Elections départementales: le parti des musulmans recule pour mieux sauter

L’explosion de l’islamisme au grand jour contrecarre l’infiltration musulmane

L’UDMF avait déclaré des candidats dans sept ou huit cantons.

blog -UDMF-bandeau patriotiqueCe parti – inconnu mais tellement patriotique- qui devait présenter sept à huit candidats aux ex-cantonales n’en présentera finalement qu’un seul, les 22 et 29 mars, à Marseille, là « où la dynamique est énorme« , indique Najib Azergui, le fondateur (ou rénovateur) du « mouvement« . Annoncée jeudi, la campagne de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) aux élections départementales connaît donc déjà un sérieux revers. « Face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter », regrette Najib Azergui, le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français« Aujourd’hui, dans un contexte dramatique comme celui que nous connaissons, nous avons davantage besoin d’entendre nos voix trop longtemps noyées dans le silence », explique un candidat, Khalid Majid, dans sa profession de foi, publiée sur internet. « C’est un combat essentiel pour lutter contre les stigmatisations et amalgames dangereux qui associent terrorisme et islam ».

800 nouveaux adhérents
Najib Azergui assure qu’il avait préparé « (ses) équipes à ce genre de choses mais, face aux pressions de l’extérieur ou des proches, certains ont préféré arrêter ». Ainsi, à Lyon (Rhône) le représentant local a quitté l’UDMF et à Bagneux (Hauts-de-Seine), le candidat annoncé s’est retiré.

Mais ce parti inconnu du plus grand nombre, lancé, selon certains sympathisans, en 2012 ferait de plus en plus d’adeptes. Depuis la série d’agressions par des islamistes d’abord qualifiés de « déséquilibrés » jusqu’aux attentats djihadistes meurtriers contre « Charlie Hebdo » et Hyper Cacher de Paris et du centre culturel de Copenhague, plus de 200 nouvelles recrues se seraient engagées à l’UDMF, comme Khalid Majid. Aujourd’hui, le parti enregistre près de 900 adhérents et les fondateurs assurent compter 8.000 sympathisants en France.
Une mère de famille, qui connaît le parti, se dit intéressée. « Je me retrouve dans ce qu’ils proposent, notamment sur le vivre-ensemble, glisse-t-elle. Mais je ne suis pas sûre qu’en France les gens [Quels gens ? Ceux du Front de gauche et du NPA ?] soient prêts à voter largement pour un parti musulman. » L’UDMF veut pourtant croire en ses chances. « Les gens se rendent compte qu’un parti comme le nôtre est une évidence aujourd’hui dans le paysage politique », affirme Najib Azergui. En revanche, Ali et Michel, deux retraités, tiquent en disant leur peur du repli communautaire, « des musulmans qui ne parleraient qu’aux musulmans ». Des clients en moins pour Mélenchon, Laurent et Besancenot qui n’en ont pas à revendre…

Le parti musulman compte un seul élu, Hocine Hebbali, candidat sous l’étiquette UDMF sur la liste UDI de Stéphane de Paoli à Bobigny et du député de la circonscription, Jean-Christophe Lagarde, arrivée en tête lors des municipales de mars 2013, battant la communiste Catherine Peyge, qui milite pour l’installation des Rom, malgré les critiques d’une grande partie de la population de la commune. Conseiller municipal délégué à l’histoire locale et aux mémoires, Hocine Hebbali s’est vu confier le projet d’un musée de l’histoire de la colonisation française.
Cette liste s’était appuyée sur le vote de la communauté musulmane pour battre les communistes, implantés depuis 1919.

La polémique autour de ce parti a fait fuir des mécènes et des candidats potentiels

Ce parti affiche sa volonté de  promouvoir le halal et autoriser le voile à l’école.
blog -vote musulman de FranceL’UDMF prétend simplement vouloir donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels et qui a envie d’agir. Comment ? Pas en « islamisant la société ni en installant la charia en France« , se défend d’emblée ce Français d’origine marocaine, qui travaille dans la formation informatique. L’angle d’attaque est plus détourné: les cours d’éducation civique et de philosophie pour « faire réfléchir et débattre les jeunes« . Affirmant que certains « épisodes tragiques » de l’Histoire de France sont « passés sous silence » dans les programmes scolaires, il milite d’ailleurs pour l’enseignement de la guerre d’Algérie ou la colonisation et pour celui de la langue arabe, « injustement bannie » du secondaire.
Mais l’axe social cher aux Frères musulmans n’est pas négligé: l’UDMF tient au développement du hallal pour… créer de l’emploi et le déploiement de la finance islamique pour assainir l’économie. La Charente libre écrit à ce sujet: « Pourfendeur de « l’austérité », l’UDMF entend promouvoir la finance islamique, conçue comme une alternative « éthique » à la finance traditionnelle et un moyen d’enrayer de futures crises. Il souhaite aussi faire de la France un des « leaders mondiaux » sur le marché de l’alimentation ‘hallal’. »
Quant au respect de la laïcité, il signifie, dans leur interprétation de la loi, la tolérance des religions… et donc le droit de porter le voile à l’école. Ce que la loi française interdit justement ! Ces musulmans dont les candidatures ont été accueillies et enregistrées par Marianne affirment ainsi imposer aux Français, par des voies démocratiques, la primauté du Coran sur les lois républicaines.

Au Front national, tout en jugeant que cette apparition « très emblématique » s’inscrit comme « la suite logique de tout ce que nous vivons », Louis Aliot souligne que le projet de ce parti musulman concernant le voile se réfère à des interdits. Il y voit aussi une « base communautariste contraire, selon lui, à l’unité et l’indivisibilité de la république« . Le vice-président du FN estime que la décision « appartient désormais au ministre de l’Intérieur ». Il estime aussi que ce parti, dans beaucoup de villes, handicapera l’UMP et le PS appuyés, à ses yeux, sur des «minorités clientéliste très ciblées ». Invitant les autorités à vérifier la légalité et les statuts de l’UDMF, Louis Aliot croit que les Français musulmans doivent trouver leur place dans les partis traditionnels. Il critique une « dérive très claire » et une « américanisation de notre vie politique. »
Karim Ouchikh, le président du SIEL (parti proche du Front national), se dit pour sa part «hostile, par principe, à tout parti politique à vocation confessionnelle.» L’UDMF est selon lui «frappé du sceau du communautarisme» et il estime que ses revendications en faveur du halal ou du voile à l’école «n’ont pas lieu d’être» dans la République. « Le dernier roman-fiction de Michel Houellebecq, évoquant la possibilité pour un président de confession musulmane d’accéder à l’Elysée, est prophétique« , ajoute-t-il. Par le biais d’une « formation », d’un « mouvement » (selon la presse qui ne parle pas de « parti ») baptisé du doux nom de « Fraternité musulmane », dans la fiction.
La controverse a fait fuir donateurs et potentiels candidats. « On ne rentre plus dans nos frais. Nous avions calculé qu’il fallait entre 11.000 et 25.000 euros selon la région pour financer une candidature aux départementales. Rien qu’à Bobigny (93, Seine-Saint-Denis), notre estimation avoisinait les 17.000 euros », précise le fondateur.

L’exaltation communautariste a fait place à l’amertume

blog -parti des musulmans-candidats de Marseille aux départementales-fev2015
Bobigny, Seine-Saint-Denis (9.3):
Shérazade Benhaddad et Khalid Majid

« On est déçus, mais c’est le jeu, surtout lorsqu’on est un nouveau parti comme le nôtre« , réagit encore Najib Azergui qui se réjouit toutefois du nombre d’adhérents: ils seraient 1700, soit 800 de plus, en quelques jours. L’effet Charlie ?
A 36 ans, ce cadre commercial SNCF d’origine marocaine, père de 3 enfants, devait être le candidat de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) avec une militante associative et secrétaire de la section locale du parti, Shérazade Benhaddad, 34 ans, pour le canton de Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux élections départementales des 22 et 29 mars. Le binôme avait déposé sa candidature aux élections départementales, mais  Khalid Majid et Shérazade Benhaddad, l’ont retirée…
Il n’y aura qu’un seul candidat étiqueté «Union des démocrates musulmans français (UDMF) contre sept à huit annoncés à Bagneux (Hauts-de-Seine), aux Mureaux (Yvelines), à Marseille, Lyon, Nice, Avion (près de Lens, dans le Pas-de-Calais) et possiblement à Strasbourg.

France Télévisions, organe public d’information fait de la désinformation
Après un premier élan d’enthousiasme, les membres de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) sont contraints de revoir leurs ambitions à la baisse, » sympathise le groupe de service public.  France télévisions compatit même: « La nouvelle structure politique a souffert, selon elle, de la médiatisation et des polémiques survenues ces dernières semaines. » Et d’écrire noir sur blanc que « l’UDMF a choisi de redimensionner ses objectifs afin de consacrer l’ensemble de ses forces sur le premier canton de Marseille. »

Pour cette fois, ne reste que la paire marseillaise. Mais encore est-elle confinée dans son étui: l’identité des candidats semble confidentielle et la presse d’investigation n’a toujours pas percé ce mystère. Pas plus que le commun des mortels, elle n’a accès au site local et ni Le Monde, ni Mediapart ne semble pas avoir reçu de coup de fil à faire fuiter…

Mais l’Union démocratique des Musulmans de France ne renonce pas.
L’UDMF a un précédent historique, le Parti des musulmans de France, créé en 1997 à Strasbourg. Son président, Mohamed Latrèche, avait obtenu 0,92% des voix aux législatives de 2007.

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Chanter l’Internationale à l’enterrement de Charb ou des chants nazis ailleurs

Aliot (FN) dresse une comparaison

Quelle différence entre l’Internationale chantée à l’enterrement du dessinateur Charb et des chants nazis ?
 
Le vice-président du Front national s’est interrogé sur la différence de traitement accordée à ces deux expressions extrémistes. C’était lors d’une récente intervention devant des militants FN des Hauts-de-Seine dévoilée dans une vidéo publiée sur le site d’Europe 1.
 
« J’ai été un peu ‘espanté‘ [étonné], comme on dit chez moi, de voir sur BFM l’enterrement de Monsieur Charb au son de l’Internationale, le poing levé, au moment où nous commémorions le suicide de Jan Palach, jeune qui, contre l’URSS, s’était immolé par le feu en
Auto-immolation du Tchèque Jan Palach

Tchécoslovaquie pour contester ce système totalitaire », explique Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen dans ces propos remontant au 1er février, selon Le Lab.

A Prague, le jeune étudiant protestait contre l’indifférence de la population à l’invasion de son pays par les forces du Pacte de Varsovie signé en août 1968 par la plupart des États du bloc communiste. Cette référence historique autorise-t-elle un autre parallèle, entre l’ « invasion » de la Tchécoslovaquie par l’URSS et de l’Ukraine par la Russie ?
Homme de Tian’ anmen, seul face aux chars

Evoquons aussi « l’homme de Tian’anmen » qui, le 4 juin 1989, tenta de bloquer la progression d’une colonne d’au moins 17 chars de l’Armée populaire de libération lors des manifestations de la place Tian’anmen, en République populaire de Chine. Cette photo de devint rapidement célèbre comme symbole de manifestation contre la répression armée.

 
« Est-ce que vous imaginez l’inverse? » 
 
Présence de trois ministres de Hollande:
N. Vallaud-Belkacem, Ch. Taubira, F. Pellerin
« A la télévision, un enterrement avec des chants nazis, des drapeaux nazis, des anciens nazis. » « Parce que moi, dans mon esprit, je ne fais pas la différence entre l’un et l’autre [entre l’Internationale et des chants nazis]. C’est pour ça que je suis choqué d’ailleurs« , a-t-il ajouté.
 
« Pour être tout à fait franc, moi je ne suis pas Charlie, je ne l’ai jamais été, je ne le serai jamais« , avait-il dit auparavant dans cette vidéo.

Le vice-président du FN Louis Aliot dresse un… par LeLab_E1

Il a aussi expliqué qu’il ne peut être accusé d' »une haine particulière contre les communistes« , faisant valoir qu’au FN, « il y a beaucoup d’anciens communistes« .
 

Doubs: près de 50% des électeurs ont voté contre le candidat de la gauche

Courte victoire en trompe-l’oeil du PS

A 800 voix près, le PS conserve sa majorité

« Nous gagnons 2.600 voix par rapport au second tour de 2012, alors que le PS perd 6.000 voix », s’est félicitée la candidate frontiste.

L’appel du PS à un « front républicain » a été peu entendu et Frédéric Barbier a remporté » son duel contre la candidate du Front National d’une courte tête.
Test électoral national dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars, la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs a conforté le Front National qui confirme sa poussée en séduisant quelques 6.000 nouveaux électeurs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier a obtenu 51,43 % et Sophie Montel, sa rivale frontiste, seule contre tous, a atteint 48,57 % qui l’autorisent à se réjouir.

« Les résultats ce soir, ça se joue à pas grand chose, à peine quelque 500 voix d’écart. […] C’est une voie royale pour 2017. Il nous reste deux ans et demi pour convaincre les électeurs, pour gagner 1%. »

Sur i-télé, elle a ajouté :

« Ce soir, nous entrons dans une nouvelle ère, à savoir la fin du tripartisme, une bipolarisation de la politique française avec d’un côté le Front national (…), de l’autre côté le reste, incarné par l’UMPS, les centristes, les verts qui se montrent à l’évidence incapables de gagner seuls. »

Seulement 863 voix séparent en effet les deux candidats.

« Les socialistes n’ont pas à fanfaronner, le grand vainqueur ce soir, c’est le Front national », a souligné la candidate frontiste, Sophie Montel.
Le candidat victorieux ne pavoisait d’ailleurs pas dimanche soir.Il a reçu le message de défiance que les électeurs de cette région à l’industrie sinistrée a voulu envoyer au pouvoir socialiste responsable d’une politique désastreuse d’austérité. « Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas. Ce succès je le dois aux forces républicaines. A ce rythme, l’ascension du FN vers le pouvoir doit être prise très au sérieux« .

L’élu socialiste a tenu à remercier les membres de l’opposition Juppé, NKM, Larcher, Bayrou qui ont pris position au second tour en faveur d’un exécutif dont ils dénoncent par ailleurs la politique.
Il a aussi tenu des propos violents à l’encontre de l’UMP dont le candidat du 1er tour aurait, selon lui, été « lynché par la direction de son parti » qui avait laissé à ses électeurs la liberté de voter blanc ou de s’abstenir, dimanche 8 février (ni-ni).

Participation en forte hausse

L’effet Charlie avait déjà radicalisé le scrutin au premier tour, trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, envoyant les extrêmes au second et reproduisant ainsi le clivage de la société. Dimanche dernier, la participation a bondi de près de dix points: 49,07 % contre 39,5 % lors du 1er tour.

Le gouvernement socialiste a encore fait monter la pression dans le Doubs. Durant l’entre-deux-tours, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu une fois et le Premier ministre, deux, Manuel Valls, usant ainsi de sa position pour faire gagner le candidat socialiste.

Le Front National en restent donc à deux députés, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, élus en 2012 dans des triangulaires.

Le journal Le Monde, organe de presse du Parti socialiste ?

Son acharnement anti-Sarkozy n’éprouve-t-il pas l' »honnêteté intellectuelle » de ses  lecteurs ?

Haro sur le reconstructeur de l’UMP

La théorie de l’évolution, oui,
mais la sélection naturelle, non !

L’empathie du Monde est touchante. « Après les sifflets de Bordeaux, les sifflets de Paris. Alain Juppé a été hué par une partie des cadres de l’UMP, réunis au conseil national, samedi 7 février. Comme lors du meeting dans sa ville, l’ancien premier ministre a été chahuté lorsqu’il a appelé à un large « rassemblement de la droite et du centre », y compris le MoDem [de Bayrou, son voisin en Aquitaine], afin de lutter contre le Front national. » Le PS ne jouerait-il pas pourtant à l’unité avec les « frondeurs » de la Ch’tite maire de Lille? 

« Sarkozy joue la carte de l’unité au conseil national de l’UMP« 

« La semaine où Sarkozy a perdu de son aura, » titre encore Le Monde, le même jour.
A croire que le journal du soir dispose d’une cellule dédiée… « Engoncé dans l’impératif d’unité nationale, jouant des coudes lors de la marche citoyenne du 11 janvier, peinant à faire entendre ses propositions contre le terrorisme…
Dimanche 1er février, coup de tonnerre rue de Vaugirard. » A la législative partielle du Doubs, le candidat de l’UMP choisi par l’ancienne direction, le triumvirat Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin- n’a pas mieux réussi dans la circonscription acquise à la gauche qu’aux scrutins précédents depuis que Pierre Moscovici l’avait investie, avant de l’abandonner pour faire carrière à Bruxelles. Le premier tour du 1er février dernier administra d’ailleurs un camouflet au candidat du PS qui arriva derrière la candidate du… Front national. Pour la première fois depuis mai 2007, la gauche est défiée par l’extrême droite et appelle à un « front républicain » de circonstance, à son service, pour parvenir à le contrer.
 
« La droite se retrouve face à un casse-tête, » alors que l’arrivée d’un troisième député FN à l’Assemblée serait une échec de la gauche avant quiconque. Il appartient à la gauche de faire le « job », mais il semble au Monde – peu confiant – que le problème FN serait celui de l’UMP, parce qu’il lui revient de  » trancher entre deux choix inconfortables » – créés par le PS qui peine à conserver sa circonscription. « Soit il appelle les électeurs de l’UMP à voter en faveur du PS pour faire barrage à l’extrême droite, au risque d’alimenter le discours du FN sur l’ »UMPS » ; soit il ne prend pas position et risque d’être accusé de faire le jeu du parti de Marine Le Pen. Autant de procès qui lui sont déjà faits…
Le PS n’assume pas une éventuelle défaite

« 
Doubs: l’UMP arbitre du second tour, » titre Le Monde, comme si l’unité de la gauche ne devait pas suffire. Si le PS était envoyé dans les cordes, ce serait la responsabilité de la droite. Et à l’inverse? L’incertitude du Monde est si grande que le journal prépare l’argumentaire accusant l’UMP. « La campagne du PS, qui a capitalisé sur la bonne gestion du gouvernement après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, semble avoir porté ses fruits. De nombreux responsables socialistes ne cessent de vanter la « fierté retrouvée » de la base. Un effet de « l’esprit du 11 janvier » invoqué par Manuel Valls, venu apporter son soutien à son candidat mardi 27 janvier ? » Celui-ci aurait-il accédé au second tour sans les interventions répétées de membres du gouvernement, ajoutées à l' »effet Charlie » qui a traumatisé la France et au-delà ?  

« Pas si sûr
.
Le FN est tout de même arrivé largement en tête (4 points d’avance) et le scrutin a été marqué par une forte abstention, peu étonnante dans le contexte d’une partielle: 60,4 % des inscrits ne se sont pas déplacés, sans qu’on sache à quel bord elle a profité. De plus, le PS perd environ 10.000 voix par rapport au scrutin législatif de 2012. En l’absence de concurrent du MoDem, le PS peut compter sur le centre, puisque le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a appelé à voter pour le candidat du PS, mais une bonne part de l’électorat du Front de gauche a bien dû passer d’un extrême à l’autre, puisque le communiste Vincent Adami, outre le NPA d’Olivier Besancenot et le MRC de Jean-Pierre Chevènement notamment, propose du bout des lèvres de faire « confiance aux électeurs afin qu’ils orientent leur choix vers cet impératif : pas de députée frontiste supplémentaire à l’Assemblée Nationale le 8 février« , après avoir recueilli 3,7% des suffrages dimanche 1er février. 

Vu les circonstances, on aurait dû être éliminés’, déclare Christophe Borgel, en charge des élections au PS, contredisant Le Monde. ‘ »Ça montre qu’il y a un effet de remobilisation, mais ça ne règle pas tous les problèmes. On a perdu la moitié de nos voix« , concède-t-il au Monde.  Si le PS échouait malgré les deux déplacements  de Manuel Valls, le premier ministre, et celui de Cazeneuve, ministricule de l’Intérieur, la faute serait rejetée sur l’UMP et singulièrement sur Sarkozy. Si le PS l’emportait, il le devrait à quelques figures de l’UMP qui se sont prononcées en faveur du candidat du Parti socialiste, tels Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le « ni-ni  » – ni Front national, ni Parti socialiste – de Sarkozy n’est pas une surprise.

Dans un billet publié mercredi 4 février, Pierre Moscovici s’était offusqué de la stratégie du « ni-ni » adoptée par l’UMP pour l’élection législative partielle de dimanche dans le Doubs.


Les aléas de la reconstruction de l’UMP

Le choix du « ni-ni » de l’UMP signe de manière symbolique l’échec du retour de Nicolas Sarkozy. « Une stratégie du front républicain est mortifère », martèle Roger Karoutchi. Et à l’extérieur, la presse de gauche s’en prend à Nicolas Sarkozy qui incarne la seule fermeté face au PS et FN. Pour Nicolas Sarkozy, le début d’année avait déjà été compliqué. Bien malgré lui, les attentats de djihadistes français à Paris avait contraint le patron de l’UMP à laisser la main au pouvoir, le privant de la parole au profit d’un exécutif qui l’a accaparé sans aucune retenue. Il a finalement bien dû rompre le silence le 21 janvier au JT de 20 heures sur France 2 en déplorant les propos de Manuel Valls sur l' »apartheid » en… France.

Et la presse de gauche a récupéré l’esprit du 11 janvier à son profit 

C’est le cas de L’Obs, cette fois. Réélu en décembre dernier avec 64,5% des voix à la tête de l’UMP, s’agit-il « d’une épreuve pour Nicolas Sarkozy, d’une contre-performance, voire d’une Berezina », s’interroge l’hebdomadaire, sans considérer que la tête protéiforme du parti puisse être ébranlée ? Peu importe à L’Obs de savoir s’ils sont meilleurs que l’autre ceux ou celles qui en sont à appeler à voter pour l’un ou l’autre des deux partis arrivés au second tour? « Il faut se pincer pour être sûr d’entendre ce qu’on entend« , raille un proche du patron de l’UMP qui s’ébahit du « tapage médiatique ».

Une certaine presse a matraqué toute la semaine
Voulant à toute fin ignorer que le président de l’UMP plaide depuis plusieurs années pour la liberté de vote, tout en disant « non » au FN, la presse a déclenché un tir de barrage contre lui, alors que le bureau politique est revenu du « ni-ni » avec abstention ou vote blanc. Quelques voix personnelles divergentes ont suffi à la majorité présidentielle pour dénaturer ce concours de nuances à l’UMP.
La partielle du Doubs a donc relancé le débat pendant sur la doctrine du « ni-ni » (ni Front national, ni Front républicain) instaurée dès 2011 par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore président de la République. Avant 2011, le front républicain avait presque toujours prévalu entre l’UMP et le Parti socialiste, le parti arrivant troisième se désistant en faveur du second pour faire battre le parti d’extrême droite. En 2011, l’UMP opère un virage à 180 degrés. Plombé par la crise économique et financière que la gauche minimisait et l’avènement de Marine Le Pen, le parti majoritaire avait été éliminé dès le premier tour dans plus de 200 cantons. Jean-François Copé avait donc passé le mot d’ordre salutaire du « ni-ni. » En avril 2012, les électeurs de Nicolas Sarkozy sont, selon une enquête OpinionWay, 64% à se dire favorables à une alliance UMP-FN aux législatives en échange du soutien de Marine Le Pen à Nicolas Sarkozy. Une position qui dénote une écoute attentive des 67 % de sympathisants de l’UMP qui sont favorables à la posture du  » ni-ni. »


Quatre ans plus tard, les féaux de la majorité jouent l’étonnement

D’autant qu’elle serait la première bénéficiaire…

Libération, Le Point ou France Inter titrent le même élément de langage: « Sarkozy peine à s’imposer comme leader naturel de l’UMP. » Libération le dépeignait en Bonaparte, mais assure aujourd’hui que « Nicolas Sarkozy s’évertue à rassembler l’UMP mais, apparemment mal à l’aise dans le costume de simple chef de parti. » Et de gloser sur des amis anonymes qui « ne le reconnaissent plus »… Ils feraient parler les morts ! « Sarkozy est devenu l’homme de la synthèse à l’UMP, alors qu’avant, c’était un guide« , déplorerait, à la faveur du « secret des sources, » un élu francilien, soi-disant sarkozyste convaincu. Ainsi, Libération rapporterait-il fidèlement les confidences de « nombre de responsables UMP interrogés par l’AFP ». Et de citer les 30% des voix remportées par Bruno Le Maire à la présidence de l’UMP.

Mais Libération omet de préciser que B. Le Maire s’est prononcé en faveur du « ni-ni »

Cela lui a valu une nouvelle agression verbale du patron coopté à la tête du PS. sur Radio J, le premier secrétaire du PS a estimé que l’UMP était «dans la grande difficulté ». Et Cambadélis  a eu un mot presque tous les dirigeants du parti, dans une formule de préau d’école. Pour lui, Nicolas Sarkozy « fait flop », Alain Juppé « fait toc », alors que Bruno Le Maire est « le plus dangereux ». De quoi construire un « front républicain » ? Sur France 3, le ministre-porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s’était déjà alarmé d’une « radicalisation de la droite », montrant du doigt la « nouvelle génération », à savoir Laurent Wauquiez et Bruno Le Maire.
Libération fait aussi l’impasse sur le « ni-ni » de François Fillon.
L’ancien Premier ministre s’est justifié devant le groupe UMP à l’Assemblée, jugeant « impossible de voter PS », ont pourtant rapporté plusieurs participants, de source AFP. Le quotidien des socialo-bobos en fait cinq lignes: « Pas de complaisance avec le FN, pas d’indulgence avec le PS », explique Fillon, pour qui il est « impossible de voter pour le PS ».
En somme, se comportant en chef de  parti rassembleur, Sarkozy a bien changé et la presse partisane regrette qu’il ne soit pas aussi seul qu’elle voudrait.
Mais ceux qui à l’UMP font le jeu du PS croient-ils servir leur parti, les chômeurs et les victimes de la surfiscalisation directe et indirecte ?


Valls en campagne dans le Doubs: sur le temps et avec les moyens de l’Etat ?

Le premier ministre appelle « au rassemblement » quand ça arrange le PS

Valls et Cazeneuve prennent le risque de soutenir le candidat PS

blog -Falcon 7X presidentielLe ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est déplacé pour le meeting de soutien au candidat socialiste en lice pour le second tour de la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, mercredi 4, tandis que le chef du gouvernement distraira plusieurs heures à son agenda, jeudi 5, pour apporter le soutien partisan dont a besoin son candidat.

Quant au premier ministre en exercice, malgré ses obligations non partisanes,
Valls administrera la piqûre de rappel, puisqu’il repassera le lendemain, bien qu’il soit déjà intervenu dans le débat du premier tour. Un matraquage gouvernemental qui pourrait bien indisposer une population livrée à elle-même entre deux élections.  Son précédent déplacement fut d’ailleurs chahuté par la CGT qui lui coupa l’électricité pendant une heure… Il peut donc s’attendre jeudi 5 à une nouvelle rencontre houleuse avec les électeurs de cette région sinistrée.   L’objectif est sans doute de donner de la valeur ajoutée au candidat socialiste surprise du 8 février. « On va mettre en avant les hommes du 11 janvier, pour transformer l’unité nationale en unité républicaine face au FN« , ose affirmerun haut dirigeant socialiste cité par RTL.

Valls n’a pas appris à serrer correctement le poing et le bon !

Depuis les attentats sanglants par des djihadistes de France à Paris,  le Premier ministre et son ministricule de l’Intérieur sont devenus les deux membres les moins impopulaires du gouvernement.  Leur implication est le signe de l’importance que représente cette élection pour l’exécutif,  alors que la majorité présidentielle s’effrite à l’Assemblée et qu’elle pourrait basculer à l’occasion de cette partielle  provoquée par le départ du gouvernement d’un ministre de l’Economie, Pierre Moscovici,  plus soucieux de sa carrière personnelle que du devenir de sa circonscription.  L’ancien trotskiste a ainsi préféré le confort de Bruxelles à l’aventure de la lutte contre le FN.

Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)
Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)

Le risque est grand que la bonne surprise de la qualification du socialiste ne tourne au camouflet s’il devait se faire éliminer face à la candidate frontiste Sophie Montel, disqualifiant ainsi l’exécutif un peu plus.

L’eurodéputée FN, Sophie Montel, est arrivée en tête au premier tour du  scrutin, dimanche 1er février, avec près de quatre points d’avance, 32,6% des suffrages exprimés, contre 28,85% au socialiste. Moins de 40% des inscrits s’étaient déplacés pour voter et le gouvernement reprend espoir que les oppositions de droite comme de gauche renoncent à exprimer dans les urnes le rejet de ce pouvoir qui les opprime.

Pour mémoire: lien PaSiDupes vers le débat au sein de l’UMP à propos de l’appel du PS à un « front républicain » de circonstance

Législative dans le Doubs : Juppé oeuvre-t-il à la défaite UMP aux départementales ?

Alain Juppé a-t-il renoncé ?

Le président de l’UMP a réaffirmé sa position pour le second tour de la législative partielle dans le Doubs.

A l’UMP, le Doubs est pour Juppé
un moteur de campagne pour lui-même

Mardi matin et devant les seuls députés UMP, sans micros et caméras, Nicolas Sarkozy a insisté pour opposer un « non au FN », tout en proposant de « laisser les électeurs choisir ». Il a aussi déploré qu’Alain Juppé n’ait pas donné l’exemple de la discipline mais ait tenté de peser sur sa décision en n’attendant pas la réunion du bureau national de mardi soir.

Alain Juppé a en effet joué individuel dès lundi soir en indiquant sur son blog que s’il était électeur du Doubs, il voterait pour le candidat socialiste au second tour afin de « faire barrage » au Front national.
La réunification de l’UMP est une tâche rendue lourde par les caciques.
Nicolas Sarkozy a ainsi pu faire un nouveau constat des tensions entre ses troupes après l’élimination, dimanche, du candidat UMP au premier tour de la législative partielle dans le Doubs.

Front républicain ou stratégie du « ni PS-ni FN » ?
Le patron élu de l’UMP a préféré suspendre le débat lors d’une réunion avec les députés du parti, mardi matin à l’Assemblée nationale. « Une victoire du FN au plan national n’est plus hypothétique », a-t-il fait valoir.

Mardi devant le groupe UMP à l’Assemblée, Nicolas Sarkozy a ensuite proposé de « laisser les électeurs choisir » au second tour de la législative partielle, ont fuité des participants anonymes. « Nous ne donnons pas de consignes de vote » aux électeurs du Doubs, « mais nous leur demandons de prendre en compte cette dimension » de risque, aurait-il dit.

« Juppé aurait dû attendre et pas diviser »

Un parti politique qui ne prend pas de position, ce n’est pas bon signe. »

blog -Juppe-contrit«  Nous devons adopter une position claire sous peine de cumuler tous les inconvénients », a-t-il souligné avant de préciser : « Mais ce n’est pas la peine de se précipiter (…) nous ne sommes que mardi matin. »

Un reproche adressé à Alain Juppé, lequel a indiqué qu’il voterait PS s’il était électeur du Doubs, sans attendre le bureau national de l’UMP, mardi soir. Il a d’ailleurs confié quelques minutes plus tard : « Alain Juppé aurait dû attendre et pas diviser. »

Juppé la joue personnel
Juppé la joue personnel

Le maire de Bordeaux a en fait joué une carte régionale personnelle, avec en tête son alliance avec le centriste Bayrou et dans le contexte de la domination socialiste en Aquitaine.

Le président de l’UMP a suggéré qu’on puisse « combiner quelque chose qui nous rassemblerait », en disant d’une part qu' »on ne peut pas accepter de complaisance avec le FN » et que « l’élection d’un député FN ne serait pas une bonne chose », d’autre part que « nous laissons la liberté choix des électeurs » du Doubs. « Avec cela, nous barrons la route au FN qui souhaite notre mort », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’y a « pas de consigne non plus pour le PS« .

Sur Twitter, le patron coopté du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a laissé éclater sa déception:

Doubs: le pseudo « front républicain », vrai piège socialiste tendu à la droite

L’UMP va-t-elle faire à nouveau le jeu d’une « union de la gauche » de circonstance ?

Sans états d’âme, Juppé voterait pour le PS et le Front de gauche

Il n’est pas allé soutenir le candidat UMP dans le Doubs et, maintenant, l’ancien Premier ministre Alain Juppé appelle à « faire barrage au Front national » au deuxième tour de l’élection législative partielle dans le Doubs où la candidate Sophie Montel, arrivée en tête dimanche au premier tour, affrontera le socialiste Frédéric Barbier.
« Je vois clairement que désormais notre principal adversaire politique est devenu le FN. Il a quelques raisons de se prétendre le premier parti de France. Son arrivée aux responsabilités nationales n’apparaît plus tout à fait comme une hypothèse d’école« , explique Alain Juppé dans un message mis en ligne lundi soir sur son blog.

La photo du 1er février 1935 occultée ci-dessous: négationnisme et censure vs. devoir de mémoire !
La photo du 1er février 1935 qui passe mal ci-dessous
répétée pour le cas d’occultation:
négationnisme et censure vs. devoir de mémoire !
François Mitterrand,
le 1er février 1935, à la manifestation de l’Action française:
à la manifestation de l’Action française
contre « l’invasion métèque »

« Ce serait à mes yeux une catastrophe pour notre pays (…) Il faut donc faire barrage au FN », assure le maire de Bordeaux, candidat déclaré à la primaire à droite pour l’élection présidentielle de 2017.

Le « oui, mai » d’un Alain Juppé qui n’assume pas

Philippe Pétain, à gauche, et François Mitterrand, à droite

Singulièrement embarrassé, et donc ambigu, il manie la contradiction, en affirmant qu’il n’entend pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS ».

Et le Front de gauche… « Le sens de mon combat, c’est de réussir l’alternance, c’est-à-dire de rompre avec la politique conduite depuis 2012 et qui a plongé notre pays dans le marasme« , dit-il.

Mais, ajoute-t-il, « si j’étais électeur de la 4e circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferais: pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, ‘en l’évidente inégalité des races’, je ne m’abstiendrai pas, je voterai pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS. »

La décision collective de l’UMP sera prise ce mardi en bureau politique réuni autour de son président, Nicolas Sarkozy. L’UMP penche vers une stratégie « ni front républicain, ni front national » qui ne fait cependant pas l’unanimité à droite.

Juppé milite pour l’extrême gauche

Maurice Thorez, secrétaire général du PCF depuis 1930,
ici au centre, lors d’une manifestation du front populaire, en 1936.
Au cours du siècle dernier, la gauche a été plus souvent au pouvoir que la mémoire collective ne l’admet. On oublie souvent le raz de marée radical de 1906
ou la victoire du Front républicain en 1956 .
Trois dates en effet restent symboliques de l’accession de la gauche au pouvoir : 1924 avec la victoire du Cartel des gauches, 1936 avec celle du Front populaire et 1981 avec l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

C’est l’effet Charlie hebdo ?

La gauche – PS inclus – n’a eu de cesse de salir l’UMP

Effet attentats sur Paris de djihadistes de France
Retour de flamme ?
l’effet attentats sur Paris de djihadistes de France
Ce qui plaît à Juppé chez Riss,
caricaturiste et collaborateur, puis directeur de la rédaction de Charlie Hebdo
Dessin non signé, en hommage aux électeurs du FN, publié par Charlie hebdo
Dessin non signé, en hommage aux électeurs du FN, publié par Charlie hebdo

Juppé assume-t-il la fonction que lui dévolue Charle hebdo ?

Législative partielle dans le Doubs: le PS refait le coup d’un « front républicain »

Le PS sera-t-il sanctionné pour son manque de respect pour les électeurs d’opposition ?

Cambadélis discrimine les électeurs du FN : des sous-citoyens ?

Chard, alias Françoise Pichard, dessinatrice (Rivarol)

Pour faire barrage au FN, le Premier secrétaire coopté du Parti socialiste a lancé un appel solennel à un « front républicain » dans le Doubs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier est arrivé deuxième derrière la candidate du Front national, Sophie Montel, arrivée en tête de l’élection législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs.

« Aujourd’hui il faut battre le Front national,
or, ce n’est pas fait;
je crois qu’il faut la mobilisation de tous, de tous les partis républicains. »

Quand le socialiste est seul face au FN, faut-il systématiquement que les autres candidats se liguent, tous contre un(e), au second tour, comme dimanche prochain, 8 février? Est-ce l’esprit républicain de la démocratie ?

La notion de « Front républicain » est due à Jean-Jacques Servan-Schreiber, lorsque la Parti socialiste (SFIO) voulait une coalition électorale de centre gauche pour l’occasion, des élections législatives, celles de janvier 1956 afin de contrer le mouvement poujadiste… Ce Front républicain-là visait à trouver une solution négociée à la guerre d’Algérie.
blog -respect plus puissant que la violenceL’expression fut reprise entre les deux tours de la présidentielle de 2002 pour constituer une coalition des partis de gouvernement contre le Front national. Cette position se révéla efficace, puisque Jean-Marie Le Pen eut le même pourcentage de voix aux deux tours, 17%, tandis que Jacques Chirac l’emportait avec 82% des voix.

Faut-il toujours qu’à chacune de ses difficultés électorales, la droite et le centre tombent dans le piège de ce subterfuge socialiste ?  L’UMP ne doit pas se laisser envahir par la déception. En effet, en juin 2012, elle était déjà troisième, les socialistes ont perdu entre-temps 12 points, et en Corse du Sud, un proche de N. Sarkozy vient de  brillamment remporter la municipale d’Ajaccio.
L’UMP n’a pas encore pris sa décision sur la consigne de vote, et se réunira en bureau national mardi 3 février avant de rendre sa décision publique.

Egalement grave, l’exclusion du parti distingué par le plus grand nombre d’électeurs

Les électeurs du FN sont-ils des Rom?

En mai 2014 à quatre jours des élections européennes dans le Doubs, Jean-Christophe Cambadélis avait lancé : « je ne pense pas que le Front National sera en tête dimanche. En tout cas je ne le souhaite pas« , en estimant de surcroît que « dans cette élection, le vote FN est un vote inutile« . Or, tandis que du côté de la majorité socialiste, la déroute fut cinglante, ce fut bien une vague Front national qui submergea la France à l’occasion de ces élections européennes: les listes PS-PRG recueillirent 13,97% des voix et les chefs de file du Front National, Florian Philippot dans le Grand Est et Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est, se classèrent eux aussi nettement en tête.

IAM, « sectaires et intolérants », selon le maire d’Orange.
Et le Parti socialiste ?

La gauche elle-même reproche au PS son hégémonisme. Mais, s’agissant des électeurs du FN, des citoyens respectables, le premier secrétaire est offensant. L’ostracisme que Cambadélis recommande contre ces Français est une atteinte à la démocratie. L’ancien trotskiste fait resurgir son ADN communiste révolutionnaire. Les électeurs de la gauche marxisante sont-ils plus respectables que la droite nationaliste? Entre les soupçons de totalitarisme pesant sur les uns et de nazisme sur les autres, la différence est mince, d’un camp de concentration l’autre, à l’Est ou à l’Ouest. Cambadélis sélectionne les Français: ceux qui se dirigeront à gauche seraient sauvés, ceux qui s’orienteront à droite seraient acheminés vers les camps ? Propos indignes du numéro un socialiste.

Il appartient à l’UMP de se démarquer du discours de haine du PS

Le président de l’UMP est confronté à un double défi : préserver l’unité de son parti face au FN et rétablir son image de rempart anti-Le Pen, écornée par ce premier tour. Nicolas Sarkozy est face à plusieurs solutions, dont aucune n’est totalement satisfaisante pour lui : appeler à contrer le parti de Marine le Pen, quitte à renforcer le spectre de « l’UMPS » qu’elle brandit sans relâche, ou bien poursuivre dans le « ni-ni » en s’attirant de nouvelles accusations de coup de canif dans l’union nationale du 11 janvier, ou apparaître comme celui qui regarde passer les balles en refusant toute consigne de vote.

Des ténors du principal parti de droite ont déjà fait connaître leur préférence.

Gérald Darmanin, qui fut porte-parole de la campagne interne de Nicolas Sarkozy, résume ce qui devrait emporter une majorité de l’UMP, mardi: «je ne choisis pas entre le FN et le PS». Entre «le FN et le parti qui fait monter le FN», ironise l’ex-ministre Luc Chatel.

Alors que le bureau politique de l’UMP se réunit mardi pour arrêter sa position, dès lundi, la numéro deux du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, a réaffirmé qu’elle campe sur ses positions : faire barrage au FN. Celle qui revendique sa «liberté de parole», voterait PS, à «titre personnel», si elle était concernée.

Pas de consigne de vote  ?  Ils ne sont pas très nombreux sur cette ligne, hormis Dominique Bussereau, proche de l’ancien chef de gouvernement Jean-Pierre Raffarin.

A l’opposé de NKM, le numéro trois du parti Laurent Wauquiez refuse lui aussi d’appeler à voter PS et, à titre personnel, voterait « blanc », a-t-il précisé.
« Chacun peut avoir une position personnelle, l’UMP n’est pas un parti caporaliste. Il y aura une position collégiale, pas forcément unanime », a résumé le porte-parole du parti Sébastien Huyghe.

L’effet Moscovici dans le Doubs: le PS recule devant le FN

La législative partielle qui confirme le rejet du PS

La 4e circonscription du Doubs, celle de Moscovici, ex-ministre de l’Economie de Hollande, risque de passer au FN

Inversion des tendances PS-FN entre 2012 et 2015

En 2012, Pierre Moscovici (PS), c’était 40,81% des suffrages exprimés au 1er tour, quand le FN atteignait 23,87% et l’UMP 23,21%. L’abstention était à 39,50%.

En 2015, le FN double largement le PS avec 32,6% des voix contre 28,85% au candidat du PS, l’UMP gagnant quelques points, à 26,54%, devant les dix autres candidats qui totalisent près de 12% des votes. Le taux d’abstention reste très élevé (60,44 %), comme en 2012: seuls 39,56 % des électeurs se sont déplacés jusqu’aux urnes ce dimanche 1er février 2015.

Selon les résultats communiqués par la préfecture du Doubs, la candidate FN Sophie Montel (32,6%) devance le candidat PS Frédéric Barbier (28,85%), et tous deux seront les seuls à pouvoir se présenter au second tour, la qualification pour le second tour exigeant de réunir au moins 12,5% des voix des inscrits.

Les enseignements du 1er tourblog -Doubs-elections-resultats-presidentielle 2012-europeennes 2014

Le PS perd près de 12 points, tandis que le FN en gagne plus de 8,5.

Le retour de balancier n’est pas encore engagé après 12 défaites aux 13 législatives partielles depuis 2012, dont six fois dès le premier tour. La descente aux enfers du PS n’est donc pas stoppée. Comme le montre le graphique ci-dessus, la surprise du PS est grande au vu de son résultat du 1er février, alors qu’il était en chute libre dans le département lors des Européennes de 2014, avec le syndicaliste CFDT Edouard Martin(14,14%) contre l’UMP Nadine Morano (24,39%) et le FN Florian Philippot (26,77%).
D’autant que, ce dimanche, Laurent Marcangeli, le député UMP de Corse-du-Sud, a remporté la municipale partielle d’Ajaccio avec 59,5% des voix, battant l’ancien maire DVG Simon Renucci (40,5%).

En deux ans et demi, le PS a ainsi perdu douze points dans cette circonscription du Doubs longtemps acquise au socialiste Pierre Moscovici, parti siéger à la Commission européenne à Bruxelles.
Revigoré par la remontée du gouvernement dans les sondages à chaud, après la réussite des forces de police antiterroriste face aux attentats sanglants de djihadistes de France à Paris, et par la manifestation d’unité républicaine dans la réprobation générale du terrorisme, le 11 janvier, le PS espère pouvoir surfer sur les circonstances. Malgré son score inférieur de 13 points ce dimanchele Parti socialiste espère rassembler les électeurs de gauche sur son candidat au second tour, alors qu’à Paris Cécile Duflot tourne le dos au PS et que le NPA refuse tout accord électoral avec le Front de gauche des communistes et de Mélenchon…

L’effet Syriza apparaît nul sur le Front de gauche

Manuel Valls, le premier ministre, a fait campagne pour son candidat PS dans le Doubs
mais la CGT-mines et énergie a plongé la salle du meeting
dans le noir…

Autre effet escompté, celui d’une éventuelle influence sur l’électorat du Doubs de la victoire en Grèce du parti d’extrême gauche Syriza, saluée par Mélenchon et le PCF. Vincent Adami, le candidat du Front de Gauche, espérait bénéficier d’un surcroît de mobilisation en obtenant le soutien affiché du parti d’Alexis Tsipras au lendemain d’une manifestation monstre du parti anti-austérité espagnol Podemos.
Il n’en a rien été. Le Front de Gauche n’a guère progressé par rapport à 2012 en attirant à peine 3,66% des suffrages exprimés. Soit à peine 0,5 point de plus qu’il y a deux ans et demi. Dans la soirée, le Front de Gauche n’avait toujours pas donné de consigne de vote pour le second tour. Les écologistes radicaux d’Europe-Ecologie Les Verts, qui a stagné à 3,11% des voix, a immédiatement appelé à voter pour le candidat socialiste face au Front national.

Manuel Valls travaille le dimanche pour faire campagne dans le Doubs.
Mais les démocrates de la CGT lui coupent l’électricité et
Manu prend son mal en patience dans son coin, à droite…

La prochaine législative partielle

Elle doit être organisée dans l’Aveyron pour pourvoir au remplacement d’Alain Marc, vice-président du Conseil général de l’Aveyron, élu au Sénat à compter du 1er octobre 2014. Le maire PS de Saint-Affrique, Alain Fauconnier, a déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel concernant l’élection en tant que sénateurs de Jean-Claude Luche (UDI) et Alain Marc (Parti radical valoisien), deux sièges jusqu’ici détenus par la gauche. Les électeurs seront convoqués une fois purgés les contentieux électoraux relatifs à l’élection sénatoriale.

Législative dans le Doubs : test de vérité pour la « popularité » de Hollande

La voie étroite du PS face au FN

La presse socialiste désigne l’ennemi à abattre, le FN

Pierre Moscovici, dont l'abondon du siège met la majorité socialiste en grand péril
Pierre Moscovici, dont l’abondon du siège met la majorité socialiste en grand péril

Un député PS qui abandonne son siège pour une ambition personnelle,<br>une circonscription frontalière frappée par la désindustrialisation depuis de longues années et par la politique de casse de Montebourg depuis mai 2012: cette législative à haut risque pourrait être favorable au FN et sa candidate, Sophie Montel. Traditionnellement ancrée à gauche, cette région sinistrée ne cesse de s’en remettre au Front national, élection après élection. La législative partielle du 1er et 8 février prochains marquera-t-elle un coup d’arrêt à cette progression? Depuis les attentats sanglants de Paris, le PS a repris espoir, à la faveur de l’unité nationale de circonstance et de sondages IFOP à chaud, sous le coup de l’émotion. La manipulation éclatera-t-elle en février?

« Les attentats qui ont frappé la France ont (peut-être) bouleversé la donne, » écrit le Huffington Post. Si la majorité socialiste à bout de souffle reprend des couleurs dans le malheur, le Front national n’attend pas après, indépendamment de la polémique autour de la marche républicaine du 11 janvier ou de la mini-crise interne provoquée par l’eurodéputé Aymeric Chauprade. Les électeurs n’en ont pas connaissance ou sont conscients qu’elles sont montées en épingle. Les travailleurs n’en ont strictement rien à faire.

Les résultats dans la 4e circonscription du Doubs auront valeur de test, voire de crash-test pour le parti d’extrême droite qui lutte sur le terrain pour renverser la table en envoyant un troisième élu à l’Assemblée nationale, si on compte maître G. Collard.<br>Démissionnaire, le 4 novembre 2014, de son poste de député de la 4e circonscription du Doubs, le socialiste Pierre Moscovici, ancien ministre désastreux de l’Economie, a depuis rejoint la Commission européenne, entraînant la tenue d’une législative partielle les 1er et 8 février.

Les  responsables nationaux défilent 

L’exécutif a bien perçu l’importance de l’enjeu. En cas de défaite, le parti majoritaire perdrait la majorité absolue de 289 sièges à l’Assemblée nationale, bien qu’elle soit déjà en sursis avec le départ probable d’un député socialiste vers le groupe RRDP. Manuel Valls ira mettre son poids de Premier ministre pour soutenir le candidat PS Frédéric Barbier.

Charles Demouge, candidat UMP
Charles Demouge, candidat UMP

Le secrétaire général de l’UMP, Laurent Wauquiez, est venu inaugurer la permanence du candidat Charles Demouge, conseiller régional de Franche-Comté (photo), et le nouveau président du parti, Nicolas Sarkozy se réserve le droit  d’une visite entre les deux tours.

Ce vendredi 23 janvier, c’est Marine Le Pen qui a fait le déplacement, avec tractage devant l’usine PSA-Peugeot, face à face avec des militants Front de Gauche pour les caméras, tandis que c’est …à huis clos que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, est allé exprimer des regrets aux « illettrés » de l’entreprise GAD ! Marine Le Pen bénéficie d’une bonne dynamique. Pour la première fois de son histoire? Le Front national  A deux élus au Sénat, outre Marion Maréchal-Le Pen, députée du Vaucluse depuis 2012, à 22 ans.  En mars 2014, le FN a ravi 11 mairies, notamment Béziers, le VIIe secteur de Marseille ou Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), mais aussi Mantes-la Ville. Le parti compte désormais 24 eurodéputés sur les 74 que la France envoie au Parlement européen. «Nos voix ont été multipliées par trois, jusqu’à par dix», selon les départements, par rapport au nombre initial de grands électeurs FN, a affirmé Marine Le Pen fin septembre 2014.

La présidente du FN a beau jeu de pointer « l’échec de l’UMPS » en matière de chômage et d’économie et de dénoncer la menace actuelle que posent le « communautarisme » et la montée de l’islamisme en France, comme l’ont démontré les attentats djihadistes de Paris qui ont fait 17 morts. Cette somme de mauvais points du pouvoir de gauche pourrait faire basculer le siège de député de la 4e circonscription du Doubs, dans un bassin industriel meurtri par un chômage de masse et de pauvreté.<br>Au 2e tour de 2012, Pierre Moscovici avait fait son plus mauvais score depuis 2002. La candidate FN, Sophie Montel, approchait les 25%.

Julien Dray (SOS Racisme): « Le Front National n’a pas sa place dans la manifestation » de solidarité avec Charlie hebdo

Tir de kalachnikov sur l »unité nationale »? Le socialiste ostracise 25% des Français, électeurs  du FN aux Européennes

Dray, combien de compagnies? 14% des suffrages exprimés

« Une vaste escroquerie politicienne » (Marine Le Pen)
« Une marche républicaine et silencieuse » aura lieu dimanche, à l’appel de l’ensemble des partis de gauche et de droite -sauf le FN-, de syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa, FSU) et d’associations de défense des droits de homme (LDH, Licra, Mrap, SOS Racisme).
Cet appel, lancé jeudi soir, on ne sait d’où, est conforme à la position adoptée par les partis (PS, PCF, EELV, PG, PRC, PRG, MoDem, UDI, UMP) réunis plus tôt dans la journée à l’Assemblée nationale, où les élus du FN n’étaient pas conviés. Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan participera aussi au rassemblement.

Julien Dray fait l’unité par l’exclusion
« L’unité, c’est autour d’un certain nombre de valeurs », a opposé le conseiller régional PS d’Ile-de-France, face à Arlette Chabot, Catherine Nay et Olivier Duhamel dans « Le Club de la Presse » d’Europe 1 pour parler de l’attentat contre les auteurs de caricatures de Mahomet à Charlie Hebdo et de la manifestation en hommage aux victimes du journal assassinées par les frères Kouachi, djihadistes de France.

[https://dailymotion.com/video/x2eacii]

Assertion sectaire de J. Dray: « c’est sur les replis communautaristes que se développe le fléau du terrorisme et du djihadisme. »

[https://dailymotion.com/video/x2eadj9]

Qui sont les organisateurs anonymes de la marche ?

Julien Dray déplore que ce ne soit pas les associations qui aient initié la démonstration d' »unité nationale ».

Dray, pourtant co-fondateur du SOS Racisme, a choisi ce moment de rassemblement national pour recommander de stigmatiser les « stigmatiseurs ». Il faut, selon lui, combattre tous les communautarismes et intégrer tous les musulmans, intégristes et modérés, mais exclure certains Français considérés comme « les loups au milieu des brebis », se défend J. Dray.
Pour (tenter de) suivre le raisonnement de ce socialiste proche du président Hollande et qui dit avoir lutté 30 ans de sa vie contre le racisme, l’antisémitisme et plus généralement contre toutes les formes de discrimination, faut-il exclure le FN de la marche de dimanche, ainsi que du paysage politique français, en l’interdisant purement et simplement ?
A cette « marche républicaine », cette flèche socialiste de l’ « arc républicain » inclut en revanche les révolutionnaires trotskistes du NPA ou les anarcho-syndicalistes de la CNT et les totalitaires communistes…

Le socialiste Julien Dray propose une fois de plus l’unité de la haine.
Quant à la participation de François Hollande, elle était jeudi soir envisagée, mais « pas décidée », indiquait-on dans l’entourage du président de la République, une autre source précisant que le sujet est « en débat », mais non tranché.

L’opération politique de l’exécutif « divise les Français »

On peut rire de tout,
si c’est avec finesse…

Après François Fillon, le secrétaire général de l’UMP Laurent Wauquiez a affirmé que l’UMP est « unanime » pour s’opposer à l’exclusion du FN de la « marche républicaine ».

De même, le président du MoDem, François Bayrou, a jugé que c’est « une mauvaise décision d’exclure qui que ce soit » de ce rassemblement de solidarité avec les victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo, dont est tenu à l’écart le Front national. « L’unité nationale, pour exister, doit se donner comme règle qu’on n’exclut personne », a déclaré le maire de Pau.

Or, paradoxalement, pour un proche de Martine Aubry, François Lamy, qui organise le rassemblement pour le PS, les choses sont formelles: « Il n’y a pas de place pour une formation politique qui depuis des années, divise les Français, stigmatise les concitoyens en fonction de leur origine ou de leur religion, ou ne se situe pas dans une démarche de rassemblement des Français.« 

Peu avant, un des porte-parole du PS, Olivier Faure, avait jugé qu’il ne fallait « exclure personne », avant de rétro-pédaler en précisant qu’il parlait des « citoyens appelés à manifester et en aucun cas du Front national qui ne peut compter sur nous pour lui donner un brevet républicain en l’invitant ».

Valls essaie de ménager la chèvre et le chou

L’ex-trotskiste éternel et actuel Premier secrétaire coopté du PS, Jean-Christophe Cambadélis a tenté de désamorcer la polémique en déclarant jeudi soir sur BFMTV que « vient qui veut et qui se sent concerné », même si la marche est organisée par « les partis républicains ». Et si Marine Le Pen se présentait dimanche? « Elle fait ce qu’elle veut. Ce n’est pas le centre de la situation française », a lancé le dirigeant socialiste. « Pas de polémique, pas de nouveaux débats », s’est-il agacé, « cette manifestation appartient à la France »…

Le commentaire Manuel Valls, interrogé par RTL, a été ambigu: il ne peut « pas y avoir d’exclusion à l’unité nationale », a-t-il dit, soulignant que « l’unité nationale, c’est aussi [se rassembler] autour des valeurs. De valeurs profondément républicaines, de tolérance, de refus d’amalgames. »

Le choc de l’unité de la République »
Interrogé en fin de journée, l’entourage du Premier ministre a entretenu l’hypocrisie, appelant à « ne pas céder aux penchants de la polémique politicienne. Chaque citoyen peut se rendre librement à la manifestation de dimanche afin de défendre des valeurs telles que la liberté, l’égalité, la tolérance, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ».

Bien qu’estampillé « républicain » par le PS et Julien Dray, à la différence de Marine Le Pen du FN, le totalitaire Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche (PG) allié aux communistes, a indiqué qu’il ne reconnaît « pas d’autorité » au Premier ministre de la République pour organiser cet événement, son parti, par la voix d’Eric Coquerel refusant par ailleurs la présence du FN au défilé.

Dernière Une de Charb:
provocation révolutionnaire et prémonition?
La manifestation partira à 15h de la place de la République vers la place de la Nation, en passant par le boulevard Voltaire -un symbole puisqu’il croise le boulevard Richard Lenoir, à proximité des locaux de Charlie Hebdo (11e).

Outre les chefs de partis, dont vraisemblablement Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon (UMP) seront aussi dans le défilé parisien.
Côté PS, on cite Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault.
Initialement prévue samedi, la manifestation, aura finalement lieu dimanche, afin de permettre la plus grande participation possible, et d’offrir à la police un délai un peu plus long pour se préparer.

Européennes: des lycéens s’opposent au vote populaire

Les totalitaires désavoués par les urnes descendent dans la rue

La gauche pousse dans la rue « plusieurs centaines » de lycéens et étudiants angevins dans la rue

La chienlit totalitaire est à la fête,
en noir…

La Fédération Syndicale Etudiante (ci-dessus) a cessé d’exister le 27 janvier 2013, en fusionnant avec la fédération trotskiste SUD Étudiant pour former une nouvelle fédération nommée  Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes.

25% d’électeurs ont envoyé des eurodéputés FN à Strasbourg et ce rejet des citoyens FN par la gauche incarnée par Hollande et Valls, Duflot et Joly, Laurent et Mélenchon, Arthaud et Besancenot provoque un sursaut de totalitarisme dans la majorité.

Au verdict des urnes, dimanche 25 mai 2014, ils opposent la loi de la rue. En disant manifester leur incompréhension, ils expriment en fait leur déni de la démocratie.

Les anti-démocrates étaient encore 350 à défiler ce mardi dans tout le centre-ville d’Angers. Le cortège s’est dirigé sur la préfecture et s’est éparpillé peu après 14 heures.

VOIR et ENTENDRE Gaston, étudiant en anglais à l’Université d’Angers, faire la leçon aux jeunes et moins jeunes, le 27 mai 2014:

Douze ans après le 21 avril 2002, où des centaines de milliers d’extrémistes avaient déjà protesté en descendant dans la rue pour protester contre les électeurs qui avaient envoyé Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, les anti-démocrates ont encore manifesté contre  les listes du Front national arrivées en tête aux élections européennes dans toutes les circonscriptions, sauf trois.

L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et l’Union nationale lycéenne (UNL), deux organisations classées à gauche, ont toutefois lancé, dès mardi, un appel à manifester pour le jeudi 29 mai à 14 heures dans toutes les principales villes de France et place de la Bastille à Paris. « Le Front national à 25 %, ce n’est pas notre France ! « , lancent-elles, à la façon des nantis de la gauche people incarnée par Bruel, Biolay et Noah.

Se faisant passer pour représentative, l’extrême gauche fait parler la jeunesse de France. 

Que dit l’intox de gauche relayée par la désinformation de la presse militante ? « Le vote de dimanche dernier n’est pas à l’image de la jeunesse. Dans leurs engagements, leurs mobilisations et leurs combats, les jeunes portent des valeurs d’égalité, de solidarité et d’ouverture sur le monde qui sont à l’opposé de celle de l’extrême droite et du Front national. […] Les résultats du Front national imposent une réaction des jeunes, pour dénoncer l’extrême droite et ses dangers, mais aussi et surtout pour faire entendre notre voix : nous refusons que l’extrême droite soit le porte-parole de notre contestation ! »

 

 Un communiqué signé par l’UNEF, l’UNL, mais aussi la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), Osez le féminisme, la Maison des potes, Ensemble, les Jeunes socialistes, les Jeunes communistes et les Jeunes du Parti de gauche, les Jeunes de la gauche unitaire, les Jeunes écologistes et enfin les Jeunes radicaux de gauche, Sans oublier l’ex-FSE et SUD Étudiant considérée comme appartenant en Europe au groupe des syndicats étudiants les plus extrêmes à gauche, soulignent comme un effet de leur activisme que « les jeunes ont gonflé les rangs de l’abstention: plus de 50 % aux élections municipales et 73 % aux élections européennes ». Ces associations dénigrent les institutions européennes, tout en disant par ailleurs qu’elles ont protégé l’Europe de la guerre.

A la vérité, la majorité des jeunes qui ont participé à la vie démocratique ont exprimé un vote de rejet du pouvoir actuel 

Selon plusieurs instituts de sondage, parmi ceux des jeunes qui ont voté aux européennes 30% des moins de 35 ans ont fait le choix du FN.

L’extrême gauche totalitaire se dit plus « démocrate » que les républicains

Plusieurs organisations syndicales ont participé à ce mouvement « spontané », organisant une journée de grève et de manifestation le 26 juin.

Il se trouve justement que, parallèlement à ces appels syndicaux, Lucas Rochette-Berlon, un lycéen de 17 ans (ci-contre) en terminale S au lycée L’Olivier – Robert-Coffy (classé 16e du département), à Marseille – un lycée privé, pour l’anecdote ! – a créé dès dimanche soir sur Facebook une page appelant à une prochaine « marche citoyenne contre le FN ».

Interrogé, le lycéen dit s’être récemment encarté à l’UNL, mais qualifie son « initiative » personnelle d’ « apolitique ». « Montrons au FN, aux partis politiques, aux journalistes, au monde [sic, mais les jeunes parlent plus authentiquement de « planète »…], que nous dénonçons le racisme, la xénophobie, la haine, le repli sur soi de ce parti, et que les Français ne partagent pas ces valeurs », peut-on lire sur cette page. Ancienne présidente de l’Union nationale lycéenne de 2004 à 2005, Constance Blanchard, a lutté contre la loi Fillon de 2005 et a ainsi intégré le Conseil National du Parti socialiste.

A la vérité, les manifestants « contre le F-Haine » étaient peu nombreux, mais bien relayés par la presse

A Toulouse, entre 1.000 et 2.000 jeunes ont manifesté contre le FN.
Des anti-républicains qui se croient
une conscience politique de démocrates

Le 25 mai 2014 n’est décidément pas le 21 avril 2002. Des cortèges d’importance moyenne ont défilé ici et là contre le Front national, à Paris, Toulouse et Lyon.

Cette fois, alors que le parti de Marine Le Pen a obtenu 25% des voix dimanche aux élections européennes, les « marches citoyennes contre le F-Haine » ont rameuté beaucoup moins de monde, bien qu’organisées jeudi dans toute la France.

Quelques centaines de jeunes à Paris. Alors que les défilés étaient organisés le matin en province, à Paris, les manifestants ont quitté la place de la Bastille vers 14h30 en direction de la place de la République. Plusieurs centaines de jeunes sont descendus dans la rue à l’appel du syndicat étudiant UNEF, des organisations lycéennes UNL et Fidlmais aussi des mouvements de jeunesse socialiste, communiste et écologiste et des associations comme Osez le féminisme ! Les organisateurs ont revendiqué 8.000 manifestants, la police n’en a en revanche dénombrés que 4.200. Loin des 500.000 manifestants du 1er mai 2002.

Un échec pour ces associations subventionnées – en pure perte – par l’impôt. 

Et ces danseuses qui se disent « citoyennes » ne justifient donc pas les subventions que les contribuables, pour le coup « citoyens », leur versent -à leur corps défendant- en période de vaches maigres.

Des syndicats radicaux appellent à une  » riposte contre l’extrême droite »

Après les organisations lycéennes et étudiantes de gauche et d’extrême gauche, ce sera au tour de syndicats, tels la CGT, la Fédération syndicale unitaire des enseignants (FSU), proche du PCF, et des trotskistes de Solidaires d’entretenir la haine politique – dans un communiqué commun signé avec l’UNEF, l’UNL et la FIDL – en « organisant les ripostes » contre l’extrême droite.

La Confédération générale du travail (CGT) appelle à une journée de grève et de manifestation de stigmatisation des électeurs en juin et avant la conférence sociale des 7 et 8 juillet, a indiqué, mercredi , son secrétaire général, Thierry Lepaon. Et, s’attribuant la propriété des « valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité », une douzaine d’organisations, dont l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et l’Union nationale lycéenne (UNL), ont déjà appelé à manifester d’ici la fin du mois de mai à Paris contre l’extrême droite.

Les réseaux de gauche peuvent-ils décider qui est autorisé au Mémorial de Caen ?

La gauche « vertueuse » est-elle républicaine?

Les manifestants marxistes sont-ils de meilleurs Français?

Les admirateurs de Staline, responsable de la mort de plus de vingt millions de russes, de Léonid Brejnev, envahisseur de Tchécoslovaquie en août 1968 ( Printemps de Prague) et du Khmer rouge, Pol-Pot, tyran sanguinaire des années 70, sont-ils bien placés pour dicter leur loi en France? Combien de divisions aux dernières municipales?

Moins de 200 militants totalitaires, dont des élus du Parti socialiste (PS), du Parti communiste français (PCF) et des syndicalistes, ont manifesté mercredi 7 mai à la mi-journée devant le Mémorial de Caen, contre la présence de la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en fin d’après-midi. 

Mémorial de Caen pour la Paix

Depuis mars 2014, le FV, c’est 12 villes gagnées, 1546 conseillers municipaux et 459 élus dans les intercommunalités. Les socialistes et communistes peuvent-ils être arrogants depuis leur déroute du 30 mars , avec la perte de villes importantes, comme Angers, ou emblématiques comme Limoges. Ce sont quarante-six villes de plus de 30.000 habitants qui ont basculé de gauche à l’UMP ou au FN. Selon l’institut de sondages BVA, plus de 100 villes de gauche ont été récupérées par la droite ce dimanche.

Les manifestants sont-ils représentatifs de la France?

Fragment du Mur de Berlin (Guerre froide)

Les défenseurs des victimes de la Shoah sont des supporters de la Palestine. « C’est une provocation. On atteint la mémoire de ceux qui sont morts pour la liberté. Cette visite va à l’encontre de ce qu’a dit Jean-Marie Le Pen sur les fameux “détails de l’Histoire”, comme il a dit en parlant des chambres à gaz.  Tous ces extrêmes, qu’ils soient de droite ou de gauche, véhiculent des idées totalitaristes que je n’admets pas », a déclaré Bernard Duval (1925), résistant déporté et ancien du kommando Falkensee à Sachsenhausen, après avoir été arrêté par la Gestapo en mars 1944, alors qu’il avait 18 ans. Lien officiel de la préfecture du Calvados depuis 2013.

Au cours de l’émission du « Grand Jury » RTL-Le Monde du 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen avait déclaré qu’à ses yeux les chambres à gaz, dans lesquelles des millions de juifs ont péri, étaient « un point de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale ».

Condamné en justice pour ces propos, il les a réitérés en 1997 en Allemagne, puis à nouveau en avril 2008 dans le magazine Bretons — diffusé en Bretagne et en région parisienne — et en mars 2009 au Parlement européen. Image« Elle [Marine Le Pen] a réussi son coup. On est tous piégés », a estimé un salarié du Mémorial, sous couvert d’anonymat. « On a envie de lui expliquer que la Shoah n’est pas un “détail de l’Histoire” « , a-t-il ajouté.

Faut-il rappeler que le Mémorial de Caen est un musée consacré, ni à la Shoah, ni  aux Grandes Purges staliniennes, ni aux victimes du massacre de Saïgon (1945), ni au massacre de chrétiens libanais par des Palestiniens à Damour en 1976 (etc), mais à l’histoire du XXᵉ siècle?

La gauche combat le FN avec des méthodes totalitaires d’exclusion 

blog -Memorial uniforme soviétique_WWII
Uniforme soviétique (WWII)

Pour sa visite, Mme Le Pen a été accompagnée d’un historien du Mémorial. Exceptionnellement et en raison de cette manifestation discriminatoire, le musée a été partiellement fermé au public à partir de 15 heures.

Le directeur du Mémorial, a en revanche refusé d’accompagner la présidente du FN. Bien que ce ne soit pas le sujet, Stéphane Grimaldi, nommé à l’instigation du député-maire PS de Caen, Philippe Duron, a dit regretter qu’« elle n’a[it] pas démenti 

les propos  de son père sur la Shoah », tout en estimant que le Mémorial serait « par essence un lieu profondément européen, un lieu de défense des droits de l’homme« , alors qu’il a été créé pour promouvoir la paix.

Une autre manifestation, de militants d’extrême gauche,  a rassemblé environ 60 militants, tenus à l’écart par un cordon de forces de l’ordre, devant le Mémorial mercredi vers 16 h 30, au moment où M. Le Pen est arrivée par une porte à l’arrière du bâtiment.

Un musée de la paix où tout le monde a droit de cité

Lors d’une conférence de presse à l’issue de sa visite,  Mme Le Pen a expliqué que c’ést la première fois qu’elle se rend au Mémorial. « C’est vrai que je n’avais jamais eu l’occasion de venir (…) C’était une carence qui est aujourd’hui réparée », a-t-elle admis, avant de saluer la place faite dans le musée aux victimes civiles de la guerre.

Interrogée sur les propos tenus par son père sur la Shoah, Mme Le Pen a répondu qu’elle s’est déjà « exprimée cent fois sur ce sujet, (…) c’est suffisant « .

Au cours de l’émission du « Grand Jury » RTL-Le Monde du 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen avait déclaré qu’à ses yeux les chambres à gaz, dans lesquelles des millions de juifs ont péri, étaient « un point de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale ».

Dans le même temps, Cambadélis se dérobe à Marine Le Pen et la contraint à débattre avec Martin Schultz…