREM cherche à écorner la démocratie en réduisant le droit d’amendement des parlementaires.

Les députés de droite comme de gauche ont taclé « une majorité qui rêve de toute puissance », s’est félicité sur Twitter Arnaud Viala (LR), son collègue Julien Aubert estimant que “la majorité a donné son avis… en votant avec ses pieds… et en désertant”.

« Nous continuerons de tout faire pour que le Parlement ne devienne pas croupion, comme le veut Emmanuel Macron », a assuré Fabien Di Filippo (LR), y voyant un “sacré revers” pour la majorité.

Le droit d’amendement est « à la base du travail parlementaire et constitue une garantie démocratique », a aussi souligné sur Twitter Michel Castellani, un des députés de Corse (non-inscrit) qui avait aussi demandé la suppression de l’article litigieux.

En commission, le rapporteur général Richard Ferrand (LREM) a plaidé que l’inflation des amendements depuis plusieurs années a plutôt porté “atteinte à la qualité de la loi”…Je ne suis pas favorable au statu quo, a lancé le président du groupe majoritaire (ex-PS), invoquant l’exemple des règles d’irrecevabilité appliquées au Sénat.

De son côté, le socialiste David Habib a dénoncé avec le projet d’Emmanuel Macron une « stratégie de cadenassage de l’action parlementaire », qui, a-t-il glissé à l’égard de son ancien collègue R. Ferrand, “ne vous correspond pas”.

Porte-parole des macroniens pour la réforme des institutions, Sacha Houlié a critiqué un “faux procès” des oppositions, et relevé que par l’article 3, c’est aussi “la première fois que le gouvernement accepte une limite à ses propres amendements”, avec des règles identiques aux parlementaires.

Le groupe LREM avait prévu de modifier le projet pour “admettre les amendements (du gouvernement comme des parlementaires, ndlr) dès lors qu’ils présentent un lien direct ou indirect” avec le texte étudié, mais du fait du vote accidentel de suppression de l’article, la proposition n’a pu être débattue.

Richard Ferrand ne croit pas parvenir à former les bleu-bites vaniteux de LREM d’ici la mi-mandat

Un an après l’arrivée massive de députés néophytes LREM à l’Assemblée, leur chef de file Richard Ferrand a avoué qu’il réfléchit à « passer la main » à mi-mandat 

blog calin-ferrand-macron.jpgLe candidat Macron avait annoncé son intention de renouveler son personnel d’encadrement à la mi-quinquennat, soit fin décembre 2019. « Il faudra remettre à plat et en cause l’ensemble des responsabilités » exercées par des « marcheurs » à l’Assemblée, conformément à l’engagement pris il y a un an, a rappelé R. Ferrand, prévenant toutefois, dans un entretien lundi au Figaro, que cela « ne veut pas dire organiser une vidange intégrale ».

Le député du Finistère et ancien ministre déplacé pour cause de problèmes judiciaires sera-t-il candidat à sa succession à la tête du groupe LREM ?

Résultat de recherche d'images pour "Richard Ferrand adjudant"

« Ça, nous verrons en son temps (…) Reparlons-en dans un an ! L’esprit des choses serait que je passe la main« , répond-il. Présider le groupe majoritaire, « ce n’est pas un chemin pavé de roses tous les jours », mais « les choses sont bien partagées entre difficultés et satisfactions« , nuance Ferrand, visiblement incertain sur son avenir.

Il y a un an, « on nous promettait les pires difficultés. Or, les textes de transformation adoptés démontrent qu’il y a bien, après débats, une unité de pensée et d’action qui s’élabore au sein de notre groupe » de 312 membres, se flatte-t-il : puisque, pendant un mois, il a été ministre de la Cohésion des territoires, jusqu’à la révélation d’une magouille politico-financière, il n’a pas participé directement au recrutement des godillots de la majorité présidentielle. 

Résultat de recherche d'images pour "Richard Ferrand Macron"

La Commission Nationale d’Investiture d’En marche!, présidée par Jean-Paul Delevoye, était composée de 9 membres et 2 suppléants (Catherine Barbaroux, Jean-Marc Borello, Christine de Veyrac, Anne Emery-Dumas, Jean Launay, Audrey Manuby, Cédric O, Agnès Pannier-Runacher, François Patriat, Margaux Pech, Marlène Schiappa), réunie pour la première fois le 16 février 2017.

Il existe dans le groupe « des sincérités divergentes, mais aucune volonté de nuire au travail commun ».

blog -Ferrand R-fumeur.png

Ferrand ne peut le nier et c’est pourquoi il compare la démarche d’Emmanuel Macron, « la création d’un rassemblement autour d’un socle de valeurs, d’une vision et d’une démarche », à « ce que le général de Gaulle a cherché à faire en 1958 ».

Avec le groupe MoDem allié (47 membres), Ferrand reconnaît que « parfois, il y a des divergences » mais « les collègues ont appris à se connaître, à s’apprécier, et les échanges s’améliorent chaque jour ». D’autres diront que les fortes têtes sont rares, mais qu’elles sont matées. Le vote du député Jean-Michel Clément, 63 ans, contre le projet de loi asile-immigration en avril  a entraîné sa mise en retrait du groupe LREM. Et, depuis ce lundi, jour anniversaire de l’élection de la nouvelle Assemblée, cet ex-socialiste de la Vienne siège parmi les non-inscrits, est-il écrit sur le site de l’Assemblée.

Son groupe « n’est pas caporalisé, »

 

Résultat de recherche d'images pour "dessin adjudant de quartier"

a nié la porte-parole des députés LREM, Olivia Grégoire, 40 ans, chargée de mission auprès du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur Europe. Il « n’y a pas une ligne doctrinaire à laquelle nous serions contraints de nous tenir, assure-t-elle bien qu’elle soit l’illustration du contraire ». « Je me rappelle des procès en ‘godillerie’ qu’on nous faisait il y a un an; force est de constater qu’aujourd’hui on est capable de s’émanciper un peu« , a ajouté la députée de Paris.<br>Maintenant, « j’ai le sentiment d’un groupe très énergique et c’est plutôt sain, même si parfois ça peut frotter un peu« , a conclu O. Grégoire, qui est désormais en couple avec …Manuel Valls, 56 ans.<br>Les godillots, c’est les autres?<br>Résultat de recherche d'images pour "grégoire Olivia"Le président de la République a foiré son opération séduction devant les Mutuelles de France. Dans une vidéo d’une réunion de travail à l’Elysée, diffusée sur les réseaux, le chef de l’Etat s’agace du « pognon de dingue » dépensé pour des aides sociales. Mais qui plaide avec assurance à la matinale d’Europe 1 que « la forme peut froisser, mais que l’essentiel c’est le fond, », c’est une députée LREM de Paris …Olivia Grégoire.

Une étude du ‘think tank’ socialiste Terra Nova, pour LREM, jugée raciste

« De la mauvaise foi; totalement ridicule », évacue son directeur

Quetionnaire en ligne réalisé pour En marche.Publiée le 8 juin par le groupe progressiste de réflexion Terra Nova, cette étude en ligne destinée à des adhérents de la République en marche, fait rugir les réseaux sociaux et la classe politique française. « De la mauvaise foi », juge le directeur du groupe de réflexion, Thierry Pech, ancien directeur de la rédaction du magazine Alternatives économiques, magazine traitant de questions économiques et sociales de manière biaisée. Juliette Méadel, secrétaire nationale du PS, ex-secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes de François Hollande et porte-parole du  sans avoir jamais été élue députée, a été brièvement, jusqu’au 8 novembre 2013, directrice générale.

« On ne se sent pas chez soi comme avant »« Il y a trop d’immigrés en France »« Les chômeurs peuvent trouver du travail s’ils le veulent vraiment » : le questionnaire en ligne, intitulé « La République en marche, anatomie d’un mouvement » et rédigé par le think tank Terra Nova vise à mieux connaître les adhérents de La République en marche,  mais surtout, la polémique qu’il suscite démontre que la gauche communautariste fait obstacle à la liberté d’expression, singulièrement à tous les sujets qui permettraient une meilleure maîtrise de la crise migratoire. 

Exemple de questions dans le questionnaire de Terra Nova pour La République en marche.
Exemple de questions dans le questionnaire de Terra Nova pour La République en marche. (capture d’écran)

Les quelque 30.000 militants sont invités à réfléchir graduellement à leur positionnement, de « tout à fait en désaccord » à « tout à fait d’accord ». Parmi cet inventaire à la Prévert, on trouve aussi bien  : « La France doit avoir un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » que « L’islam est une menace pour l’Occident ».

« C’est une rhétorique rance, et c’est extrêmement grave. Je combats cette approche-là, pour moi il n’y a que des Français », déclare Rachid Témal, sénateur du Val-d’Oise, à franceinfo.

Une question révolte particulièrement Rachid Témal, apparatchik socialiste, vice-président du groupe PS au Sénat et sénateur du Val-d’Oise : « Les enfants d’immigrés nés en France sont-ils des Français comme les autres ? »« C’est une rhétorique de l’extrême droite, les Français ‘de souche’ et les Français ‘de papier’. Voilà ce qu’induit cette question. La République en marche assume cette étude », a jugé ce fils d’immigrés chez qui la référence à ses origines suscite un réflexe de plainte pour diffamation et incitation à la haine raciale.

« C’est totalement ridicule », se défend Terra Nova

Le parti La République en marche se défausse en renvoyant à Terra Nova,  qui a proposé, payé et formulé le sondage. A croire que le parti du président n’aurait pas accepté sa diffusion ! Son directeur Thierry Pech dénonce, sur franceinfo, un faux procès : « C’est totalement ridicule. Terra Nova est connu pour des positions en faveur du droit d’asile, d’une politique plus ouverte en matière migratoire. Et aujourd’hui on nous fait un procès en racisme, c’est absurde », a avancé Thierry Pech.

« C’est soit de la mauvaise foi, soit de l’incompétence et de l’ignorance mélangées, » insiste Thierry Pech, directeur de Terra Nova sur franceinfo. Il assume donc cette étude dont les résultats seront connus à l’automne. Pour lui, cette méthode d’étude existe depuis plusieurs années : « Ce sont des questions qui sont notamment posées par le Cevipof. Si vous jugez que cette enquête est raciste, vous jugez que beaucoup d’enquêtes depuis dix ans le sont aussi. Ce n’est pas sérieux », a-t-il conclu.

Améliorer la connaissance du mouvement

Le but de cette étude est officiellement d’« améliorer la connaissance du mouvement » et des 30.000 militants et 400.000 adhérents. Cette étude, menée par le directeur de Terra Nova, Thierry Pech, les chercheurs à Sciences Po Marc Lazar et Thomas Vitiello, et le chercheur au CNRS et au Cevipof Bruno Cautrès, se fonde sur un questionnaire envoyé à quelque 30.000 militants.

Il est aussi demandé dans cette étude de noter de 0 à 10 Emmanuel Macron sur certaines affirmations, du type « Il accepte facilement d’être contredit »« Il est éloquent, il a des talents oratoires », « Il n’est pas assez sensible aux demandes des Français« 

Migrants de l’Aquarius : Macron s’est laissé dicter sa conduite par des organisations supranationales et l’Espagne

La France traitera les demandes « au cas par cas, » concède Benjamin Griveaux…

Résultat de recherche d'images pour "Macron réfugiés"
« Où sont passées mes lingettes, » demande l’ex-banquier qui, pour une fois, se retient de tripoter son interlocuteur de la main gauche

La France accueillera les migrants de l’Aquarius « s’ils répondent aux critères que nous avons fixés dans la loi, » renâcle le porte-parole du gouvernement lors de l’émission ‘Dimanche en politique’ sur France 3.

Benjamin Griveaux a estimé qu’il est « impossible » de déterminer combien de migrants de l’Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations « au cas par cas« .

« La France a toujours dit que s’il (l’Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s’imposerait. L’Espagne a pris ses responsabilités, il n’est pas question de concours », a expliqué B. Griveaux dans l’émission de la chaîne de service public.

On se laisse imposer des vies humaines, on réfléchit après

« On va voir quelles sont les différentes situations »… De force plutôt que de gré, la France « souveraine » accueillera des migrants de l’Aquarius que le nouveau gouvernement de Madrid a attirés  dimanche à Valence (Espagne), sans concertation préalable avec ses partenaires européens. 

« Ils viennent d’accoster, ça prend du temps de savoir de quelle nationalité ils sont, à quel titre ils demandent l’asile…« , tergiverse Griveaux. « On va voir quelles sont les différentes situations, on est sur de l’humain« , a-t-il martelé. Les socialistes espagnols l’ont-ils réalisé ?

Il faut selon lui « d’abord (régler) la question du traitement médical, de l’accueil, de remettre ces gens d’aplomb et ensuite l’examen » des situations, a précisé le porte-parole.

« La France prendra sa part, » a promis ce membre du premier cercle de Macron

Tandis que le président Macron se tient en retrait, c’est l’Espagne qui parle pour lui : La France a proposé d’accueillir une partie des migrants de l’Aquarius, a ainsi annoncé samedi le gouvernement espagnol. Une offre saluée par le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez comme un signe de la « coopération » et de la « solidarité » européennes nécessaires face à la crise migratoire.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (ex-FN), s’est dite dimanche « inquiète » que la France en accueille.

<br>Griveaux a par ailleurs répondu vertement aux députés LREM, dont Sonia Krimi, qui ont osé critiqué le silence de Macron dans l’affaire de l’Aquarius : « un responsable politique doit d’abord ne pas céder à l’émotion (…) J’entends beaucoup d’émotion, pas beaucoup de solutions et d’action« , a-t-il taclé. S. Krimi est l’arbre qui cache la forêt réelle macronienne, outrée par le cynisme de Macron : LIEN 

<br>Savoir si, avec le recul, Macron a cédé à l’émotion lorsqu’il a reproché à l’Italie son « attitude irresponsable » et « hypocrite »

Les mots de Laurent Wauquiez n’ont pas été aussi sévères envers Virginie Calmels, fauteuses de troubles juppéiste sur la place publique : le patron de Les Républicains a apporté une solution. On attend la ré-action de Macron face à l’émotion de Krimi.

L’Assemblée vote l’indemnisation chômage des démissionnaires; la gauche la juge dérisoire

C’est la représentation nationale que la gauche met en cause

blog -assurance chomage-reformer l emploi-JM.jpgDans la nuit de vendredi à samedi, à l’issue de l’examen du projet de loi avenir professionnel et de ses quelque 2.000 amendements vers 04h00 samedi matin, les députés ont approuvé notamment l’extension de l’indemnisation chômage aux démissionnaires, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, moquée par la gauche pour le nombre « dérisoire » de bénéficiaires potentiels, évalué à 30.000. Le vote solennel sur le texte aura pourtant lieu mardi.

Le candidat Emmanuel Macron avait évoqué une assurance chômage « universelle » permettant aux indépendants et démissionnaires de toucher des allocations, avec en « contrepartie » un contrôle renforcé des chômeurs, soupçonnés d’être des profiteurs du système en vigueur. Il avait ensuite chargé la barque des demandeurs de cette indemnisation chômage en ajoutant l’obligation, pour les démissionnaires, d’avoir un projet professionnel.

Le texte « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » est porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Le gouvernement le présente comme le complément des ordonnances travail, entend créer de nouveaux « filets de sécurité ». « Quand on prend le risque de la mobilité professionnelle, les filets de sécurité sont très déficients », a défendu Muriel Pénicaud, jugeant nécessaire d’aller vers « une approche universaliste de l’assurance chômage ». Pour Michèle Peyron, députée LREM de Seine-et-Marne ( Brie-Comte-Robert),  diplômée du …brevet des collèges et membre de la commission des Affaires sociales, la réforme « facilitera les transitions professionnelles ».

Macron ne vise plus une universalité totale, mais une indemnisation, sous conditions, en cas de démission avec un projet de reconversion ou de création ou reprise d’entreprise.

« Il ne faut pas pousser les gens à démissionner mais accompagner ceux qui ont un projet », a justifié Pénicaud. Cette indemnisation sera limitée aux démissionnaires ayant travaillé sans interruption au cours des cinq années précédant la démission.

Le gouvernement pourrait éventuellement l’élargir par décret

Les bénéficiaires serait les personnes qui, lors des cinq dernières années, auraient connu une courte interruption, avait récemment indiqué le rapporteur de ce volet Aurélien Taché (LREM),  un ex-apprenti en plomberie, qui à 19 ans s’inscrit en droit public à l’université de Limoges pour y militer dans le syndicalisme étudiant. C’est  l’UNEF – socialiste – qui lui trace sa route… 

Résultat de recherche d'images pour Selon Le Monde, Taché fait partie d’une petite dizaine de députés qui forment « la garde avancée d’Emmanuel Macron, au Palais-Bourbon comme dans les media. Des janissaires [esclaves d’origine européenne et de confession chrétienne qui constituaient l’élite de l’infanterie de l’armée ottomane] dévoués corps et âme à l’ex-banquier, qui ne dépendent que de lui, ne rendent de comptes qu’à lui ».  On peut avoir été conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel et Emmanuelle Cosse  et se découvrir des convictions libérales !  Il était chargé des dossiers relatifs à l’hébergement des sans-abris, du logement des personnes défavorisées, de l’habitat des gens du voyage et de l’accueil des réfugiés et responsable de la lutte contre l’exclusion comme attaché territorial au Conseil régional socialiste d’Ile-de-France, en 2010, mais rester coi sur l’accueil des migrants clandestins de l’Aquarius que SOS Méditerranée tient à débarquer à Valence, ville conservatrice espagnole, en Union européenne plutôt qu’à Tunis.

L’élargissement de la couverture pour les démissionnaires doit concerner 20 à 30.000 bénéficiaires, estime Muriel Pénicaud. Quelque 70.000 démissions par an donnent déjà lieu aujourd’hui à une indemnisation chômage.

Les indépendants doivent bénéficier d’une allocation forfaitaire (800 euros par mois pendant six mois) en cas de liquidation judiciaire et de départ dans le cadre d’un redressement judiciaire. Les conjoints associés devaient aussi être indemnisés en cas de divorce ou rupture de Pacs, mais un amendement gouvernemental est revenu sur ce point. Ces périodes d’indemnisation chômage permettront de valider des trimestres pour la retraite.

Une promesse électorale « réduite comme peau de chagrin » 

blog -chomeurs a egalitéLa gauche dénonce une promesse « piétinée » du candidat Macron. Le socialiste Boris Vallaud juge notamment « dérisoire » le nombre de démissionnaires et d’indépendants qui pourront être indemnisés. « De la parole aux actes, le gap est considérable », selon ce porte-parole (bilingue !), qui dénonce une réforme qui « fait pschitt ».
La promesse de campagne « est réduite à peau de chagrin », lui a fait écho Bastien Lachaud (LFI), mais le ‘gap’ entre Vallaud (époux Vallaud-Belkacem et ex-collaborateur de Hollande à l’Elysée, comme Macron) et la gauche extrême est infime…

Sur l’abus de contrats courts, le gouvernement se décharge sur les entreprises jusqu’à 2019. Mais elles doivent s’y attaquer, sous la menace, sinon, d’un alourdissement de cotisations patronales en cas de ruptures de contrats excessivement nombreuses, que permet ce texte. A l’inverse, celles qui ont peu recours à ces contrats courts auront une réduction de leurs cotisations, selon un bonus-malus. La carotte et le bâton !

« C’est le principe du pollueur payeur : il n’est pas normal que les uns payent pour les autres », a lancé Pénicaud, s’en prenant aux employeurs « qui renvoient indéfiniment à l’assurance chômage alors qu’ils ont des besoins permanents« . Si 85% des salariés sont en CDI aujourd’hui, 80% des embauches se font en CDD de moins d’un mois, l’un des taux les plus élevés d’Europe.

Autre volet épineux, critiqué à droite et à gauche, à l’unisson des partenaires sociaux.

La modification du pilotage du régime autorise l’Etat à encadrer plus strictement des renégociations des règles d’indemnisation par les partenaires sociaux.

Endetté depuis le début des années 2000, l’UNEDIC repasse dans le vert. Les comptes de l’organisme gestionnaire de l’assurance chômage  devraient atteindre l’équilibre en 2019, selon ses propres prévisions publiées mercredi

Résultat de recherche d'images pour "Macron a Pole emploi"Mais la réforme en cours pourrait générer « un surcoût de 280 à 570 millions d’euros en régime de croisière », selon l’Unédic,  Union nationale interprofessionnelle pour l’emploi dans l’industrie et le commerce, co-gestionnaire (par  par délégation de service public) de l’assurance chômage avec Pôle emploi (établissement public à caractère administratif dont le directeur général est nommé par le président de la République), et si elle annonce des excédents « à partir de 2020 », ce n’est pas gagné !

Le texte prévoit aussi des mesures pour l’emploi des handicapés, contre le détachement illégal de travailleurs ou pour l’égalité femmes-hommes.

Le gouvernement a par ailleurs fait voter des amendements pour permettre d’embaucher des contractuels à des postes de hauts fonctionnaires (quelque 10.000 postes au total). Une dose de précarité manquait probablement au sommet de l’Etat, mais les parachutes dorés seront déployés, soyons en sûrs, lors de leur reclassement…

Pour pousser les plateformes de mise en relations (Uber, Deliveroo…) à s’engager pour la protection sociale de leurs travailleurs, en évitant une requalification en salariat, la majorité a défendu un compromis : la possibilité d’une charte sociale, où elles s’engagent notamment sur les conditions d’emploi. « Vous risquez d’affaiblir le droit social existant et vous allez légitimer le système des plateformes », a dénoncé le communiste de Martigues-Port-de-Bouc) Pierre Dharréville, ex-journaliste à L’Humanité. Il est membre de la commission des affaires sociales et fait partie de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale.

Biocarburant : l’huile de palme enflamme Total

Le gouvernement a donné son autorisation au pétrolier français de convertir une raffinerie de pétrole au biocarburant

FRANCE-EMVIRONMENT-OIL-GAS-ENERGY-DEMO

L’Etat Macron fait ainsi hurler aussi bien les écolos que la FNSEA,  mettant en lumière les défauts d’un carburant qui n’a de «bio» que le nom.

Résultat de recherche d'images pour "huile de palme biocarburant"Le feu vert accordé par l’Etat le 16 mai 2018 à la «bioraffinerie» de Total, à La Mède (Bouches-du-Rhône), qui carburera dès cet été à l’huile de palme pour produire 500. 000 tonnes par an de biodiesel, réussit l’exploit de ne satisfaire personne ou presque. Ni la FNSEA, qui a annoncé le blocage de raffineries et dépôts de carburant dans toute la France à partir de dimanche 10 juin et pour trois jours reconductibles, afin de protester contre la concurrence faite par cette huile à l’huile de colza française, dont le biodiesel est le premier débouché ; ni le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, dans le sillage du puissant syndicat ; ni les ONG environnementales, vent debout contre le site au nom de la protection de la biodiversité et du climat ; ni le ministre de la Transition écologique : particulièrement gêné aux entournures, Nicolas Hulot a dû admettre que «ce n’est pas de gaieté de cœur [qu’il a] autorisé la raffinerie à rouvrir». Pour lui, ce dossier «peau de banane» tombe on ne peut plus mal.
Le 18 mai, deux jours à peine après l’officialisation de l’autorisation accordée à Total, le ministre lançait en grande pompe la «mobilisation de la France en faveur de la préservation de la biodiversité» et justement à Marseille, non loin de la bioraffinerie. Une volte-face, qui a valu à Hulot une pluie de critiques et de procès en «incohérence», tandis que la tête de l’Etat regarde ailleurs et pointe du doigt Trump 
sur le climat et le commerce au G7 qui a eu lieu ce week-end au Canada avec les 6 autres pays, dont la France et …Macron présent (avec sa femme).

Car la culture intensive des palmiers à huile ravage les dernières forêts équatoriales primaires, en particulier en Asie du Sud-Est, avec pour effets, une faune décimée, dont les orangs-outangs, gibbons ou tigres de Sumatra, et un bilan carbone catastrophique : les agrocarburants (dits «biocarburants») à base d’huile de palme sont trois fois plus nocifs pour le climat que le diesel fossile (ceux à base de soja le sont deux fois plus, et de colza, 1,2 fois, selon l’ONG bruxelloise Transport & Environment).
Le malaise est d’autant plus profond que, dans son plan climat présenté en juillet 2017, Nicolas Hulot avait annoncé la publication, d’ici mars 2018, d’une stratégie nationale visant à mettre fin à l’importation de produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation (notamment l’huile de palme ou le soja OGM destiné à nourrir le bétail). Une erreur gravissime, puisque la déforestation est responsable de plus de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. «Cette décision est très importante, car nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité d’incorporer de l’huile de palme dans les biocarburants», avait alors insisté Hulot.
Or, cette possibilité est déjà allègrement utilisée : plus de 75 % des 900 000 tonnes d’huile de palme consommée en France servent aujourd’hui à faire rouler les véhicules, et seul le reste entre dans la composition de pâtes à tartiner, biscuits ou cosmétiques.

Gages

Depuis, le ministre de la Transition écologique étant censé présenter sa stratégie nationale contre la déforestation importée (SNDI) début juillet, Macron a pressé Hulot de mettre de l’huile dans son eau de source. D’un côté, la Malaisie et l’Indonésie, principaux producteurs d’huile de palme au monde, ont menacé de ne plus acheter d’avions militaires français. De l’autre, le géant pétrolier Total a fait savoir à l’exécutif qu’il n’a ps renoncé à concrétiser son projet de reconvertir son site de La Mède, qui a cessé de raffiner du pétrole brut fin 2016, en «première bioraffinerie de taille mondiale» carburant à l’huile végétale, la moins chère du marché grâce à des coûts de production très bas et des droits de douane bien inférieurs aux autres huiles.
A peine l’aval donné par le préfet de la région Paca, Nicolas Hulot a tenté de sauver la face dans un communiqué de presse, le 16 mai. Soulignant avec insistance que le projet avait été «décidé en 2015» et «soutenu par le gouvernement précédent» (en échange du maintien de 250 emplois sur le site, sur 430), il a assuré que l’utilisation d’huile de palme dans la bioraffinerie serait «encadrée».

Total aurait «accepté de réduire significativement les quantités d’huile de palme utilisées et de prendre des engagements très précis sur la certification de leur origine et de leur mode de production», selon le ministre de l’Ecologie. Ainsi, le gouvernement a demandé à l’industriel de «réduire autant que possible l’approvisionnement en huiles végétales brutes, et notamment en huile de palme, afin de consommer des quantités inférieures aux 450 000 tonnes [d’huile végétale brute : palme, soja, colza, tournesol, maïs…] que l’usine est autorisée à utiliser». Et Total devra «utiliser au moins 25 % de matières premières issues du recyclage des huiles (huiles alimentaires usagées, graisses animales, distillats d’acide gras)». Le même jour, le géant pétrolier faisait mine d’acquiescer, assurant prendre «l’engagement de limiter l’approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site [650 000 tonnes au total], soit au plus 300 000 tonnes par an».

Mais la confiance n’est pas revenue. Au contraire. Les Amis de la Terre doutent du respect par Total de ce plafond de 300 000 tonnes d’huile de palme brute. L’ONG estime même que la bioraffinerie de La Mède «pourrait importer jusqu’à deux fois plus d’huile de palme qu’annoncé par Total», et donc «fonctionner pratiquement à 100 %» avec cette huile, de quoi réquisitionner «une surface de forêt tropicale équivalente à plus de cinq fois [celle] de la ville de Marseille».

Comment l’ONG se justifie-t-elle ? D’abord, elle constate que l’«autolimitation» du pétrolier à 300.000 tonnes d’huile végétale est «absente de l’autorisation officielle, ce qui permet à Total d’importer jusqu’à 450 000 tonnes d’huiles végétales brutes sans autre précision». Pour les Amis de la Terre, qui viennent de déposer cette semaine devant le tribunal administratif de Marseille un recours contre l’autorisation d’exploitation délivrée à Total, l’arrêté préfectoral du 16 mai devait, en vertu de la loi, comporter un plan détaillé d’approvisionnement en matières premières de la raffinerie pour les trois premières années de fonctionnement. Or, cela n’y figure pas : l’arrêté se contente de mentionner que les 650.000 tonnes de matières utilisées annuellement à La Mède comprendront «au maximum 450.000 tonnes d’huiles végétales brutes de toutes natures».

Trafic

Les Amis de la Terre relèvent par ailleurs qu’outre l’huile brute, Total peut utiliser de l’huile de palme de qualité secondaire, dite «PFAD» (distillats d’acides gras de palme), que l’industriel «essaye de faire passer pour un produit résiduel à caractère de déchet, alors que le ministère de l’Ecologie a reconnu que son impact est le même que l’huile de palme brute» dans un mail envoyé à l’association en avril. Celle-ci estime que «Total prévoit initialement d’importer 100.000 tonnes de PFAD mais pourrait en importer bien davantage (jusqu’à 250.000 tonnes) si l’entreprise était contrainte d’importer moins d’huile de palme brute». Quant aux 100.000 tonnes d’huiles alimentaires usagées que le pétrolier prévoit d’utiliser, «il s’agit du gisement maximum disponible en France, déjà utilisé pour moitié par d’autres opérateurs», remarque l’ONG, qui en conclut que Total devra donc importer des huiles usagées «alors que les certificats censés encadrer ce type d’huile sont fortement suspectés par la Cour des comptes européenne de permettre d’importer frauduleusement des quantités massives d’huile de palme»«Il existe un énorme trafic : des cargos d’huile de palme arrivent en Chine, on y verse une bouteille d’huile de friture usagée, et hop, les papiers indiquent que ce sont des cargos d’huiles usagées», illustre Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes de l’ONG. Enfin, l’argument selon lequel Total utilisera de l’huile de palme certifiée «durable» ne convainc pas. La certification RSPO (pour «Roundtable on Sustainable Palm Oil», «Table ronde pour une huile de palme durable») n’interdit pas la destruction des forêts sur sols tourbeux ou de celles dites «secondaires», pointe l’ONG.

«Effet domino»

16527696Le vrai problème est ailleurs. «Même certifiée, la quantité massive d’huile de palme qui sera transformée en agrocarburants aura un effet domino : il faudra toujours déforester de nouvelles surfaces pour continuer à satisfaire la demande mondiale en huile de palme alimentaire», explique Alain Karsenty, économiste au Cirad, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. Un phénomène reconnu par la Commission européenne sous l’appellation «changement d’affectation des sols indirect» (Casi), et dont le chercheur souhaite l’intégration dans le calcul du bilan carbone des agrocarburants. Si c’était le cas, «ceux à base d’huile de palme présenteraient le pire bilan carbone du marché», avec ceux à base de soja.

Discriminer ces agrocarburants à «fort impact Casi» permettrait d’éviter qu’une surface de forêts tropicales de 45.000 km2 selon lui, équivalente à celle des Pays-Bas, ne disparaisse d’ici 2030 rien qu’en Asie du Sud-Est. D’autant que d’autres secteurs, comme le transport aérien, pourraient s’intéresser aux carburants à base de palme ou de soja, ce qui serait catastrophique. Une position que la direction du Cirad ne soutient pas, voire contredit en minimisant en haut lieu les dégâts écologiques de l’huile de palme. Sans doute parce que cet établissement public possède des intérêts dans cette filière (vente de graines, etc), notamment via sa filiale PalmElit… créée en association avec le conglomérat Avril-Sofiprotéol. Proche de la FNSEA, ce dernier a bâti sa fortune (plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires) grâce aux agrocarburants à base de colza, certes moins climaticides que ceux à base de palme mais dopés aux pesticides, sans toutefois se priver d’importer de grosses quantités d’huile de palme.

Qui remportera le bras de fer et pèsera in fine le plus lourd auprès de l’exécutif ? L’alliance improbable de la FNSEA et Stéphane Travert avec les écologistes et Nicolas Hulot ? Ou Total, poids lourd du CAC 40 dont le patron, Patrick Pouyanné, répète que la bioraffinerie de La Mède est «soutenue par l’Etat au plus haut niveau», et qui s’est trouvé un allié de circonstance dans les industriels hexagonaux de l’armement soucieux de ne pas perdre de marchés en Asie du Sud-Est ?

A moins qu’une autre issue ne se dessine : un «en même temps» tout macronien. Nicolas Hulot a répété ces derniers jours dans les media que l’«avenir n’appartient pas à l’huile de palme» et que la France «soutient une position forte» au niveau européen pour sortir progressivement des agrocarburants les plus nocifs. Allusion aux discussions en cours à Bruxelles, après un vote du Parlement de l’UE en janvier en faveur de la suppression de l’huile de palme dans les moteurs d’ici 2021. Voilà qui permettrait au gouvernement de contraindre Total à abandonner cette matière première sans remettre en cause les engagements de l’exécutif précédent ni créer de distorsion de concurrence en Europe – le groupe redoute surtout une interdiction franco-française -, tout en permettant au pétrolier de s’assurer de confortables marges en attendant.

Plan de sortie

«Total fera probablement comme ses concurrents ENI [en Italie] et Neste Oil [en Finlande], qui ont fait tourner leurs raffineries avec le maximum d’huile de palme pendant deux ou trois ans, avant de diversifier leur approvisionnement avec des huiles plus chères, notamment parce que l’opinion publique n’est pas favorable à l’huile de palme», estime Fabien Cros, représentant CGT à La Mède. Le syndicaliste ne s’oppose pas à d’autres voies de reconversion de la raffinerie, ce que préconisent les Amis de la Terre. «Pourquoi ne pas développer ici des activités de recherche-développement autour des carburants et de l’hydrogène ? L’important, c’est que l’activité soit pérenne», dit-il. Total, qui affiche sa volonté d’être d’ici 2035 «LA major de l’énergie responsable intégrant le climat dans sa stratégie», n’a pas non plus intérêt à plomber son image avec l’huile de palme.

Déjà, plusieurs distributeurs de carburant se détournent de celle-ci. Leclerc l’a interdite, même si «en fait, c’est suite à des problèmes d’encrassement des moteurs quand le distributeur avait tenté d’en intégrer davantage à la fin des années 2000, avant la rupture technologique, l’hydrotraitement, qui permet le boom actuel», indique Sylvain Angerand, des Amis de la Terre. L’ONG a obtenu qu’Intermarché s’engage sur un plan de sortie d’ici trois ans. Et de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD, qui regroupe Casino, Auchan, Cora ou Carrefour) qu’elle demande au gouvernement de prendre en compte l’effet Casi pour distinguer les pires biocarburants.

De leur côté, 13 députés LREM ont adressé le 21 mai une lettre ouverte au PDG de Total –   dont Matthieu Orphelin et François-Michel Lambert – pour lui demander de renoncer à l’huile de palme. «Vous avez su faire un geste pour vos actionnaires en augmentant largement les dividendes […]. Vous seriez visionnaire en faisant à présent un geste fort pour la planète», polémiquent-ils en pointant les excellents résultats financiers du groupe. Les « premiers de cordée » ne sont pas toujours les bienvenus hors du champs des micros et caméras. 

 

Municipales : LREM se verrait bien en coucou dans le nid LR ?

Le roi est nu : Castaner, taulier de LREM n’exclut pas que son parti s’invite sur des listes Les Républicains ou PS en 2020.

Le parti présidentiel pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats du parti Les Républicains lors des élections municipales de 2020, lance le délégué général de La République en marche Christophe Castaner, lundi.

Rien n’est exclu, selon le joueur de poker

Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en capacité de présenter ses propres listes, Christophe Castaner a répondu sans complexe, ni honte : « A La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, nous sommes meilleurs ».
C’est évidemment tout le contraire : combien le parti des entrepreneurs a-t-il de divisions déployées sur le « tapis vert » électoral ?

« Nous pourrons soutenir des gens issus de LR ou du PS », a ensuite précisé le bouffon du roi.

« Il y a des endroits où vous avez des maires élus avec une étiquette du Parti socialiste, une étiquette des LR, qui ont fait un super boulot », a-t-il concédé sur Public Sénat : la France des territoires n’a pas attendu le microcosme entrepreneurial.

« Ce pourra être le cas à Toulouse [où le maire LR est Jean-Luc Moudenc] ; à Bordeaux, je ne sais pas si Alain Juppé sera à nouveau candidat [le septuagénaire le sait-il ?]. Mais ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il ajouté.

 Des marcheurs chargés du « diagnostic »

« Et je l’ai dit à tous les marcheurs : vous faites d’abord un diagnostic de situation, vous allez à la rencontre des habitants, vous sentez la perception. Est-ce que ce maire joue le jeu de la démocratie ? Est-ce que ce maire a transformé sa ville ? Si c’est le cas, je me fiche de savoir s’il a été un jour Républicain ou pas; je lui ferai une proposition de travail, je proposerai un socle de valeurs communes, un engagement commun, je demanderai à des marcheurs de l’accompagner si le maire le souhaite, et je pourrai parfaitement soutenir un maire – je étant La République en marche – quel que soit l’origine de son engagement », a-t-il développé sur Public Sénat.

« Je ne crois pas au déterminisme politique« , a insisté Christophe Castaner, un ancien socialiste qui ne croit en rien. « Le premier geste politique d’Emmanuel Macron a été le dépassement politique », qu’ « on va poursuivre au moment des européennes et au moment des municipales« , a-t-il conclu.

Castaner est tellement peu ancré dans son territoire d’élection que lors des dernière régional et bien que cabdidat du parti aux manettes, le maire de Forcalquier (04) avait dû renoncer à l’issu du premier tour et se rallier au député-maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a déçu son électorat en se compromettant avec le parti dominant de l’instant.

Castaner, les faux pas de jeunesse d’un ministre En marche !

Un « mauvais garçon » au gouvernement ?

Poker et mauvaises fréquentationsChristophe Castaner, le chef du parti présidentiel, LREM,  a commis quelques erreurs de jeunesse.

« Oraison, c’était mon grand frère, mon protecteur. Il m’appelait l’étudiant », confirme le chef d’En marche, le parti présidentiel.

Christian Oraison, dit « le Grand Blond », est un caïd des Alpes-de-Haute-­Provence, où Castaner est devenu un maire de village, Forcalquier.

Or, « le grand blond » a été abattu de plusieurs balles de 9 millimètres, une nuit d’août 2008, alors qu’il ­s’apprêtait à rentrer chez lui. Le « Grand Blond » avait été formé par ­Gaëtan Zampa, l’un des parrains du Marseille des années 1970. Et, fait beaucoup moins connu, c’était un proche de Christophe ­Castaner, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement.

« J’ai été sur le fil du rasoir », raconte aujourd’hui Christophe Castaner


Malgré ses revenus confortables, son père, un marin qui l’a conçu lors d’une escale au port de Toulon, se lève aux aurores pour faire la collecte des encombrants et collectionne les lave-vaisselle défectueux.


A Manosque, on joue au poker dans un appartement au-dessus d’un petit bar, L’Oasis. Un repère de bandits. Dans cette atmosphère enfumée où l’on s’imbibe de whisky, les parties s’éternisent jusqu’au petit matin. « Le poker était un truc réservé à un milieu interlope« , se souvient Castaner, qui, à l’époque, avait quitté le foyer familial. De ces années, il conserve quelques discrètes cicatrices, et le reconnaît : « J’ai été sur le fil du rasoir. »

 

Puis « l’étudiant » « poursuit » des études.

Christophe Castaner avoue une scolarité  «médiocre, en rébellion». Il sera d’ailleurs surnommé «Simplet» dans les cercles socialistes.

Il fait pourtant un peu de droit à Aix-en-Provence, fréquente les clubs Forum, le courant des jeunes rocardiens. Michel Sapin se chargeait du suivi des jeunes. « Je ne l’avais pas remarqué », se souvient-il. « On partageait les mêmes idées, mais ce n’était pas son trip de passer trois heures sur un texte », note Christophe ­Clergeau, ­l’intellectuel de la bande, aujourd’hui élu de la Région Pays de la Loire.

Mais à Forum, on sait aussi se détendre. Un soir, Alain Bauer, l’un des chefs de file et mentor de Manuel Valls, s’amuse à trouver des surnoms « uderziens » [à la manière d’Uderzo] à ses camarades. « Nous sommes un petit village gaulois assiégé par des camps romains de mitterrandistes », s’amuse Bauer, un franc-maçon. Rocard deviendra « Hamster-Erudix », son nom de scout agrémenté d’un « x ». ­Castaner devient « Casta-Comix ». « Dans le rôle du jeune prétendant, le bel amoureux de Falbala« , décrypte Bauer. Coureur avant d’être marcheur ? « Séducteur », nuance l’intéressé, resté le bouffon de la bande.

Traître socialiste passé à la bande adverse, Casta, c’est le ‘Bébel’ du gouvernement, avec la gouaille et les cascades pour distribuer les coups de rabot et les coups de force de Macron.

Eric Woerth, mis en examen, reçoit le soutien de la Commission des Finances

Le député Les Républicains (LR) Eric Woerth a reçu mercredi un soutien appuyé

des membres de la Commission des Finances, au lendemain de sa mise en examen dans l’enquête sur une campagne électorale de l’ex-président Nicolas Sarkozy.

La justice s’intéresse à l’ancien ministre dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007, contre la socialiste Ségolène Royal.

Lors d’une réunion de sa commission mercredi matin, Eric Woerth a proposé aux membres d’évoquer le sujet, se disant « prêt à parler avec quiconque le souhaite, en groupe ou seul » et à « entrer dans le fond des faits qui (lui) sont reprochés ».

Vice-président du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée, Gilles Le Gendre  lui a aussitôt fait part de son soutien.

blog -Le Gendre G-LREM.jpgJournaliste à Europe 1 et à L’Usine nouvelle (1983), G. Le Gendre a été successivement journaliste (1984), chef de service, rédacteur en chef adjoint, rédacteur en chef du Nouvel Economiste (1993-1994) ; rédacteur en chef adjoint de L’Expansion (1991-1993) ; directeur de la rédaction de L’Evénement du jeudi (1994). Directeur de la rédaction de Challenges (1995-2001), il est nommé président du directoire du groupe Expansion et directeur général des rédactions. <br>En , il est à l’initiative de la création d’un Observatoire de l’élection présidentielle, dont il est le président : une quarantaine de journalistes, enseignants, médecins et cadres d’entreprises s’attribuait la tâche d’interpeller, sur la scène publique, les candidats pendant la campagne électorale. <br>En 2002, peu après l’accession de François-Henri Pinault au conseil de surveillance de PPR (précurseur de Kering, groupe mondial de luxe), il rejoint la FNAC, entre au conseil de surveillance de PPR en tant que directeur de la communication et membre du comité exécutif. 

« Nous considérons que vous êtes absolument légitime à la tête de cette commission », a dit le député de Paris (5e et 6e). « C’est la position de notre groupe, elle ne variera pas. »

Résultat de recherche d'images pour "Valérie Rabault"Hors commission, la présidente du groupe ‘Nouvelle gauche’ Valérie Rabault a marqué la différence socialiste du parti présidé par Olivier Faure. Cette diplômée des Ponts et Chaussées a jugé pour sa part que la présidence de la commission des Finances confère à Eric Woerth « des pouvoirs importants pour aller faire des saisies à Bercy et ne pas avoir de secret fiscal qui soit opposable« . « C’est à lui d’en juger ou au bureau de l’Assemblée », a expliqué l’élue socialiste devant l’Association des journalistes parlementaires.

Patrick Mignola, vice-président du groupe MoDem et apparentés, ne partage pas la position socialiste. « Notre conviction, c’est qu’on ne peut pas vivre dans une société où soupçon vaut mise en examen et mise en examen vaut culpabilité« , a-t-il dit, déclenchant à son tour les applaudissements d’une grande partie de la salle.

« Nous vous renouvelons notre soutien. La présomption d’innocence est un point important et la séparation des pouvoirs judiciaire et législatif doit pleinement être mise en oeuvre et s’exercer », a jugé pour sa part l’élue LR de l’Orne, Véronique Louwagie, expert-comptable et de commissaire aux comptes. 

Migrants : une ministre LREM regrette d’avoir évoqué leur « shopping de l’asile »

La ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a tenté de rattraper sa bavure

blog -Loiseau N perron Elysee.jpgElle a reconnu, jeudi, son emploi « malheureux »de l’expression « shopping de l’asile« , qui a suscité de nombreuses réactions d’indignation. « J’ai utilisé hier (mercredi) lors d’un débat au Sénat l’expression ‘shopping de l’asile’. Cette expression est malheureuse », écrit la ministre, 54 ans, dans une réaction transmise à l’AFP.

« Lorsqu’on arrive du Sud-Soudan, on peut décider de faire du shopping de l’asile et décider qu’on est mieux en Suède qu’en Italie. Mais enfin tout de même !« avait déblatéré N Loiseau au Sénat.

Ces propos ont aussitôt suscité de vives réactions.

La sénatrice écologiste Esther Benbassa, universitaire franco-turco-israélienne, qui avait posé la question à la ministre, a dénoncé sur Twitter un « vocabulaire indécent ». « Le mépris de la misère, une constante de ce gouvernement », a-t-elle ajouté, quand son collègue Bernard Jomier qualifiait les propos de « choquants et déplacés ».

« Non, Mme Loiseau, les réfugiés ne font pas du shopping de l’asile, mais fuient la mort, les persécutions et la misère », a réagi la maire PS de Lille Martine Aubry, quand Boris V

allaud, porte-parole du PS, a fustigé des propos « honteux ».

Tête de liste d’Europe Ecologie Les Verts aux élections régionales 2010, le député LREM Matthieu Orphelin n’a, quant à lui, eu qu’indulgence pour l’expression, la qualifiant de « formule très malheureuse et surtout si lointaine de la réalité de ces destins brisés« …

« Votre expression n’est pas malheureuse, elle est honteuse », a pour sa part tweeté Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis.

Demandeur d’asile, réfugié, migrant ou clandestin, c’est kif-kif ?

35bde3768fe1c86774c26fe9810ad70df9723d61_field_mise_en_avant_principale_1_0

L’expression « est pourtant communément utilisée par les institutions et les spécialistes européens du droit d’asile », a cependant soutenu Loiseau. « Elle désigne une pratique constatée, a-t-elle insisté : le fait que contrairement au droit européen en vigueur, certains demandeurs d’asile effectuent leurs démarches non pas dans le pays européen dans lequel ils sont entrés mais dans un autre Etat-membre, en fonction des conditions d’accueil ou de la probabilité de succès de leur démarche. Elle désigne aussi la pratique consistant pour un demandeur d’asile débouté dans un Etat-membre à introduire une demande dans un autre« , ajoute-t-elle. La misère du monde a le choix de son coin de paradis.

« La lutte contre ce qui est désigné par l’expression « shopping de l’asile » est considérée et affichée comme un objectif de la révision du régime européen d’asile. La France est favorable à une réforme du droit européen en matière d’asile qui permette d’harmoniser les procédures, de préciser les responsabilités de chacun et la solidarité entre Etats-membres pour une politique de l’asile humaine et efficace« , indique la ministre dans un courriel de ses services.

Cette perruche a exercé la plus grande partie de sa carrière au ministère français des Affaires étrangères. Elle est même devenue directrice générale de l’administration du Quai d’Orsay, par la grâce d’Alain Juppé, avant  d’accepter la direction de l’Ecole nationale d’administration à Strasbourg, proposée par Hollande, qui n’en est pas à une gaffe près.  Cerise sur le gâteau, cette « cynique » est lauréate du Prix de la Femme d’Influence 2014, dans la catégorie Politique…