Mulhouse : des retards à l’école pour cause de… prière matinale

Le maire de Mulhouse et NKM « assurent » que des enfants arrivent en retard à l’école en raison de la prière: Europe 1 conteste 

Les déclarations des élus de l’opposition sont suspectées

La vigilance est interdite à l’opposition
Nathalie Kosciusko-Morizet s’est faite tacler lundi par un journaliste.
Il l’accuse de créer la polémique quand la presse faillit à son devoir d’information. La responsable UMP a en effet révélé qu’à Mulhouse des dizaines d’enfants » arrivent « tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents ».
Mieux, leurs parents, quand ils sont convoqués, « expliquent qu’il y a des autorités religieuses supérieures », prévalant notamment sur « celles de la République », avait ajouté la numéro 2 de l’UMP, estimant qu’il faut se poser la question du placement de ces enfants.

Les déclarations des élus de l’opposition sont soumises à contrôle

Sur le fond, les propos sont confirmés un peu plus tard par le maire UMP de la ville, Jean Rottner. « Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même, notre responsabilité, c’est de trouver des solutions, pas de fermer les yeux », a-t-il assuré.

Les déclarations des élus de l’opposition sont raillées

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat aux… personnes âgées, Laurence Rossignol, qui n’est pas occupée à plein temps par les seniors, s’est dite « très choquée par le fatras (sic) de NKM », notamment sur la question des prières. « Tous ces sujets exigent d’abord du sérieux », a estimé l’arrogante ministre, pour toute réponse sur le fond.

Europe 1 s’érige en arbitre et annonce que Jean-Philippe Balasse, un chroniqueur, s’est donc penché « sérieusement » (sic), quant à lui, sur la question :

Et le jugement est tombé: pour lui, pas de doute possible, la sentence du directeur-adjoint de la rédaction d’Europe 1, 44 ans, est sans appel: « Nathalie Kosciusko-Morizet a déformé les propos du maire de Mulhouse. » Jean Rottner a en effet assuré que ces « retards » concernent seulement « quelques enfants » et non « des dizaines, » comme l’a affirmé la numéro 2 de l’UMP. Et pour Europe 1 comme pour la police des manifestations, « quelques » enfants, ça ne peut donner des « dizaines » d’enfants, car l’une exagère nécessairement et l’autre n’a pas de raisons de minimiser le phénomène.
Autre « incohérence », selon le juge, en admettant que la première évaluation en soit une : si « quelques enfants » arrivent bien après la cloche, ce n’est pas parce qu’ils sont allés eux-mêmes à la prière, mais parce que leurs parents y sont allés. Une « nuance d’importance », commente le chroniqueur, sans préciser où est ladite nuance, d’autant qu’en tout état de cause seul importe les conséquences, au regard de la perturbation des classes, du respect des enseignants et du non respect des lois et règlements.

Considère-t-on à Europe 1 que les parents défaillants ou méprisants de l’école sont justifiés à inculquer la primauté de la religion sur les principes du vivre ensemble en république laïque ? Ce mauvais procès à NKM est révélateur de la complaisance de la presse à l’égard de certains contre d’autres et de la participation des journalistes à la dégradation de la vie inter-communautaire.

Jean Rottner, « un ami » ne veut pas pour autant « fermer les yeux sur certains problèmes ». Des parents souhaitent sortir des enfants de l’école en nombre croissant, explique-t-il ainsi, « et ce, quelque [« quelle que », sans être directeur-adjoint, nous semble de meilleur aloi] soit la confession religieuse, parce que l’école de la République « ne répond plus à leurs aspirations ».

Est-ce à dire que ceux qui se plaignent de ghettoïsation » sont précisément ceux qui les créent ? Est-ce également à dire que de posséder un lieu de prière ne garantit pas le respect des horaires laïcs ?
Et que sont supposés faire les citoyens quand le gouvernement de la République « ne répond plus à leurs aspirations »? Ou quel choix a un ministre quand il n’y est pas heureux ?

Enfin, reste l’énorme problème d’une grave occultation sectaire
Comment Europe 1 et son chroniqueur-directeur-adjoint-juge-et-arbitre, réussissent-ils le tour de force de ne pas nommer la religion concernée ? Quand on se livre à une contre-enquête et qu’on gribouille tant de mots pour chipoter sur « quelques » ou des « dizaines » d’enfants, on doit pouvoir investiguer sur la nature de la confession religieuse des enfants perturbateurs. Mais ni les Juifs ni les Catholiques ne sont à la fois intégristes et irrespectueux des règles de la République.
L’audience d’Europe 1 périclite: il doit y avoir une raison… dont Xavier Niel ou Patrick Drahi va savoir tirer parti !

Afghanistan : des manifestants brûlent le drapeau français en réaction aux caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo

Les provocations des dessinateurs de Charlie Hebdo blessent aussi les Afghans

Au cours de la manifestation, organisée par de jeunes activistes, les participants ont scandé notamment « mort à la France ».

Entre 500 et 600 manifestants ont défilé lundi à Jalalabad, dans l’Est de l’Afghanistan, et brûlé un drapeau français pour protester contre la publication d’une nouvelle caricature du prophète Mahomet par le journal anarcho-révolutionnaire français Charlie Hebdo.

Les manifestants se sont rassemblés lundi matin dans les rues de cette ville frontalière du Pakistan pour dénoncer la publication d’une nouvelle caricature de Mahomet en une du numéro de Charlie Hebdo paru mercredi. Cette nouvelle provocation en Une du numéro dit des « survivants » a été publié après que les frères Saïd et Chérif Kouachi, des djihadistes de France ont fait irruption le 7 janvier dans les locaux du journal parisien, assassinant douze personnes.

Au cours de la manifestation, de jeunes activistes musulmans s’en sont pris à la France. Matiullah Ahmadzai, l’un des organisateurs, a demandé au gouvernement afghan et aux autres pays musulmans de rompre leurs liens diplomatiques avec la France. « Nous sommes musulmans. Nous sommes prêts à nous sacrifier pour l’islam et notre prophète Mahomet. Nous voulons la fermeture de l’ambassade de France à Kaboul. La France devrait présenter ses excuses aux pays musulmans« , a-t-il déclaré. Abdul Rahman, un autre manifestant, arborait une banderole avec le slogan « Mahomet, je t’aime », en scandant : « Je ne me tairai pas. »

Le drapeau français brûlé et le président Hollande conspué

Dimanche déjà, quelques dizaines d’étudiants avaient manifesté, sans incident, à l’intérieur du campus de l’université de Jalalabad. Samedi, le président afghan Ashraf Ghani avait condamné la publication d’une nouvelle caricature du prophète, la jugeant « irresponsable ».

Les caricatures du prophète avaient déjà agité l’Afghanistan par le passé.
En septembre 2012, entre 200 et 300 personnes avaient marché à Kaboul pour dénoncer la publication par Charlie Hebdo de nouvelles caricatures de Mahomet.

Au Pakistan voisin, des milliers de personnes ont manifesté entre vendredi et dimanche, certains brûlant des drapeaux français , des effigies du président français, ainsi que des dessinateurs de l’hebdomadaire satirique.

Vendredi, après la traditionnelle prière, la contestation avait tourné à l’affrontement devant le consulat français de Karachi (sud) où un photographe avait été grièvement blessé par balle.