Quand Hollande reçoit un dictateur arabe en se cachant, mais menace Poutine

Hollande, président vertueux qui choisit ses dictateurs: Hamed, bien, Vladimir, pas bien !
Le président de la République a reçu en catimini le roi Hamed de Bahreïn.
 Le président Hollande a tenu secrète
la visite du roi Hamed de Bahreïn à l’Elysée
Encore un changement que le président socialiste, à peine arrivé au pouvoir, s’est empressé de différer à la faveur de l’été 2012, pendant les vacances des Français, en accueillant sur le perron de l’Elysée celui qui réprime dans le sang la révolte de son peuple. Deux mois après son accession à la tête de l’État, c‘est en catimini que le « président normal » a reçu le 23 juillet dernier le roi de Bahreïn, Hamed ben Issa Al Khalifa, à la tête d’une dynastie sunnite au pouvoir depuis deux cents ans. 
Est-il plus fréquentable que le Lybien Kadhafi ou le Syrien Bachar el-Assad ? Il n’est pourtant ni moins sanguinaire, ni plus légitime en France pour une plus grande proximité avec les Français de confession musulmane. Les Lybiens sont des musulmans à prédominance sunnite, comme les Syriens (à 75 %) et la plupart des musulmans en France. Non soumis à une hiérarchie ecclésiastique, les fidèles peuvent se désigner un imam parmi eux pour diriger la prière.
 
Alors que Laurent Fabius était déjà ministre français des Affaires étrangères, à la diplomatie hexagonale, François Hollande n’a rien changé, mais il y a ajouté opacité et dissimulation.  En effet, aucune mention de cette visite à l’agenda élyséen, aucune alerte à la presse n’a placé cette visite au premier plan de l’actualité estivale. « Cette rencontre était à l’évidence une réception officielle », signale Jean-Paul Burdy, professeur d’histoire à l’Institut d’études politiques de Grenoble, qui relate l’affaire sur son site. Ce spécialiste de Bahreïn en veut pour preuve le fait que le roi a été accueilli à l’aéroport par la garde républicaine française.
 
Pourquoi tant de sournoiserie ? 
Bahreïn nous apparaît comme un pays étrange. L’islam y est religion d’État ce qui n’est pas fait pour rapprocher le royaume de la république laïque française. Or, la proportion de chiites avoisine 70%, alors que la famille régnante Al Khalifa est sunnite.
Et cela fait un an et demi que le royaume est en guerre de religions, réprimant dans le sang la révolte chiite. La communauté majoritaire de ce minuscule état de 1.230.000 habitants (dont 550.000 nationaux) exige du pouvoir sunnite des élections libres et la fin des discriminations à son égard. Selon Amnesty International, au moins 60 personnes avaient été tuées  depuis mars 2011dans les 18 mois précédant l’élection de Hollande, après que l’Arabie saoudite a dépêché sur place un millier de ses soldats pour réfréner toute velléité révolutionnaire.

Un tweet donne l’alerte
Ironie du sort, c’est justement par un tweet (relayé par le Figaro.fr) qu’une journaliste politique de l’AFP, accréditée à l’Élysée, a donné l’alerte, le 23 juillet à 11 heures du matin. Évoquant une « visite-surprise », en tout cas « pour les journalistes AFP », elle joint à son texte une photo montrant François Hollande au côté du roi Hamed ben Issa Al Khalifa, sur le perron de l’Élysée (ci-dessus). Quelques heures plus tard, la présidence de la République expliquait que l’entretien avait porté sur la situation en Syrie ainsi que sur « le risque de prolifération des armes de destruction massive« . Autrement dit sur le dossier nucléaire de l’Iran, pays que Manama (Émirats arabes unis, très majoritairement sunnites) accuse de fomenter les troubles à Bahreïn.

Le lendemain, c’était Laurent Fabius qui recevait son homologue bahreïni Khalid ben Ahmed al-Khalifah. Celui-ci annonçait que la France allait aider Bahreïn à mettre en oeuvre des réformes judiciaires, ainsi que des mesures en faveur de la liberté de la presse et des droits de l’homme, selon l’Agence de presse française, première sur le coup fourré. De son côté, le Quai d’Orsay indiquait que le chef de la diplomatie française aurait eu un couplet sur les droits de l’homme et aurait « encouragé les autorités bahreïnies à poursuivre leurs efforts pour permettre un apaisement durable des tensions que connaît le royaume« …
Des tensions qui, pourtant, restent extrêmement vives. Durant tout le mois de juillet 2012, les forces de sécurité avaient arrêté plus de 240 personnes alors qu’une centaine d’autres avaient été blessées dans des heurts avec la police, selon le principal groupe de l’opposition chiite, Al-Wefaq. Deux semaines avant la visite du roi en France, l’opposant emblématique Nabeel Rajab a été condamné à 3 mois d’emprisonnement pour avoir critiqué dans un tweet le Premier ministre bahreïni, et oncle du roi, Cheikh Khalifa. « Des manifestations ont lieu en permanence dans les quartiers chiites périphériques de Manama« , indique pour sa part Jean-Paul Burdy, selon qui « le régime n’est pas menacé, mais la situation pas normalisée non plus ». Le 1er août, l’ONG des Médecins pour les droits de l’homme (PHR) avait ainsi condamné l’utilisation par le gouvernement bahreïni de grenades lacrymogènes dans un but létal. Dans un rapport, le directeur adjoint de PHR affirmait que des tirs de grenades lacrymogènes visent « directement des civils dans leur voiture, dans leur maison, ou dans d’autres espaces fermés où les effets toxiques sont exacerbés« .

Coopération sécuritaire ?

Hollande a raconté sur France 2 qu’il allait essayer de « convaincre » l’homme fort de la Russie de voter au Conseil de Sécurité des sanctions contre le régime Assad.

S’il demeure la principale cible des manifestants de la Perle [place centrale de Manama], le roi Hamed, alors au pouvoir depuis dix ans, s’inscrivait-il pour autant dans la lignée des Muammar Kadhafi et autres Bachar el-Assad (ci-contre avec Poutine) ? « Absolument pas« , insiste Jean-Paul Burdy. « La répression est bien moins sanglante à Bahreïn et le roi n’en est sans doute pas l’acteur principal. » Conscient de l’impasse politique que traversait son pays, Hamed ben Issa Al Khalifa avait bien tenté d’accorder des concessions à l’opposition. Il avait notamment mis sur pied en juin 2011 une commission d’enquête internationale indépendante sur les incidents qui avaient frappé le pays trois mois plus tôt. Le rapport qui en avait découlé dénonçait un « usage excessif et injustifié de la force » du régime

Problème : l’appareil sécuritaire reste entre les mains du puissant Premier ministre Cheikh Khalifa, véritable chef de l’État depuis près de cinquante ans. « Ce qui est certain, c’est que le roi Hamed est aujourd’hui le dirigeant d’un régime répressif« , souligne le spécialiste du royaume. Voilà qui expliquerait pourquoi l’Élysée s’était contenté d’un « service minimum » pour la venue du souverain… Pas de journalistes, pour ne pas s’attiser de foudre médiatique, mais aussi pour ne pas accorder au royaume une vitrine internationale, ce dont il avait alors grand besoin pour sa propagande intérieure. Si le « silence radio » français s’est révélé efficace, il a été trahi, explique-t-on en France, par la presse bahreïnie, qui a surexploité à l’excès la visite royale en capitale occidentale.
Le « message » de la France

Surtout, l’agence de presse officielle BNA avait tenté d’apporté ses propres justifications à la future coopération entre les deux pays. A l’en croire, les opposants bahreïni avaient de quoi s’inquiéter : outre la presse, la collaboration concernerait « les domaines politique, de la défense, de l’éducation, de la culture et de la technologie ». Une perspective qui a suscité l’inquiétude de six associations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’homme et Human Rights Watch. Dans une lettre commune rendue publique le 2 août, les ONG appelaient François Hollande à collaborer à leur action, en « indiquant clairement que la France déplore l’échec de Bahreïn dans la mise en oeuvre des recommandations les plus importantes de la commission d’enquête indépendante de Bahreïn, à savoir la libération des personnes emprisonnées pour l’unique exercice de leurs droits à la liberté d’expression et de rassemblement pacifique« . Un beau rôle attribué à François Hollande, quoique subalterne, mais dont le bilan n’a jamais été dressé, pas même trois plus tard.

Le président François Hollande a « condamné » le déplacement en Syrie de quatre parlementaires français, dénonçant notamment leur rencontre avec « un dictateur », Bachar al-Assad, lors de son déplacement à Manille, le même mois. Le premier ministre, trempé de sueur devant Apolline de Malesherbe le qualifie de « boucher »:

Contactée par le Point.fr, c’est tout juste si une « source proche du dossier » affirmait que les deux pays avaient simplement discuté de la possibilité de créer une haute autorité s’intéressant à l’ensemble des relations entre les deux pays. « C’est seulement lorsque le comité sera mis en place que les domaines de coopération seront formalisés« , ajoutait-elle. Interrogée sur le bien-fondé d’un tel rapprochement, étant donné la répression en cours à Bahreïn, la source précisait que ce genre de collaboration est un moyen pour Paris de faire passer à Manama le « message selon lequel la France soutient le processus des réformes entreprises dans le pays« . Et alors? On nous cache la vraie raison du déplacement du roi et de l’accueil du « dictateur » par le président socialiste.

Aujourd’hui Hollande adopte en Ukraine la posture du justicier
Hollande et Poutine à l’Élysée,
dès le 1er juin 2012

L’intérêt de Hollande pour les « dictateurs » est troublant. Il n’a jamais traité Vladimir Poutine de dictateur, mais à en croire les media français, Vladimir Poutine s’apparenterait en Tchétchénie à un criminel de guerre opprimant l’aspiration légitime d’une jeune nation à l’indépendance. Jusqu’à l’ancien Premier ministre François Fillon qui, sur France Inter le mardi 29 avril 2014, a réclamé une « initiative autonome des Européens » et un dialogue avec la Russie pour résoudre la crise en Ukraine. Surtout, il a qualifié Vladimir Poutine de « dictateur ». « La Russie, c’est la Russie, Poutine, c’est Poutine, c’est un dictateur », a-t-il dit pour qualifier sa stratégie dans l’est de l’Ukraine.Une déclaration pour le moins étonnante, venant d’un homme politique connu pour entretenir des liens étroits avec le président russe depuis plusieurs années. On se souvient qu’en mai 2013, François Fillon avait été vertement critiqué pour avoir contesté la position française sur le dossier syrien, d’autant plus qu’il l’avait fait en tant qu’invité du Forum de Valdai au côté de… Vladimir Poutine. A cette occasion, l’ancien chef du gouvernement s’était adressé au président russe en ces termes: « C’est donc par notre dialogue, cher Vladimir, que passera la paix ».

Hollande fréquente beaucoup Poutine.
Ainsi, à l’occasion du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, le 6 juin 2014, Vladimir Poutine est reçu la veille à l’Elysée. Le président de la Russie, qui était déjà venu à l’Elysée en juin 2012, est pourtant classé par le centre de recherche du magazine britannique The Economist dans la liste des pays « autoritaires ».
Un an tout pile après s’être rendu au Qatar et, en retour, François Hollande reçoit à l’Elysée le nouveau et jeune émir du Qatar Tamim Al-Thani, qui finance les Frères musulmans.

Mercredi 25 février 2015, à propos de la visite privée de parlementaires en Syriedeux sénateurs, l’UMP Jean-Pierre Vial et le centriste François Zocchetto, ainsi que deux députés, l’UMP Jacques Myard, le PS Gérard Baptl’ancien Premier ministre François Fillon avait en revanche assuré: « Ils ont eu raison d’y aller, il faut écouter toutes les parties », « si j’avais l’occasion d’aller en Syrie, j’irais sûrement en Syrie ». Quant à Manuel Valls, visage fermé, il a condamné l’initiative de ces membres des groupes parlementaires d’amitié franco-syrienne: ils ont commis une « faute » qui ne « les honore pas », a-t-il grondé sur BFMTV-RMC. « Les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu’est ce pays », a dénoncé le chef du gouvernement. Qu’ils « aient ainsi, sans crier gare, rencontré un boucher« , « je crois que c’est une faute morale« .
De Manille, où il effectue un voyage d’Etat, le président Hollande a proclamé avec solennité: « Cette initiative, je la condamne ». « Il s’agit d’une rencontre entre des parlementaires français qui n’ont été mandatés que par eux-mêmes, avec un dictateur qui est à l’origine d’une des plus graves guerres civiles de ces dernières années, qui a fait 200.000 morts. 200.000 ! »

VOIR et ENTENDRE le candidat Hollande venu « parler » le 12 janvier 2012, en Seine-Saint-Denis et pour faire le point…

A la vérité, le président russe est l’arbitre d’un système oligarchique.

Ce dernier rassemble, pêle-mêle, des hommes d’affaires – explicitement surnommés « oligarques » en Russie –, des hauts fonctionnaires, des hommes politiques, qui ont tous en commun leur indéfectible loyauté envers le président. A cet égard, il n’y a pas d’un côté une oligarchie corrompue et affairiste, et de l’autre des opposants systématiquement victimes innocentes de l’oppression. Et le peuple est à 60 à 80% derrière leur président qui leur rend leur fierté.


Les déraillements de Hollande plus fréquents que les arrachages de caténaires

Le chef de l’Etat a parfois la langue qui fourche 

C’est fou comme les caténaires sont fragiles pour les départs en vacances
Ligne Paris-Brest

Une rupture de caténaire dans le tunnel sous la Manche a perturbé la circulation des navettes automobile et poids lourds dans les deux sens et le trafic des trains Eurostar le lundi 9 février, a indiqué le Centre régional d’informations et de coordination routière français (CRICR)

Les trains Eurostar reliant Bruxelles et Londres, et Paris et Londres, ont d’abord eu droit à un problème de signalisation. Puis, une partie du tunnel sous la Manche a dû être fermée en raison de la panne d’un train, a indiqué Jasmien Roelens, porte-parole chez Eurostar. « Les trains doivent circuler sur une voie. »   (lien PaSiDupes 2008)
Pour la visite officielle de Hollande au Maroc le pays de Najat Vallaud-Belkacem pavoise de drapeaux… hollandais: logique !

Le hasard a fait que le vendredi 13, le TGV Paris-Brest est tombé en panne, perturbant le trafic ferroviaire toute la journée pendant plusieurs heures. Les 500 passagers du TGV sont restés bloqués pendant près de quatre heures en pleine campagne à cause d’une panne d’alimentation. Vers 9 heures ce matin, le train s’est arrêté brusquement à hauteur de Laval (Mayenne). Les services de la SNCF ont essayé en vain de rétablir le courant. « On a une quinzaine de kilomètres de lignes caténaires qui ont été dégradés suite à l’arrachage de la caténaire par la motrice« , assure le chef d’escadron Terryn de la gendarmerie de Laval. Le train a dû être tracté jusqu’à la gare la plus proche et les passagers ont été acheminés vers leur destination finale par des TER. Ce vendredi, jour de départs en vacances, la plupart des trains au départ de Paris vers la Bretagne ont dû être détournés par Nantes.

 

Et le cerveau de Hollande ne perd pas le contrôle de sa langue seulement aux vacances

Jeudi, François Hollande a commis une boulette. Après que ses conseillers ont passé une nuit blanche de négociations sur l’Ukraine à Minsk, c’est Hollande qui s’est réveillé l’esprit embrumé au moment de s’exprimer sur les ventes de Rafale. Outre ses vagues commentaires en « il y a », « nous devons » et « il faut », le moment des précisions a été aussi chaotique que la zone-tampon entre les rebelles ukrainiens de Kiev et les Ukrainiens russophone de l’Est.

On le savait piètre économiste et piteux historien, mais il ne vaut pas mieux en géographie:  

 il ne s’est pas tout bêtement embrouillé dans des lignes frontières, mais a confondu l’Asie et le Proche Orient, l’Inde et l’Égypte. L’Elysée va maintenant avoir du mal à convaincre que les employés de Dassault Aviation lui doivent la vente de 24 avions Rafale. Bruno Le Roux et Michel Sapin pourraient s’y risquer: ils volent en escadrille… 

La « gauche molle » que la planète nous envie aura-t-elle eu tout loisir de récupérer des heures de sommeil pour conclure avec l’Inde qui poursuit des négociations avec l’entreprise française ? Et si seulement les ringards Mamère et Cosse d’EELV – qui dénigrent l’expertise des ingénieurs et techniciens et la vente de ce fleuron de la technologie française – pouvaient rester au hangar!   
 
Monsieur P’tite Blague a toujours près un nouveau sketch 
La Banque centrale européenne « complote », Sarkozy « prisonnier innocent«  ou encore cette vente de Rafale en Inde: voici le recueil des lapsus de François Hollande depuis son élection à la présidence de la République.

Hollande explique que ce qui le fatigue, c’est l’espoir: l’attente est longue en effet pour les chômeurs…


Attentats de François Hollande à la langue française

Les amoureux de la langue française, victimes des incivilités langagières de Hollande

Stéphane Ratti s’interroge sur le sens politique de la pauvreté du langage présidentiel

La langue de Hollande donne de l’espoir
à tous les incultes d’ici et d’ailleurs

Pourquoi François Hollande s’acharne-t-il à massacrer ainsi la langue française dans toutes ses interventions?
Le professeur d’université Stéphane Ratti s’interroge avec plusieurs analystes après avoir analysé avec précision quelques-unes des monstruosités syntaxiques présidentielles à l’occasion de sa dernière conférence de presse. Quatre explications peuvent être apportées.

François Hollande parle mal pour «faire peuple» est la première qui vient immédiatement à l’esprit.

C’est d’abord la syntaxe en effet qui pèche le plus chez lui. La syntaxe, c’est, expliquait Dumarsais, le grand grammairien et philosophe du XVIIIe siècle, «ce qui fait en chaque langue que les mots excitent le sens que l’on veut faire naître dans l’esprit de ceux qui savent la langue». Dans le discours du président, on a ainsi repéré des ruptures de constructions (anacoluthes), des interruptions subites ou des réticences diverses (aposiopèses), des raccourcis enfin qui confinent à l’obscurité (brachylogie)… Or, la syntaxe est l’art de lier ce qui sans la langue et l’intelligence demeure à l’état brut du chaos.

De deux choses l’une: soit le président a une pensée chaotique, soit sa rhétorique, artificiellement fautive, mime un réel en désordre. Si la seconde hypothèse est la bonne, c’est-à-dire si l’on crédite le rhéteur de suffisamment d’astuce et de maîtrise, la fausse modestie de cette langue que l’on voudrait faire passer pour populaire serait la concrétisation d’une manipulation élaborée: «Je parle comme je suis (normal) et je vous parle comme je crois savoir que vous parlez (mal).» [Ainsi, le « parler vrai « serait-il le parler mal ?] Remarquons que cette hypothèse est la plus flatteuse pour le président puisqu’elle le crédite linguistiquement d’une habileté supérieure, même si, politiquement, elle dénonce chez lui une vertu inférieure, la démagogie [où il semble se complaire].

Christian Combaz ne se lasse pas de collecter les impropriétés de langage lors des interventions présidentielles.

Il souligne que l’abondance des formes passives, dans la bouche de François Hollande, est préoccupante.
Mais elle l’est tout autant dans la presse où les journalistes « illettrés » à la Emmanuel Macron, ont perdu l’usage du « on », tournure légère et impersonnelle pourtant idéale pour ces amateurs d’anonymat et de floutage, au profit des formes lourdes à l’anglaise.
Ainsi, une tournure aussi improbable que « les passagers sont en train d’être contrôlés » pourrait sortir d’une agence de presse traduite mot à mot par un « bac+5 » incompétent (« the passengers are being controlled ») pour « les passagers se font contrôler » ou « passent au contrôle ».
Ils ont perdu aussi perdu de vue -s’ils l’ont jamais croisée- que la langue française dispose d’une forme pronominale économique. Si Reuters écrit « a conference on climate change is being held in Paris », l’acculturation anglo-saxonne de nos journalistes produit « une conférence sur le changement climatique est en train de se tenir à Paris » pour dire « une conférence a lieu actuellement à Paris »…
Ils n’ont d’ailleurs pas le même vocabulaire que nous: ainsi, « les lieux du crime » sont pour eux « la scène du crime » (« scene of the crime »). Et ne parlons pas de français parlé: le « top » actuel du snobisme parisien est de prononcer mal. Ainsi, pour être « fashion », comme on dit en français, il ne faut pas craindre de trahir son illettrisme en prononçant « vôtre smart phone » (pronom + nom…) ce qui se dit « votre smart phone » (adjectif + nom, un peu trop « France profonde » ?) auquel Hollande se laisse évidemment aller, en chuintant, la bouche en cul-de-poule.

Et « il y a » ouvre presque toutes les commentaires inutiles de Hollande pour conduire à des « nous devons » et mourir dans un léger chuintement sur des « il faut »…

Hollande, niveleur nivelé par le bas
« L’Europe, elle est…» : un discours de Hollande, c’est le salon du Bourget linguistique
#Ne comptons pas plus sur lui pour enrichir la langue française de ses prestations que pour redresser la courbe de l’emploi… Il n’aime pas les riches et n’a que faire de culture: entre Isabelle Huppert et Julie Gayet, il a d’ailleurs choisi.]

Quand Christian Combaz, écrivain et essayiste, décrypte le jargon hollandien, on ne peut dire que ce n’est pas triste.
L’exercice qui consiste à éplucher les discours du président de la République à la recherche de ce qui dépasse finirait par devenir artificiel s’il ne s’agissait, désormais, de relever ce qui ne dépasse pas, écrit-il.
Ce qui ne dépasse pas quoi? La moyenne. [Ou un C-) Tout le monde a dit qu’il avait été «très bien» pendant les attentats, mais c’est parce que personne (union nationale oblige) ne pouvait se permettre de dire le contraire [tellement la liberté d’expression était bâillonnée].

A présent que la pression est retombée, la maigreur du message (à l’exception d’une initiative à la Daladier sur l’Ukraine) saute aux yeux. Mais le principal sujet d’inquiétude est l’enchaînement redondant des formes passives, qui trahit une absence de vigueur, de volonté réelle dans le discours, comme si les choses se faisaient en dehors de lui, comme s’il attendait que soient réunies les conditions nécessaires pour qu’elles se fassent toutes seules [comme s’il s’agissait d’une reprise économique qui viendrait d’Allemagne ou de l’exploitation du gaz de schiste américain]. Quelques exemples: «permettre qu’il y ait un jour la communauté internationale qui soit en appui», «nous avons été capables de montrer qu’on était capables de se rassembler», «il faut que nous puissions avoir des parcours qui nous permettent», «il faut faire en sorte que la société civile puisse être en position de», «la question serait forcément posée du soutien que je pourrais lui apporter», «s’assurer que le programme qui était celui qui lui était présenté», etc [Le bras cassé semble se reconnaître dans un texte écrit par un margoulin]

Reste le principal hélas, les incorrections grossières dont la liste est trop longue, mais dont il faut souligner que, pour une fois elles sont l’apanage du seul discours improvisé, celui qui répondait aux journalistes. L’autre, liminaire, était pour une fois mieux écrit, sans doute parce qu’il l’était par quelqu’un d’autre.

Ajoutez à cela l’invraisemblable tango argentin du «même si» qui consiste à faire un pas en arrière dans le discours à chaque fois qu’on a fait un pas en avant et vous n’avancez pas. [Mais tout le monde y trouve son compte à l’arrivée!] «Nous avons une jeunesse formidable qui peut avoir aussi ses troubles», «Un lien solide et robuste qui n’empêche pas les différences d’approche parfois», etc. C’est toujours ceci ou cela «même si» c’est toujours un peu le contraire.

Florilège des acrobaties présidentielles et véritable salon du Bourget linguistique: «On pense toujours que la guerre c’était pour les temps de nos parents», «il y a une autre option et si elle n’est pas tentée», «quand nous sommes ensemble Français et Allemands, nous avons toute la capacité de la puissance à l’échelle du monde», «rien n’est pire d’humilier les Grecs», «à un moment il faut que les paroles soient dites», «il convient qu’il y ait plus de logements qui soient créés», «y aura un accompagnement qui sera fait», «les soldats ils exercent des missions périlleuses», «nous avons pu faire accomplir des progrès mais ils n’ont pas résisté aux tenants des épreuves de force».

Et puis il y a les bourdes du genre «la Syrie n’est pas un état». [On mettra ses bourdes sur le compte du manque de sommeil, « même si » le marchand de sable s’en est pris plein la poire].

On dira sans doute que ce flicage du discours relève des anomalies secondaires, hélas elles sont essentielles. Les grandes occasions sont celles où la parole semble vouloir chevaucher l’événement. Elle n’y parvient pas toujours, mais elle essaie d’imposer une vision. Là on a plutôt l’impression qu’elle vient de rajuster ses oeillères.

« Retraite-chapeau »: Hollande nomme préfet « hors cadre » le chef de cabinet de… Manuel Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l’exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.

blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire de Manuel Valls,
d’Evry à Matignon

Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d’Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi.

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de « préfet hors cadre, chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement », « sur proposition du ministre de l’Intérieur », c’est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu.

Un préfet hors-sol
Cette promotion « hors cadre » dans « la préfectorale » signifie que le bénéficiaire n’est nullement affecté à un département, comme c’est le cas de la plupart des autres préfets.

L’ombre de Valls, à toute heure

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l’Etat…
En tant que chef de cabinet à Matignon – fonction subalterne au poste de directeur de cabinet – Sébastien Gros veille notamment à l’organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo…

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d’entrismeGros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l’Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste.

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à… Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls.

Une carrière éclair faite de protections
Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en « administration du politique », mais devint Gros avec un master « Recherche en sociologie du droit », délivré à… Evry  (Université d’Évry-Val d’Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011.

Matignon se défend
« C’est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique », raconte-t-on dans l’entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros « a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique« , insiste-t-on.
Il est par ailleurs « d’usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient », se justifie-t-on encore à Matignon.

Sa rémunération à 5.162 euros bruts -pour commencer et sans prendre en compte les années d’ancienneté- viendra se substituer, et non s’ajouter à celle de membre de cabinet.

Perd-il au change ?
A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l’heure de… la retraite.

Pas de changement à attendre avec Hollande

Nicolas Sarkozy s’était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu’il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget.
Aujourd’hui, ils s’en prévalent pour continuer…
Ainsi, les chantres de l’exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement… après-guerre.

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin
Ces nominations de « faux préfets » ou de « préfets fantômes » se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.
blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l’Élysée en 1981, s’était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de « préfets en mission de service public » relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l’effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs.
Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d’être élu sénateur, député ou l’âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d’échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l’Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d’une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République.

Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l’existence:
– Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n’avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l’affaire des écoutes de l’Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier.

– Michel Vauzelle : directeur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985).

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)

Préfet honoraire depuis le 15 août 2010. Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007.
Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat…
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n’y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l’enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur entre 2005 et 2007, dans le but d’acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate.

Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d’un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d’un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d’entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. La moralisation de la vie politique promise par Hollande attend DONC toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets…Un ou plusieurs faux préfets, chargés d’une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d’avoir rendu certains services ou d’un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l’Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains…

Hollande, l’ami des bêtes

Le ciel est-il avec Hollande: après la foudre, la neige et la pluie, quoi encore maintenant?

La politique étrangère de Giscard d’Estaing avait valu aux Français le qualificatif de « caniches » par les Anglais

Le labrador, pour faire comme tout le monde
blog -Philae et Hollande deboutLe changement maintenant, pour Hollande, c’est faire comme Mitterrand avec ‘Baltique’, hier. On peut voir le défunt président accroupi, caressant son chien, c’est-à-dire capable de sentiments, ce qui ne serait pas exactement le cas d’un successeur, pourtant socialiste et donc exemplaire, qui, face à sa petite chienne, resterait debout, mains dans le dos et de glace, gelé comme un salaire de fonctionnaire ou froid comme un robot européen qui se serait posé sur la comète Tchouri le 12 novembre… 2014. Le dernier en date des présidents socialistes, s’il n’est ni spontané, ni humain – juste humaniste ! – est à l’évidence admirablement conseillé, par un jeune prodige de la communication, il faut dire, si on répète la presse.

Trente ans plus tard, la fédération des Anciens combattants français de Montréal a fait au président Hollande le cadeau d’une jeune femelle labrador noire âgée de moins de trois mois, Philae, du nom du robot européen sus-indiqué…

Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ont ainsi tous eu des labradors durant leur séjour à l’Elysée, de même que Jacques Chirac, qui avait toutefois terminé son second mandat avec un bichon maltais prénommé Sumo.

La suite des relations animalières de Hollande est en rupture avec celles de ses prédécesseurs

blog -pigeon s oublie sur Hollande-marche Charlieè11jan2015Un pigeon l’a élu entre des milliers de personnes
L’urgentiste, intime d’un dessinateur assassiné, et collaborateur de Charlie hebdo, s’emploie à effacer les preuves du crime de lèse-majesté, tandis qu’avec à propos, le reporter rapporte des scènes de liesse…

La mouche bleue qui le suit à la trace
Mais que font les services de renseignement et de l’anti-terrorisme vantés par le président et Bernard Cazeneuve flatté par Hollande ? Un DVNI (drone volant non identifié) a été repéré au-dessus de l’Elysée, mais n’a pu être intercepté par le RAID. Un autre a été vu à l’intérieur du palais mais la garde rapprochée n’a rien pu faire.  Le drone qui s’est introduit dans la salle de conférence de l’Elysée et  s’est posé sur le « front républicain » de la « gauche molle » et fumante était une mouche !

Esprit, es-tu là ?

L’ironie de la conférence presse du président veut que Hollande souhaiter faire durer « l’esprit du 11 janvier 2015″… Le pigeon et la mouche y contribueront au-delà de ses espoirs et les professeurs de FSU, hostiles aux images d’Epinal, pourront désormais enseigner l’Histoire au travers de « la fable du pigeon, de la mouche et président ».

On le voit, l’individu est plus sec et patelin que le bonhomme de l’image de légende qu’on nous en donne à longueur de JT et les animaux ne s’y trompent pas. Puisqu’ils sont, quant à eux, dotés de sentiments, a reconnu le gouvernement Valls (sans considération des engagements du candidat Hollande), faut-il leur accorder le droit de vote aux élections locales ?

Valérie Trierweiler: le luxe des nantis, aux Sources de Caudalie, ou rien

L’impudeur socialiste sur le « vif », aux obsèques du dessinateur Wolinski

blog -<strong>/strong><br><Trierweiler frequente les Sources de Caudalie-parapluieNos socialistes exemplaires nous arracheraient les larmes si nous ne les connaissions pas pour ce qu’ils sont réellement.

Ce n’est pas une rumeur: Valoche habite l’univers d’un 5 étoiles
Vaut-elle mieux que François Hollande?
Comme ex-journaliste Valérie Trierweiler est une conteuse: elle assure qu’elle travailla à faire découvrir la vraie vie au candidat Hollande. « Je veux qu’il connaisse la réalité quotidienne qu’affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d’un repas lorsque ce n’est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des ‘garriguettes’, ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de ‘Noirmoutier’ et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide. Il connaît si peu le prix des choses. (…) Il n’est pas flambeur pour autant. Son apparence d’ailleurs lui importe peu. Il est capable d’acheter ses chemises et ses chaussures dans les hypermarchés. » L’horreur suprême chez ceux qui se gaussent de leurs collègues qui auraient manqué leur vie à une montre Rolex près, les  Strauss-KahnAyrault, Sapin, Touraine, Delaunay ou Montebourg qui, comme Fabius , se disent à gauche du Parti socialiste mais dépassent le seuil de l’ISF, sans compter les Outre-marins Lurel  et Pau-Langevin.

La pygmalion de Hollande sait-elle seulement de quoi elle parle ?

Quand l’ex-première concubine se rend aux obsèques du dessinateur Wolinski, elle se protège de la pluie sous un parapluie de la marque Caudalie. C’est la révélation que cette fan des dessinateurs anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo ne descend plus dans les Formule 1…

DAL pense-il réquisitionner cet hôtel pour les sans-abri ?

Les Sources de Caudalie à Bordeaux, ce sont « 40 chambres et 21 suites, promesses d’un voyage au cœur d’une région à forte personnalité. Elles sont réparties en 6 maisons, comme des variations régionales : La Bastide des Grands Crus, Le Comptoir des Indes, La Maison du Lièvre, La Grange au Bateau, Le Village des Pêcheurs ou encore L’Île aux Oiseaux. »

 

Digne des Bleus du football

Pas à moins de 296 € par nuit et jusqu’à 3168 € pour 2 pour la « Vie de château en amoureux »

320 € par nuit, en demi-pension
Ce forfait comprend l’hébergement, le petit-déjeuner, un repas par jour dans notre auberge La Table du Lavoir (hors boissons).

L’Ile aux oiseaux by Maxime Simöens
A partir de 990 € par nuit…. « Atmosphère avant-gardiste et inattendue de la suite mythique des Sources de Caudalie entièrement redécorée par le jeune créateur Maxime Simoëns. Cette offre comprend une nuit avec petit-déjeuner et un repas dans notre restaurant La Grand’Vigne hors boissons.
Offre également disponible avec un dîner à La Table du Lavoir les lundis et mardis (jours de fermeture de La Grand’Vigne). »

La « Vie de château en amoureux »?

Ce forfait comprend 3 nuits en Suite ou en Grande Suite avec petits-déjeuners, 1 repas à l’auberge champêtre La Table du Lavoir, 1 repas dans notre restaurant étoilé La Grand’Vigne (hors lundi et mardi), une bouteille de champagne, un bouquet de roses rouges, 2 demi-journées de soins auSpa Vinothérapie® Caudalie en Cure des Sources ainsi que la visite du Château Smith Haut Lafitte.

A 1,5 kilomètre des Sources de Caudalie, la chartreuse du Château Le Thil, demeure historique de 1737, révèle son décor aux amateurs de raffinement et d’authenticité.

Les résidences de vacances des syndicalistes de la CGT
n’ont rien à envier à La Chartreuse du Thil

L’ex-courtisane, qui a grandi dans une ZUP près d’Angers, est la fille d’un invalide et d’une caissière de patinoire qui ont eu cinq enfants.

Chartreuse du Thil

François Hollande, homme de gauche, qui très fier en privé de son trait d’humour » qualifiant les défavorisés de ‘sans-dents’, l’affublait aussi, raconte-t-elle, du surnom de « Cosette. »

François Hollande, raconte-t-elle, en plaisantait gentiment avec elle, l’affublant du surnom de « Cosette », jusqu’à la « gifle » d’une remarque au cours d’un repas de Noël, chez sa mère à Angers : »Elle n’est quand même pas jojo la famille Massoneau. »

La Une « impertinente » d’un journal marocain qui plairait sans doute à Charlie hebdo

Faut-il introduire le « blasphème » dans la loi française ?

Un montage-photo qui vaut bien un dessin de Charlie hebdo

blog -moustache Hitler sur Hollande-el Watan-capture-30jan2015Provocation ? Cet hebdomadaire marocain se demande si la France va « faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ».
François Hollande affublé d’un uniforme nazi, d’une moustache à la Hitler et d’un brassard à croix gammée: c’est le photomontage publié cette semaine en couverture d’un journal arabophone marocain, Al Watan Al Ane. Parue en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, l’illustration est accompagnée de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

 » ‘Peut-on rire de tout ? Vraiment ? Y-a-t-il un journal français pour imprimer cette image Photoshop ?’  » interroge le journal en légende.
Il tire à environ 12.000 exemplaires par semaine, davantage que Charlie hebdo avant les fusillades à Paris par des djihadistes de France,  a indiqué son directeur de la publication qui assume ce parallèle entre le président français et le régime nazi. « Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, nous avons beaucoup de témoignages qui nous indiquent que l’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes en France« , explique-t-il.

Les relations diplomatiques se tendent.
Les offenses des libertaires français cautionnées par la gauche – au nom d’une liberté d’expression ‘no limits’ – ne devraient pas recréer des relations de bon voisinage entre la France et le Maroc. Le 22 janvier, le ministre marocain des Affaires étrangères a reporté à la dernière minute un déplacement prévu en France. La conséquence d’une série de couacs diplomatiques qui perdure depuis près d’un an et qui a amené le Maroc à suspendre sa coopération judiciaire avec l’Hexagone.

« Ce que nous exigeons dans le cadre de la coopération judiciaire, c’est le respect de notre justice. Il n’y a pas une justice française, une justice européenne et une autre justice marocaine. Comme on respecte la justice des autres, il faut qu’on respecte notre justice, et c’est fondamental si nous voulons que les relations soient apaisées et sereines », a fait savoir Salaheddine Mezouar

Les démocrates de L’Obs ont censuré la photo

La svastika a (presque) disparu:
les moins attentifs ne la verront plus !

Comme au bon vieux temps du stalinisme, la presse de gauche fait disparaître ce qui déplaît au pouvoir. Si François Hollande apparaît vêtu d’une tenue nazie et affublé d’une petite moustache semblable à celle d’Hitler, en revanche, la photo a été coupée pour faire disparaître le brassard à croix gammée… L’hebdomadaire socialiste ajoute néanmoins que son confrère maghrébin a choisi de diffuser ce photomontage douteux en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, accompagné de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

blog -non au delit de blaspheme-oct2012
« Non au rétablissement du « Délit de blasphème »!
Les Associations Laïques, Humanistes, Athées et de Libre Pensée manifestaient en octobre 2012:
Où en est François Hollande ?

« L’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes »
Le directeur de hebdomadaire arabophone marocain Al Watan Al Ane, Abderrahim Ariri, explique que cette comparaison avec le régime nazi « c’est une sonnette d’alarme pour la classe politique, au Maroc et en France ».

Deux jours après les commémorations de la libération du camp d’Auschwitz, le journaliste établit un lien avec « les heures les plus sombres de notre Histoire », comme le font nos journalistes, au moindre prétexte. Il compare en effet le climat actuel en France à la Nuit de cristal de 1938, survenue après l’assassinat d’un responsable du Troisième Reich par un juif réfugié en France. Cette nuit de pogroms en Allemagne et en Autriche se solda par le meurtre de 91 juifs et la déportation de 35.000 d’entre eux. « Hitler a considéré cet assassinat comme un don du ciel et en a profité pour mobiliser les Allemands contre les juifs, assure Abderrahim Ariri. Et d’affirmer encore: L’acte terroriste est un don du ciel pour Hollande, qui en a profité pour se redonner une virginité politique. »

L’offense envers un chef d’Etat punie par la loi marocaine

blog -moustache d Hitler sur Hollande-capture decrane Watan-30jan2015
Que va-t-il bientôt rester de la photo originelle? Plus elle est tronquée, mieux elle passe ?

Scandaleux vu de France, ce discours est « symptomatique », juge Aïcha Akalay, directrice de la publication de TelQuel.ma, magazine indépendant et privé, mais dont la ligne éditoriale est souvent critique du gouvernement marocain. « Cela traduit un malaise au sein de la société marocaine, analyse la journaliste, que francetv info est allée sollicitée pour son hostilité au roi Mohammed VI du Maroc. A la fois un malaise des Marocains vis-à-vis des amalgames qui sont faits entre les musulmans et les terroristes et un malaise dans les relations entre la France et le Maroc. »

Les tensions grandissantes dans les relations diplomatiques d’ordinaire policées ont été alimentées par des dépôts de plainte en France contre de hauts dignitaires marocains, des impairs diplomatiques ou encore le rapprochement franco-algérien. Depuis, la coopération judiciaire a été suspendue par le Maroc et celle sur la sécurité est également fortement affectée. Interrogé à ce sujet par l’UMP Luc Chatel à l’Assemblée mercredi, le Premier ministre Manuel Valls a appellé en langue de bois les deux pays à « dépasser » cet épisode de refroidissement, « basé sur de nombreuses incompréhensions ».

La justice marocaine pourrait avoir recours à l’article 52 du Code de la presse marocain qui prévoit une peine d’un mois à un an de prison, ainsi qu’une amende, en cas d' »offense commise publiquement » envers un chef d’Etat étranger. Peu importe, répond Abderrahim Ariri. « Le rôle du journaliste, c’est de secouer », explique le directeur de la publication d’Al Watan Al Ane.

Qui a osé mettre Valls en… fureur ?

Il persiste et signe dans la comparaison avec le régime nazi, évoquant un « holocauste virtuel » des musulmans de France. « Ils vivent sous la menace, sous une tension, craignant à chaque instant d’être victimes d’un acte criminel », assure-t-il. Abderrahim Ariri accuse le gouvernement français de ne pas les protéger suffisamment. Autant de raisons, selon lui, qui justifient cette Une.

A Davos, Hollande fait un cours d’anti-terrorisme aux décideurs économiques

Hollande sait toujours ce qu’ « il faut » faire et interpelle les décideurs économiques 

La posture du leader d’opérette

Face au terrorisme «la réponse doit être globale, internationale, partagée entre les Etats qui sont en première ligne, les gouvernements, mais aussi les entreprises, notamment les plus grandes, qui ont aussi à intervenir», selon François Hollande admonestant vendredi les participants au Forum économique de Davos. Parce que Hollande était social démocrate quand Jean-Marc Ayrault occupait Matignon, mais socio-libéral depuis que Valls l’a remplacé, c’est la première fois qu’un président socialiste intervenait dans cette réunion annuelle des décideurs économiques.

Quinze jours après les attentats sanglants d’islamistes de France à Paris contre les offenses des dessinateurs libertaires de Charlie hebdo et une supérette casher, Très arrogant et critique, François Hollande a interpellé la communauté internationale pour qu’elle prenne ses responsabilités en Libye, en Syrie, en Irak, en Afrique partout où le terrorisme prospère. «La France ne peut agir seule, mais elle montrera l’exemple. La France sera en avant-garde quand ce sera nécessaire», mais «la France appelle une nouvelle fois la communauté internationale à être à la hauteur de la menace».

«Investir massivement dans l’économie verte»

Devant tout ce que compte la finance d’acteurs économiques -et non pas de prêcheurs- le moralisateur a surtout exhorté les décideurs de l’économie à agir. A «couper» les «flux financiers considérables» qui alimentent le terrorisme, et donc à lutter contre le blanchiment d’argent et les paradis fiscaux. Aux entreprises numériques, il a demandé d’agir rapidement et efficacement pour mettre hors ligne tous les contenus liés au terrorisme. «Ne laissez pas agir une bête qui vous frappera» un jour.
Plus globalement, et pour donner satisfaction à sa gauche hexagonale, le socialiste a rappelé que parmi les terreaux du terrorisme se trouvent la pauvreté et les inégalités. Et que si les Etats doivent prendre leur part pour les réduire, les entreprises aussi. «Le risque le plus grand à l’échelle du monde, c’est celui des inégalités entre les pays, inégalités à l’intérieur même des pays», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que «l’économie est une réponse contre la désespérance».

Sa venue à Davos était surtout guidée par son intérêt personnel. Le chef de l’Etat souhaitait poser des jalons en préparation à la Conférence de Paris en décembre sur le Climat. François Hollande a donc rappelé qu’il souhaite un «accord contraignant». «La terre n’est ni une marchandise ni une rente, c’est un patrimoine que nous avons en commun», a-t-il lancé, demandant là aussi aux entreprises de prendre part à ce défi vers la transition énergétique. Il a demandé aux entreprises d’«investir massivement dans l’économie verte», mais aussi plaidé pour la création d’un «marché d’obligations vertes».

«Il n’y aura pas de prospérité s’il n’y a pas de sécurité»

Sur le sujet du climat, Hollande a pointé le fonds vert de l’ONU qui doit financer des actions contre le réchauffement climatique dans les pays émergents et pauvres mais n’a recueilli que 10 milliards de dollars, alors que «100 sont nécessaires» chaque année. Les entreprises pourraient abonder ce fonds, a-t-il suggéré.

En somme, le chef de l’Etat a mis en cause les Etats, mais surtout les entreprises, car «dans la lutte contre le réchauffement climatique et contre le terrorisme, beaucoup dépendra des Etats, mais aussi de vous», a-t-il lancé aux 2.000 personnes qui écoutaient son discours. «Il n’y aura pas de prospérité s’il n’y a pas de sécurité», a-t-il encore insisté.

Les bavures du bouffon

Hollande était le dernier à pouvoir prêcher la croisade.
Outre qu’il a dû se débarrasser d’un ministre fraudeur, Jérôme Cahuzac, qui pendant de longues années avait pratiqué plusieurs paradis fiscaux avant de se faire nommer au ministère du…Budget, Hollande a confirmé la réputation d’arrogance des Français dans le monde.
Les « global leaders », comme on nomme les participants au forum mondial de Davos, ont certes eu la courtoisie de saluer le chef d’Etat comme ils se devaient, mais ont moyennement apprécié les encouragements en forme de remontrances que Hollande leur a adressés dans un discours accusateur mais vide de propositions. Les Davoisiens ont salué celui qui a eu à faire face à Paris à son terrorisme intérieur.
Cela dit, il en faut plus à Davos pour être sacré grand chef d’Etat.  Il ne faut surtout pas pêcher par arrogance ou maladresse. Or, François Hollande a multiplié les bourdes et les erreurs.

1- Erreur d’arriver en retard, faute d’éducation que d’obliger les organisateurs à changer le protocole en prétextant que c’est de la faute de la neige. De la neige à Davos, c’était prévisible: il y en a tous les ans!

2- Erreur encore que de parler en français sans s’en excuser. Ce n’est pas la bonne manière de s’inscrire fortement dans le concert des nations mondiales. On peut parler dans sa langue nationale à Davos, mais on explique « en anglais » pour quelle raison on n’a pas d’autre choix. Il y a toujours une raison noble et politique surtout. Les chinois savent faire cela merveilleusement bien. Les Allemands aussi.

3- Erreur aussi que de s’adresser aux milieux financiers internationaux en flattant leur puissance, leur efficacité après les avoir traités de voyous et désignés comme les ennemis pendant toute une campagne présidentielle. Les milieux financiers internationaux de Davos auraient appréciés que le Président de la république s’expliquât sur la nécessité française d’avoir deux langages ; que la démocratie est au prix de ce type de posture. Une langue de bois à Davos et une langue de vipère à Paris en période d’élections quand on est de gauche mais pas seulement. La vérité n’est pas à l’avantage du socialiste qui les a boudés pendant deux ans avant de venir leur tirer les oreilles…

Elysée: pas un pot, pas un euro offert à l’imprimerie saccagée lors de l’attentat djihadiste

L’Elysée emploie encore bizarrement l’argent public

Une collecte de fonds pour aider l’imprimerie à se remettre sur pied

Depuis quand l’Etat n’a-t-il plus de « caisse noire »
pour venir en aide à ses sinistrés ?

«La France a fait face», estima, mais un peu vite, Hollande.
Très endommagée, suite à la prise d’otages dont elle a été à son corps défendant le théâtre, l’imprimerie de Dammartin-en-Goële en région parisienne rencontre les plus grandes difficultés à reprendre ses activités et l’entreprise est menacée de dépôt de bilan. 

L’assurance ne prend pas en charge les dégâts occasionnés lors de l’assaut déclenché par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, contre les frères Kouachi, alors la ville et les entreprises voisines organisent des collectes de fonds pour sauver l’imprimerie et pallier la défection de l’Etat.

L’exécutif gère les ministères de la parole et de de la communication

«Nous sommes face à un défi terroriste sans précédent », clamait Manuel Valls sur TF1. « Je n’ai cessé de le dire depuis deux ans et demi, clama-t-il alors. Mais qu’a fait le Premier ministre pour accorder la parole et le geste? Et d’ajouter, très en verve : nous avons un «devoir de vérité aux victimes et aux familles. Il y aura un avant et un après». Or, nous y sommes…

Les invités de Hollande à l’Elysée

Tandis que l’imprimeur et ses employés se débattent avec les difficultés et attendent de l’aide, Hollande leur propose des cacahuètes au Château, peanuts !« Les locaux ont été en partie endommagés » lors de l’assaut et certaines machines sont « hors d’usage », précise Jean-Pierre Mateo, premier adjoint au maire de cette commune de Seine-et-Marne. Quant au patron de l’entreprise, Michel Catalano, il « a été atteint moralement et dans son outil de production. Il faut aider les salariés à retrouver leur outil de travail le plus vite possible« , ajoute l’élu qui se félicite de « l’élan de générosité » manifesté à l’occasion de la collecte. Mise en ligne sur le site de cagnotte en ligne leetchi.com, cette collecte affichait dimanche midi quelque 37.000 euros de dons, pour 954 participants.

Outre l’appel aux dons en ligne, deux urnes ont été mises en place dans la mairie. La municipalité a par ailleurs décidé de rebaptiser la rue de l’imprimerie « rue du 9-janvier-2015 », date de l’assaut contre les frères Kouachi.

De l’Elysée, aucun signe d’empathie n’est parvenu à Dammartin. Et le ministricule de l’Intérieur, quoique grandi par les actions du RAID et du GIGN, n’envisage pas un instant de dédommager l’imprimerie. Si la caisse noire de l’Etat ne sert pas à indemniser les citoyens, où fonds les fonds spéciaux?

Hollande régale aux frais de la princesse Marianne

Joey Starr, de profil, au second rang à gauche du président Hollande sur la photo

Depuis qu’il est célibataire, François Hollande répugne à dîner seul, face à lui-même. Pour occuper ses soirées et tromper la solitude, le chef de l’Etat multiplie les invitations.
C’est ainsi qu’il a convié une dizaine de députés socialistes au Château à la mi-décembre 2014, brisant ainsi une fois de plus sa promesse de ne pas inviter de parlementaires de la majorité au Château. Ont entre autres accouru à la soupe populaire, Razzie Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, Sébastien Denaja, député de l’Hérault, Olivier Véran, député en Isère, et un autre Isérois, Erwan Binet parlementaire venu de Vienne, mais aucun frondeur… « C’est une autre voix qu’il a besoin d’entendre », explique Luc Bélot un néo-député qui n’est pas à une contre-vérité près.

Le rappeur Joey Starr, à 47 ans (ci-dessus) et en dépit de son lourd passif judiciaire (décembre 2014).

"Les Rendez-vous d'après minuit", film culturel d'Eric Cantona: la scène ne se passe pas à l'Elysée...
« Les Rendez-vous d’après minuit », film culturel d’Eric Cantona: la scène ne se passe pas à l’Elysée…

Le footballeur «King size» Eric Cantona

Le footballeur E. Cantona, habillé à l'Elysée
Le footballeur E. Cantona, habillé à l’Elysée

La « gauche molle » a également fait venir Monsieur Muscle, Arnold Schwarzenegger
La presse a souligné que l’Américain est une ex-gloire du cinéma, mais a évité d’indiquer que le locataire de l’Elysée l’a utilisé à sa gloire.

blog -Schwarzenegger et Hollande-perron Elysee-2014Peu lui chaut le réchauffement climatique à Hollande, mais le sujet tient particulièrement à coeur à l’ancien gouverneur – Républicain ! -de Californie, puisqu’il est le fondateur et vice-président du réseau des régions pour le climat « R20 » et la France a été choisie du temps de Nicolas Sarkozy pour accueillir le Sommet mondial du Climat fin 2015.
C’était avant les attentats d’islamistes de France il y a une quinzaine de jours…

Gaffe: Hollande annonce qu’il va aux obsèques du roi Abdallah, mort et… déjà enterré

Le président François Hollande a encore gaffé, à Davos, le 23 janvier 2015

Pour rebondir, il a bondi sur le dernier faire-part de décès, celui du roi d’Arabie Saoudite. Grand maître du temps et de la langue française, Flamby a fait une annoncé qui pour une fois n’était pas prématurée: elle était même dépassée, voire inconvenante. Se rendre aux obsèques d’un défunt enterré, c’est l’exploit qu’a voulu tenter le « bras cassé » de l’Elysée, depuis le sommet de Davos en Suisse. Depuis que les attentats djihadistes de Paris ont catapulté Hollande dans les sondages,  voilà que le chavire l’ivresse des cîmes helvètes…

Car aucune frontière, aucune montagne ne l’arrête…

Le Huffington Post continue de valoriser chacune des bourdes de Monsieur P’tite Blague et écrit que « la polémique provoquée par sa blague en Algérie n’a visiblement pas eu d’effet sur son sens de l’humour. » On pourrait s’en inquiéter, mais rien de ses faits, gestes et propos n’alarme la presse socialiste. Ainsi, le 30 décembre 2014, devant la citadelle de Masmak à Riyad, François Hollande s’était encore autorisé une blague. Alors qu’à l’occasion d’une danse folklorique on lui tendait un sabre, le chef de l’Etat, accompagné du président de l’Institut du monde Arabe, Jack Lang, lâcha: « j’en aurai besoin ». De l’auto-dérision pour les uns mais, selon les autres, la marque d’une paranoïa qui ne l’abandonne jamais.

blog -Sabre de Hollande a Riyad-Arabie saoudite 2014
Auto-érotisme de Hollande,sabre-phallus au poing

Le président n’a en fait jamais dépassé la phase du narcissisme primaire du nourrisson qui ne parvient pas à distinguer sa personne du monde extérieur, singulièrement celui de la mère. Ce temps dont il est resté prisonnier, correspond au temps de la construction de l’autoérotisme. Cette jouissance manifeste du petit François à brandir le sabre tendu manifeste le blocage de sa libido sur le phallus. Cette scène en dit beaucoup plus sur lui qu’il n’y paraît et dépasse le simple clin d’oeil à la situation politique difficile en France.<br>
Mais le HuffPost en rajoute. <br>Il positive grossièrement: « Fidèle à son habitude » et justifie: « c’est pour dédramatiser une situation un brin embarrassante que François Hollande a eu recours à son sens de l’humour », avant de s’en prendre à l’opposition qui a mieux à faire, mais que le site accuse « aujourd’hui de régulièrement le prendre pour cible ». Courtisant, mais bien peu psychologue, le HuffPost expose finalement la piètre sexualité du sujet: « visiblement mal à l’aise avec une arme [phallique] à la main, le chef de l’Etat s’est d’ailleurs empressé de s’en débarrasser. » Ce qu’il ne fallait pas démontrer !

Le président dont la presse assure qu’il maîtrise…

Vendredi 23, il a donc commis l’une de ses gaffes qui lui valent les applaudissements des media de gauche. Il a annoncé de Suisse qu’il se rendrait aux obsèques du roi saoudien Abdallah, pratiquement au moment même où il était inhumé à Riyad : « Il vient de mourir, je viendrai à ses obsèques pour qu’il y ait un renforcement des relations entre la France et l’Arabie saoudite« , a déclaré, gravement, le président. au cours du Forum économique mondial à Davos. Le roi Abdallah, âgé d’environ 90 ans, est mort vendredi matin et a été enterré dès la mi-journée en présence de plusieurs dirigeants de la région.


L’Élysée a rectifié les propos du président en re-traduisant la déclaration de François Hollande: il ira « présenter ses condoléances » en Arabie saoudite, a corrigé le Palais. Le roi Abdallah, âgé d’environ 90 ans, est mort vendredi matin et a été enterré dès la mi-journée en présence de plusieurs dirigeants de la région.

La promesse est par ailleurs dénoncée sur Europe 1 par Florian Philippot
Le vice-président du Front national a en effet réagi avant que Hollande ait présenté les… condoléances de la France: « Je trouve indigne que le chef de l’État en personne aille aux obsèques du roi de ce pays« , a estimé Florian Philippot, pour qui « la présence de notre ambassadeur aurait largement suffi« . « Le chef de l’État va dans un pays qui pratique la lapidation des femmes, où il n’y a aucune liberté d’expression. Je pense à ce blogueur qui a été condamné à mille coups de fouet. Est-ce que François Hollande aura au moins un mot pour ce blogueur ? Je ne le pense même pas, parce qu’il est complètement soumis à l’Arabie saoudite », a expliqué le numéro deux du FN.

Une séance de condoléances, un jerrycan à la main…« Il vient de mourir, je viendrai à ses obsèques pour qu’il y ait un renforcement des relations entre la France et l’Arabie Saoudite« ‘, a déclaré le président en marge du Forum économique mondial à Davos en Suisse.

Davos: Hollande décolle dans les sondages, mais la neige le bloque au sol

Hollande commande aux media, mais non à la météo

La neige à Davos contraint Hollande à décaler son discours sur… le climat

Le grand sorcier français fait tomber la neige sur la station de Davos !

Le président socialiste français aurait pu faire bonne figure au sommet de Davos. Les attentats islamistes de Paris ont en effet jeté un coup de projecteur sur sa personne et il croyait bien rester dans la lumière au sommet des pays riches en Suisse. Mais, les riches que, dans sa campagne de la présidentielle de 2012, il disait ne pas aimer, lui ont répondu, ce 23 janvier 2015, qu’ils ne l’aiment pas non plus.

Le chef de l’Etat est encore arrivé en retard. Il avait prévu de se rendre à Davos par hélicoptère, mais la neige s’est abattue sur la région des Grisons et le bras cassé a dû se résoudre à rejoindre la station suisse en voiture, après tous ses confrères.

Une certaine presse se plaît à rappeler qu’en 2005, Jacques Chirac avait connu une mésaventure semblable, puisqu’une tempête de neige à Paris l’avait obligé à intervenir par visio-conférence. Mais à la différence de son aîné, le socialiste voit enfler son contentieux avec le ciel. La foudre avait salué son accession surprise au pouvoir en foudroyant l’avion de Flamby en plein vol vers Berlin, le contraignant à revenir sur Paris. Pour son investiture, le micro-climat avait pourri son apparition sur les Champs-Elysées. Et en août 2014, pour le 70ème anniversaire de la Libération, sur l’île de Sein dans le Finistère, le capitaine de pédalo avait pris l’eau, alors que coulait le gouvernement Ayrault.

Il a encore fallu que ce soit lui qui peine à trouver le chemin de la Suisse et fasse attendre l’ensemble des délégations. La rencontre de François Hollande avec le président égyptien a été annulée et son discours prévu à 11h30 a été reporté en début d’après-midi, à 14h15. Ironie de l’histoire, le Président devait prononcer une allocution axée sur le climat…

 

La conférence climat au centre de son discours

Hollande ne passe pas pour motivé par les questions environnementales au centre des préoccupations de ce 45e Forum de Davos, mais le chef de l’Etat ne pouvait le zapper alors qu’il voudrait pouvoir se prévaloir de résultats de la conférence mondiale hébergée par la France fin 2015 dont il avoue attendre un accord « ambitieux, universel et contraignant« .

Or, les géants de l’économie mondiale rassemblés dans la très sélecte station de sports d’hiver helvétique sont d’ores et déjà doublement concernés par des avancées: ils ne sauraient « prospérer dans un monde déchiré » et ont tout intérêt à concourir au développement durable, porteur d' »opportunités technologiques » et de croissance économique. D’autant que cinq ans après l’échec cuisant de la conférence de Copenhague, les grandes entreprises des pays industrialisés ou émergents n’ guère d’autre choix que de se « mobiliser » en faveur d’un accord à Paris. « Mon message sera de dire que la responsabilité est globale à l’égard des menaces terroriste et climatique« , a confié le président français cette semaine à des visiteurs.

Hollande ne peut mépriser la finance, son ennemi désigné de 2012

Le président socialiste avait dédaigné les éditions 2013 et 2014, mais l’état des finances de la France vaut bien une messe et il s’est donc résolu à faire le déplacement en Suisse en 2015 car il a désormais grand besoin de la finance. Il doit en effet convaincre les investisseurs du monde entier d’abonder le fonds vert de l’ONU contre le réchauffement climatique. Censé atteindre 100 milliards de dollars, il est pour l’heure bloqué à une dizaine de milliards. D’où l’appel du chef de l’Etat à des « financements innovants et d’entreprises ». « La finance ne peut pas se mettre de côté, elle sera sollicitée« , a-t-il commenté en privé.

C’est un renoncement à ses promesses de campagne. Parmi les détracteurs de sa politique, Florian Philippot, vice-président du FN, n’a pas manqué de dénoncer un double discours, rappelant que pendant la présidentielle, lors de son discours au Bourget, François Hollande avait désigné la finance comme son ennemi. Tel Henri IV du Saint-Empire, le pénitent François Hollande se rend à Canossa, cédant sur ses engagements de campagne et s’humiliant devant les banques, les riches.

« Islamisme radical »: le pouvoir socialiste met la liberté d’expression sous tutelle

Censure gouvernementale : les Français n’ont plus droit à la liberté d’expression de Charlie

« #JeSuisCharlie », c’était tout le monde; ce ne sera plus personne, décrète Hollande !

Vous avez dit « islamisme radical », vous serez punis !

La langue de bois assure-t-elle le bien vivre ensemble  ?
Après avoir soumis la langue et les esprits aux tabous du politiquement correct, admettons que les ‘clochards’ ont gagné en dignité (et en calories?) en passant au statut de SDF, mais quand, en langage décodé, il faut entendre qu’un ‘malentendant’ est un ‘sourd’ et croire qu’une personne obèse perd des kilos sous l’étiquette ‘personne en surcharge pondérale’, les influenceurs ont perdu leur temps. Si leur mutation en ‘techniciens’ de surface’ avait rapporté des augmentations de salaires aux ‘balayeurs’, Lolo Fabius ne serait pas soupçonné de trouver du plaisir à enc*ler les mouches en ouvrant la polémique actuelle sur l' »islamisme radical. » Ce n’est pas le pléonasme, bien que révélateur d’une faiblesse de l’analyse, qui chiffonne la pochette blanche du ministre socialiste. Fabius ne voit aucun vice dans la tautologie familière du politique comme du journaliste, ni dans sa volonté de dissimulation de la réalité. C’est ici que le politicard émerge en croyant jouer son rôle politique. Pour ne pas froisser la communauté musulmane, le ministre socialiste réclame du plus grand nombre qu’il adapte son langage aux désirs de la minorité. La liberté d’expression qu’il vante chez les provocateurs de Charlie hebdo serait, selon lui, inadmissible des autres. La démocratie ne donne plus la priorité à la majorité. En régime totalitaire, l’Etat autoritaire confisque au peuple ses libertés. Fabius décide arbitrairement que l’islamiste doit être dissocié de l’islam et, pour ce faire, que toute référence haïssable à l’islamisme sera assimilée à un amalgame réducteur, au même titre que musulman, intégriste musulman et islamiste radical seraient un truisme anti-républicain.

Après trois jours d’attentats terroristes et dix-sept morts, le ministre socialiste se livre à une nouvelle guerre des mots.
Comment qualifier Chérif et Saïd Kouachi – responsables de l’élimination des blasphémateurs de Charlie Hebdo – ainsi qu’Amedy Coulibaly, auteur de la fusillade de Montrouge et de la prise d’otages de l’Hyper-Casher de la porte de Vincennes ? Une fois acquis, dans la douleur, que ces tueurs ne sont pas simplement des « déséquilibrés », mais d’authentiques fanatiques religieux, on s’attendait à ce que le pouvoir socialiste nous sorte des experts pour affirmer que ces musulmans-là ne sont pas de bons croyants motivés par le Coran, puisque « l’islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour », quoi qu’en disent Michel Onfray et les récents événements.
Faut-il parler de « djihadistes » ou de « terroristes » ? D' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » ? Les responsables politiques sont partagés. Pour qualifier les assassins, le chef de l’État PS, François Hollande, parle de « terroristes », d' »illuminés », de « fanatiques ». Le patron de l’UMP, Nicolas Sarkozy, est dans le même registre quand il condamne des « terroristes », des « assassins » et des « barbares ». En revanche, plus libres de leur parole, le Premier ministre Manuel Valls, le député UMP de Paris François Fillon, ancien premier ministre, et le député UMP de Haute-Loire Laurent Wauquiez affirment que la France est en guerre contre « l’islamisme radical ». Quant à la patronne du FN Marine Le Pen, elle qualifie les frères Kouachi d' »islamistes radicaux » ou de « fondamentalistes islamiques » tout en établissant un lien clair entre immigration et islam radical. Bref, après le temps de l’union nationale et du recueillement, la presse qui fait son miel des divisions et clivages politiques, n’envisage pas un instant que les criminels sont tout à la fois: ne peuvent-ils entrer que dans une seule case?

Toutes les compromissions sont bonnes pour éviter les dérapages et maintenir la paix sociale
Comment faut-il nommer ces assassins ? Et surtout faut-il nier l’islamisme ? Voici ce qu’en pense Olivier Roy, chercheur spécialiste du monde musulman, directeur d’études à… l’EHESS: « Parler de barbares, cela ne veut rien dire : barbare, c’est une insulte, mais ce n’est pas une analyse politique. On peut les qualifier d’islamistes radicaux, car il faut bien leur donner un nom. [« islamistes » ne suffisant pas, il faudrait donc les distinguer des « gentils » islamistes…] Moi, je dirais que ce sont des terroristes qui se réclament de l’islam. » L’islam, nous y voilà. C’est parce que les responsables politiques veulent à tout prix apaiser la communauté musulmane, rassembler, éviter les dérapages et les amalgames entre « terroristes » et « musulmans » qu’ils refusent d’employer toute expression faisant référence à l’islam. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius l’a clairement expliqué au micro d’Europe 1 : « Je pense que l’expression islamiste n’est probablement pas celle qu’il faut utiliser. J’appelle ça des terroristes. Parce que, dès lors que vous utilisez le mot islam, vous favorisez une espèce de vision de continuité entre le musulman, qui pratique sa religion qui est une religion de paix [postulat], et puis quelque chose qui serait une certaine interprétation de la religion musulmane. »

« Khmers rouges »
Alors que la pratique de l’islam en France, ses manifestations visibles et son envahissement de l’actualité irritent une part grandissante des électeurs tentés par des solutions radicales, les dirigeants multiplient les déclarations sur la nécessité d’éviter les « amalgames ». Le mot « stigmatisation » a en effet été déjà précipité au fond des douves. François Hollande vendredi soir -« ceux qui ont commis ces actes, ces terroristes, ces illuminés, n’ont rien a voir avec la religion musulmane » – se retrouve sur la même ligne que Marine Le Pen qui appelle à « ne pas faire de confusion entre nos compatriotes musulmans attachés à nos valeurs et ceux qui pensent pouvoir tuer au nom de l’islam« . Pour le chercheur Olivier Roy, « le problème, ce n’est pas ce que dit l’islam. [le Coran est intouchable et ça tranche avec son traitement, approuvé de la classe politque, par Charlie hebdo]
Le chercheur se réserve le droit d’interpréter: « Pour les terroristes, l’islam est un imaginaire politique et une cause abstraite qui a l’avantage d’être virtuelle et globale. Ils n’ont aucune formation religieuse. L’erreur est d’insister sur l’islam, car c’est avant tout un phénomène terroriste de violence radicale. » Et de poursuivre dans la déstructuration et le cloisonnement : « Ces jeunes ne sont pas intéressés par la religion mais par le djihad : le djihad avec un grand D a remplacé ce qui était la révolution avec un grand R il y a trente ans. Les terroristes mènent un combat politique. Ils agissent comme des révolutionnaires. Ce sont des Khmers rouges qui ont fait table rase pour l’émergence de ce qu’ils voient comme la vérité. » Seraient-ce aussi les enfants de Mai 68 ?

Immigration et islam au coeur des débats
Malgré les appels à l’unanimisme et au refus de tout amalgame, d’aucuns ont bien l’intention de débattre librement de l’immigration, l’intégration ou la pratique de l’islam en France. « Je dois mesurer mes propos pour éviter que nous basculions de l’unité nationale à l’affrontement national, c’est un risque. Je n’ai pas l’intention de jeter de l’huile sur le feu, ce qui serait irresponsable« , affirme Nicolas Sarkozy. Avant d’ajouter : « Les questions de l’immigration et de l’islam sont clairement posées. La question clairement posée aujourd’hui, c’est celle de l’islam de France, pas de l’islam en France. »
De son côté, Marine Le Pen s’inquiète que « le mot de fondamentalisme islamiste » ne soit pas utilisé. « Le simple mot de terrorisme me paraît tout à fait insuffisant. Le terrorisme est un moyen, mais, derrière ce terrorisme, il y a une idéologie, et cette idéologie, c’est le fondamentaliste islamiste. Le fondamentalisme islamiste est le cancer de l’islam« , observe-t-elle.

Jean-Marie Le Pen, « Charlie Martel »
Quant au président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, il dit tout haut ce que pensent tout bas de nombreux militants frontistes et autres : « Je ne suis pas Charlie, je suis Charlie Martel. » Une façon de proclamer que, selon lui, il faut bouter l’islam hors de France en faisant allusion au prince franc qui –à la suite de la victoire remportée aux environs de Poitiers en octobre 732- arrêta l’invasion musulmane dirigée par Abd al-Rahman. Autant de débats et de rappels sur l’islam hégémonique que certains veulent éviter. « Dire depuis dix ans que l’islam pose problème en France pousse certains musulmans à se placer dans une logique de rejet de la société, argue Amel Boubekeur, sociologue spécialiste de l’islam. (…) L’exclusion des musulmans est assurément le moteur de la radicalisation, » soutient-il dans une logique de victimisation. Et Olivier Roy de conseiller : « Il faut montrer la diversité de la population musulmane en France : il y a beaucoup plus de musulmans qui sont dans l’armée, la police et la gendarmerie françaises que dans al-Qaida. » Faut-il aussi démontrer que nombre de conflits actuels dans le monde sont dus à la rivalité entre Sunnites et Chiites ?

Pour Fabius, l’intégration de l’islam se décrète
Vous avez dit « apartheid », vous serez punis ! « Un apartheid territorial, social, ethnique, s’est imposé à notre pays. » Cette phrase de Manuel Valls lors de ses voeux à la presse mardi suscite en effet de nombreuses réactions négatives. Pour beaucoup, toutes tendances politiques confondues, le Premier ministre est « allé trop loin » en utilisant un mot lourd de sens et « inadapté » à la situation française. Si « ghetto » ou « ségrégation » reviennent désormais régulièrement dans la bouche des politiques, la référence à un « apartheid » a perturbé ce pays qui proscrit les références ethniques.

La police du langage est de retour
Nathalie Kosciuzko-Morizet, vice-présidente déléguée de l’UMP, s’est insurgée contre l’emploi de ce mot « insultant pour la République ». « La République a besoin de clarté, pas de confusion des mots et des idées« , a-t-elle affirmé.

L’usage du mot apartheid, du nom de la ségrégation raciale mise en place par le régime sud-africain jusqu’en 1994, est « irresponsable » et « insultant », a pour sa part jugé Florian Philippot, vice-président du FN (Front national), accusant le Premier ministre de « jeter de l’huile sur le feu« .

Le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée nationale, François de Rugy, a jugé que le terme de « ghetto » aurait été « beaucoup plus juste ». « Mais le Premier ministre visait à nommer les choses et à regretter que, par exemple, après les émeutes de 2005 (…) on ait refermé un peu trop vite ce qui est apparu comme une parenthèse alors que c’était une révolte qui révélait des fractures inacceptables« . Une défense aussi peu convaincante qu’alambiquée rappelant que le petit homme vert est toujours demandeur d’un maroquin.

Rugy se refuse pourtant à remonter le temps et à évoquer ce qui dérange dans le contexte des derniers attentats sanglants de Paris. En 1983, dans les années Mitterrand, a en effet eu lieu la Marche pour l’égalité et contre le racisme, surnommée « Marche des beurs », contre le racisme, et pour une carte de séjour de dix ans et le droit de vote des étrangers. Une première désillusion historique et profonde des musulmans face au pouvoir socialiste et qui a été le point de départ de la fracture communautaire et de… l’apartheid en question. La gauche a bien tenté, mais en vain, une récupération des Indigènes de la République au moment de l’hystérie collective du 12 juillet 1998, orchestrée par Lionel Jospin et sa ministre de la Jeunesse et des Sports, Marie-George Buffet (PCF). La presse dans son ensemble et un grand nombre d’intellectuels salua sans mesure la victoire de l’équipe black-blanc-beur de football, preuve supposée de l’intégration réussie et de la nation réconciliée, cette équipe « black-blanc-beur » des Thuram, Barthez et Zidane, auteur amnistié -puis sanctifié- d’un violent « coup de boule » sur un Européen d’Italie.

Moins nuancé et plus offensif, le Parti communiste accuse le Premier ministre de « non assistance à territoire en danger » et lui a demandé « d’agir » « avec un changement de politique ». Un porte-parole du PCF pointe d’ailleurs le lien avec les « conséquences de l’austérité dans les quartiers« .

Même au sein du parti gouvernemental, Manuel Valls fait grincer des dents aiguisées.
« L’apartheid, vous l’avez connu, c’était le fait que juridiquement tous ceux qui étaient noirs n’avaient pas les mêmes droits que les blancs. Le problème en France n’est pas juridique, c’est un problème de réalité », a réagi sur RTL le grand prêtre des bonnes moeurs politiques et du langage politicien, Laurent Fabius , ministre intermittent des Affaires étrangères et épisodique au Tourisme.
Même Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois et proche de Manuel Valls, juge le mot « maladroit » parce qu’il est « connoté géographiquement et historiquement ».

Déjà en 2005, Manuel Valls utilisait le mot « apartheid »

Peu cultivé, Manuel Valls a des lacunes: ses études universitaires ont été brèves et non qualifiantes… Le patron des godillots socialistes de l’Assemblée nationale a ressorti la brosse à reluire. « C’est un mot qui est certes fort, mais c’est un mot qu’il avait déjà utilisé », tente de raisonner Bruno Le Roux, sans parvenir à établir de lien entre « mot fort » et « déjà utilisé ». Mais il persévère et nous raconte que « parce qu’il est fort, il montre l’exigence républicaine à laquelle nous sommes confrontés. » Et nous en sommes au même point: nulle part. Le président du groupe socialiste à l’Assemblée est hors sujet, mais poursuit en langue de bois, dans un réflexe de député de Seine-Saint-Denis, soulignant les « fractures, énormes, béantes sur notre territoire qu’il convient de résoudre« . CQFD.

Au fond, le pruneau cuit est le seul, avec Valls, à admettre l’existence d’un apartheid à la Hollande.

Les chroniqueurs s’enflamment comme de l’amadou

Mais « si l’ancien maire de banlieue pouvait formuler ce type de constat [en 2005] dans une logique de dénonciation, des mots similaires dans la bouche d’un Premier ministre prennent un sens différent », insiste Le Monde qui voit là une « rupture ». D’autant plus que ce mot tabou sous-entendrait que « les logiques de ségrégation ne sont pas uniquement subies mais qu’elles sont, au moins en partie, construites par les politiques publiques, notamment dans les domaines du logement, de l’éducation et de l’emploi.« 

« Une erreur profonde » ou un « signal » assumé? Ce « mauvais mot », selon Le Point, fait réagir l’ensemble de la presse ce mercredi matin.

« En France, il y a encore des mots qui font sens. L’apartheid en fait partie. Il est clivant. Inadapté. Et surtout improductif », a dénoncé Yann Marec du Midi Libre qui y voit « une erreur profonde de la part du leader du gouvernement« .

Ces mots sont « d’une rare violence », renchérit Bernard Stéphan, dans La Montagne.
Manuel Valls « chasse le déni partout où il se cache quitte à se mélanger les crayons dans le choix du calibre », commente aussi Jean-Louis Hervois, pour La Charente Libre.

« Le Premier ministre est allé trop loin, il y a une limite à ne pas franchir », assène Hervé Favre dans la Voix du Nord.

Pour Didier Rose, des Dernières Nouvelles d’Alsace, « la formule de Manuel Valls surprend » car fait-il remarquer « depuis les attentats, François Hollande n’a eu de cesse d’invoquer l’union nationale. »

« Manuel Valls a voulu surjouer un élan de sincérité », observe de son côté Jean-Emmanuel Ducoin, dans L’Humanité.

« Le mot est lourd. Il est fort. Il est choquant », martèle Philippe Waucampt, dans Le Républicain lorrain. « Les termes employés ont quelque chose de déplacé (…) Une interprétation aux antipodes du modèle républicain français », juge-t-il. Mais ils doivent aussi « se lire comme un signal adressé à ceux qui se sentent en marge d’un pays se complaisant à les ignorer », conclut l’éditorialiste.

 

Le regain de popularité de François Hollande: un feu de paille ?

Le professionnalisme des forces de l’ordre booste la cote du président Hollande

blog -monde de merde-bis-AurelLes éléments de langage proposés par l’Elysée à la presse ont fait mouche

Attribué au président de la République par les media militants après les attentats de djihadistes de France à Paris, le « sans-faute » doit beaucoup aux forces de police (Raid et GIGN) dont le professionnalisme n’est pas salué comme il se devrait par les thuriféraires du pouvoir. Comment leur rendre justice en effet sans dépouiller Hollande de sa peau d’âne ?

Le malaise vient aussi d’un rebond opéré sur un drame que ses services de renseignement n’ont pas su prévenir, en dépit des annonces à répétition de complots déjoués et du fait de négligences, puisque l’un des islamistes tueurs, Chérif Kouachi, sous contrôle judiciaire, avait interdiction de quitter le territoire français quand il s’est rendu au Yemen et avait bénéficié d’un non-lieu en 2013. Son aîné, Saïd Kouachi, était fiché aux Etats-Unis et interdit d’entrée sur le territoire américain après s’être entraîné au Yemen…

La cote de popularité de François Hollande bondit de 21 points -à chaud- dans la dernière enquête d’opinion Ifop-Fiducial.

blog -cote de popularite de Hollande bondit suite aux attentats djihadistes-Ifop-17jan2015
Plus dure sera la rechute

Ce regain de satisfaction vient d’abord saluer le travail du Raid et du GIGN, actifs et efficaces dans l’ombre, tandis que les politiciens occupaient le devant de la scène par des apparitions incessantes et redondantes. Ce détournement d’attention par les trois principaux leurres, Hollande, Cazeneuve et Valls, était probablement souhaitable, afin de faciliter la tâche des brigades anti-terroristes, mais la récupération qui est faite du travail de fond réel risque de ne pas s’inscrire dans la durée.
blog -sondage popularite de Hollande suite attentas--Ifop-Fiducial pour Match« Bond historique », selon 20minutes, « dépassant François Mitterrand qui avait bondi de 19 points entre janvier et mars 1991, lors de la guerre du Golfe« , s’esbaudissent les flagorneurs de la presse. Au final, l’opération Daguet fera dix morts et 33 autres militaires blessés. Le compte des morts de l’opération Serval au Mali est aussi lourd -en 18 mois (mars 2013-octobre 2014), mais ni les sondés, ni 20minutes ne l’a gardé en mémoire. Quant à la maladie du président, elle n’était pas encore publique. En politique, la guerre serait donc une bonne affaire pour les sondages ? Plus sûre que l’inversion de la courbe du chômage…

Après la compassion, le retour des passions, mais aussi la remontée de la pression des réalités.

L’équipe de Charlie hebdo hurle de rire à l’hommage du ciel à François Hollande

Le ciel a encore honoré le président Hollande

Fou rire du dessinateur Luz (Charlie hebdo), lors de la "marche républicaine" du 11 janvier 2015 à Paris
Fou rire du dessinateur Luz (Charlie hebdo), lors de la « marche républicaine » du 11 janvier 2015 à Paris

Le président socialiste attire le mauvais sort.
Comme si  la foudre et la pluie n’avaient pas suffi, au moment  solennel où François Hollande les saluait sous les caméras, les équipes de Charlie Hebdo ont été secouées par un soudain fou rire. L’instant devait être grave et beau; il s’est transformé en une formidable hilarité de ces journalistes libérés, recueillis par le journal Libération.

François Hollande marchait dignement en tête de la « marche républicaine », quand il fut pris d’une envie soudaine d’aller saluer l’équipe de Charlie Hebdo, dont le médecin urgentiste Patrick Pelloux, qui, présent sur place au moment des faits, avait prévenu le premier Monsieur P’tite Blague du terrible attentat perpétré par des islamistes de France contre des dessinateurs du magazine satirique.  Le chef de l’Etat avait discuté quelques minutes avec le dessinateur Luz avant de serrer longuement le bon docteur dans ses bras.

Alors que l’étreinte des deux amis atteignaient son paroxysme, plusieurs membres de Charlie Hebdo ne purent maîtriser et retarder un fou rire inattendu qu’ils déchargèrent à la vue de tous. Sur les images, Luz est plié en quatre, tandis que ses camarades se bourrent les côtes de coups de coude.

L’hommage républicain d’un pigeon irrévérencieux dans le « sens de l’Histoire »

L’emplumé -ce pigeon !- avait repéré le président de la République parmi un million et demi de personnes -dont une petite cinquantaine de chefs d’Etat présents ce jour-là dans les rues de Paris.  C’est sur le premier personnage de l’Etat, et sur nul autre, que le volatile a choisi de lâcher sa fiente.

Un  » incident » qui a soulagé tout le monde, comme l’a expliqué Luz aux Inrocks : 

« Hollande blog -marche republicaine-Luz temoin de lacher de fiente de pigeon sur Hollande-11jan2015pourrait intégrer Charlie Hebdo parce que, malgré lui, il a fait rire toute l’équipe en cinq secondes. Ce pigeon malicieux doit être un fidèle lecteur de Charlie Hebdo… »

«  Trop bon, ce Hollande, s’est également gaussé  le dessinateur Jul, il a réussi à nous filer un fou rire !  »  Ca aurait en effet  pu être la tourista.

Tout ce qui tombe du ciel est béni, pour les laïcs athées ou libre penseurs aussi

blog -Charlie hebdo-aux chiottes ttes les religions-Cabu Alors que les mécréants afficheront leur « pardon » en Une de leur  journal meurtri cette semaine, Joann Sfar a des visions. « Blague venant des copains aux cieux : un pigeon a fait caca sur l’épaule de François Hollande, a-t-il posté sur Twitter.

Fou rire de Catherine et Luz ! « Merci les amis ! « …  pour ce moment.

Hollande pourra-t-il aller au bout de son mandat ?

Une majorité battue à deux scrutins reste-t-elle légitime?  
Et son président à 3% dans un sondage ?
Media et politiques s’interrogent. 

Christian Delporte décrypte la situation après les échecs du PS aux européennes: et si François Hollande n’allait pas au bout de son mandat ?

Invité de BFM-TV au lendemain de la débâcle des européennes, François Bayrou a eu un sursaut de désir d’avenir, lâchant « François Hollande n’ira pas au bout de son mandat. Il va y avoir un coup de foudre d’ici là. On ne peut pas durer trois ans dans la situation où on se trouve. »

Selon une étude OpinionWay réalisée en exclusivité pour Le Figaro Magazineles Français ne sont plus que 3% à préférer François Hollande comme candidat du PS à la prochaine présidentielle de 2017. En dépit de la force des institutions, l’hypothèse de voir François Hollande démissionner est-elle désormais crédible?

La démission du leader qui n’a plus la confiance du peuple est une vieille question, théorisée par…les bolcheviks ! Sur le plan institutionnel, rien n’oblige François Hollande à partir. L’impopularité mesurée par les sondages (même si l’actuel Président bat des records, sur ce plan) ou l’échec aux élections intermédiaires ne suffiront pas, sauf s’il en décidait lui-même ainsi, à le pousser à la démission. A cet égard, ses prédécesseurs ont eu la même attitude. Seule une situation exceptionnelle de chaos (manifestations et grèves massives, pays bloqué, violences…) pourrait l’y conduire. Nous n’en sommes pas là. Quand on est à la tête de l’Etat, on croit toujours, même si on s’illusionne parfois, qu’on finira par rebondir et reconquérir l’opinion. La démission, pour un homme politique, a fortiori exerçant les plus hautes fonctions, est une extrémité inadmissible. Seuls l’épuisement ou la contrainte sous une forte pression l’y mènent éventuellement. En attendant, les leaders de l’opposition peuvent bien poser la question du départ de Hollande, c’est bon pour mobiliser leur électorat qui attend un tel discours. Mais, en leur for intérieur, ils savent, par expérience, que cela ne se produira pas. 

Cette situation serait-elle inédite dans l’histoire politique?

Le Président Mac Mahon a démissionné en 1877, après avoir dissout la Chambre, finalement poussé dehors par la nouvelle majorité républicaine qui refusait de gouverner avec lui. Alexandre Millerand fut dans la même situation en 1924. D’autres chefs de l’Etat ont démissionné sous la IIIe République: Jules Grévy, en 1887, emporté par un scandale, Jean Casimir-Périer, en 1895 (après 6 mois et 6 jours, par dépit), Paul Deschanel, en 1922 (pour des raisons de santé bien connues): mais, à l’époque, comme disait De Gaulle, les présidents « inauguraient les chrysanthèmes » [Et une rupture de confiance avec le peuple n’impactait pas aussi lourdement le pays que sous la VIe République]. Le Général, justement, est parti en 1969, désavoué par le peuple lors d’un référendum où il avait mis son mandat en jeu. Dans ces deux cas, le départ résulte de l’expression du suffrage universel [Et on comprend donc ce qui fonde l’aversion de Hollande pour le référendum]. Mais, malgré lui [suffrage universel], Mitterrand, à deux reprises (1986, 1993) et Chirac (1997) ont préféré la cohabitation à la démission [le socialiste avait choisi la stabilité contre le chaosrendant ainsi hommage à la Constitution de 1958…]. On se rappelle aussi qu’en 1968, De Gaulle avait écarté l’hypothèse de sa démission, préférant dissoudre l’Assemblée nationale, provoquer des législatives anticipées et, ainsi, poser la « question de confiance » au peuple français [et préférer le dialogue direct]

L’Express titre en une cette semaine, « Encore trois ans », tandis que Valeurs actuelles pose la question « Doit-il partir? » 

Ces Unes sont-elles le reflet d’une fragilité réelle du pouvoir ou contribue-t-elle à le déstabiliser?

Valeurs actuelles s’adresse à une clientèle de droite, tandis que L’Express vise un public plus large, mais les deux se rejoignent, simplement parce qu’ils traduisent l’air du temps. Je ne me lancerai pas dans la théorie de la poule et de l’œuf. La presse [Libération? Le Monde ?] évoque le départ de Hollande, parce que son impopularité bat des records et que, pour vendre, il ne faut jamais trop s’éloigner de ce que pensent ses lecteurs…Mais, du coup, répétée, reprise, l’idée du départ fait son chemin. La presse est généralement opportuniste et panurgienne. 

Le chrysanthème manque d’eau

Souvenons-nous de l’époque de Nicolas Sarkozy, d’abord porté aux nues, ensuite jeté aux orties. La mode est au Hollande-bashing, pratiqué jusqu’à l’intérieur du PS (au moins dans les couloirs). Si Hollande remonte, même timidement, dans les sondages, il n’est pas exclu que quelques magazines le trouvent soudain formidable et s’interrogent sur sa réélection, avec des titres, du genre: «Et s’il réussissait son pari?»… Ainsi va la presse.

François Hollande bat des records d’impopularité et ne dispose plus d’une majorité solide. Dans ses conditions, comment peut-il tenir? De quelles options politiques dispose-t-il encore?

Il n’a pas beaucoup d’options. Je ne crois guère à la dissolution. Elle pourrait être contrainte, si le désaveu des « rebelles » du PS se traduisait par un vote de défiance à l’Assemblée. Mais les députés du PS se feront-ils hara-kiri? Combien reviendraient au Palais-Bourbon? Les Verts, dont la plupart des députés le sont grâce au PS qui leur a laissé des circonscriptions, y perdraient toutes leurs plumes. 

Pour le sport, imaginons la dissolution surprise. Elle se fonderait sur un pari risqué: l’échec aux législatives, la cohabitation avec l’UMP [union nationale obligée, suggérée par BHL], l’usure de la nouvelle majorité et une nouvelle virginité politique dans l’opinion (à l’instar de Mitterrand et de Chirac) lui ouvrant les portes de la réélection en 2017. Franchement peu vraisemblable. Le plus évident pour Hollande, c’est de miser sur le retour de la croissance [ce qu’il n’a cessé de faire, dans les zig-zag d’une politique affolées par les vents contraires], dont les signes sont présents dans plusieurs pays d’Europe [nous assure-t-on, sans qu’elle se précise, ni en Allemagne, ni aux USA]. Son seul atout, c’est le temps, ces trois ans qui nous séparent de l’échéance présidentielle. C’est là-dessus qu’il mise.

François Hollande, s’il ne démissionne pas, a -t-il encore une chance d’être candidat à sa propre succession en 2017 ?

Valls éclipse Hollande dans les sondages
Tout président élu pour un premier mandat rêve d’en accomplir un second, tout en se gardant de le dire. Difficile pour le PS de lui contester une deuxième candidature [et c’est bien pourquoi les primaires sont une arme à double tranchant], sans provoquer une crise qui ferait resurgir brusquement le spectre de 2002. Cependant, le contexte jouera également. En cas d’impopularité forte, la presse testera d’autres noms [que Hollande situé à 15% par les …sympathisants socialistes] ceux de Valls [40%], Aubry [16%], Montebourg [3%] ou d’autres. Si les sondages le donnent perdant à coup sûr, alors qu’un socialiste pourrait l’emporter, une incroyable pression s’exercera sur lui, à laquelle il lui sera rude de résister.

La solution ne pourra venir que des oppositions. Ou de la rue !

Présidentielle 2017: le président Hollande écrasé par son premier ministre

En 2017, Valls serait encore préféré à Hollande par les sympathisants PS 

Les sympathisants socialistes sont largement favorables à l’organisation d’une primaire pour 2017, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro Magazine. Manuel Valls apparaît comme le candidat favori, loin devant François Hollande.

« Je ne vois pas pourquoi on sauterait par-dessus les primaires en disant qu’il y a une sorte de plébiscite légitime. Il y aura un débat« , avertissait Julien Dray fin mars sur BFMTV. A l’instar de l’ex-député de l’Essonne, 81% des sympathisants socialistes sont favorables à l’instauration d’un scrutin pour désigner le candidat du PS, rapporte un sondage OpinionWay publié ce vendredi dans Le Figaro Magazine. Et ce, quand bien même Monsieur P’tite Blague décidait de se porter candidat à un second mandat. 

Mieux, le chef de l’Etat à mi-mandat est loin d’être le candidat favori de la gauche

40% des sympathisants PS reportent leurs espoirs sur Manuel VallsFrançois Hollande n’arrive qu’en troisième position, avec 15%, derrière… Martine Aubry (16%) bien que cordialement détestée pour ses partis-pris et sa violence.

Seulement 3% de l’ensemble des Français souhaitent voir François Hollande se représenter pour le PS. Soit le même score qu’en 2011, lorsque Dominique Strauss-Kahn était de loin le candidat favori pour la primaire PS. Selon Le Figaro, le sondage est d’autant plus humiliant que le surnom du chef de l’Etat, à l’époque, était « Monsieur 3% »

Reste que le plébiscite de Manuel Valls « permet de rappeler que les sympathisants socialistes, comme les militants, sont avant tout des électeurs de centre gauche« , souligne le directeur général adjoint d’OpinionWay, Bruno Jeanbart, pour Le Figaro Magazine. A ce titre, Arnaud Montebourg, qui incarne une ligne plus radicale, n’est que le cinquième candidat favori des sympathisants PS. 

Ségolène Royal arrive d’ailleurs en 4, devant l‘ex-redresseur au Viagra de la courbe de l’emploi

ALSTOM : HOLLANDE SE REND EN ALLEMAGNE POUR DÉSAVOUER MONTEBOURG

Le président d’accord avec la chancelière  pour que l’avenir du groupe soit une décision des dirigeants

Ce sont « des décisions qui ne relèvent que de l’entreprise »,

a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, avec l’approbation de François Hollande. Ils s’exprimaient sur l’avenir du groupe français Alstom, convoité par l’américain General Electrics et l’allemand Siemens. C’est une décision qui appartient à ses dirigeants, ont indiqué samedi lors d’une conférence de presse commune, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande, en Allemagne.

« Du côté allemand, nous ne nous impliquerons pas » dans ce dossier, mais si Alstom devait choisir finalement l’offre de Siemens, « l’Allemagne accompagnerait un tel projet de façon positive », a ajouté la chancelière allemande.

La France attentive à l’emploi

Le président français a également reconnu qu’il s’agissait « d’abord d’une affaire d’entreprises, d’industriels« désavouant ainsi la position de son ministre de l’Economie qui a déclaré sa préférence pour une solution européenne.


Hollande a toutefois rétro-pédalé en rappelant que « le gouvernement français est particulièrement attentif » à la préservation de l’emploi, aux localisations des activités et à l’indépendance énergétique. « Nous attendons l’offre de Siemens pour nous prononcer », a-t-il ajouté.

Seul le conglomérat américain GE s’est 
pour le moment, officiellement déclaré candidat au rachat de la branche énergie d’Alstom pour 12,35 milliards d’euros. Siemens, de son côté, a exprimé son intention de faire une offre concurrente, même si mercredi son patron s’est montré assez évasif sur la question. « Nous n’agirons que quand nous saurons ce que nous voulons », s’est contenté de déclarer Joe Kaeser, le patron de Siemens, lors d’une conférence de presse à Berlin.

Siemens, qui aurait les faveurs de Bercy, a cependant commencé l’examen approfondi des comptes d’Alstom.


Reste le problème de la branche Transports d’Alstom

Le président de la République fait monter les enchères de  General Electric, qui veut racheter l’activité énergie du groupe français, mais se désintéresse de sa branche transports ferroviaires.
Or, Alstom, c’est le TGV (très grande vitesse)…

L’intervention de Hollande au Mali fait un 8e militaire mort et deux blessés français

Un militaire meurt, sans autorisation

Le jeudi …8 mai, un militaire français a été tué en opération dans le nord du Mali

révèle l’Elysée. 

Ce sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi porte à huit le nombre de pertes françaises au Mali depuis le début des opérations. Le président socialiste ne manque pas de mots… « Le chef de l’Etat exprime son grand respect pour le sacrifice de ce légionnaire français », peut-on lire dans un communiqué de l’Elysée. 

A l’origine de l’envoi de soldats français, Hollande exprime sa « totale confiance » [ce qui, en la circonstance, n’a aucun sens] aux forces françaises engagées dans la lutte « contre les groupes armés terroristes« .

 

Le véhicule du soldat tué a été détruit sous l’effet d’un « engin explosif improvisé » placé par un groupe djihadiste, a affirmé, sans preuve, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, sur BFM-TV et RMC

A l’issue des cérémonies commémorant le 8 mai 1945, le président Hollande a aussi indiqué que deux soldats ont été blessés par cette explosion.

 

Comme la courbe du chômage en France, la situation se serait néanmoins stabilisée dans le sud du Mali. Des groupes islamistes sont toujours actifs dans le Nord, a-t-il admis. « Il est mort pour la liberté du Mali, la sécurité du Mali, mais aussi pour la liberté, la sécurité de l’Europe [rien que ça !] et de la France », a-t-il estimé.

 

Hollande annonce la fin de l’ingérence française

 

Jean-Yves Le Drian a indiqué que l’opération Serval au Mali est « en train de se terminer dans sa phase de guerre frontale contre les groupes djihadistes « .

 

Le ministre annonce un désengagement français. « Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme« , a expliqué le ministre, précisant que 1.000 soldats français vont être concentrés près de Gao et 3.000 autres sur la « bande sahélo-saharienne », face aux islamistes d’Al-Qaïda AQMI.

Pourtant, en novembre 2013, « le calendrier de réduction de présence des forces françaises » n’était pas « remis en cause ». Fixé par François Hollande, lors de sa visite à Bamako le 19 septembre, le chef de l’Etat disait alors : « vous serez environ 2.000 en novembre prochain. Vous aurez à cœur de permettre que le scrutin des élections législatives (24 novembre et 15 décembre) se tienne dans les meilleures conditions. Ensuite, il y aura un désengagement et vous serez 1.000 à la fin du mois de janvier [2014]. » Des sources militaires n’excluaient pas alors qu’il puisse y avoir encore près de 1.500 hommes début février, le temps de plier bagage. En mai 2014, ils sont encore 4.000

La France est intervenue militairement en janvier 2013 aux côtés des forces maliennes, à la façon de la Russie de Poutine, en soutien aux Ukrainiens de l’Est, pour déloger les combattants islamistes (comme les insurgés de Kiev) qui contrôlaient alors les deux tiers du pays et menaçaient la capitale, Bamako.


L’exception démocratique française


Les députés français n’ont pas les pouvoirs de leurs homologues anglo-saxons, mais pas une voix ne s’élève dans la chambre rose actuelle.
 En juillet 2013, les élus de la Chambre des Communes, l’équivalent de l’Assemblée nationale au Royaume-Uni, ont voté « non » à une intervention militaire en Syrie et  le Premier ministre conservateur, David Cameron, a suivi leur avis sans broncher. Rien de tel en France où la presse vient conforter cette passivité des parlementaires complices sur l’envoi de troupes en Afrique. Et les admirateurs du président américain Barack Obama n’ont éprouvé aucun état d’âme lorsqu’il a  ordonné qu’aucune frappe ne soit dirigée contre Damas tant que le Congrès ne lui aurait pas donné son aval. 

Dans l’hexagone, à la différence de Marylise Lebranchu ou J.-J. Urvoas, ses collègues du Finistère, seule la députée socialiste, Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense à l’Assemblée nationale, a regretté que « la France (soit) l’une des rares exceptions en Europe où le Parlement s’exprime a posteriori« . 

En France, où le chef de l’Etat est aussi le « chef des armées » (article 15 de la Constitution) et le seul « garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités«  (article 5) – ce qui n’est pas en cause au Mali – et où le Premier ministre est « responsable de la Défense nationale«  (article 21), c’est l’exécutif qui décide en matière d’intervention militaire et les élus ne sont pas consultés. L’intervention militaire française décidée souverainement par Hollande n’est pourtant pas justifiée par une menace sur « l’intégrité du territoire » ou des Français Dans cette hypothèse, les enlèvements de ressortissants français légitimerait l’attaque de plusieurs états africains, notamment sub-sahariens La cohérence de la politique étrangère de Fabius est prise en défaut, comme sur l’Ukraine où il défend les rebelles du gouvernement transitoire et sans légitimité.

 

Départements: Hollande ou le changement permanent

Quand Hollande refusait de supprimer les départements

Et voilà que le chef de l’Etat veut aujourd’hui « aller vite » dans la réforme territoriale
qui prévoit de supprimer les conseils généraux. C’est ce qu’il claironnait mercredi.
Hollande recevra « les responsables et dirigeants » des partis politiques la semaine prochaine pour évoquer la future réforme territoriale, a annoncé l’Elysée. Ce projet de réforme territoriale est explosif: il prévoit de diviser le nombre de régions par deux… et de supprimer purement et simplement les conseils généraux, qui décident des politiques des départements. 
 
Un changement que F. Hollande excluait fermement il y a encore quatre mois.
Aujourd’hui. il a viré. « Je pense que les conseils généraux ont vécu. Une réforme majeure doit être portée. Il n’y a plus de temps à perdre. Et là nous verrons qui sont les conservateurs, et qui sont les réformateurs« , a soudain décrété François Hollande mardi, lors de son long entretien sur RMC/BFMTV. « Je considère qu’aujourd’hui toutes ces structures ne sont plus lisibles par les Français. Il faut de la proximité et de l’efficacité », affirma-t-il.

http://dai.ly/x1t9tgu


Le président socialiste s’aligne ainsi sur la proposition de son Premier ministre , lors de son discours de politique générale. 
 
Manuel Valls avait en effet indiqué vouloir supprimer les conseils départementaux « à l’horizon 2021 ». Hollande, lui, veut donner l’illusion d’être seul aux manettes en annonçant lui-même la réforme pour 2015, au risque de créer de l’animation dans le pays, mais au point debrouiller les signes négatifs du chômage, des déficits budgétaire ou de la balance commerciale.
 
François Hollande est un changement permanent. 
Lors d’un déplacement dans sa circonscription de Tulle, le 18 janvier dernier, François Hollande tenait un tout autre discours. Lors de ses vœux aux habitants, il déclarait, au sujet de ces instances : « Je ne suis pas favorable à leur suppression pure et simple, comme certains le réclament, car des territoires ruraux perdraient en qualité de vie sans d’ailleurs générer d’économies supplémentaires« . Une position de longue date qui semblait ferme et définitive.

VOIR et ENTENDRE le discours de Tulle ( à partir de la 14e minute) :

http://www.dailymotion.com/video/x19r7lo_voeux-2014-de-francois-hollande-a-la-correze-integrale-tulle-18-janvier-2014_news


Dans un précédent discours à Dijon, en mars 2012pendant la campagne présidentielle, le candidat socialiste promettait ainsi « aux départements le rôle d’assurer et de renforcer les solidarités sociales et territoriales »
« Ils n’y parviendront que si les conseils généraux disposent de nouvelles ressources « , défendait-il encore. « Il y a 30 ans, c’étaient encore les préfets qui étaient les exécutifs des départements », déplorait-il, vantant la « grande loi » de 1982 qui avait changé la donne.
 
Arrivé au pouvoir François Hollande change de ton
e970f-blog-hollandegirouettesousleventSi dans ces discours, le chef de l’Etat a longtemps semblé défendre les conseils généraux, il semble ne les avoir jamais vraiment portés dans son cœur. En témoigne une révélation de L’Express, le 18 janvier 2012. 
 
Lors d’un dîner avec des grands patrons alors qu’il était pourtant président du Conseil général de Corrèze, Hollande aurait « surpris son auditoire par l’audace de ses propositions »« Il a affirmé que le département constituait un échelon de trop, que l’Etat devrait réduire ses dotations aux collectivités locales », rapportait alors un PDG cité par le magazine. 
Avec 50 milliards d’économies à trouver, le président sort du bois et passe du discours officieux aux annonces officielles.
De quel revirement -ou retournement de veste- est-il encore capable?

VOIR et ENTENDRE affirmer sa « constance »:

http://www.dailymotion.com/video/xqd4wz_hollande-je-ne-suis-pas-une-girouette-comme-le-candidat-sortant_news

Un tiers des électeurs de François Hollande ne revoterait pas pour lui

Les sondages se suivent, mais ne se ressemblent pas !

Le retournement, c'est celui de son électorat

Il annonce un retournement économique, mais c’est celui de son électorat

Un sondage CSA sur la présidence de François Hollande, deux ans après son élection à la tête de l’État vient confirmer le sérieux doute qu’inspire le précédent, concocté et publié par Le Parisien. Le quotidien donnait à croire que les Français approuvait largement la politique de Hollande mise en oeuvre par Valls, mais on apprend aujourd’hui qu’un électeur sur trois ayant voté Hollande au second tour sous la pression de la presse ne referait pas ce choix.

L’enquête a été réalisée sur internet du 22 au 24 avril par l’institut CSA, pour le groupe Nice-Matin, sur un échantillon représentatif de 1.048 personnes. Les sondés ont ainsi répondu à plusieurs questions, dont la suivante: « Si le second tour de l’élection présidentielle opposant François Hollande à Nicolas Sarkozy avait lieu dimanche prochain, voteriez-vous à nouveau pour François Hollande?« 

Les électeurs de Mélenchon et Bayrou partagés

Sans véritable surprise, 35% des sondés – déclarant avoir voté pour François Hollande au second tour en 2012 – affirment qu’ils ne referaient pas le même choix si la situation se représentait. Parmi eux, 16% déclarent qu’ils ne le feraient « certainement pas » et 19%, moins catégoriques, qu’ils ne le feraient « probablement pas« .

Une tendance qui s’observe logiquement chez ceux qui n’avaient pas voté pour le chef de l’Etat au premier tour: 41% chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 44% chez ceux de François Bayrou.

Cette position est toutefois minoritaire puisqu’à l’inverse, deux électeurs de François Hollande sur trois affirment qu’ils renouvelleraient leur vote en sa faveur, dont 44% « certainement« .

Sarkozy ne ferait pas mieux

La défiance des électeurs à l’encontre du chef de l’Etat pourrait-elle être profitable à Nicolas Sarkozy? Il semblerait que non, puisque 58% des sondés estiment que ce dernier n’aurait pas fait mieux s’il avait été réélu en 2012.

Sondage exclusif Institut CSA / Nice-Matin réalisé par Internet du 22 au 24 avril 2014. Echantillon national représentatif de 1.048 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération