L’imam Edwy Plenel roule pour Tariq Ramadan

Le ticket gagnant Ramadan-Plenel !
France 2 et Ruquier cautionnent avec une invitation à On n’est pas couché
Journal en ligne avec version papier, Causeur dénonçait cette connivence entre l’extrême gauche et l’islamiste, le 15 janvier 2015 
 
Digne des pages les plus improbables d’un scénario à la Houellebecq, une soirée  s’est déroulée dans l’Essonne (présidée par Jérôme Guedj, PS) à Brétigny-sur-Orge (alors PS), samedi 17 janvier 2015. L’association  » Actions pour un monde sans frontières » (APMSF, 2010), qui œuvre à l’insertion professionnelles des jeunes de zone urbaine sensible (ou ZUS, territoire infra-urbain ou quartiers) organisait une grande réunion sur les difficultés des musulmans de France et sur l’islamophobie, dans l’esprit « No Border ». Le clou de cet événement était la conférence donnée par les deux orateurs, Edwy Plenel, un trotskiste, et Tariq Ramadan, un Frère musulman, avec la bénédiction de l’Etat républicain et laic.
Fils de militant laïc anti-colonialiste, mais favorable à la colonisation de la France par l’islam, le patron de Mediapart et l’intellectuel islamiste ont prêché sur la base d’un problème qui serait spécifique de la communauté musulmane et pour le « droit à l’insertion pour tous« , et « les difficultés de la Jeunesse Musulmane en France« .
Sur son site, l’APMSF précisait à toutes fins utiles à l’attention de ceux pour qui l’argent est sale que, pour la promotion de l’événement, elle ne devait employer aucun fonds public. Outre la vente des billets, 50 euros par personne (13 l’entrée au Salon de l’Agriculture, dégustations comprises) la journée serait donc sponsorisée par diverses associations communautaires comme « Oumma work », qui pratique l’embauche au faciès en mettant en relation des musulmans et des entreprises acceptant le port des signes religieux, ou « France Manassik », agence de voyages qui organise des voyages à la Mecque. 
À l’issue de la conférence, les réjouissances se sont poursuivies avec un grand dîner gastronomique ponctué de sketchs du Jamel Comedy Club, produit par l’humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, lequel nie avoir été membre des Indigènes de la République (MIR), accusé par Marianne de distiller un discours fondé sur « la rancœur et la haine », et converti en PIR, parti politique homophobe, pro-palestinien, altermondialiste, anti-impérialiste et… »anti-souchien », dont l’une des figures les plus contestables est Houria Bouteldja, militante franco-algérienne née à Constantine et employée par les « sous-chiens » de l »Institut du monde arabe, IMA).
Une loterie permettait de prélever des fonds sur la masse des plus défavorisés et d’offrir « un voyage pour deux personnes » à un petit chanceux. La destination n’était pas précisée sur le programme. Mais sur le site islaminfo.fr, les organisateurs étaient plus transparents: « En achetant une place pour l’événement de l’APMSF, vous avez la possibilité de gagner une Omra pour deux personnes avec France Manassik« , l’agence qui  sponsorise la rencontre du camarade trotskiste et du frère islamiste. Une Omra étant, pour les non-initiés un « petit pèlerinage » à la Mecque… Trop fort ! Tu veux gagner un voyage à La Mecque ? Viens écouter Plenel, l’anti-capitaliste qui donne des conférences en critiquant celles du libéral Sarkozy…

On pourrait néanmoins s’indigner de cette stigmatisation manifeste à laquelle se prête le pontif de Mediapart qu’on aimerait plus ferme dans ses convictions laïques. La Mecque étant interdite aux non-musulmans, cette loterie est clairement discriminante : que fera le juif ou le catholique, ou pire l’athée abonné à Charlie Hebdo venu pour se poiler aux sketches du Jamel Comedy Club, s’il se retrouve avec le ticket gagnant ? Heureusement, il paraît qu’une conversion, ça peut être expédié.
 

Chanter l’Internationale à l’enterrement de Charb ou des chants nazis ailleurs

Aliot (FN) dresse une comparaison

Quelle différence entre l’Internationale chantée à l’enterrement du dessinateur Charb et des chants nazis ?
 
Le vice-président du Front national s’est interrogé sur la différence de traitement accordée à ces deux expressions extrémistes. C’était lors d’une récente intervention devant des militants FN des Hauts-de-Seine dévoilée dans une vidéo publiée sur le site d’Europe 1.
 
« J’ai été un peu ‘espanté‘ [étonné], comme on dit chez moi, de voir sur BFM l’enterrement de Monsieur Charb au son de l’Internationale, le poing levé, au moment où nous commémorions le suicide de Jan Palach, jeune qui, contre l’URSS, s’était immolé par le feu en
Auto-immolation du Tchèque Jan Palach

Tchécoslovaquie pour contester ce système totalitaire », explique Louis Aliot, le compagnon de Marine Le Pen dans ces propos remontant au 1er février, selon Le Lab.

A Prague, le jeune étudiant protestait contre l’indifférence de la population à l’invasion de son pays par les forces du Pacte de Varsovie signé en août 1968 par la plupart des États du bloc communiste. Cette référence historique autorise-t-elle un autre parallèle, entre l’ « invasion » de la Tchécoslovaquie par l’URSS et de l’Ukraine par la Russie ?
Homme de Tian’ anmen, seul face aux chars

Evoquons aussi « l’homme de Tian’anmen » qui, le 4 juin 1989, tenta de bloquer la progression d’une colonne d’au moins 17 chars de l’Armée populaire de libération lors des manifestations de la place Tian’anmen, en République populaire de Chine. Cette photo de devint rapidement célèbre comme symbole de manifestation contre la répression armée.

 
« Est-ce que vous imaginez l’inverse? » 
 
Présence de trois ministres de Hollande:
N. Vallaud-Belkacem, Ch. Taubira, F. Pellerin
« A la télévision, un enterrement avec des chants nazis, des drapeaux nazis, des anciens nazis. » « Parce que moi, dans mon esprit, je ne fais pas la différence entre l’un et l’autre [entre l’Internationale et des chants nazis]. C’est pour ça que je suis choqué d’ailleurs« , a-t-il ajouté.
 
« Pour être tout à fait franc, moi je ne suis pas Charlie, je ne l’ai jamais été, je ne le serai jamais« , avait-il dit auparavant dans cette vidéo.

Le vice-président du FN Louis Aliot dresse un… par LeLab_E1

Il a aussi expliqué qu’il ne peut être accusé d' »une haine particulière contre les communistes« , faisant valoir qu’au FN, « il y a beaucoup d’anciens communistes« .
 

Hollande, l’ami des bêtes

Le ciel est-il avec Hollande: après la foudre, la neige et la pluie, quoi encore maintenant?

La politique étrangère de Giscard d’Estaing avait valu aux Français le qualificatif de « caniches » par les Anglais

Le labrador, pour faire comme tout le monde
blog -Philae et Hollande deboutLe changement maintenant, pour Hollande, c’est faire comme Mitterrand avec ‘Baltique’, hier. On peut voir le défunt président accroupi, caressant son chien, c’est-à-dire capable de sentiments, ce qui ne serait pas exactement le cas d’un successeur, pourtant socialiste et donc exemplaire, qui, face à sa petite chienne, resterait debout, mains dans le dos et de glace, gelé comme un salaire de fonctionnaire ou froid comme un robot européen qui se serait posé sur la comète Tchouri le 12 novembre… 2014. Le dernier en date des présidents socialistes, s’il n’est ni spontané, ni humain – juste humaniste ! – est à l’évidence admirablement conseillé, par un jeune prodige de la communication, il faut dire, si on répète la presse.

Trente ans plus tard, la fédération des Anciens combattants français de Montréal a fait au président Hollande le cadeau d’une jeune femelle labrador noire âgée de moins de trois mois, Philae, du nom du robot européen sus-indiqué…

Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ont ainsi tous eu des labradors durant leur séjour à l’Elysée, de même que Jacques Chirac, qui avait toutefois terminé son second mandat avec un bichon maltais prénommé Sumo.

La suite des relations animalières de Hollande est en rupture avec celles de ses prédécesseurs

blog -pigeon s oublie sur Hollande-marche Charlieè11jan2015Un pigeon l’a élu entre des milliers de personnes
L’urgentiste, intime d’un dessinateur assassiné, et collaborateur de Charlie hebdo, s’emploie à effacer les preuves du crime de lèse-majesté, tandis qu’avec à propos, le reporter rapporte des scènes de liesse…

La mouche bleue qui le suit à la trace
Mais que font les services de renseignement et de l’anti-terrorisme vantés par le président et Bernard Cazeneuve flatté par Hollande ? Un DVNI (drone volant non identifié) a été repéré au-dessus de l’Elysée, mais n’a pu être intercepté par le RAID. Un autre a été vu à l’intérieur du palais mais la garde rapprochée n’a rien pu faire.  Le drone qui s’est introduit dans la salle de conférence de l’Elysée et  s’est posé sur le « front républicain » de la « gauche molle » et fumante était une mouche !

Esprit, es-tu là ?

L’ironie de la conférence presse du président veut que Hollande souhaiter faire durer « l’esprit du 11 janvier 2015″… Le pigeon et la mouche y contribueront au-delà de ses espoirs et les professeurs de FSU, hostiles aux images d’Epinal, pourront désormais enseigner l’Histoire au travers de « la fable du pigeon, de la mouche et président ».

On le voit, l’individu est plus sec et patelin que le bonhomme de l’image de légende qu’on nous en donne à longueur de JT et les animaux ne s’y trompent pas. Puisqu’ils sont, quant à eux, dotés de sentiments, a reconnu le gouvernement Valls (sans considération des engagements du candidat Hollande), faut-il leur accorder le droit de vote aux élections locales ?

Doubs: le pseudo « front républicain », vrai piège socialiste tendu à la droite

L’UMP va-t-elle faire à nouveau le jeu d’une « union de la gauche » de circonstance ?

Sans états d’âme, Juppé voterait pour le PS et le Front de gauche

Il n’est pas allé soutenir le candidat UMP dans le Doubs et, maintenant, l’ancien Premier ministre Alain Juppé appelle à « faire barrage au Front national » au deuxième tour de l’élection législative partielle dans le Doubs où la candidate Sophie Montel, arrivée en tête dimanche au premier tour, affrontera le socialiste Frédéric Barbier.
« Je vois clairement que désormais notre principal adversaire politique est devenu le FN. Il a quelques raisons de se prétendre le premier parti de France. Son arrivée aux responsabilités nationales n’apparaît plus tout à fait comme une hypothèse d’école« , explique Alain Juppé dans un message mis en ligne lundi soir sur son blog.

La photo du 1er février 1935 occultée ci-dessous: négationnisme et censure vs. devoir de mémoire !
La photo du 1er février 1935 qui passe mal ci-dessous
répétée pour le cas d’occultation:
négationnisme et censure vs. devoir de mémoire !
François Mitterrand,
le 1er février 1935, à la manifestation de l’Action française:
à la manifestation de l’Action française
contre « l’invasion métèque »

« Ce serait à mes yeux une catastrophe pour notre pays (…) Il faut donc faire barrage au FN », assure le maire de Bordeaux, candidat déclaré à la primaire à droite pour l’élection présidentielle de 2017.

Le « oui, mai » d’un Alain Juppé qui n’assume pas

Philippe Pétain, à gauche, et François Mitterrand, à droite

Singulièrement embarrassé, et donc ambigu, il manie la contradiction, en affirmant qu’il n’entend pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS ».

Et le Front de gauche… « Le sens de mon combat, c’est de réussir l’alternance, c’est-à-dire de rompre avec la politique conduite depuis 2012 et qui a plongé notre pays dans le marasme« , dit-il.

Mais, ajoute-t-il, « si j’étais électeur de la 4e circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferais: pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, ‘en l’évidente inégalité des races’, je ne m’abstiendrai pas, je voterai pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS. »

La décision collective de l’UMP sera prise ce mardi en bureau politique réuni autour de son président, Nicolas Sarkozy. L’UMP penche vers une stratégie « ni front républicain, ni front national » qui ne fait cependant pas l’unanimité à droite.

Juppé milite pour l’extrême gauche

Maurice Thorez, secrétaire général du PCF depuis 1930,
ici au centre, lors d’une manifestation du front populaire, en 1936.
Au cours du siècle dernier, la gauche a été plus souvent au pouvoir que la mémoire collective ne l’admet. On oublie souvent le raz de marée radical de 1906
ou la victoire du Front républicain en 1956 .
Trois dates en effet restent symboliques de l’accession de la gauche au pouvoir : 1924 avec la victoire du Cartel des gauches, 1936 avec celle du Front populaire et 1981 avec l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

C’est l’effet Charlie hebdo ?

La gauche – PS inclus – n’a eu de cesse de salir l’UMP

Effet attentats sur Paris de djihadistes de France
Retour de flamme ?
l’effet attentats sur Paris de djihadistes de France
Ce qui plaît à Juppé chez Riss,
caricaturiste et collaborateur, puis directeur de la rédaction de Charlie Hebdo
Dessin non signé, en hommage aux électeurs du FN, publié par Charlie hebdo
Dessin non signé, en hommage aux électeurs du FN, publié par Charlie hebdo

Juppé assume-t-il la fonction que lui dévolue Charle hebdo ?

Valérie Trierweiler: le luxe des nantis, aux Sources de Caudalie, ou rien

L’impudeur socialiste sur le « vif », aux obsèques du dessinateur Wolinski

blog -<strong>/strong><br><Trierweiler frequente les Sources de Caudalie-parapluieNos socialistes exemplaires nous arracheraient les larmes si nous ne les connaissions pas pour ce qu’ils sont réellement.

Ce n’est pas une rumeur: Valoche habite l’univers d’un 5 étoiles
Vaut-elle mieux que François Hollande?
Comme ex-journaliste Valérie Trierweiler est une conteuse: elle assure qu’elle travailla à faire découvrir la vraie vie au candidat Hollande. « Je veux qu’il connaisse la réalité quotidienne qu’affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d’un repas lorsque ce n’est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des ‘garriguettes’, ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de ‘Noirmoutier’ et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide. Il connaît si peu le prix des choses. (…) Il n’est pas flambeur pour autant. Son apparence d’ailleurs lui importe peu. Il est capable d’acheter ses chemises et ses chaussures dans les hypermarchés. » L’horreur suprême chez ceux qui se gaussent de leurs collègues qui auraient manqué leur vie à une montre Rolex près, les  Strauss-KahnAyrault, Sapin, Touraine, Delaunay ou Montebourg qui, comme Fabius , se disent à gauche du Parti socialiste mais dépassent le seuil de l’ISF, sans compter les Outre-marins Lurel  et Pau-Langevin.

La pygmalion de Hollande sait-elle seulement de quoi elle parle ?

Quand l’ex-première concubine se rend aux obsèques du dessinateur Wolinski, elle se protège de la pluie sous un parapluie de la marque Caudalie. C’est la révélation que cette fan des dessinateurs anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo ne descend plus dans les Formule 1…

DAL pense-il réquisitionner cet hôtel pour les sans-abri ?

Les Sources de Caudalie à Bordeaux, ce sont « 40 chambres et 21 suites, promesses d’un voyage au cœur d’une région à forte personnalité. Elles sont réparties en 6 maisons, comme des variations régionales : La Bastide des Grands Crus, Le Comptoir des Indes, La Maison du Lièvre, La Grange au Bateau, Le Village des Pêcheurs ou encore L’Île aux Oiseaux. »

 

Digne des Bleus du football

Pas à moins de 296 € par nuit et jusqu’à 3168 € pour 2 pour la « Vie de château en amoureux »

320 € par nuit, en demi-pension
Ce forfait comprend l’hébergement, le petit-déjeuner, un repas par jour dans notre auberge La Table du Lavoir (hors boissons).

L’Ile aux oiseaux by Maxime Simöens
A partir de 990 € par nuit…. « Atmosphère avant-gardiste et inattendue de la suite mythique des Sources de Caudalie entièrement redécorée par le jeune créateur Maxime Simoëns. Cette offre comprend une nuit avec petit-déjeuner et un repas dans notre restaurant La Grand’Vigne hors boissons.
Offre également disponible avec un dîner à La Table du Lavoir les lundis et mardis (jours de fermeture de La Grand’Vigne). »

La « Vie de château en amoureux »?

Ce forfait comprend 3 nuits en Suite ou en Grande Suite avec petits-déjeuners, 1 repas à l’auberge champêtre La Table du Lavoir, 1 repas dans notre restaurant étoilé La Grand’Vigne (hors lundi et mardi), une bouteille de champagne, un bouquet de roses rouges, 2 demi-journées de soins auSpa Vinothérapie® Caudalie en Cure des Sources ainsi que la visite du Château Smith Haut Lafitte.

A 1,5 kilomètre des Sources de Caudalie, la chartreuse du Château Le Thil, demeure historique de 1737, révèle son décor aux amateurs de raffinement et d’authenticité.

Les résidences de vacances des syndicalistes de la CGT
n’ont rien à envier à La Chartreuse du Thil

L’ex-courtisane, qui a grandi dans une ZUP près d’Angers, est la fille d’un invalide et d’une caissière de patinoire qui ont eu cinq enfants.

Chartreuse du Thil

François Hollande, homme de gauche, qui très fier en privé de son trait d’humour » qualifiant les défavorisés de ‘sans-dents’, l’affublait aussi, raconte-t-elle, du surnom de « Cosette. »

François Hollande, raconte-t-elle, en plaisantait gentiment avec elle, l’affublant du surnom de « Cosette », jusqu’à la « gifle » d’une remarque au cours d’un repas de Noël, chez sa mère à Angers : »Elle n’est quand même pas jojo la famille Massoneau. »

La Une « impertinente » d’un journal marocain qui plairait sans doute à Charlie hebdo

Faut-il introduire le « blasphème » dans la loi française ?

Un montage-photo qui vaut bien un dessin de Charlie hebdo

blog -moustache Hitler sur Hollande-el Watan-capture-30jan2015Provocation ? Cet hebdomadaire marocain se demande si la France va « faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ».
François Hollande affublé d’un uniforme nazi, d’une moustache à la Hitler et d’un brassard à croix gammée: c’est le photomontage publié cette semaine en couverture d’un journal arabophone marocain, Al Watan Al Ane. Parue en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, l’illustration est accompagnée de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

 » ‘Peut-on rire de tout ? Vraiment ? Y-a-t-il un journal français pour imprimer cette image Photoshop ?’  » interroge le journal en légende.
Il tire à environ 12.000 exemplaires par semaine, davantage que Charlie hebdo avant les fusillades à Paris par des djihadistes de France,  a indiqué son directeur de la publication qui assume ce parallèle entre le président français et le régime nazi. « Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, nous avons beaucoup de témoignages qui nous indiquent que l’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes en France« , explique-t-il.

Les relations diplomatiques se tendent.
Les offenses des libertaires français cautionnées par la gauche – au nom d’une liberté d’expression ‘no limits’ – ne devraient pas recréer des relations de bon voisinage entre la France et le Maroc. Le 22 janvier, le ministre marocain des Affaires étrangères a reporté à la dernière minute un déplacement prévu en France. La conséquence d’une série de couacs diplomatiques qui perdure depuis près d’un an et qui a amené le Maroc à suspendre sa coopération judiciaire avec l’Hexagone.

« Ce que nous exigeons dans le cadre de la coopération judiciaire, c’est le respect de notre justice. Il n’y a pas une justice française, une justice européenne et une autre justice marocaine. Comme on respecte la justice des autres, il faut qu’on respecte notre justice, et c’est fondamental si nous voulons que les relations soient apaisées et sereines », a fait savoir Salaheddine Mezouar

Les démocrates de L’Obs ont censuré la photo

La svastika a (presque) disparu:
les moins attentifs ne la verront plus !

Comme au bon vieux temps du stalinisme, la presse de gauche fait disparaître ce qui déplaît au pouvoir. Si François Hollande apparaît vêtu d’une tenue nazie et affublé d’une petite moustache semblable à celle d’Hitler, en revanche, la photo a été coupée pour faire disparaître le brassard à croix gammée… L’hebdomadaire socialiste ajoute néanmoins que son confrère maghrébin a choisi de diffuser ce photomontage douteux en première page de son édition datée du jeudi 29 janvier, accompagné de ce titre : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »

blog -non au delit de blaspheme-oct2012
« Non au rétablissement du « Délit de blasphème »!
Les Associations Laïques, Humanistes, Athées et de Libre Pensée manifestaient en octobre 2012:
Où en est François Hollande ?

« L’islamophobie a pris des proportions très inquiétantes »
Le directeur de hebdomadaire arabophone marocain Al Watan Al Ane, Abderrahim Ariri, explique que cette comparaison avec le régime nazi « c’est une sonnette d’alarme pour la classe politique, au Maroc et en France ».

Deux jours après les commémorations de la libération du camp d’Auschwitz, le journaliste établit un lien avec « les heures les plus sombres de notre Histoire », comme le font nos journalistes, au moindre prétexte. Il compare en effet le climat actuel en France à la Nuit de cristal de 1938, survenue après l’assassinat d’un responsable du Troisième Reich par un juif réfugié en France. Cette nuit de pogroms en Allemagne et en Autriche se solda par le meurtre de 91 juifs et la déportation de 35.000 d’entre eux. « Hitler a considéré cet assassinat comme un don du ciel et en a profité pour mobiliser les Allemands contre les juifs, assure Abderrahim Ariri. Et d’affirmer encore: L’acte terroriste est un don du ciel pour Hollande, qui en a profité pour se redonner une virginité politique. »

L’offense envers un chef d’Etat punie par la loi marocaine

blog -moustache d Hitler sur Hollande-capture decrane Watan-30jan2015
Que va-t-il bientôt rester de la photo originelle? Plus elle est tronquée, mieux elle passe ?

Scandaleux vu de France, ce discours est « symptomatique », juge Aïcha Akalay, directrice de la publication de TelQuel.ma, magazine indépendant et privé, mais dont la ligne éditoriale est souvent critique du gouvernement marocain. « Cela traduit un malaise au sein de la société marocaine, analyse la journaliste, que francetv info est allée sollicitée pour son hostilité au roi Mohammed VI du Maroc. A la fois un malaise des Marocains vis-à-vis des amalgames qui sont faits entre les musulmans et les terroristes et un malaise dans les relations entre la France et le Maroc. »

Les tensions grandissantes dans les relations diplomatiques d’ordinaire policées ont été alimentées par des dépôts de plainte en France contre de hauts dignitaires marocains, des impairs diplomatiques ou encore le rapprochement franco-algérien. Depuis, la coopération judiciaire a été suspendue par le Maroc et celle sur la sécurité est également fortement affectée. Interrogé à ce sujet par l’UMP Luc Chatel à l’Assemblée mercredi, le Premier ministre Manuel Valls a appellé en langue de bois les deux pays à « dépasser » cet épisode de refroidissement, « basé sur de nombreuses incompréhensions ».

La justice marocaine pourrait avoir recours à l’article 52 du Code de la presse marocain qui prévoit une peine d’un mois à un an de prison, ainsi qu’une amende, en cas d' »offense commise publiquement » envers un chef d’Etat étranger. Peu importe, répond Abderrahim Ariri. « Le rôle du journaliste, c’est de secouer », explique le directeur de la publication d’Al Watan Al Ane.

Qui a osé mettre Valls en… fureur ?

Il persiste et signe dans la comparaison avec le régime nazi, évoquant un « holocauste virtuel » des musulmans de France. « Ils vivent sous la menace, sous une tension, craignant à chaque instant d’être victimes d’un acte criminel », assure-t-il. Abderrahim Ariri accuse le gouvernement français de ne pas les protéger suffisamment. Autant de raisons, selon lui, qui justifient cette Une.

Les Maliens Lassana Bathily et Amédy Coulibaly se connaissaient-ils ?

Un faisceau d’éléments interpelle

Naturalisation française pour un Malien musulman 

Hollande a fait accélérer la procédure de naturalisation de l’employé malien musulman du magasin de la porte de Vincennes où a eu lieu la prise d’otages sanglante en lien avec l’attentat précédent contre les dessinateurs de Charlie hebdo qui provoquaient le monde musulman avec ses caricatures du prophète Mahomet. Lors de cet attentat du djihadiste, Lassana Bathily a, pense-t-on, risqué sa vie face à l’islamiste Amédy Coulibaly.
« Au lendemain de l’acte de bravoure de M. Lassana Bathily, né en 1990 à Bamako (Mali), lors de la prise d’otage du 9 janvier dernier, le ministre de l’Intérieur a demandé l’instruction en urgence de la demande de naturalisation qu’il avait déposée le 7 juillet 2014 », indiqua un communiqué des services de Bernard Cazeneuve. La récupération du jeune Africain exemplaire est patente. « M. Bernard Cazeneuve présidera en son honneur une cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française mardi 20 janvier », ajoutait ce communiqué.

« J’ai pas caché des juifs, j’ai caché des êtres humains », a raconté jeudi Lassana Bathily. Le jeune homme a le regard abattu et ne veut pas parler de l’étiquette de « héros » qu’on lui appose. « Peut-être, je ne sais pas. Je suis Lassana, j’ai sauvé des gens. Je ne vais pas prendre la grosse tête ». Le coup de fil du président français François Hollande n’y fait rien : depuis ce vendredi 9 janvier, le jeune Malien se sent dépassé par ces excès d’honneurs. « Je suis triste. Un ami est parti et il était très jeune ». Il parle de Yohan Cohen, 20 ans, son collègue. Un des quatre juifs assassinés par Amédy Coulibaly.
L’islamiste a été abattu par la police qui a libéré tous les otages qu’il y retenait. Le vendredi de la tuerie, jour de prière, Lassana Bathily était arrivé à 07h00, une demi-heure avant l’ouverture, le temps de laver le sol. A 11h55 GMT, au sous-sol, le jeune homme est en train d’ouvrir la porte d’une chambre froide pour y stocker une palette de marchandises quand des coups de feu claquent « en haut ». « J’ai tout de suite pensé à Charlie Hebdo », avoue-t-il. Dans la minute, « je vois tout le monde descendre en criant ». Dix, quinze personnes. ‘Je leur dit +venez, venez!’  » et il cache un groupe dans la chambre de congélation. Un autre dans la chambre dédiée au « frais ». Une femme se dissimule dans des toilettes, elle y restera quatre heures, jusqu’à l’assaut final, précise-t-il.
Dans sa chambre froide, les otages lui demandent « s’il y a une issue de secours. Je leur dis qu’il y a une possibilité : le monte-charge ». Un grand monte-charge assez large pour accueillir tout le groupe. Il mène au rez-de-chaussée, là où se trouve le preneur d’otages. « A 1m50, il y a une porte de secours où on peut se sauver », leur explique-t-il. « Ils n’ont pas voulu »; ça va faire du bruit, le preneur d’otages pourrait les cueillir. « Je n’ai pas insisté ».
A ce moment-là, envoyé par Amély Coulibaly, une collègue du Malien descend pour faire monter tout le monde. Le groupe refuse. Lassana Bathily sent qu’il faut bouger, « vite ». « J’ai éteint le froid et je leur ai dit : ‘Restez calmes ! Moi je vais partir’ « , raconte-t-il. Puis, « j’ai appuyé sur le bouton du monte-charge » qui était un étage au-dessus. « Quand il est arrivé, j’ai cru que (Coulibaly) était dedans ». Mais le monte-charge est vide. Pendant la remontée de l’appareil, « J’ai prié que Dieu me sauve ». Là-haut, « j’ai ouvert la porte et je suis sorti en courant ».
La sortie soudaine du Malien affole les policiers, qui hurlent en sa direction. « J’ai peur et je n’ai pas peur », dit-il. Des policiers le mettent en joue, mais « je sais que je ne suis pas menaçant ». Il se couche par terre, les mains sur la tête. Il aide ensuite les policiers d’élite à dessiner le plan de la supérette. Avant d’assister à l’assaut, à quelques mètres de distance, enveloppé dans une couverture de survie dorée de la Croix-Rouge.
Le soir, il arrive à une heure du matin dans son foyer de travailleurs migrants du nord de Paris. Ses amis l’acclament. Dimanche, François Hollande l’appelle : « Vous avez été courageux ». Le Malien raconte son histoire, puis les deux hommes parlent de la nationalité française. Le président lui promet d’intervenir. Lassana Bathily a obtenu une carte de séjour en 2011, cinq ans après son arrivée sur le territoire français. « La France est un beau pays où tu peux vite t’intégrer », estime d’ailleurs cet amateur de football.

Les liens de Coulibaly avec les frères Kouachi

L’épouse algérienne du malien Coulibaly

Les terroristes islamistes Chérif et Saïd Kouachi ainsi qu’Amédy Coulibaly sont irrémédiablement indissociables dans les attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris. Les complices du Malien Coulibaly, Tonino, Christophe et Willy, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes », ont connu l’islamiste durant leur jeunesse, à Grigny où il était considéré comme « un grand » frère, et quant au quatrième suspect, c’est en prison qu’il a croisé la route de l’assassin de la policière de Montrouge et de quatre personnes au supermarché. Dans cette cité de Grigny, classée zone de sécurité prioritaire (ZSP), Tonino, Christophe et Willy (28 ans, colosse d’1m95 au crâne rasé, suspecté d’avoir fourni la moto), « c’est des mecs qui font dans la violence. On peut les retrouver dans les règlements de compte. » L’enquête a d’ailleurs révélé que les trois hommes se sont rendus à plusieurs reprises, fin décembre, dans des armureries de Paris et de la petite couronne. Ils avaient alors acheté librement du matériel pour le compte de Coulibaly, notamment des gilets tactiques, plusieurs couteaux et un… Taser, pistolet à impulsion électrique, comme la police nationale, la police municipale et la gendarmerie. Les trois suspects sont également mis en cause dans l’achat de la Renault Megane, dont Coulibaly s’est servi pour se rendre à la supérette de la porte de Vincennes.
Surnommé Boubou et présenté comme un peu « bêta », Willy possède un casier judiciaire chargé : il a été condamné cinq fois pour vol aggravé, conduite sans permis, outrage à personne dépositaire de l’ordre public et rébellion. En 2013, il avait été condamné à de la prison ferme pour avoir refusé de s’arrêter à un contrôle douanier à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne), alors qu’il transportait quatre fusils de chasse et des munitions volées, mais sa peine avait finalement été aménagée.
Christophe Raumel, 25 ans, est lui aussi un habitué de la justice. Il a été condamné six fois « pour conduite sans permis, violence aggravée, vol aggravé et recel », selon le procureur de Paris François Molins. Mais sa dernière condamnation remonte à 2009. Selon une connaissance, ce père d’une petite fille, surnommé « Hook » par ses amis, est originaire de la cité des Aunettes, à Fleury-Mérogis, près de la Grande-Borne. « Sa femme aussi est restée quatre jours en garde à vue », affirme cette connaissance, selon laquelle le jeune homme vit « du RSA ».
Tonino Gonthier, 22 ans, a un casier judiciaire vierge. Le cadet des mis en examen vit près de la place du Miroir, au cœur du secteur sensible de la Grande-Borne, où se concentrent les trafics. Les policiers n’ont croisé sa route qu’à une seule reprise, en 2014, pour un contrôle d’identité. « Il est rigolo, calme et serviable », certifie une mère de famille qui le connaît…
Mickaël, le compagnon de prison. Il n’est pas un ami d’enfance d’Amedy Coulibaly. Il se sont rencontrés lors d’une incarcération, pour trafic de stupéfiants. Il est suspecté d’avoir entretenu un contact régulier avec le terroriste, notamment dans les 48 heures qui ont précédé les attaques. L’étude des relevés téléphoniques permet d’établir qu’ils s’étaient échangés, au cours de l’année passée, plus de 360 messages, ainsi que 13 appels. Le 6 janvier, veille de l’attentat contre Charlie Hebdo perpétré par les frères Kouachi, les contacts se sont multipliés, les deux hommes se sont en effet appelés 18 fois. Le 5 janvier, ils se sont retrouvées pendant plus de six heures. Son ADN, retrouvé sur un gant qu’Amedy Coulibaly avait avec lui lors de la tuerie de la porte de Vincennes a permis de remonter jusqu’à lui. Ces ADN ont également été retrouvées sur deux armes saisies dans la planque du terroriste, à Gentilly, dans le Val-de-Marne.
Ces cinq terroristes ont collaboré en étroite collaboration, mais aussi en lien avec les frères Kouachi, abattus par les forces de l’ordre, le vendredi 9 janvier, suite à l’attentat du 7 janvier contre le journal libertaire.

L’islamiste Coulibaly collaborait au réseau des frères djihadistes

Saïd et Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly sont les trois terroristes islamistes de France qui ont fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier. C’est à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis que le plus jeune frère, Chérif Kouachi, rencontra Amedy Coulibaly entre 2005 et 2006. Il était incarcéré pour vol armé, alors que Chérif Kouachi enait d’être condamné pour sa participation dans la filière djihadiste dite des Buttes-Chaumont.

Saïd et Chérif Kouachi étaient surveillés depuis 2011
Sous la houlette de Djamel Beghal, un ancien membre du GIA algérien, les deux musulmans fondamentalistes es pratiquaient ensemble un islam rigoriste. Chérif Kouachi s’est rendu au Yémen en 2011, sous la bannière noire d’Al-Qaïda. Saïd et Chérif Kouachi étaient surveillés depuis 2011. Mais depuis l’été dernier, le dispositif avait été levé. Une défaillance reconnue par les autorités. En France, il y aurait 5.000 personnes dont le profil justifie une surveillance.

Un musulman employé d’un magasin casher

Lassana Bathily est d’origine… malienne, comme Coulibaly (photo).

Comme son compatriote, il est musulman pratiquant. Or, il travaille depuis quatre ans dans ce supermarché casher de l’Est parisien avec des juifs, pour des Juifs.

Il est le seul à ne pas avoir peur de Coulibaly: il prend seul le risque de monter du sous-sol en monte-charge pour s’échapper. Etait-il la taupe du réseau Kouachi ?

La coordination entre les frères djihadistes et l’islamiste Coulibaly était également assurée par les épouses. L’épouse franco-algérienne de Chérif Kouachi avait envoyé plus de 500 SMS à celle de Coulibaly, Hayat Boumedienne, photo voilée en entraînement au tir, mariée devant l’imam sans passer devant le maire républicain, s’était mise à l’abri en Syrie (via l’Espagne) avant les attentats contre les dessinateurs de Charlie hebdo. http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7343f894a6f677b10006b4/54b19a94947399217fd12040/9376881ad20d4bc59a45a77b4f4fcbd0?exported=1
La filière était très organisée.
Ne serait-elle pas plus étendue que ce qu’en pense le président Hollande qui, sous la pression des événements et le coup de l’émotion, a réagi à chaud pour faire un coup médiatique en précipitant la naturalisation de Lassana Bathily ?

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Un syndicat de police dénonçait une protection lourde de Charlie hebdo

Les provocations sous haute protection policière, dès octobre 2012

Détournement de moyens publics pour la protection d’une entreprise privée

En 2013, avant la montée dans l’hexagone de l’islamisme radicale, le syndicat Alliance Police nationale ne trouvait pas juste d’encourager Charlie Hebdo à l’agression textuelle et graphique. A l’époque, il qualifiait cette protection policière d »‘inadmissible » et de « luxe« . Ce tract rendu public par le Canard enchaîné met en question l’usage des contributions fiscales des Français imposables quand on sait que les moyens policiers n’ont pas empêché l’exécution djihadiste de douze personnes le 7 janvier 2015 dans les locaux du journal satirique…

Bien que le contexte n’ait pas été encore celui des menaces islamistes actuelles sur l’ensemble du territoire, le journal satirique cousin de Charlie hebdo fait le procès du syndicat Alliance Police nationale qui, dans un contexte autre, réclamait l’arrêt de « la mission Charlie Hebdo » en avril 2013. Selon l’extrait publié du tract, il  trouvait « inadmissible » que « depuis plus de sept mois, les compagnies d’intervention fournissent jusqu’à neuf collègues par jour pour la protection des locaux privés d’un journal ».
Alliance dénonçait une  « tâche indue » et à un « luxe ». « Le 4 avril, lors d’une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l’arrêt immédiat de la mission Charlie Hebdo, peut-on lire sur le tract du syndicat.

Le préfet de Paris, Bernard Boucault

Le préfet n’a pas accédé à la demande.
Mais depuis quelques mois, le ministère de l’Intérieur avait assoupli le dispositif, comme l’a confirmé dans les colonnes de Libération Antonio Fischetti,  journaliste à Charlie Hebdo qui n’était pas présent le jour du drame. « Après l’incendie qui avait détruit nos locaux en 2011 – suite à une deuxième atteinte à la sensibilité des croyants musulmans, après la publication des caricatures danoise en 2006 il y a eu pendant longtemps une voiture de police en bas du journal. D’abord tout le temps, puis pendant la réunion de rédaction, le mercredi matin [comme le jour du carnage du 7 janvier dernier]. Mais depuis quelque temps, un mois ou deux, il n’y en avait plus. » Une mesure manifestement prise par l’Intérieur et son ministre, Bernard Cazeneuve, sur requête du préfet de Paris, depuis mai 2012, Bernard Boucault.
Luc Poignant, du syndicat Unité SGP Police (FO), précise toutefois que « des rondes se tenaient régulièrement devant le siège du journal satirique« .

Contacté par Rue89 (groupe L’Obs, classé à gauche), Pascal Disant du syndicat Alliance ne voit « aucune erreur d’appréciation », mais un coup bas du syndicat rival. « C’est une fausse polémique qui vient de la concurrence syndicale. Et sachez de toute façon que si trois, quatre ou cinq policiers avaient été postés devant les locaux de Charlie Hebdo, il y aurait simplement eu plus de policiers tués« , fait-il observer.

« Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent ! » Guy Bedos a été exaucé…

Sombre idiot, Guy Bedos regrette en évoquant le contexte.

Cette agression verbale avait consterné les amis de ce clown triste, tout comme les provocateurs de Charlie Hebdo.
Bizarrement, ces voeux de mort de fin 2012 avaient été étouffés par la presse pourtant si prompte à buzzer, mais le massacre de 12 personnes par des djihadistes dans les locaux du journal, le 7 janvier 2015, a fait soudain ressortir et l’offense et son caractère odieux.

Le 19 septembre 2012, une vive polémique naît à la suite de la publication de caricatures du prophète Mahomet, en pleine polémique causée par la diffusion du film L’Innocence des musulmans, avec la volonté délibérée, donc, de jeter de l’huile sur le feu. Des instances religieuses tels que le Conseil français du culte musulman (CFCM) ou encore le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) les avaient condamnées. Certains dirigeants politiques aussi, avec parfois l’ambiguïté d’un Jean-Marc Ayrault, premier ministre socialiste qui rappela à la fois que « la liberté d’expression constitue l’un des principes fondamentaux de la République» et que « sa désapprobation face à tout excès» n’a pas faibli.

Interrogé par Varmatin.com, l’humoriste avait exprimé son ras-le-bol de l’équipe de Charlie à propos de la publication à caractère provoquant de caricatures de Mahomet.


Elles constituaient une récidive à la publication en France en 2006 d’une série… danoise par douze dessinateurs parue le 30 septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten : elles avaient produit l’effet escompté pour les finances du journal satirique, enflammant la France et bien au-delà.
« Charlie Hebdo, ce n’est pas mes copains ! » avait alors lançé Bedos en 2012, avec véhémence. « Qu’ils crèvent ! Ils ont pris des risques sur la peau des autres, et en plus, ce n’est pas drôle… »

VOIR et ENTENDRE l’imbécile heureux de 78 ans en 2012:

Bedos explique que c’était leur manière de se parler, une façon un peu trop directe, certes, mais sans penser à mal ! « C’était le langage de Charlie , le mien… On se disait des horreurs, mais on était copains et on pouvait boire un coup juste après. »

La crise de Bedos avait de multiples raisons

L’une d’entre elles est le départ de Siné de Charlie hebdo qui l’avait brouillé avec l’équipe en 2012: l’humoriste confus et le journal anarcho-révolutionnaire n’étaient plus sur la même longueur d’onde : Bedos ne se reconnaissait plus dans l’humour antisémite de Charlie Hebdo, déplorant notamment le licenciement du dessinateur Siné, un vieil ami qui provoqua un psychodrame dans le petit milieu libertaire. En 1982, la LICRA avait pourtant accusé Siné d’incitation à la haine raciale pour des propos jugés antisémites. Les relations des deux hommes se distendirent donc avec Cabu et Wolinski, des anti-sionistes et pro-palestiniens avérés.

« Depuis que Reiser est mort, depuis que Siné n’est plus là, ils ne me font pas rire », se justifie Guy Bedos dans Varmatin.com. L’humoriste n’accepte pas non plus la trahison, à ses yeux, de Philippe Val, qui a dirigé le journal pendant des années avant de rejoindre l’équipe de Radio France au côté de Jean-Luc Hees. « Je n’ai pas de leçon d’insolence à recevoir de gens qui se sont couchés, poursuit le comique. Notamment Philippe Val, qui s’est couché devant Nicolas Sarkozy pour devenir directeur de France Inter. Dans la résistance, on n’aurait pas été dans le même réseau. »

blog -Bedos G-clown tristeLe clown se repent

Bedos estime aujourd’hui que les brouilles de 2012 sont une vieille histoire.Il parle d’éthique et se dit profondément affecté par les assassinats islamistes de ceux qu’ils considéraient comme faisant partie de « sa famille« , celle qui prône la liberté d’expression. A tel point qu’il n’avait pas envie de s’épancher, après le drame, à la télé ou à la radio. « Je pleu­rais comme un gosse de douze ans, avoue-t-il. Ça m’a boule­versé. Je le suis toujours et je n’avais pas envie d’aller me montrer…« 

Et puis l’humoriste est encore subitement revenu sur ses propos cette semaine, en déplorant qu’on ait pu le soupçonner de vouloir vraiment la peau de la rédaction du journal satirique.

Les provocateurs pardonnent aux tireurs et aux humoristes

« Je regrette d’avoir dit ça, évidemment, a-t-il reconnu sur BFM TV. Mais ça n’a pas le sens qu’on veut lui donner aujourd’hui. Qu’ils crèvent ! Ah bon !? J’aurais pensé ça ? Pas du tout, ça voulait dire qu’ils aillent se faire foutre ! » Une expression malheureuse, donc, lancée sans arrière-pensée pour signifier qu’il n’avait plus rien à leur dire à cette époque. A 80 ans, Guy Bedos n’a toujours pas trouvé équilibre et sérénité.

Ratés de Valls et Cazeneuve: Coulibaly contrôlé mais relâché quelques jours avant les attentats

Révélation du Canard enchaîné: le laxisme socialiste a fait cinq morts

Le tueur, contrôlé puis relâché, 10 jours avant ses cinq assassinats

Amedy Coulibaly n’avait pas été jugé assez dangereux…

Contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, à bord d’une voiture louée, dix jours avant de tuer une policière, le 8 janvier, et quatre otages le lendemain, écrit le Canard enchaîné à paraître mercredi.

Le 30 décembre 2014, à 11h45, deux motards de la préfecture de police arrêtent une Seat Ibiza à hauteur du 55 rue Simon-Bolivar, dans le XIXe arrondissement de Paris (dont plusieurs quartiers sont des zones de non-droit,  grâce au laxisme de Roger Madec, précédent maire PS contesté), l’une des « no go zones » décrites par Fox News qui apporte un peu de pluralisme à l’information, au grand dam de la maire socialiste, Anne Hidalgo. Le conducteur est accompagné d’une jeune femme, qui a loué la voiture à l’agence Sixt d’Orly. Ce conducteur, c’est Amedy Coulibaly. Et la jeune femme qui l’accompagne n’est autre qu’Hayat Boumeddiene, qui est aujourd’hui l’une des personnes les plus recherchées de France, bien qu’on l’ai localisée en Syrie.

La réalité de ce contrôle de routine est dévoilée dans le Canard enchaîné de ce mercredi

A partir d’extraits du rapport d’un des motards, l’hebdomadaire raconte ainsi que le permis que les policiers ont alors sous les yeux n’est pas encore définitif: l’attestation de réussite à l’examen date du 10 décembre seulement. Ils consultent – c’est la routine – le fichier des personnes recherchées (FPR) et voient une mention leur demandant d’obtenir des renseignements sans attirer l’attention pour un suspect considéré comme dangereux pour son appartenant à la mouvance islamiste. Les deux membres des forces de l’ordre informent leur hiérarchie et les services antiterroristes. Mais personne ne réagit. «Aucune surveillance, pas de filature», précise le journal, pour qui il était pourtant permis de se poser quelques questions. Quoi qu’il en soit, les policiers laissent partir la voiture… La trace de Coulibaly est perdue.

La préfecture de police de Paris (PP) et le ministère de l’Intérieur ont failli à leurs responsabilités

Ils n’ont pas donné suite aux informations des policiers. Après le contrôle, Amedy Coulibaly a pris quelques heures plus tard la route de l’Espagne -sans encombre- avec sa compagne qu’il a déposée à l’aéroport de Madrid. Direction la Turquie, sans problèmes. Les autorités turques ont confirmé qu’Hayat Boumeddiene a bien passé la frontière syrienne, comme une lettre à la poste, le 8 janvier dernier.
Amedy Coulibaly est quant à lui revenu sans souci en France où, au lendemain de l’attentat châtiant les mécréants de Charlie Hebdo, il a tué le 8 janvier une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) et le lendemain quatre Juifs dans le supermarché Hyper Cacher situé porte de Vincennes.

Le Canard enchaîné – journal qui distribue les bons points- estime que les motards de la PP n’ont commis aucune faute puisque la consigne était de ne pas interpeller ce membre de la mouvance islamiste -pardon « terroriste », consigne langagière du sémiologue Laurent Fabius- mais ne distribue pas les cartons rouges…

Les ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Christiane Taubira, sont pourtant restés les bras ballants.

Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé
Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé

En république socialiste, les ministres sont infaillibles et intouchables. On le voit bien, les ficelles de la presse sont tirées depuis l’Elysée ou ses relais institutionnels, associatifs ou universitaires. Et en cette circonstance de menace de l' »islamisme radical » sur la démocratie (par opposition à l’islamisme « modéré » !), les pseudo-« instituts » de sondages font flèche de tout bois et se discréditent une fois encore. A chaud et à la faveur de l' »unité nationale » consentie par l’opposition, ils se livrent à des enquêtes opportunistes qui se veulent sérieuses. Après que la presse aux ordres a vanté une parfaite gestion des attentats  -par l’exécutif, sans rendre hommage au RAID et au GIGN-  arrivent les sondeurs qui font dire aux panels adéquats que le « premier flic de France » est un super-flic: il prend ainsi 16 points dans un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France. 77% des Français pensent, comme on leur a dit, qu’il a été « à la hauteur des événements ». C’est scientifique et c’est juste ! Voilà au moins une collaboration politique politicienne et presse « indépendante » qui fonctionne !

ONPC: Michel Onfray prend à contre-pied la classe politique formatée

Le binaire Aymeric Caron, animateur à fiches, désarmé par les nuances du philosophe Michel Onfray

Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt...
Ruquier, hôte grossier, qui pointe ses invités du doigt…

Michel Onfray était l’invité d' »On n’est pas couché » du 17 janvier 2015, émission de France 2 animée par le divertisseur Laurent Ruquier, suite à la tribune du philosophe dans Le Point sur les tueries  -« nôtre » 11 septembre (dixit Ruquier, ci-contre, concentré de tous les travers du moment)- suscités par les provocations des dessinateurs de Charlie Hebdo, le 7 Janvier 2015 à Paris.
Le violent chroniqueur Aymeric Caron, qui mange végétarien pour ne pas s’user les dents sur la viande animale, mais plutôt humaine, et ne pas finir en prison ou en hôpital psychiatrique, ne s’est pas seulement montrer incapable de tolérance, mais aussi de la subtilité requise au débat qu’a tenté de mener Onfray avec son interlocuteur enkysté dans ses certitudes archaïques.

L’altermondialiste a laissé des plumes face à l’invité qui lui est pourtant proche, comme de Jean-Luc Mélenchon. Il s’est d’ailleurs platement situé, invitant Onfray à ne pas l’écorcher vif, lui rappelant qu’il « partage en commun » (sic) bien des idées avec « Michel »:

Le philosophe épingle les journalistes en sur-commentaires et jugements permanents, mais incapables de recul, de mise en perspective et de réflexion et qui préfèrent se vautrer dans le pathos;

« Les attentats ont à voir avec l’islam » et le Coran, estime Onfray à contre-courant de la pensée unique et citant à l’appui des sourates dérangeantes (misogynes, phallocrates, antisémites ou homophobes);

Pour apporter la contradiction, Léa Salamé, la chroniqueuse d’ONPC amalgame les Ancien et Nouveau Testaments de la Bible dans son ensemble pour ne se fonder que sur l’Ancien Testament et ignorer – après deux mille ans – l’avancée que constitue le Nouveau… Elle illustre précisément ce que Onfray condamne, les prélèvements sélectifs à des fins polémiques. Mais lui-même juge au besoin la Bible sur ce qu’en pensent ou font certains, comme Hitler… Le débat suggère ainsi que nos contemporains chrétiens seraient aussi des assassins…
qui sont les victimes, les dessinateurs inconséquents et morts ou les tueurs fanatiques (comme l’indique Hollande);

Caron prélève pourtant allègrement en suivant ses fiches, pour considérer en dépit des carnages à Paris ou en Afrique, que le Coran appelle à la miséricorde, mais c’est à la différence des islamistes;

Caron refuse de questionner le positionnement de l’Iran et le binaire accuse Onfray de faire le partage entre les bons et les mauvais musulmans, mais Onfray souligne d’une part que 85% des musulmans de la planète ne sont en capacité que de lire des traductions du Coran et que les musulmans français ne comprennent pas les prêches en arabe de leurs imams et d’autre part Charlie hebdo affiche son athéisme, ce que ses soutiens ne savent que rarement;
Onfray affirme que nous (les libéraux!) avons créé l’islamisme et Salamé insiste sur le problème de l’intégration des scolaires.

Radu Mihaileanu, bi-national français et roumain, reproche à Onfray de suggérer que les croyants musulmans seraient de « potentiels fascistes », mais ne parvient pas à surmonter son obsession du fascisme, de l’internationalisme et de la responsabilité des aînés;

Salamé aborde la question de la « théorie du complot » en laquelle croient les jeunes musulmans, prétexte, ou non, aux violences communautaires; esquisse d’un lien au dogme marxiste de la responsabilité du social, en excuse; allusion aussi aux violents affrontements internes entre Sunnites et Chiites;

évocation des positions d’Alain Finkielkraut sur l’éducation; enseigner le fait religieux, comment et par qui?; responsabiliser les jeunes scolaires;

Caron évoque la peur des communautés juive et musulmane et non pas celle de l’ensemble des Français face au risque de colonisation liée à la démographie galopante des musulmans polygames, pour, au final, lancer à Onfray son ultime accusation, avec l’intention de décrédibiliser son interlocuteur, amalgamant son »adoubement » de Michel Houellebecq, son soutien à la « théorie du grand remplacement » et sa prise de position en faveur de Zemmour… Et de l’antisémitisme;

L’aigre individu laiteux se retranchant derrière son rôle de questionneur, campe sur la position iréniste des « islamophiles béats », selon les termes du philosophe anti-libéral. Pour terminer, Caron confesse alors son incapacité à tout raisonnement qui ne serait pas ou blanc ou noir, simpliste, manichéen.

Afghanistan : des manifestants brûlent le drapeau français en réaction aux caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo

Les provocations des dessinateurs de Charlie Hebdo blessent aussi les Afghans

Au cours de la manifestation, organisée par de jeunes activistes, les participants ont scandé notamment « mort à la France ».

Entre 500 et 600 manifestants ont défilé lundi à Jalalabad, dans l’Est de l’Afghanistan, et brûlé un drapeau français pour protester contre la publication d’une nouvelle caricature du prophète Mahomet par le journal anarcho-révolutionnaire français Charlie Hebdo.

Les manifestants se sont rassemblés lundi matin dans les rues de cette ville frontalière du Pakistan pour dénoncer la publication d’une nouvelle caricature de Mahomet en une du numéro de Charlie Hebdo paru mercredi. Cette nouvelle provocation en Une du numéro dit des « survivants » a été publié après que les frères Saïd et Chérif Kouachi, des djihadistes de France ont fait irruption le 7 janvier dans les locaux du journal parisien, assassinant douze personnes.

Au cours de la manifestation, de jeunes activistes musulmans s’en sont pris à la France. Matiullah Ahmadzai, l’un des organisateurs, a demandé au gouvernement afghan et aux autres pays musulmans de rompre leurs liens diplomatiques avec la France. « Nous sommes musulmans. Nous sommes prêts à nous sacrifier pour l’islam et notre prophète Mahomet. Nous voulons la fermeture de l’ambassade de France à Kaboul. La France devrait présenter ses excuses aux pays musulmans« , a-t-il déclaré. Abdul Rahman, un autre manifestant, arborait une banderole avec le slogan « Mahomet, je t’aime », en scandant : « Je ne me tairai pas. »

Le drapeau français brûlé et le président Hollande conspué

Dimanche déjà, quelques dizaines d’étudiants avaient manifesté, sans incident, à l’intérieur du campus de l’université de Jalalabad. Samedi, le président afghan Ashraf Ghani avait condamné la publication d’une nouvelle caricature du prophète, la jugeant « irresponsable ».

Les caricatures du prophète avaient déjà agité l’Afghanistan par le passé.
En septembre 2012, entre 200 et 300 personnes avaient marché à Kaboul pour dénoncer la publication par Charlie Hebdo de nouvelles caricatures de Mahomet.

Au Pakistan voisin, des milliers de personnes ont manifesté entre vendredi et dimanche, certains brûlant des drapeaux français , des effigies du président français, ainsi que des dessinateurs de l’hebdomadaire satirique.

Vendredi, après la traditionnelle prière, la contestation avait tourné à l’affrontement devant le consulat français de Karachi (sud) où un photographe avait été grièvement blessé par balle.

 

La loi coranique est-elle incompatible avec les lois de la République ?

L’islam peut-il se défaire de sa dimension identitaire ?

Cette réflexion est menée par Marc Nacht, dans « Causeur ».
Deuil en fête. La France a vécu une journée mémorable le 11 janvier. Elle est devenue l’emblème mondial de la lutte contre l’islamisme barbare.

Le sang versé à Charlie Hebdo, celui des fonctionnaires et des policiers tués en service, et celui des Juifs assassinés dans l’Hyper Cacher de Vincennes, ne l’aurait pas été en vain.

Il n’est pourtant pas sûr que tous auraient goûté la présence de Mahmoud Abbas qui, il y a peu, saluait les auteurs d’attentats perpétrés en Israël ; des princes du Golfe et du représentant d’Erdogan parmi les invités de l’Élysée à cette grande communion, bien que le Hezbollah en fût absent. « Amalgame » un peu détonnant tout de même, pour reprendre ce mot qui ponctua les discours avec une insistance si remarquable.

« Pas d’amalgame » entre les musulmans et les assassins qui se réclamaient de l’islam.

Et ceci tellement répété qu’il n’était pas difficile d’y entendre une injonction conjuratoire.

Clin d’œil malicieux de la langue : le mot amalgame aurait pour origine l’expression arabe ‘amal al-djam’a  » œuvre de l’union charnelle« , d’après le Dictionnaire étymologique de la langue française de Bloch & Wartburg qui fait autorité.

Le terme « amalgame » doit-il s’appliquer, comme le fait le Conseil français du culte musulman (CFCM), à la cinquantaine d’actes d’intimidation visant des mosquées depuis les massacres du 11 janvier ? Ne s’agirait-il pas plutôt du délétère effet boomerang de la mise sous le boisseau de toute critique de l’islam et de ses exigences ? De l’abandon sournois des principes de la laïcité, de leur recul devant les accusations d’islamophobie ? Comme l’exprime Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO, faisant le lien entre les « scènes de guerre » qui viennent de se produire et les « concessions » aux tenants de l’islam identitaire, holistique et totalitaire, au nom de la démocratie et de la tolérance républicaine (1) ?

La crainte de cette « union charnelle » entre les musulmans et les criminels ne pourrait se justifier que si un nombre important de musulmans épousait la thèse génocidaire des meurtriers affiliés aux groupes islamistes. Alors, en effet, la majorité des musulmans deviendrait suspecte et représenterait un grave danger pour la population, juive, chrétienne, « souchienne », laïque, ainsi que pour les résistants d’origine musulmane, croyants ou non.

L’ « amalgame » ainsi entendu, dont on nous rebat les oreilles, ne pourrait donc se produire que si, et seulement si, l’idéologie islamiste en venait à une telle diffusion — par le wahhabisme saoudien ou le salafisme qatari, importés en sus de nos fructueux échanges économiques avec ces pays — qu’elle contaminerait les musulmans de France au point de faire de ces derniers le cheval de Troie de l’islam conquérant.

Pur fantasme, me direz-vous. Sous nos latitudes en tout cas, à part quelques petites exceptions d’individus ayant mal tourné, les musulmans sont pacifistes et ne demandent qu’à vivre tranquillement. Il s’agit des pratiquants d’un islam « modéré », qui auraient définitivement biffé du Coran le devoir de guerre contre les infidèles, le petit djihad, où les fanatiques de Daesh et ceux d’Al-Qaïda trouvent leur inspiration.

Certes, on a pu célébrer ces assassinats par un feu d’artifice, comme ce fut le cas au soir du mercredi fatal près de Besançon ; certes, on a pu menacer son professeur de le « buter à la kalach » (Lille) ; certes on a pu, comme dans plusieurs collèges, notamment en Seine-Saint-Denis (80 % d’une classe élémentaire, rapporte Le Figaro), refuser d’observer la minute de silence requise, et j’en passe, ce ne sont là que des expressions marginales d’enfants influencés par ce qu’ils entendent autour d’eux ou comme le déclarait une élève « moi, ma mère m’a dit qu’ils l’avaient bien cherché« . Et ces débordements, qui ne sont pas nouveaux — comme on a pu entendre saluer Mohammed Merah — ne suscitent que de discrètes réprobations publiques de la part de la communauté musulmane à quelques exceptions près.

VOIR et ENTENDRE le débat de France 24, ce 18 janvier 2015, entre Zyad Limam (directeur d’Afrique magazine), Alain Frachon (éditorialiste au Monde), Yvan Rioufol (éditorialiste au Figaro) et Moustapha Tossa (rédacteur en chef adjoint à Monte Carlo Doualiya , sur « Islam et terrorisme : Hollande en guerre contre l’amalgame »:

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La mondialisation des idées et la terrifiante caisse de résonance d’Internet radicalisent pour nombre de musulmans les positions extrémistes où l’esprit de revanche contre l’Occident emboîte le pas au fanatisme religieux. « Gouverner au nom d’Allah (2) » devient alors le projet actif d’une revanche identitaire. Les jeunes en mal d’identité, comme le déclarait Boualem Sansal dans une interview à Jeune Afrique (18/12/2013),  » peuvent même se prendre pour des Che Guevara de l’islam. Ils se voient offrir des rêves extraordinaires, des rêves de paradis. Ils trouvent des frères en islam, voire des compagnons d’armes. C’est exaltant ».

Qui pourrait douter de la puissance de cette « union charnelle » dans notre monde dérisoire du marché des objets aussi envahissants que vite caduques ?

Qui pourrait douter qu’une Education nationale qui tremble, au nom du multiculturalisme, à enseigner l’Histoire et fractionne cette dernière en vignettes non chronologiques et en célébrations, prive en fait ses élèves du moindre recours pour la traversée de leur temps ?

On se trompe dans la mise en garde contre un « amalgame » conçu comme le produit d’une réaction simpliste d’étrangers à l’islam. Cet « amalgame », cette union faite d’un désir de mort dévorant les forces de vie, ne peut surgir que de l’islam lui-même tant qu’il sera aux prises avec ses contradictions face à la modernité.

1. Le Figaro du 10-11 janvier 2015, p. 16. ↩
2. Boualem Sansal, Hors série Connaissance Gallimard, 02013.

Mise en perspective proposée par PaSiDupes
Alors qu’il se trouvait au siège de l’ONU à New York pour un discours devant l’Assemblée générale, François Hollande a réagi à l’exécution de l’otage français Hervé Gourdel, décapité par ses ravisseurs en Algérie. Le Président parlait d’un « crime odieux » et déclarait que le guide français avait été assassinée « lâchement, cruellement et honteusement ». Le chef de l’Etat avait par ailleurs réaffirmé sa détermination et rappelé que « la France ne cédera jamais au terrorisme », ajoutant qu’il en allait de l’honneur du pays.

Alger : Charlie hebdo stimule les islamistes

Ce réveil des islamistes les plus radicaux pourrait faire tache d’huile.


De nombreux Algériens sont descendus dans les rues pour clamer leur foi et leur colère contre la provocation d’une nouvelle caricature du prophète, publiée mercredi en Une du « numéro des survivants » de Charlie Hebdo, suivant le mot d’ordre des partis islamistes à la sortie de la mosquée et de la grande prière du vendredi. Au cri de « Il n’y a Dieu qu’Allah et Mahomet est son messager », le cortège s’est ébranlé du quartier populaire Belouizdad à la fontaine du 1er mai.
Ali Belhadj, ancienne figure du Front islamique du salut (FIS), avait lancé un appel aux Algérois à se rendre à l’une des nombreuses mosquées de l’ancien quartier Belcourt. Considéré comme l’un des « prêcheurs de mort », il a été arrêté avec un imam salafiste. Les arrestations de Belhadj sont assez courantes paradoxalement, depuis que la concorde civile lui a permis de vivre en dehors des prisons.

Le pouvoir de la parole des imams

Marche « Je suis Mohamed » à Borj Bou Arreridj, Algérie

Le journal satirique n’a en effet été distribué dans aucun point de vente, mais des hommes, des femmes et aussi des enfants, tous étaient rassemblés pour affirmer leur conviction contre un journal interdit de parution en Algérie, comme au Maroc.

« Kouachi, martyr »

Arrivés au 1er mai, à quelques pas d’un bâtiment officiel, les manifestants ont été stoppés par le dispositif policier. Les petites rues adjacentes ont été prises d’assaut et les forces de police pourtant nombreuses ont vite été débordées par la foule. D’autant que le cortège a été rejoint par des habitants des hauts quartiers algérois. Après avoir occupé la rue au cri d' »Allah Akbar », les manifestants se sont dispersés dans le désordre, mais un gros groupe d’irréductibles s’est constitué devant l’Assemblée nationale. Le slogan avait changé. Cette fois, la foule criait : « Kouachi, martyr ! »

Ils sont alors plus d’un millier à faire face aux forces de l’ordre qui ont pour consigne de défendre le bâtiment officiel. Après une demi-heure de sitting des activistes islamistes, des slogans en faveur de l’instauration d’un État islamiste ont resurgi. Or, c’était précisément un des leitmotivs des partis islamistes des années 1990. les policiers ont alors chargé, à coup de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. La manifestation a alors dégénéré: les manifestants ont répliqué avec des caillasses et le drapeau français a été brûlé.
Le mouvement « Je suis Mohamed » a, en fait, commencé le jour de la publication du dernier numéro de Charlie.

Les voitures, bus et vitrines ont affiché cette profession de foi. Dans toute l’Algérie, des citoyens se sont sentis offensés par les caricatures subversives des anarchistes de Charlie hebdo et ont réagi dans un réflexe identitaire, voulant du même coup affirmer leur religion. Dès le soir de l’attentat, quelques Algériens fêtaient ouvertement l’assassinat de leurs offenseurs français. Le ministre des Affaires religieuses avait lui-même demandé que les prêches du vendredi condamnent les caricatures du prophète. Les pays musulmans ne sont pas laïcs et les libre penseurs qui les provoquent ne respectent pas leur culture. Les Français qui, sous le coup de l’émotion, ont massivement soutenu leurs dessinateurs, participent à la montée de la crainte que ce rassemblement ne fédère les islamistes les plus radicaux du pays, voire les musulmans modérés.

"Je suis Mohamed", banderole brandie en plein match des Bleus au Qatar, le 18 janvier 2015
« Je suis Mohamed », banderole brandie en plein match des Bleus au Qatar, le 18 janvier 2015

Niger: les athées de Charlie hebdo provoquent des représailles sur des églises

Les Français du Niger sont invités à rester chez eux

Dans le monde, les manifestations anti-libertaires secouent plusieurs capitales, notamment à Niamey, au Niger, où huit églises ont été incendiées.

Au Nigéria, les communautés chrétiennes du Nord-est du Nigeria sont prises dans la guerre menée par les islamistes de Boko Haram.

L’inconséquence du président socialiste irrite les milieux catholiques

En effet, « la vie continue », estime néanmoins François Hollande en déplacement à Tulle ce samedi.

Il s’est rangé du côté des provocateurs, rappelant aux pays qui condamnent la caricature de Mahomet en Une de Charlie Hebdo que « la France a des principes et des valeurs, et ces valeurs, c’est, notamment, la liberté d’expression« .
Les Français du Niger sont invités à rester chez eux…

Lassana Bathily, héros de la prise d’otages à l’Hyper Cacher, sera naturalisé français

Une distinction méritée que ternit le pouvoir par sa récupération grossière

Accélération justifiée de la procédure mais promesse d’une cérémonie pompeuse

Lassana Bathily, Malien de 24 ans, a sauvé plusieurs otages de la supérette Hyper Casher en les cachant dans la chambre froide (Tim Stewart News/REX/REX/SIPA)Lassana Bathily, l’employé malien de la supérette casher qui a risqué sa vie en aidant des clients à se dissimuler dans la chambre froide pendant la prise d’otages de la Porte de Vincennes à Paris associée au carnage de Charlie hebdo, sera naturalisé français mardi, a publié le ministre de l’Intérieur.

En France depuis 2006, Lassana Bathily, 24 ans, avait déposé en juillet 2014 une demande de naturalisation. Une « cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française » aura lieu mardi à 18h30 au ministère, a précisé Bernard Cazeneuve, qui a loué son « acte de bravoure« .
Si le comportement du jeune Malien est en effet courageux et méritant, le terme de « héros » est peut-être excessif: il sera porté au compte de l’émotion.
Et d’une récupération politicienne éhontée.

« Les musulmans amènent la merde en France »: Philippe Tesson le pense et le dit…

Radicalisation de la presse: la liberté d’expression confisquée par la gauche extrême

Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)
Jonathan Bouchet-Petersen (Libération)

« Le journaliste-polémiste a tenu des propos qui devraient le conduire devant les tribunaux ».
Telle est la sentence non d’un juge, mais d’un journal, en exergue non pas d’un article, mais d’un réquisitoire. Eric Zemmour avait été ostracisé, Philippe Tesson l’est aussi. Zemmour a été chassé hors d’i-télé, chaîne de télévision du groupe Canal +; Tesson a été chassé hors de l’hebdomadaire Le Point.

Le délit d’opinion

Invité mercredi sur Europe 1 pour parler de la laïcité et des écoles religieuses, le journaliste, « qui sévit » dans Le Point, Valeurs actuelles et sur Radio Classique« , selon les termes de son jeune confère de Libération, et « qui cause » théâtre dans le Figaro magazine, selon le même spécialiste du journal cornaqué par Laurent Mouchard, aka Joffrin, a tenu « des propos islamophobes qui devraient le conduire devant les tribunaux« . Probabilité ou jugement moral?
En attendant, ce qui est sûr, c’est que Bouchet-Petersen saute des lignes de l’article de Wikipedia, quand ça l’arrange: le respect de la déontologie professionnelle ne l’habite pas… Pourquoi occulter en effet que Ph. Tesson a collaboré treize ans au… Canard Enchaîné (1970-1983), au temps de sa jeunesse.

Chasse aux sorcières d'un "khmer rouge" de la presse de France (janvier 2015)
Chasse aux sorcières d’un « khmer rouge » de la presse de France (janvier 2015)

Le critère de l’âge.

Parmi les jeunistes, Bouchet-Petersen a tout pour plaire: il est fils de… mais n’a pas hérité l’intelligence de sa mamamn, seulement la haine. Car chez les sectaires, on n’est jamais trop vieux, comme Stéphane Hessel ou Jacques Vergès – et Michel Rocard (84 ans) – si on est estampillé de gauche. Mais, pour Tesson, les ans deviennent une tare, selon le kkmer rouge de Libé qui souligne son âge, 87 ans.

Au soir d’une belle carrière, le fondateur et directeur du Quotidien de Paris (1974-1994) « a éructé », aux dires du journal socialiste Libération, en évoquant les « incidents » – non précisés, dans un souci légitime d’information – signalés au ministère de l’Education nationale après la minute de silence observée jeudi : « Ce qui a créé le problème, ce n’est quand même pas les Français. […] D’où vient le problème de l’atteinte à la laïcité, sinon des musulmans ? On le dit ça ? Et ben moi je le dis !« . Et d’ajouter, comme l’a noté le site Arrêt sur images (nous donnons le lien, puisque ce professionnel de Libé s’abstient), en « interpellant » l’animateur de l’émission, Jean-Marc Morandini : « C’est pas les musulmans qui amènent la merde en France aujourd’hui ? Il faut le dire, quoi ! »

Pour le « journaliste » de Libération – quotidien en difficultés de trésorerie qui dispose néanmoins d’un tel excédent d’espace qu’il héberge Charlie hebdo sur un étage entier – Jonathan Bouchet-Petersen, fils de… Sophie, conseillère de Ségolène Royal, candidate battue à la présidentielle de 2007, et investigateur pro de Wikipédia, Tesson – dégradé de son prénom – avait déjà tenu des propos outranciers en janvier 2014 : en pleine « affaire Dieudonné », il avait lancé dans l’émission Accords/Désaccords sur Radio Classique « Ce type, sa mort par peloton d’exécution de soldats me réjouirait profondément. » Ajoutant : « Pour moi, c’est une bête immonde donc on le supprime, c’est tout… Je signe et je persiste.« 

Et comme le petit journaliste n’a pas épuisé la fiche Wikipedia, il poursuit son réquisitoire. Le lendemain sur LCI, il avait regretté « qu’il n’y ait plus la peine de mort » pour exécuter cet « animal abominable ». Devant la polémique et alors que le dépôt d’une plainte « pour appel au meurtre » avait été « évoqué » sur RMC, une obsession de Bouchet-Petersen, Tesson avait « confirm[é] ces propos », mais en appelant à « les remettre dans le contexte, le contexte d’un débat polémique » et en revendiquant « contre l’évidence »(selon le coupeur de têtes de Libé) une « formule de style ». Le 6 mars 2014, LCI et Radio Classique ont été mis en garde par le CSA.

Avec cette nouvelle sortie, Tesson, officier de la Légion d’honneur depuis 2009, a été mis au pilori sur les réseaux sociaux, dont ce journaliste semble, de manière inattendue vanter ici le recul et la capacité de jugement à froid, fait valoir l’avocat général de la presse, clone de Bruno Roger-Petit, après passage du correcteur. Mais l’écumeur de Wikipédia dispose aussi de la liste noire de la gauche et pointe le soutien qu’apporte Fabrice Robert, président du « groupuscule » (mépris de journaliste neutre) d’ »extrême droite » (fichage et donc étiquetage) Bloc identitaire à Philippe Tesson :

Libération appelle à la rescousse les détracteurs de la gauche sectaire 24/24 et 7j/7

Le président de la LICRA, Alain Jakubowicz, s’est, lui, ému du dérapage du journaliste-polémiste.

<br>L’ancienne ministre pro-palestinienne de Hollande, Cécile Duflot (EELV) tire à vue des adjectifs insultants et ce n’est pas au flash ball:

Ou cet autre pro-Hamas, Olivier Dartigolles (PCF) pour qui l’insulte tient lieu d’argument:
<br>

<br>La peine de mort et le peloton d’exécution qui horrifient le « jeune » protégé politique de Libération lui suffiront-ils s’agissant de Zemmour et Tesson ?
[wat=http://www.wat.tv/audio/philippe-tesson-dans-grand-76nr1_2exyv_.html]

PaSiDupes offre à Jonathan Bouchet-Petersen la video que l’investigateur dit introuvable (puisqu’elle n’est pas sur Wikipédia), suggérant même qu’elle aurait été supprimée… Car le garçon n’est pas amateur de censure et soutient la liberté d’expression !…

Négationnisme: une prof anonyme suspendue pour des propos mettant en doute les attentats djihadistes de Paris

Les attentats islamistes feraient partie d’un complot islamophobe !

Les attentats djihadistes de Paris mettent au jour des haines profondément enfouies
En centre de formation professionnelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a suspendu une enseignante qui remettait en cause la réalité des attentats de Paris , lors d’un débat avec ses élèves de bac pro commerce, a fait savoir la direction vendredi.

Lundi, au cours d’un débat avec les 16 élèves de sa classe, dont l’une l’enregistrait à son insu, l’enseignante évoqua notamment le « soi-disant flic qui a été tué », en parlant d’Ahmed Merabet, le policier abattu par les frères Kouachi au cours de l’attaque contre les dessinateurs de Charlie Hebdo.

Dans cet enregistrement, révélé par Le Monde, elle s’étonne également que les djihadistes aient laissé « quand même des empreintes », alors qu’ils ont « mis des gants et une cagoule ».

Pendant ce débat de plus d’une heure, lorsque des élèves affirment que les attentats ont été « montés », afin de « pervertir la religion musulmane parce que c’est la seule qui a gardé un peu toutes ses valeurs », l’enseignante n’apporte pas la contradiction, soulignant au contraire que l’islam « dérange ».

Du débat au prosélytisme

Elle défend ensuite « le prophète », affirmant que Mahomet, comme « Moïse, comme Jésus Christ, comme Abraham, c’étaient des bels (sic) hommes, bien foutus. Mahomet, c’était pas le mec qui s’empiffrait avec un gros ventre, c’est pas vrai, il avait une super gueule« .

Des élèves se défoulent et l’enseignante rebondit.
Au cours d’un échange confus avec plusieurs élèves, parmi lesquels plusieurs approuvent les attentats, elle fit l’apologie de la violence et du crime: « Vous pouvez vous battre pour deux raisons: tu peux tuer quelqu’un pour défendre ta religion, ça c’est vrai, et tu peux tuer quelqu’un pour ta famille« .

Patrick Toulmet, le président de ce Campus des métiers et de l’entreprise, s’est dit « outré » et « peiné » (!) par ces propos qu’il a qualifié de « stupides » et « irresponsables ».

Parole contre parole

Quand les faits ont été connus – sur signalement au rectorat de la mère de l’élève qui a enregistré la discussion -, Patrick Toulmet a convoqué l’enseignante jeudi, avant d’être lui-même convoqué au commissariat.

L’enseignante a nié, avant d’apprendre qu’elle avait été enregistrée. Elle a lors tenté d’expliquer qu’elle ne faisait que « reprendre des propos lus sur internet », a-t-il précisé. Cette femme « d’une quarantaine d’années », non titulaire (en CDI depuis environ sept ans dans l’établissement), a été mise à pied en attendant un conseil de discipline, a-t-il précisé.

Fin psychologue, P. Toulmet assure que, s’agissant d’une enseignante « sympa » et « sans problème particulier », « les bras (lui) en sont tombés ». Pouvait-il déclarer le contraire sans se mettre en cause?
« Aucun autre incident grave » lié aux attentats n’a été recensé dans cet établissement, qui accueille quelque 1.500 élèves de 16 à 25 ans, s’empresse d’ajouter le chef d’établissement, qui préside par ailleurs l’organisme de tutelle, la Chambre des métiers de Bobigny, ville communiste depuis la Libération (1920, en fait!) et conquise par l’UDI en avril 2014.

L’enseignante a estimé que sa mise à pied est « honteuse », assurant n’avoir « tenu aucun propos déplacé », rapporte Le Monde, qui a souhaité entendre sa version des faits qui l’accablent.
Une enquête judiciaire a été ouverte, confiée à la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis, qui devait notamment entendre l’enseignante.

Parmi les lieux de propagation de l’islamisme, les mosquées et les prisons arrivent derrière le milieu de l’Education.

 

Caroline Fourest se fait rappeler à l’ordre en direct par Sky News

La polémiste tentait de développer sa propagande radicale

Fourest C. tente de militer sur SkyNews en faveur des provocateurs de Charlie hebdo
Fourest C. tente de militer sur SkyNews en faveur des provocateurs de Charlie hebdo

Collaboratrice régulière de Charlie Hebdo, Caroline Fourest était l’invitée de la chaîne d’information britannique SkyNews, à propos du journal libertaire Charlie Hebdo, victime du premier de deux nouveaux attentats islamistes à Paris provoqués par ses dessinateurs récidivistes. Mais la présentatrice l’a rappelée au respect en coupant court à l’entretien, quand l’activiste a voulu montrer en direct la Une caricaturant le prophète Mahomet.

La relève est assurée: Luz reprend son stylo baveur en main

Mercredi soir, la chaîne d’information en continu a montré à la militante Caroline Fourest quelles sont les limites dans une société démocratique respectueuse.

Habituée à la complicité du service public de France Télévisions aux mains du SNJ, syndicat d’extrémisme gauche, la polémiste n’a pas compris ce qui lui arrivait. « C’est complètement fou qu’au Royaume-Uni on ne puisse pas montrer un dessin aussi simple que celui-ci » s’est-elle étonnée, non sans hypocrisie, Bien que journaliste décrypteuse, elle prétend ne pas avoir conscience d’avoir contrevenu en direct aux règles britanniques en provoquant la sensibilité de la communauté musulmane de son pays hôte.

On reconnaît les députés B. Le Roux (actuel chef de file des députés de la majorité) ou D. Vaillant (ancien ministre de l’Intérieur), autour de Jean-Marc Ayrault (ex-premier ministre de Hollande)

Confrontée à cette provocation à l’antenne, la première chaîne d’information européenne et mondiale a décidé d’interrompre le duplex avec Caroline Fourest. Seul le titre « Tout est pardonné » est apparu à l’antenne. La journaliste anglaise qui l’interrogeait, Dharshini David, a expliqué: « je suis désolée, mais ici à Sky News, nous avons décidé de ne pas montrer cette Une, donc merci de ne pas le faire Caroline » avant d’adresser ses excuses « à tous les téléspectateurs qui ont pu être offensés ».

La féministe et homosexuelle C. Fourest a longtemps soutenu les Femen, féministes révolutionnaires
La féministe et homosexuelle C. Fourest a longtemps soutenu les Femen, féministes révolutionnaires

La provocatrice adopte le comportement anti-républicain de députés de l’actuelle majorité. Lorsque la gauche était dans l’opposition, des représentants socialistes avaient enfreint le règlement de l’Assemblée nationale qui interdit aux députés de brandir des documents dans l’hémicycle en séance.

Les journalistes britanniques et américains ne sont pas amateurs de provocations

Fière d’offenser, comme ses camarades de Charlie hebdo ou les Femen qu’elle a longtemps soutenues,Caroline Fourest est coutumière de l’agression et SkyNews a pris le risque. A plusieurs reprises, l’activiste a déjà tenté de montrer la nouvelle Une de Charlie Hebdo.

Ce n’est pas non plus la première fois qu’elle se fait censurer pour cela. Le 10 janvier dernier, elle avait tenté la même opération en direct sur CNN. « Si tous les journaux reprenaient ces dessins, ils ne pourraient pas nous cibler tous; ce serait ça notre gilet pare-balles », avait-elle alors essayé d’expliquer.

Tout en délicatesse et respect
Tout en délicatesse et respect

De nombreux media étrangers ont refusé de publier la couverture ou ont flouté la caricature de Mahomet.  Tel était le cas pour CNN ou le New-York Times, qui soutiennent tous deux le Parti Démocrate et notamment Barack Hussein Obama. Les dessinateurs du journal anarcho-révolutionnaire ont délibérément offensé les croyants musulmans pour qui le visage du prophète ne peut être représentée et, a fortiori, caricaturée.

Attentats djihadistes en France: un débat secoue le milieu scolaire. Et pas que…

Minute de silence en hommage à Charlie Hebdo: 200 incidents recensés dans les écoles

70 refus, avait-on commencé à recenser, il y a quatre jours: « négligeable », avait coupé court le ministère de l’Education. Quelque 200 incidents ont finalement été reconnus, mais seulement 40 ont été signalés à la police.

La vague d’hommages autour des tueries de la semaine dernière n’est pas acceptée par tout le monde. Depuis les attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo, des témoignages de professeurs, déstabilisés par la réaction de leurs élèves, sont remontés. Ils font état de l’incompréhension de collégiens ou lycéens qui dénoncent un journal ayant, notamment, caricaturé le prophète Mahomet: la représentation du visage du prophète est en effet un blasphème en terre d’islam. Celle du roi l’est également au Maroc.

Une minute de silence sifflée

Le ministère n’avait d’abord avoué qu’une petite centaine d’incidents directement liés à la minute de silence, puis cent et bientôt 200, quand les chefs d’établissements cessèrent leur filtrage.<br> Le ministère précisa alors que les données sont déclaratives, elles ne « constituent donc pas un recensement exhaustif de l’ensemble des difficultés qu’ont pu rencontrer les équipes éducatives« . Une embrouille en répnse ceux qui l’accusent, comme le député UMP Philippe Juvin, de truquer ses données.

#JeSuisCharlie refus de respecter l’hommage dans les écoles:sous estimation et trucage des chiffres?@EPPGroup @ump http://t.co/Ysll9x5e0V

« Toutes les difficultés rencontrées ont été traitées localement, de manière proportionnée à la gravité des faits, par les équipes éducatives et pédagogiques, entre dialogue éducatif et sanctions disciplinaires » d’après le ministère. Afin de lutter contre ces incidents, liés à l’aspect polémique du journal caricaturant volontiers le prophète Mahomet, le gouvernement sort son arme suprême: la mise en place d’un numéro vert pour dénoncer les problèmes liés à la laïcité, mais l’étude est encore sur la table.

Réaction instantanée sur Twitter:

Parce que les dessinateurs de Charlie hebdo ne sont pas de grands malades.

La condamnation des assassinats djihadistes n’est pas unanimement en France

Face à l’attentat contre Charlie Hebdo et encore davantage face aux assassinats antisémites du magasin casher de la porte de Vincennes, la réaction de certains scolaires -qui reflète souvent l’avis des familles- donne à penser que l’orchestration de l’émotion populaire connaît des couacs. En dépit du succès de la « marche républicaine » du 11 et de la frénésie populaire sur les ventes du « numéro des rescapés », tous les enfants de l’école de la République ne condamnent pas les attentats  djihadistes.

Au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (9.3), un colis suspect a été découvert, vendredi dans la salle des professeurs, rapporte Le Monde. Il ne contenait pas de bombe, mais des câbles et un détonateur, assurent deux élèves et l’avertissement est donc clair. Dessus était d’ailleurs écrit « Je ne suis pas Charlie », à l’attention des bisounours lents à la… détente. « Ils auraient pu ne tuer que » Charb, discriminent d’autres lycéens…
Les journalistes du Journal Le Figaro ont constaté que pas moins de 80% des élèves ont refusé de participer à ce moment de recueillement.

Dans un collège de Roubaix, un rassemblement de 400 élèves s’est tenu « dans un grand bourdonnement » protestataire et anonyme.

La manipulation médiatique peut toutefois paraître parfois grossière. Certains élèves ont participé à la minute de silence à contre-coeur, raconte l’agence de presse française. « Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire« , reconnaît Marie-Hélène, 17 ans. Avec un prénom aussi ostensiblement chrétien, le journaliste anonyme de l’AFP fait un peu fort…

Les terroristes, « mes frères »

Effet Charlie
Effet Charlie

Le jour même de deuil national, des propos particulièrement violents tombaient sous le coup de la loi. Or, les musulmans intégristes ne reconnaissent que la loi coranique. Et c’est ainsi que le Français Amedy Coulibaly, le djihadiste tueur de Vincennes, s’était marié devant l’imam, sans passer devant le maire, comme l’y oblige pourtant la loi de la République. <br> »Ils ont réussi leur coup, moi je suis fière de ceux qui les ont tués. Ce sont mes frères. » Tels sont les propos et convictions d’une collégienne de 15 ans au lendemain de l’attaque contre l’hebdomadaire satirique, mais aussi du magasin casher. Dans un document confidentiel qui les retranscrits sont indiqués le nom de l’élève, son âge, son adresse, et très précisément les propos tenus.

Autre signalement effectué, celui d’un élève de 16 ans, qui a véritablement proféré des menaces de mort et de djihad envers tous les « Blancs ». Ces propos ont été consignés [« par écrit », pléonasme d’un journaliste bac+5, analyste distingué et décrypteur pour nous], par les enseignants ou les surveillants qui les ont rapportés à leurs chefs d’établissement, quand ils les ont fait remonter au rectorat. Dans cette hypothèse, les rectorats ont ensuite l’obligation de diffuser auprès de la police et le Parquet.

; »>En région, dans l’Isère, un jeune homme de 17 ans, originaire d’un pays du Maghreb, musulman ou juif, l’histoire ne le dit pas, a été frappé par un groupe de quatre ou cinq personnes à Bourgoin-Jallieu, PS jusqu’en 2014, en marge de la minute de silence, à l’intérieur de son lycée, lieu pourtant traditionnellement considéré comme un sanctuaire. Mais c’était avant que les établissements scolaires soient des lieux de débats.

« Il ne faut pas mettre le couvercle sur la marmite. Une partie, certes marginale, des élèves ont refusé de faire la minute de silence » jeudi, confie un professeur d’un lycée de Clichy (Seine-Saint-Denis).

Il rapporte aussi des réactions d’élèves sur le thème « les gens de Charlie Hebdo ne l’ont pas volé », « il ne fallait pas les tuer, mais on n’insulte pas le prophète ».

Barbara Lefebvre, professeur d’histoire-géographie dans les Hauts-de-Seine et co-auteur des « Territoires de la République », paru il y a douze ans, relate des incidents du même ordre que lui ont rapportés des collègues.

Au lycée Jean-Lurçat à Paris, des élèves arboraient un badge « Je suis Saïd », du nom d’un des deux frères Kouachi, responsables de la tuerie à Charlie Hebdo.

C’est cette fois à Bondy. Lauréat en 2004 des missions Stendhal, prix de la Francophonie de la SACD en 2005 et bourse année sabbatique du CNL, Mohamed Kacimi a vécu une scène qu’il rapporte sur Facebook. Venu parler dramaturgie dans un lycée professionnel du Val-de-Marne, il constate que la classe a la tête ailleurs et il embraie donc sur les tueries djihadistes:
Au fond de la salle un grand black lève alors la main (aussi bizarre que cela paraisse!)
– Monsieur, faut que je vous dise une chose, c’est la guerre, ça va être la guerre nous les musulmans et les autres, les juifs et les chrétiens, la guerre à mort
– Tu es musulman
– Non, je suis chrétien
– Pourquoi tu dis que tu es musulman
– Je dis ça parce que j’aime Anelka, il est musulman, tout le monde le déteste, lui déteste tout le monde, et nous on l’aime…Je vais me convertir juste pour Anelka, monsieur. Ce sera la guerre, monsieur, comme avec Anelka. (© Mohamed Kacimi, né en 1955 à El Hamel, Algérie)

Apologie du terrorisme : des élèves signalés à la police

Tandis que la presse corporatiste et solidaire encense par principe ses confrères, les auteurs des caricatures provocatrices à  l’origine des assassinats djihadistes, la lutte contre le terrorisme s’étend aux salles de classes. Des mineurs scolarisés ont été dénoncés à la police pour apologie du terrorisme à l’occasion de la minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. C’est la toute première application de la loi du 13 novembre 2014, un arsenal législatif destiné à renforcer la lutte contre les terroristes, notamment djihadistes. Rappelons toutefois que les grenades offensives ont été interdites le 13 novembre 2014 aux forces de l’ordre à la suite du drame de Sivens. « Ne désarmez pas les gendarmes ! » demandait l’UNRPG (45.000 adhérents), dénonçant une mise en danger des escadrons si les moyens de la protection de l’ordre public leur sont retirés. En s’accrochant à leurs certitudes idéologiques, dont celle de la prévention, après avoir cédé sur le terrain de la vidéosurveillance, les législateurs godillots peinent donc dangereusement à maintenir le pouvoir de dissuasion des fonctionnaires de police. Certains continuent d’ailleurs de leur contester l’usage de grenades lacrymogènes, assourdissantes ou de désencerclement, de flash-balls, de canons à eau, voire de bombes à poivre. L’usage de la plupart de ces armes est régulièrement dénoncé comme abusif.

Des enseignants ont refusé d’appliquer la minute de silence

Tout fonctionnaires de l’Etat qu’ils soient, des professeurs ont affiché leur soutien aux tueurs en s’opposant à la décision de marquer d’une minute de silence le deuil national de trois jours décrété par le président Hollande dans les établissements publics. Des profs soumis au devoir de réserve sont mis en cause. Ancré dans leurs habitudes d’autonomie et défiant programmes nationaux, instructions ministérielles et évaluations des élèves, des professeurs militants s’opposent impunément à leurs autorités hiérarchiques, comme à leur engagement de neutralité et de respect des consciences, à l’instar d’ailleurs de leur ministre Najat Vallaud-Belkacem, parfois qualifiée de « khmer rouge » du fait de son dogmatisme fourbe et totalitaire. 

Alors, comme ça, ces professeurs-là seraient incapables de ferrailler avec cette minorité d’élèves contestateurs ? Ancien professeur et chef d’établissement en Seine-Saint-Denis, Paula, désormais à la tête d’un collège parisien, est catégorique pour pointer les professeurs « qui ne sont pas autant cultivés qu’avant » ou « ne se sentent pas attachés aux valeurs de la République« . « Si les élèves sentent chez leur prof un manque de conviction, ils prennent du coup la liberté de provoquer », assure-t-elle. Mais elle détient le remède. « Pour rappeler que nous sommes à l’école de la République, il faudrait enseigner beaucoup plus d’éducation civique« . Ce que contestait Jack Lang, dès ce matin sur France Info. <br>La vérité n’est pas si caricaturale et parcellaire. Le milieu éducatif est en effet totalement sous l’emprise de la FSU, syndicat hégémonique classé à gauche, voire extrême, de la maternelle à l’Université et aux ex-IUFM. C’est-à-dire que les citoyens de la République n’ont pas plus de chance de lui échapper que des Cambodgiens aux khmers rouges ou des Nigérians à Boko Haram.

Ouvertement pro-palestiniens ou non, les professeurs musulmans intégristes, altermondialistes proches d’EELV, trotskistes anarcho-révolutionnaires adhérents du NPA ou communistes et libertaires encartés au Parti de gauche de Mélenchon, au CNT ou au PCF, tous résistent à l’autorité de l’Etat et sympathisent avec la lutte armée du Hamas, groupe terroriste palestinien.   Comment la ministre franco-marocaine de l’Education saurait-elle leur tenir tête si tant est qu’elle ne les soutient pas ?

Apprendre aux élèves à réfléchir

Hommage « spontané » sous contrôle

Est-ce que diverger, c’est ne pas comprendre ?
Pour Catherine, représentante du système, le problème est ailleurs : « il faudrait que tous les professeurs, et pas seulement ceux d’histoire-géo, soient capables d’enseigner l’éducation civique et d’organiser des débats entre élèves ». Là est le cœur du problème selon elle : « les professeurs, dont moi-même, closent trop le débat quand un élève sort une énormité parce qu’il ne faut pas perdre de temps pour avancer dans les programmes« . Résultat ? « On n’apprend pas aux élèves à réfléchir et à aiguiser leurs arguments« . Et les provocateurs peuvent alors avoir le dernier mot, juge-t-elle en conclusion, considérant que l’école n’est pas un lieu de transmission des savoirs, mais de discussion, de débat, voire d’affrontements idéologiques où l’adulte doit faire prévaloir ses orientations personnelles et les éléments de langage tombés d’en haut.<br>Des paroles que pourrait approuver Christine. La prof de maths se dit « soulagée » de ne pas avoir eu de classe pendant la minute de silence. « Moi, je fais des maths, je me sens clairement incapable d’argumenter face à des élèves qui se diraient en faveur des terroristes ». Cette culpabilisation n’a pourtant pas lieu d’être, puisque ce n’est pas son rôle de débattre: elle n’est pas plus que ses collègues de philosophie ou d’une quelconque discipline de sciences humaines payée par l’impôt pour discuter de l’actualité. Si on reprenait le raisonnement de la chef d’établissement anonyme, les élèves et les professeurs ont besoin moins de discussions que de connaissances et de références.

Stopper l’embrigadement religieux, mais aussi la manipulation politique

Dès lors, les services de renseignement vont analyser les propos énoncés pour dégager des nuances entre la simple provocation et l’apologie du terrorisme. Une enquête est alors ouverte : les services s’intéressent au jeune, à ses parents – étaient-ils au courant -, à son entourage, à ses activités sur internet. Rien n’est négligé pour stopper au plus vite l’embrigadement. L’auteur des propos peut même être interpellé. Car si certains jeunes ne mesurent pas ce qu’ils disent ou apparaissent comme « déséquilibrés » – le mot est à nouveau lâché ! annonçant un prochain laxisme attendu – selon un spécialiste de la prévention de la radicalisation, d’autres connaissent parfaitement la portée de leurs propos et ont déjà le profil d’apprentis djihadistes.

Vendredi, à Châteauroux, l’élève d’un lycée technique a d’ailleurs été tabassé par des camarades pour avoir un peu trop ouvertement manifesté son soutien aux douze victimes de l’attentat de Charlie Hebdo.

Rouen, mars 2012.  Un professeur d’anglais du lycée Gustave Flaubert de Rouen (Seine-Maritime) a en revanche tenté d’imposer une minute de silence à ses élèves de Terminale,  en hommage au djihadiste de France , Mohamed Merah, l’auteur de sept meurtres, dont des enfants juifs, à Toulouse et Montanban. Luc Chatel avait alors demandé que l’enseignante soit « immédiatement » suspendue. Un syndicat se dressa alors, récusant tout « acte politique » de l’enseignante, Nadia, qui présenta pourtant le tueur de 23 ans comme une « victime d’une enfance malheureuse » et soutint que son lien avec Al Qaïda aurait été « inventé par les media et Sarko »… Ce syndicat plaida la « maladresse » d’une collègue « qui a des soucis de santé ». Une première « déséquilibrée » !

La police aussi est gagnée par la contestation
Une agent de surveillance de Paris (ASP, les ex-« pervenche »), a été suspendue par la préfecture de police (PP) pour ne pas avoir respecté jeudi dernier la minute de silence en hommage aux dessinateurs fauteurs de troubles, au nom de la liberté d’expression.Cette fonctionnaire, qui assume son refus, « va être traduite rapidement en conseil de discipline et risque la révocation ».
La « suspension » de la liberté de la presse ne permet pas de savoir si la fonctionnaire était animée par des motivations politiques ou religieuses.

Et, bien sûr, des prisons
Jeudi, à midi, des cris anonymes ont perturbé la minute de silence. Des « Allah akbar! » ont retenti par les fenêtres grillagées vers les cours de promenade et les coursives. Des provocations « sporadiques » en prison, commente docilement le « décrypteur » affûté du Figaro, alors que la France se fige en hommage à la mémoire de toutes les victimes des attentats, indifféremment. Une volonté de choquer, de salir l’instant de recueillement. Depuis, le mouvement ne s’est pas amplifié, affirme le journal conservateur. « Les détenus les plus radicalisés sont malins. Ils savent que notre vigilance est en ce moment à 200 %. Ils vont attendre plus tard pour capitaliser sur les événements », prédit toutefois un surveillant de la région parisienne.

Cette nuit, un quarteron de gentils musulmans (cf. PaSiDupes), pas radicaux du tout, ont fauché une fonctionnaire de police en faction devant l’Elysée.

Anonymous et hackers islamistes s’opposent au nom de Charlie Hebdo

La guerre de religions s’étend au numérique

Le groupe de pirates masqués a lancé la chasse aux défenseurs du djihad en ligne, tandis que des hackers « musulmans » s’en prennent à des milliers de sites français. Les agresseurs posent en victimes et les tueurs tentent de justifier leurs crimes. La confusion est grande, mais le commerce continue. Les anti-libéraux de Charlie hebdo font leur marketing sur l’émotion populaire suscitée par les assassinats de 17 personnes en 3 jours d’horreur par des islamistes en France. Les corps des victimes sont à peine refroidis et ensevelis qu’ils annoncent des records de tirages, 5 millions d’exemplaires sur les 3 semaines qui s’ouvrent aux affaires, en plus des quatre millions de participants à la « marche républicaine » du 11 janvier sur l’ensemble du territoire. Mais c’est selon L’Obs, alors que le ministère de l’Intérieur renonce à tout chiffrage, l’évaluation étant pour elle impossible.

Et déjà l’unité nationale implose.

Une déclaration de guerre en bonne et due forme. « La liberté d’expression a été meurtrie. Charlie-Hebdo, une figure historique  controversée du journalisme satirique, a été pris pour cible par des lâches. Attaquer la liberté d’expression, c’est attaquer Anonymous », assurent les kacktivistes floutés. Nous ne le permettons pas. Toutes entreprises et organisations en lien avec ces attaques terroristes doivent s’attendre à une réaction massive d’Anonymous. Nous vous traquons.« 

Les taupes du groupe de hackers Anonymous se montrent menaçantes. Dans une vidéo, les souriants terroristes du Net annoncent leur volonté de riposter à l’attaque contre le journal « Charlie-Hebdo » qui a fait, non pas 17 morts, comme l’écrit L’Obs, décidément exalté, mais le tout sous la bannière « Opération ‘Charlie-Hebdo' » (ou #OpCharlieHebdo).

Une délation qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire… Le groupe de snipers, qui dénonce par ailleurs les écoutes téléphoniques et le fichage policier, a ainsi publié une liste noire de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». Le réseau social s’est plié aux volontés des activistes, bien qu’ils n’ait aucune légitimité ni représentativité, et ont suspendu la plupart de ces comptes, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). La Stasi est-elle en train de resurgir pour répandre la terreur sur l’hexagone ?

« Tous les moyens pour l’effacer de la Toile »

Parallèlement, les hackers font le sale boulot du ministère de l’Intérieur qui semble couvrir de tels agissements. En toute impunité et au nom de la liberté d’expression, cette milice d’extrême gauche travaille à pirater des sites web identifiés également comme islamistes. Une trentaine de sites ont été bloqués et mis hors ligne. Le site Ansar-alhaqq (qui diffuse de la propagande djihadiste en français) a été attaqué pour remplacer la page d’accueil (on parle de « défacement »), tandis que la page du site Kavkaz Center (site d’information tchétchène se revendiquant « islamiste ») redirige désormais vers le moteur de recherches DuckDuckGo. Sont actuellement visés différents sites se présentant comme « la voix du djihad » (« shahamat »).

Cette brigade d’auto-défense de l’Internet a ainsi publié une liste de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». La plupart de ces comptes ont été suspendus illico presto par le réseau social, décidément bien soumis, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). Le pouvoir semble déléguer à ces collabos du 21e siècle, comme à son réseau d’associations et collectifs.

Lorsqu’on tombe sur un site [islamiste], nous tentons d’extraire de sa base de données des adresses et informations de contact, que nous redirigeons ensuite vers les forces de l’ordre« , avoue un Anonymous au journal socialiste Libération (qui héberge les rescapés de l’attentat contre les dessinateurs de Charlie hebdo). Ensuite, « nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour l’effacer de la Toile. »

Une cyber-mobilisation que n’apprécieraient pas les forces de l’ordre, embarrassées par la révélation de cette cette sous-traitance. « Ne perturbez pas le travail des policiers enquêteurs en diffusant de fausses informations ou rumeurs« , a faiblement protesté la Police Nationale sur… Twitter !
Olivier Laurelli, expert en sécurité informatique et blogueur répondant au pseudonyme de Bluetouff, souligne qu' »à partir du moment où on attaque les réseaux où [les djihadistes] communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs. »
« Dans ces comptes, il y a de tout, aussi bien des fondamentalistes que des amateurs« , confirme un enquêteur aux « Echos ». « Il faut aller vérifier. Certains auraient mérité une visite de la gendarmerie ou de la police. »

Anonymous vs. hackers islamistes

blog -Anonymous en guerre contre cyberjihadLoin d’écouter les policiers, les pirates poursuivent leurs attaques numériques, sans être importunés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. L’excuse: ils ne sont pas seuls et on assiste à une bataille généralisée de hackers, sans pour autant que les « black blocs » (Black Blocks) soient entrés en hibernation.

Des pirates assumant pour la plupart « islamisme » ont massivement attaqué des sites français en tout genre, en réaction aux opérations des Anonymous. Sous la bannière « Opération France » (ou #OpFrance), les hackers islamistes ont piraté des milliers de sites web en quelques jours. Le site spécialisé Zataz évoque plus de 19.000 sites web attaqués par plus de 27 groupes de hackers localisés dans le monde entier (Tunisien, Maroc, Algérie, Mauritanie, Indonésie, Malaisie, Mexique…). Plusieurs se revendiquent notamment des groupes comme le Middle East Cyber Army (MECA), le Cyber Califat, la cyber-force islamique unie ou les Anons Ghost.

Sur les sites piratés, la page d’accueil est modifiée. Bien souvent, elle affiche un fond noir et des slogans tels « Il n’y a de Dieu qu’Allah », « Death to France » (« Mort à la France ») ou « Death to Charlie » (« Mort à Charlie »).
Les sites de plusieurs mairies, conseils généraux, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont ainsi été piratés. Le site du Conseil général du Lot a ainsi été piraté pendant trois heures par un groupe tunisien dénommé « Fallaga Team » qui renvoyait les utilisateurs vers une adresse diffusant un discours intégriste. Le site du Mémorial de Caen a vu sa page d’accueil afficher un message en arabe et un autre en français affirmant: « J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah. J’atteste que Muhammed est le messager de Allah« . Le prosélytisme musulman est visiblement un fantasme…

Un site piraté par le groupe de hackers Fallaga Team
L’office de Tourisme de Biarritz, le CHU de Strasbourg, le Palais des Papes d’Avignon, l’académie de Créteil, la cathédrale de Nantes, la ville de Tulle, la fondation Jacques Chiracont également été frappés par ces piratages. C’est très nébuleux, on est face à des groupes d’activistes qui se forment et se défont très rapidement.

L’économie du pays est ainsi perturbée. Des filiales de grands groupes français (Carrefour, BNP Paribas, Terraillon…) ont en effet subi des attaques et leur activité ont eu à souffrir de ces « actions concrètes difficiles à comptabiliser mais plusieurs centaines de sites de PME, d’institutions locales ou d’universités auraient été touchés », résume Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom.

« Je suis musulman, je ne suis pas Charlie », clame un site français piraté par AnonGhost

« De mémoire, je n’ai jamais vu une campagne de ‘défacement’ aussi importante dans un temps aussi restreint, poursuit Gérôme Billois. « Les sites touchés sont souvent des structures qui n’ont pas forcément les équipes techniques adéquates pour maintenir le niveau de sécurité nécessaire ou réagir rapidement en cas d’attaque. »

Le site du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, consacré à la Seconde Guerre mondiale, s’est ainsi retrouvé affublé d’un texte rouge sur fond noir accusant la France de « racisme » et d’être le « terroriste du Monde », l’invitant à aller « se faire foutre » et signé « Je suis Muslim [musulman] et je [ne] suis pas Charlie« . Charlie hebdo n’en a toutefois pas perdu son sens de l’humour…

On peut parler de cyberjihad. Le ‘défacement’ n’est que la partie émergée de l’iceberg et la moins [physiquement] dangereuse aussi, car elle n’a pas d’autres conséquences que l’affichage d’une idéologie », minimise Thierry Karsenti, directeur technique Europe de l’entreprise de sécurité informatique Checkpoint.
Il indique finement – relayé par la presse irresponsable – que prendre le contrôle de la page d’accueil d’un site mal protégé ou pas correctement mis à jour « n’est pas très difficile à réaliser techniquement et l’attaque peut même être lancée de manière quasi-automatique« .

Entre autres titres de gloire affiché par ces distingués experts et décrypteurs, un groupe de hackers se réclamant de l’Etat islamique a tout de même réussi à pirater les comptes Twitter et YouTube du commandement militaire américaine au Moyen-Orient (le CentCom). « Nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine« , ont défié les pirates sur le compte Twitter du CentCom. Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberjihad », se sont-ils également félicité.

Le CentCom piraté par le Cyber Califat

Les hackers semblent très bien infiltrés. Ils ont également publié une liste de généraux de l’armée américaine avec leurs adresses, ainsi que des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord. Parallèlement, le compte YouTube du CentCom a publié des vidéos à la gloire du djihad et de l’Etat islamique, avant d’être suspendu.

« L’islam n’est pas synonyme de terrorisme » !

blog -cyber-jihad-contre-attaqueMalgré leurs nombreuses attaques subversives, les pirates du Middle East Cyber Army (MECA) se prétendent se distinguer des terroristes islamistes, une technique d’agit-prop bien connue des autorités religieuses hexagonales. Avec eux, « un musulman n’est pas un terroriste », clame également notre presse, derrière Manuel Valls qui caresse dans le sens du poil ses flancs gauche et droit alternativement. « C’est exactement l’inverse de l’islam. Notre religion est paisible, toute personne qui a lu le Coran comprend cela« , raconte un le porte-parole de MECA, à qui veut l’entendre, comme Zataz qui relaie. Pour lui, les cyber-attaques contre les sites français visent à « prouver au monde que l’islam n’est pas synonyme de terrorisme ». Tâche ambitieuse !

« Malheureusement, les hackers qui s’en prennent actuellement au web Français ne se soucient visiblement pas de leurs cibles. Ils cherchent à poster leurs messages et leur logo sur n’importe quel site, que ce soit celui d’une école, ou le site d’un petit artisan« , précise un membre des Anonymous au site Mac4ever. « Souvent, ces cibles sont choisies simplement parce qu’une faille a été facilement trouvée et son exploitation demande peu de temps, d’efforts et de ressources, ce qui explique que beaucoup de sites aient été défacés en peu de temps. » Dans un « communiqué », les Anonymous promettent ainsi des ripostes contre ces hackers islamistes. Sont-ils missionnés ?

Reste que le MECA annonce une cyber-attaque massiVE pour le jeudi 15 janvier : 3Nous avons déjà piraté des milliers de sites, mais ce qui va venir le 15 janvier sera beaucoup, beaucoup plus important. »
La cyber-bataille ne fait que commencer.

L’équipe de Charlie hebdo hurle de rire à l’hommage du ciel à François Hollande

Le ciel a encore honoré le président Hollande

Fou rire du dessinateur Luz (Charlie hebdo), lors de la "marche républicaine" du 11 janvier 2015 à Paris
Fou rire du dessinateur Luz (Charlie hebdo), lors de la « marche républicaine » du 11 janvier 2015 à Paris

Le président socialiste attire le mauvais sort.
Comme si  la foudre et la pluie n’avaient pas suffi, au moment  solennel où François Hollande les saluait sous les caméras, les équipes de Charlie Hebdo ont été secouées par un soudain fou rire. L’instant devait être grave et beau; il s’est transformé en une formidable hilarité de ces journalistes libérés, recueillis par le journal Libération.

François Hollande marchait dignement en tête de la « marche républicaine », quand il fut pris d’une envie soudaine d’aller saluer l’équipe de Charlie Hebdo, dont le médecin urgentiste Patrick Pelloux, qui, présent sur place au moment des faits, avait prévenu le premier Monsieur P’tite Blague du terrible attentat perpétré par des islamistes de France contre des dessinateurs du magazine satirique.  Le chef de l’Etat avait discuté quelques minutes avec le dessinateur Luz avant de serrer longuement le bon docteur dans ses bras.

Alors que l’étreinte des deux amis atteignaient son paroxysme, plusieurs membres de Charlie Hebdo ne purent maîtriser et retarder un fou rire inattendu qu’ils déchargèrent à la vue de tous. Sur les images, Luz est plié en quatre, tandis que ses camarades se bourrent les côtes de coups de coude.

L’hommage républicain d’un pigeon irrévérencieux dans le « sens de l’Histoire »

L’emplumé -ce pigeon !- avait repéré le président de la République parmi un million et demi de personnes -dont une petite cinquantaine de chefs d’Etat présents ce jour-là dans les rues de Paris.  C’est sur le premier personnage de l’Etat, et sur nul autre, que le volatile a choisi de lâcher sa fiente.

Un  » incident » qui a soulagé tout le monde, comme l’a expliqué Luz aux Inrocks : 

« Hollande blog -marche republicaine-Luz temoin de lacher de fiente de pigeon sur Hollande-11jan2015pourrait intégrer Charlie Hebdo parce que, malgré lui, il a fait rire toute l’équipe en cinq secondes. Ce pigeon malicieux doit être un fidèle lecteur de Charlie Hebdo… »

«  Trop bon, ce Hollande, s’est également gaussé  le dessinateur Jul, il a réussi à nous filer un fou rire !  »  Ca aurait en effet  pu être la tourista.

Tout ce qui tombe du ciel est béni, pour les laïcs athées ou libre penseurs aussi

blog -Charlie hebdo-aux chiottes ttes les religions-Cabu Alors que les mécréants afficheront leur « pardon » en Une de leur  journal meurtri cette semaine, Joann Sfar a des visions. « Blague venant des copains aux cieux : un pigeon a fait caca sur l’épaule de François Hollande, a-t-il posté sur Twitter.

Fou rire de Catherine et Luz ! « Merci les amis ! « …  pour ce moment.

En faillite, le journal Libération recueille Charlie hebdo

La presse des idéologues déconnectés apprend la vraie vie

Libération héberge la rédaction de Charlie Hebdo depuis le vendredi 9 janvier, après l’attentat du mercredi 7 janvier, aussi longtemps que nécessaire, a déclaré le directeur opérationnel de Libération, Pierre Fraidenraich. « Nous sommes ravis d’accueillir l’équipe de Charlie Hebdo, qui arrive demain matin » à Libération, a-t-il déclaré. « Nous mettons à leur disposition un étage complet de notre immeuble et tous les outils et moyens de production nécessaires à la production de leur exemplaire de la semaine prochaine, comme de celles à venir, tant qu’ils en auront besoin« , a-t-il ajouté. Le journal Le Monde fournit quant à lui les ordinateurs.
« Nous avons pris l’initiative de proposer à Charlie Hebdo de venir à Libération car cette maison est la leur, ils sont chez eux. J’ai appelé le cabinet de Bernard Cazeneuve et la Préfecture de Police, et les mesures de protection nécessaires seront en place dès demain matin », a-t-il précisé. Libération avait déjà hébergé Charlie Hebdo plusieurs semaines après l’incendie criminel qui avait détruit leur locaux en 2011, après la provocation de la publication de caricatures de Mahomet.<br>Déjà renfloué fin juillet, à hauteur de 18 millions d’euros, dont 14 millions apportés par le milliardaire Patrick Drahi, patron du groupe Altice (Numericable, SFR), et le reste par l’homme d’affaires Bruno Ledoux et des associés.
Ils les ont sauvés de la faillite, en apportant 10 millions d’euros supplémentaires, mais les deux repreneurs doivent pourtant faire face à une forte contestation des personnels de Libération, qui a affiché un trou de 20 millions d’euros pour 2014.
Le trou du quotidien bobo est dû à une mauvaise gestion en même temps qu’à une chute des ventes (plus de 30% en un mois, fin 2012). Le déficit courant s’élève à 9 millions d’euros, auquel s’ajoute le coût du plan de départs volontaires de près de 11 millions, selon François Moulias, président du directoire. 102 salariés des 238 salariés se sont portés volontaires au départ a précisé la direction.<br>Sans trésorerie, Libération était en survie et le quotidien n’a pu passer le cap de janvier-février 2014 que grâce à un versement anticipé par l’Etat – et l’Etat, c’est qui ? – d’une partie des aides à la presse.

Quand la rédaction contestait les orientations de ses repreneurs

Le sort du journal Libération, à court d’argent, s’est joué avant l’été. En maugréant, les syndicats se sont résignés à l’organisation du quotidien autour d’un espace culturel et d’un réseau social, plutôt qu’au dépôt de bilan.
La rédaction a utilisé l’argent qu’elle n’a pas à raconter tous les jours sur deux pages son combat contre le projet de ses actionnaires, qui ne voient pas d’alternative à un réseau social et à un espace culturel. « Libération, ce n’est pas un projet immobilier. Libération ça doit être d’abord une discussion autour d’un contenu éditorial », clamait le directeur de la rédaction Fabrice Rousselot. Il assurait aussi que les salariés étaient  » prêts à envisager des économies » et plaidait pour un « projet Libé », mais sans le définir… Ce projet pose le problème de n’être encore qu’une idée et de nécessiter de gros investissements pour rénover l’immeuble du siège du journal. Il faudra aussi faire déménager la rédaction.

Aujourd’hui, Libération aurait les moyens de se priver de tout un étage pour recueillir les SDF de Charlie hebdo.

Est-ce à dire que Libération dispose de moyens pour deux et d’espace à revendre ? 

Hommage corporatiste de L’Obs: d’abord et avant tout aux caricaturistes de Charlie hebdo…

Frédéric, Cabu, Charb, Bernard et les autres… Les 17 victimes des attentats ?

Sur la photo, les anarcho-révolutionnaires ou libertaires, seuls les 6 collaborateurs du journal, à l’origine des tueries…

Les autres ont droit à la deuxième marche au hit parade socialiste de la barbarie.
Les attentats perpétrés par les deux frères djihadistes de France contre « Charlie Hebdo » et par cet autre islamiste complice, Amedy Coulibaly, à Montrouge et Porte de Vincennes, ont fait au total 17 victimes.
Les Français, quant à eux, n’oublieront aucun d’eux.

Certains sont morts, parce que Juifs.

Emir, formateur des frères Kouachy, mais infirmier diplômé d’Etat…

Charlie Hebdo : l’étonnante reconversion de l' »émir » des djihadistes Kouachi

Un repris de justice, employé des Urgences de Paris
Farid BenyettouFarid Benyettou, ci-contre, l’ex-« émir » de la « filière des Buttes-Chaumont » qui a formé les frères Kouachi à l’intégrisme musulman, occupe depuis le mois de décembre un poste d’infirmier stagiaire dans le service des urgences de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

Farid Benyettou, l’ex-« émir » de la « filière des Buttes-Chaumont » qui a formé les frères Kouachi à l’idéologie radicale, occupe depuis le mois de décembre un poste d’infirmier stagiaire dans le service des urgences de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l’un des principaux centres hospitaliers ayant accueilli les victimes de la fusillade de « Charlie Hebdo ».

A 33 ans, Farid Benyettou était une figure du 19e arrondissement et de la mosquée Adda’wa, où il était autorisé à prêcher des paroles radicales. Suivi par les renseignements généraux dès le début des années 2000, qui notent sa proximité avec le Groupe salafiste pour la prédication du combat (GSPC), il rencontre les frères Kouachi, à qui il inculque la doctrine radicale de l’islam et souhaite envoyer mener le djihad en Irak.

En 2005, il est mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », avant d’être condamné – en compagnie de Chérif Kouachi – à six ans de prison en 2008 par le tribunal de Paris. Entendu par les enquêteurs dès 2005 sur sa relation avec Farid Benyettou, Chérif Kouachi déclarait devant les enquêteurs à propos des cours coraniques dispensés par son mentor : « J’avais vraiment l’impression que la vérité était là, devant moi, quand il parlait. » Chérif Kouachy était aussi la vedette de l’émission  Pièces à conviction d’Elise Lucet, un documentaire diffusé par Pièces France 3, en 2005.

Sorti de prison en 2011, Farid Benyettou s’inscrit l’année suivante à une formation à l’Institut de formation des soins infirmiers (Ifsi), avant son intégration au service des urgences de la Pitié-Salpêtrière, au début du mois dernier. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès du corps médical qui décrivent  » un élève studieux et discret » comme il se doit dans l’hôpital que les événements tragiques de ces derniers jours ont quelque peu crispé. A tel point que l’encadrement a pris soin de retirer mercredi soir le planning du service où apparaissait l’emploi du temps du jeune homme, avant de le réafficher en ayant préalablement rayé au crayon ses journées de travail.

Selon ce document, Farid Benyettou ne travaillait pas mercredi et jeudi, mais devait être présent la nuit de vendredi à samedi, ainsi que les deux suivantes. « On ne peut pas imaginer que cet homme – que tout le monde présente comme l’un des principaux mentors des frères Kouachi – aurait pu accueillir les victimes de ses anciens protégés », se disculpe un médecin de l’hôpital. « Et je ne peux imaginer que la direction de l’AP-HP et celle de l’hôpital n’étaient pas au courant de son passé« , ajoute-t-il. L’actuel directeur général des Hôpitaux de Paris est Martin Hirsch, depuis novembre 2013.

Régime spécial pour les Mais, parmi ses collègues, la stupéfaction est immense, eux qui mettent en avant le règlement lié à l’emploi d’infirmier. « Selon les règles du ministère de la Santé, on ne peut pas prétendre à un poste d’infirmier avec un casier judiciaire chargé. On nous demande d’en produire un vierge dès la première année« , s’insurge un collègue d’un service voisin. Selon nos informations, Benyettou ne l’aurait pas produit. Si le ministère de la Santé, qui émet pourtant les diplômes, refuse de communiquer et oriente la presse vers l’AP-HP, la direction des hôpitaux de Paris se justifie. « La situation de cet élève infirmier est régulière et elle est connue, depuis le début de sa scolarité, tant par la direction de l’école où il est scolarisé que des services de police« , précise l’AP-HP, agravant ainsi son cas !

 » Les événements dramatiques de cette semaine nous ont conduits à prendre l’initiative, en liaison avec les autorités de police, de ne pas le maintenir dans le planning du service où il terminait son dernier stage. Une condamnation portée sur le casier judiciaire interdit d’être recruté sur un emploi public, mais sans interdire de passer le diplôme, qui peut être « valorisé » dans d’autres lieux d’exercice que les établissements publics. » On n’assume aucune responsabilité de ce qui peut arriver cent mètres plus loin…

M. Valls et son ami J.-M. Le Guen

L’actuel secrétaire d’Etat de Manuel Valls, chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen,  a été maire-adjoint de Paris sous B. Delanoë, chargé de la Santé publique et des relations avec l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris) et a présidé le Conseil d’Administration de l’AP-HP de juin 2008 à juin 2010.
Les incohérences des administrations françaises peuvent ainsi faire jusqu’à 17 victimes en deux jours.  

Arrêtons de dire que nous sommes Charlie Hebdo

Faut-il que l’émotion de l’horreur amalgame liberté d’expression et provocation ?

blog -Charlie hebdo 1012-amour plus fort que haine-LuzDans la foulée de l’horrible fusillade au deuxième étage des bureaux du journal satirique Charlie Hebdo, un hashtag a envahi l’Internet: #JeSuisCharlie. Certes, la formule signifie « Je suis libre », une affirmation qui rassemble massivement contre la barbarie, mais il faut savoir que dans d’autres pays démocratiques que la France, notamment aux Etats-Unis, si les journalistes et dessinateurs de Charlie hebdo avaient essayé de se vendre, ils auraient été accusés de discours de haine. Le pouvoir aurait coupé les aides de l’Etat.

Rares sont ceux qui partagent la philosophie anarcho-libertaire de Charlie hebdo. blog -Charlie hebdo-amour plus fort que haine-pour rire-SniffC’est évident au regard de la chute des chiffres de ventes. Sauf qu’en France, la ministre de la… Culture a promis de renflouer le journal d’extrême gauche: les Français qui ont un emploi et qui sont imposables vont contribuer -qu’ils le veuillent ou non- à hauteur d’un million d’euros, au sauvetage d’un hebdomadaire ordurier et provocant.

Des voix s’élèvent qui osent dire « Je ne suis pas Charlie ». Elles sont aussitôt pointée par la masse des gens qui hashtaguent l’inverse, sans avoir jamais vu ne serait-ce qu’une seule Une de ce Charlie. Combien l’ont acheté? Qui le lisait encore? La plupart en ont entendu parler pour des scandales à répétition, mais auraient reculé devant une grande partie de ce que Charlie Hebdo osait effectivement imprimé. Nombre de gens qui apportent aujourd’hui leur soutien à Charlie aurait pu aussi bien manifester leur indignation devant l’immeuble de Charlie deux semaines plus tôt.blog -attentats au depart de Charlie hebdo-delire pro palestinien de Autain clementine-tweet 10jan2015

blog -Mahomet maltraite par Coco-LHumanite et LObsAu fond d’eux-mêmes, la plupart d’entre nous ne veulent pas être Charlie Hebdo. La plupart d’entre nous ne se reconnaît pas dans le genre d’humour délibérément choquant qui est la marque de fabrique de ce journal. Ce que nous voulons, c’est une liberté d’expression auto-régulée qui aurait pu éviter à temps les tueries de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) ou de Vincennes (Paris) à partir des assassinats dans les bureaux de Charlie Hebdo. Ne s’imposer aucune limite et s’entêter dans la provocation et l’irrespect des religions, au nom de la laïcité, a conduit à des boucheries qui ont saisi le monde entier d’horreur.

Est-ce cela blog -Charlie hebdo-aux chiottes ttes les religions-Cabul’exception culturelle française? C’est en France, république laïque, qu’un cercle étroit de journalistes et de dessinateurs, poussés à la fuite en avant de la provocation par une élite auto-proclamée de bobos-intellos, s’est enlisé dans l’intolérance au nom de la tolérance et de la liberté d’expression, fût-elle agressive et insultante. Etre tolérant de la parole, comme des croyances, que nous n’aimons pas dans l’Autre, semblait à certains incompatible avec leur philosophie politique et donc insupportable et intolérable. La presse dans son ensemble a renoncé à l’exigence d’objectivité de l’information et de respect de la vérité. Son objectif sera de revenir aux fondamentaux. Informer sans dissimulation ni de ses préférences politiques, ni de ses sources. Sans volonté non plus de se faire craindre des élus, ni même d’en imposer à ses concitoyens. Que chacun soit libre de ses opinions, sans risque de représailles. S’opposer sans essayer de stigmatiser, de salir et d’exclure.

blog -Charlie hebdo-derniere Une de Charb-tjs pas attenta en France-jan2015L’émotion derrière #JeSuisCharlie est belle. La formule est certes rebattue, voire usée à force d’avoir beaucoup servi en toutes circonstances, et donc peu digne au final. Mais le plus difficile dans nos sociétés libres occidentale n’est pas la défense de la liberté d’expression, mais l’usage qui en est fait. Les sauvages qui la menacent nous le rappellent aujourd’hui, temps de laisser-aller, d’individualisme et de démagogie. Une liberté d’expression débridée rend aussi difficile la vie en collectivité que les incivilités de la vie quotidienne, du vol à l’arraché à l’insulte perverse ou banalisée, répétée, insidieuse, et à l’invisibilité excluante.

blog -Charlie hebdo-mort de rireIl faut cesser de demander l’impossible aux minorités silencieuses. Tout en continuant de rejeter la faute sur l’Autre, la France de la rue, des acteurs politiques et des journalistes ou des dessinateurs fait l’expérience que maltraiter par les armes, l’indifférence, les mots ou le crayon, c’est s’exposer un jour à la révolte d’un individu ou d’une communauté.

Peut-on rire de tout ?
Assumer ses responsabilités.

Fusillade à Montrouge : la femme du tueur A. Coulibaly est toujours en fuite

Pendant ce temps, l’exécutif organise son triomphe

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Dans l’enquête sur la fusillade de Montrouge qui a coûté la vie à une jeune policière stagiaire noire, l’épouse d’Amedy Coulibaly, Hayat Boumeddiene, est “toujours recherchée” dans l’enquête sur la fusillade mortelle de jeudi matin à Montrouge, ont confirmé des sources proches du dossier ce vendredi 9 janvier.

Les tourtereaux ne sont pas passés devant monsieur le maire, comme la loi républicaine en fait obligation aux autre Français.

Hayat Boumeddiene est la complice d’Amedy Coulibaly, qui est également le preneur d’otage tué ce vendredi au cours de sa sortie qui a déclenché l’assaut des forces de l’ordre sur l’épicerie casher parisienne dans laquelle il était retranché.

<span style="color: black;"« Elle ne figure pas parmi les personnes décédées ou blessées » lors de la prise d’otages et de l’assaut”, a expliqué une source proche du dossier. Amedy Coulibaly était lui aussi recherché dans l’enquête sur la fusillade de Montrouge.

<span style="color: black;"Certains pensent l’avoir vu s’enfuir de l’épicerie casher transformée en fort Chabrol en se faisant passer pour une otage. D’autres l’auraient reconnue en Syrie…

 

La « marche républicaine » rendra-t-elle hommage aux 4 victimes juives françaises du djihadiste français de Vincennes ?

Attentats : les identités des victimes de l’épicerie casher dévoilés

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et plusieurs sites communautaires ont confirmé les noms des quatre victimes de la tuerie de la porte de Vincennes qui circulaient sur les réseaux sociaux.
Ce sont les identités des quatre victimes juives tuées vendredi dans l’attentat et la prise d’otages contre l’épicerie casher de la porte de Vincennes à Paris.

Yohan Cohen (22 ans), Yoav Hattab (21 ans), Philippe Braham et François-Michel Saada sont tombés sous les balles d’Amedy Coulibaly. Le Conseil représentatif des Institutions juives de France(Crif) a révélé leurs noms samedi après-midi sur son compte Twitter. Les âges respectifs des victimes et leurs photos ont été publiés sur le site communautaire JSS News.

<blockquote class=”twitter-tweet” lang=”fr”><p>Voici les noms des quatre victimes de <a href=”https://twitter.com/hashtag/Vincennes?src=hash”>#Vincennes</a> : Yoav HATTAB, Philippe BRAHAM, Yohan COHEN, François-Michel SAADA.</p>&mdash; CRIF (@Le_CRIF) <a href=”https://twitter.com/Le_CRIF/status/553907472243900416”>10 Janvier 2015</a></blockquote>

<script async src=”//platform.twitter.com/widgets.js” charset=”utf-8”></script>

La ville de Sarcelles (Val-d’Oise), notamment, est en deuil. Yohan Cohen était un jeune Sarcellois. Vendredi, le député-maire (PS) François Pupponi a reçu les proches du défunt. « La famille est dévastée », réagit l’élu qui s’est également entretenu avec les amis de Yoann. Le jeune homme, employé dans le supermarché Hyper Casher, depuis un an, a grandi à Sarcelles où vit toujours sa mère. Son père, lui, réside à Cergy. « C’était un garçon sympathique; je le connaissais de vue et ses copains aussi. C’est un drame de plus qui touche la ville et la communauté juive », s’insurge le maire. Samedi, la famille, réunie à Sarcelles, attendait de récupérer le corps. « Les obsèques devraient avoir lieu à Sarcelles dimanche ou lundi », précise François Pupponi.

Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a estimé vendredi que la prise d’otages sanglante dans l’hypermarché de la Porte de Vincennes démontrait « une nouvelle fois que la menace pesant sur la communauté juive » est bien « réelle« .

Cette prise d’otages et sa fin tragique, qui en liaison avérée avec les assassinats commis à Charlie Hebdo et à Montrouge, est la plus meurtrière agression à caractère antisémite survenue en France depuis plus de 30 ans avec l’attentat commis par Mohamed Merah dans une école juive à Toulouse en mars 2012 (trois enfants et un enseignant tués).

Affaire Charlie hebdo: les deux djihadistes français sont sortis en tirant sur les forces de l’ordre

Les frères Kouachi ont été abattus par la police

blog -affaire attentat Charlie hebdo-assaut epicerie hypercasher de Vincennes-9jan2015Les deux suspects de l’attentat de Charlie Hebdo sont sortis en tirant à la kalachnikov sur les forces de l’ordre, entraînant leur « neutralisation immédiate« , selon une « source proche du dossier ».

Cette version ne manquera pas de surprendre, du fait que les forces de police ont donné simultanément l’assaut sur le lieu de la prise d’otages à l’épicerie casher de Vincennes à Paris  et à Dammartin-en-Goële en Seine-et-Marne. Certes, la version officielle assure que la sortie des tireurs aurait  déclenché leur neutralisation immédiate, du fait de l’usage de leurs  fusils d’assaut, des ‘kalachnikov’, selon cette source, mais la chronologie des faits apparaît troublante

« L’otage, un homme de 26 ans, qui s’était cloîtré depuis le début dans une des pièces de l’entreprise, est indemne« , a-t-elle ajouté. Ce qu’on ne précise pas à cet égard, c’est que l’employé n’aurait pas été réellement pris en otage, puisqu’il aurait eu l’opportunité de se dissimuler dans un carton de l’imprimerie et aurait ainsi pu fournir aux forces de police des renseignements sur la topographie des lieux et les comportements des tueurs, à l’insu des djihadistes français. 

Au cours de l’opération, un « gendarme du GIGN a été légèrement blessé« .

« Il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes (…) », selon Rokhaya Diallo

Manifeste de 2011 après les caricatures de Mahomet et l’incendie de Charlie Hebdo

La Liberté D’Expression N’Est Pas À Défendre : Elle Est À Conquérir

Sébastien Fontenelle avait publié ce texte le 5 novembre 2011 dans Politis
(Le collectif signataire de ce texte est composé de Saïd Bouamama, Youssef Boussoumah (PIR et militant de la cause palestinienne), Houria Bouteldja (appointée par l’Institut du monde arabe, présidé par Jack Lang, et pourtant auteure de l’ « ouvrage » ci-contre), Henri Braun, Abdelaziz Chaambi, Ismahane Chouder, Olivier Cyran, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo, Sébastien Fontenelle, Nawel Gafsia, Laurent Lévy, Hassina Mechaï, Ndella Paye, Faysal Riad, Arielle Saint Lazare, Karim Tbaili, Pierre Tevanian, Sylvie Tissot, et Najate Zouggari.)
Sont-ils les invités de Julien Dray et défileront-ils dimanche?

Parce que la liberté d’expression est pour nous un principe précieux, nous refusons catégoriquement l’instrumentalisation bouffonne et intéressée qui en est actuellement faite par le couple Guéant-Charb, par la classe politique et par les grands médias.
Nous affirmons :

• qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégâts matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetière musulman.

• que la disproportion entre les unes alarmistes sur l’incendie de Charlie Hebdo et les brèves de dix lignes sur les saccages de lieux de culte musulmans entretient une vision du monde raciste : si un saccage est plus grave qu’un autre, c’est que les biens des uns sont plus précieux que les biens des autres, et c’est en définitive que les uns valent plus que les autres.

• que le climat d’état d’urgence et d’union sacrée qui s’instaure aujourd’hui autour de Charlie Hebdo est d’autant plus odieux qu’il tombe au même moment qu’un silence et une indifférence quasi générale face à un autre incendie, lui aussi parisien, lui aussi d’origine criminelle, à ceci près qu’il visait un bâtiment occupé par des Roms et qu’il a entraîné une mort d’homme : Ion Salagean.

• que Charlie Hebdo, en acceptant la visite intéressée de Claude Guéant, qui incrimine avec empressement des « extrémistes musulmans », en l’absence du moindre élément de preuve, participe, comme il l’a déjà fait dans le passé en publiant des articles ou des dessins antimusulmans, à la confusion générale, à la sarkozisation et à la lepénisation des esprits.

• qu’il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance, que le buzz médiatique et l’islamophobie ambiante assureront certainement à l’hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées, comme cela s’était produit à l’occasion de la première « affaire des caricatures » – bref : que ce fameux cocktail molotov risque plutôt de relancer pour un tour un hebdomadaire qui, ces derniers mois, s’enlisait en silence dans la mévente et les difficultés financières.

• que, contrairement à ce qui dit et se répète jusqu’à la nausée à la faveur de ce nouveau buzz antimusulman, la liberté de critiquer l’islam est tout sauf menacée, et que toute personne dotée d’un minimum de bon sens peut même constater, en inspectant semaine après semaine la devanture de son kiosque ou les programmes de télévision, que concernant l’islam, non seulement la critique mais aussi la caricature et l’injure prospèrent en toute tranquillité et en toute bonhomie depuis au moins une décennie.

• qu’en revanche, il est une liberté d’expression qui est bel et bien menacée, et même plus d’une : celle pour commencer des femmes qui voudraient s’habiller comme bon leur semble, sans qu’un État national-laïque [laïc] leur impose par la loi un dress-code de bonne musulmane cheveux aux vents ; celle de ces mêmes femmes lorsqu’elles voudraient faire entendre leur ras-le-bol des regards, injures et discriminations qu’elles subissent quotidiennement au motif qu’elles portent un foulard ; celle des sans-papiers qui aimeraient avoir la parole et informer le public sur la réalité de leurs conditions de vie ; celle des SDF, des chômeurs, des précaires, qui sont les perpétuels recalés de l’espace public officiel – cet espace de « libre expression » qu’il s’agirait aujourd’hui de défendre, main dans la main avec Charb, Luz, Riss et leurs supporteurs [Claude Guéant, Ivan Rioufol et Marine Le Pen].

• que les leçons de tolérance adressées par l’élite blanche aux musulmans, présumés coupables de l’incendie, sont pour le moins malvenues puisque, contrairement à ce qui se dit et se répète, le délit de blasphème existe en France : depuis les lois Sarkozy de 2003, de très lourdes amendes et peines de prison sont prévues contre toute « offense au drapeau ou à l’hymne national ».

• que la liberté d’expression consiste à donner la parole aussi à la masse de celles et ceux, musulmans ou pas, qui n’éprouvent absolument aucune sympathie pour Charlie Hebdo, y compris « dans ce moment difficile », à toutes celles et ceux qui n’ont, depuis des années, aucun espace dans les grands médias pour dire leur écoeurement face à la nouvelle marque de fabrique de cet hebdomadaire : un anticléricalisme primaire doublé d’une obsession islamophobe.

• que, pour commencer, la liberté d’expression consisterait, pour que les amis de Charlie Hebdo retrouvent une once d’honneur, à donner abondamment la parole aux proches de Ion Salagean, à ses amis résidents du 163 rue des Pyrénées, et plus largement aux Roms qui subissent depuis de nombreux mois, et depuis bien plus longtemps en fait, le plus brutal et le plus assumé des racismes d’État.
P.-S.

Saïd Bouamama estsociologue et militantantiraciste ; Youssef Boussoumah et Houria Bouteldja (sa compagne franco-algérienne) sont membres du Parti des Indigènes de la République ;Abdelaziz Chaambi est porte parole du Collectif contre le racisme et l’islamophobie ; Ismahane Chouder et Ndella Paye sont membres duCollectif des Féministes Pour l’Egalité, de Mamans Toutes égales et de Participation et Spiritualité musulmanes ; Christine Delphy est sociologue et militante féministe ; Olivier Cyran, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo (photo ci-dessus: suggestion que Marianne devrait être blanche…), Sébastien Fontenelle et Hassina Mechaï sont journalistes ; Henri Braun et Nawel Gafsia sont avocats ; Sylvie Tissot est sociologue et militante féministe ; Arielle Saint Lazare est militante féministe ; Laurent Lévy, Faysal Riad, Karim Tbaili, Pierre Tevanian et Najate Zouggari sont militants antiracistes.

« Il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes (…) », selon Rokhaya Diallo (PIR)

Manifeste de 2011 après les caricatures de Mahomet et l’incendie de CharlieHebdo

La Liberté D’Expression N’Est Pas À Défendre : Elle Est À Conquérir

Sébastien Fontenelle avait publié ce texte le 5 novembre 2011 dans Politis
(Le collectif signataire de ce texte est composé de Saïd Bouamama, Youssef Boussoumah (PIR et militant de la cause palestinienne), Houria Bouteldja (appointée par l’Institut du monde arabe, présidé par Jack Lang, et pourtant auteure de l’ « ouvrage » ci-contre), Henri Braun, Abdelaziz Chaambi, Ismahane Chouder, Olivier Cyran, Christine Delphy, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo, Sébastien Fontenelle, Nawel Gafsia, Laurent Lévy, Hassina Mechaï, Ndella Paye, Faysal Riad, Arielle Saint Lazare, Karim Tbaili, Pierre Tevanian, Sylvie Tissot, et Najate Zouggari.)
Sont-ils les invités de Julien Dray et défileront-ils dimanche?

Parce que la liberté d’expression est pour nous un principe précieux, nous refusons catégoriquement l’instrumentalisation bouffonne et intéressée qui en est actuellement faite par le couple Guéant-Charb, par la classe politique et par les grands médias.
Nous affirmons :
• qu’un cocktail molotov lancé la nuit dans des locaux vides et n’occasionnant que des dégâts matériels ne mérite pas une mobilisation médiatique et politique supérieure à celle, pour le moins discrète, qu’occasionne l’incendie ou la mise à sac d’une mosquée ou d’un cimetière musulman.
• que la disproportion entre les unes alarmistes sur l’incendie de Charlie Hebdo et les brèves de dix lignes sur les saccages de lieux de culte musulmans entretient une vision du monde raciste : si un saccage est plus grave qu’un autre, c’est que les biens des uns sont plus précieux que les biens des autres, et c’est en définitive que les uns valent plus que les autres.
• que le climat d’état d’urgence et d’union sacrée qui s’instaure aujourd’hui autour de Charlie Hebdo est d’autant plus odieux qu’il tombe au même moment qu’un silence et une indifférence quasi générale face à un autre incendie, lui aussi parisien, lui aussi d’origine criminelle, à ceci près qu’il visait un bâtiment occupé par des Roms et qu’il a entraîné une mort d’homme : Ion Salagean.
• que Charlie Hebdo, en acceptant la visite intéressée de Claude Guéant, qui incrimine avec empressement des « extrémistes musulmans », en l’absence du moindre élément de preuve, participe, comme il l’a déjà fait dans le passé en publiant des articles ou des dessins antimusulmans, à la confusion générale, à la sarkozisation et à la lepénisation des esprits.
• qu’il n’y a pas lieu de s’apitoyer sur les journalistes de Charlie Hebdo, que les dégâts matériels seront pris en charge par leur assurance, que le buzz médiatique et l’islamophobie ambiante assureront certainement à l’hebdomadaire, au moins ponctuellement, des ventes décuplées, comme cela s’était produit à l’occasion de la première « affaire des caricatures » – bref : que ce fameux cocktail molotov risque plutôt de relancer pour un tour un hebdomadaire qui, ces derniers mois, s’enlisait en silence dans la mévente et les difficultés financières.
• que, contrairement à ce qui dit et se répète jusqu’à la nausée à la faveur de ce nouveau buzz antimusulman, la liberté de critiquer l’islam est tout sauf menacée, et que toute personne dotée d’un minimum de bon sens peut même constater, en inspectant semaine après semaine la devanture de son kiosque ou les programmes de télévision, que concernant l’islam, non seulement la critique mais aussi la caricature et l’injure prospèrent en toute tranquillité et en toute bonhomie depuis au moins une décennie.
• qu’en revanche, il est une liberté d’expression qui est bel et bien menacée, et même plus d’une : celle pour commencer des femmes qui voudraient s’habiller comme bon leur semble, sans qu’un État national-laïque [laïc] leur impose par la loi un dress-code de bonne musulmane cheveux aux vents ; celle de ces mêmes femmes lorsqu’elles voudraient faire entendre leur ras-le-bol des regards, injures et discriminations qu’elles subissent quotidiennement au motif qu’elles portent un foulard ; celle des sans-papiers qui aimeraient avoir la parole et informer le public sur la réalité de leurs conditions de vie ; celle des SDF, des chômeurs, des précaires, qui sont les perpétuels recalés de l’espace public officiel – cet espace de « libre expression » qu’il s’agirait aujourd’hui de défendre, main dans la main avec Charb, Luz, Riss et leurs supporteurs [Claude Guéant, Ivan Rioufol et Marine Le Pen].
• que les leçons de tolérance adressées par l’élite blanche aux musulmans, présumés coupables de l’incendie, sont pour le moins malvenues puisque, contrairement à ce qui se dit et se répète, le délit de blasphème existe en France : depuis les lois Sarkozy de 2003, de très lourdes amendes et peines de prison sont prévues contre toute « offense au drapeau ou à l’hymne national ».
• que la liberté d’expression consiste à donner la parole aussi à la masse de celles et ceux, musulmans ou pas, qui n’éprouvent absolument aucune sympathie pour Charlie Hebdo, y compris « dans ce moment difficile », à toutes celles et ceux qui n’ont, depuis des années, aucun espace dans les grands médias pour dire leur écoeurement face à la nouvelle marque de fabrique de cet hebdomadaire : un anticléricalisme primaire doublé d’une obsession islamophobe.
• que, pour commencer, la liberté d’expression consisterait, pour que les amis de Charlie Hebdo retrouvent une once d’honneur, à donner abondamment la parole aux proches de Ion Salagean, à ses amis résidents du 163 rue des Pyrénées, et plus largement aux Roms qui subissent depuis de nombreux mois, et depuis bien plus longtemps en fait, le plus brutal et le plus assumé des racismes d’État.
P.-S.

Saïd Bouamama estsociologue et militantantiraciste ; Youssef Boussoumah et Houria Bouteldja (sa compagne franco-algérienne) sont membres du Parti des Indigènes de la République ;Abdelaziz Chaambi est porte parole du Collectif contre le racisme et l’islamophobie ; Ismahane Chouder et Ndella Paye sont membres duCollectif des Féministes Pour l’Egalité, de Mamans Toutes égales et de Participation et Spiritualité musulmanes ; Christine Delphy est sociologue et militante féministe ; Olivier Cyran, Thomas Deltombe, Rokhaya Diallo (photo ci-dessus: suggestion que Marianne devrait être blanche…), Sébastien Fontenelle et Hassina Mechaï sont journalistes ; Henri Braun et Nawel Gafsia sont avocats ; Sylvie Tissot est sociologue et militante féministe ; Arielle Saint Lazare est militante féministe ; Laurent Lévy, Faysal Riad, Karim Tbaili, Pierre Tevanian et Najate Zouggari sont militants antiracistes.

Charlie hebdo et Politis, fauteurs de troubles ?

Et revoilà Val de Fontenelle!

Copié-collé de blogs.lexpress.fr du 27 octobre 2008,
par Eric Mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr)
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Il est gentil, Fontenelle. Prévisible, discutable, mais gentil.
Par exemple, il assassine L’Express, une fois de plus, dans son dernier billet de chez Bakchich, notre confrère mais néanmoins concurrent.
Il aime bien, Fontenelle, assassiner L’Express (et là, aussi).
La dernière fois, c’est parce qu’on avait osé écrire qu’entre l’islam et le terrorisme, il y a quelques passerelles. Ca lui avait pas plus, à Fontenelle, et il nous avait bien sûr taxés d’islamophobes. L’adjectif assaisonnait l’inévitable « pensée dominante », qui est aux idéologues alters ce que le « politiquement correct » est aux think tanks conservateurs. C’est creux pareil et ça comble les trous avec du vide quand on n’a rien à dire.

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Je disais donc: Fontenelle est gentil. La preuve, il commenceson dernier petit meurtre en rappelant opportunément (mais, rassurez-vous, sans revenir ensuite à ce qu’on pourrait considérer comme une position équilibrée et, allez, j’ose le mot, honnête) qu’à l’époque de l’incommensurable affaire Siné, Plantu avait pris parti, assez brutalement, pour le viré contre le vireur (même position que la sienne à Fontenelle).
Val en nervis néo-nazi, ça avait d’ailleurs fait déborder jusque dans les couloirs de L’Express ce raz-de-marée dans un verre de morgon mojito qui a sévi pendant des semaines dans toutes les bonnes rédactions parisiennes, la nôtre compris.
Et puis Fontenelle continue, et là, c’est tout de suite moins chaleureux.
Je vous passe les détails, mais Fontenelle, qui frise l’élégance en refusant de fourrer son nez dans le « caca de Val » ou en l’accusant de se « tripoter la nouille », accuse en gros le patron de Charlie de mettre tous les antisionistes, les anticolonialistes, les anars et une partie de l’extrême gauche dans le même panier de crabes (crabe, je veux dire cancer) antisémite.
Ca se discute, naturellement. Et sur le site, le nôtre, ça s’est discuté tout le week-end, en des termes le plus souvent injurieux (et modérés a posteriori) entre ultras sionistes et ultras antisionistes, mais parfois aussi structurés et recevables. C’est vrai qu’une partie de l’extrême-gauche française s’est mobilisée pour Dreyfus, que les FTP-MOI étaient d’une gauche plutôt musclée, qu’en 68, les manifestants libertaires chantaient en choeur qu’ils étaient tous des juifs-allemands [suivez mon regard jusqu’au « Je suis Charlie » arboré par les Français vertueux sans références], que tout le monde n’a pas la même conception du sionisme et de l’antisionisme…
Passons, je ne veux pas entrer dans ce débat-là, je n’ai pas les compétences historiques nécessaires et en plus pas envie.
En revanche, là où Fontenelle me gonfle, et ceux qui, comme de bons petits soldats, sont venus relayer son discours sur le site, c’est quand il nous interdit, grosso modo, d’interviewer qui on veut et comme on veut.
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Selon Fontenelle, l’entretien avec Val est « promotionnel ». Ah ouais? Ca veut dire quoi, une interview promotionnelle, Fontenelle? Qu’on n’a pas photographié Val avec ses cornes et sa queue fourchue?
Ou plutôt, ce serait quoi une « bonne » interview? Un réquisitoire à charge, une opposition permanente, un affrontement viril entre deux voix contradictoires? Et un bon intervieweur? Un procureur, un adversaire, un porte-flingues? Ca, Fontenelle, ça ne s’appelle plus un entretien, ça s’appelle un débat – on en fait à L’Express, mais sous appellation contrôlée.
La brillante et pertinente intervention de Fontenelle ressemble comme un reflet inversé à certains commentaires, ou plutôt à un nombre certain de commentaires dégringolés sur le site après que L’Express avait interviewé Rouillan. En substance, ils reprochaient au journal
1. d’avoir donné la parole, « sans être jamais contredit » comme aurait pu l’écrire Fontenelle, à l’ancien terroriste d’Action Directe.
2. de l’avoir piégé et renvoyé en prison.
A quoi j’ai envie de répondre que, comme le disai[en]t Lao Tseu ou Desproges, je me souviens plus, le sage montre le doigt, l’imbécile regarde la lune – je sais, c’est un truisme, mais qui me va bien, pour le coup.

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Rouillan n’est pas un ange, mais si les journaux ne devaient rencontrer que [que] des anges, vous n’auriez plus grand chose à lire. Et s’il a répondu à notre journaliste (qui s’est très bien défendu tout seul, d’ailleurs, contre un tacle par derrière venu de chez Libé), c’est en toute connaissance de cause, comme le grand garçon qu’il est. Que ses réponses (et non nos questions) aient conduit son JAP à revenir sur son aménagement de peine, on n’a pas de raisons d’en être fiers, et pas plus d’en être honteux.
Pour finir, deux remarques exaspérantes de Fontenelle, sur l’UMP et le Figaro: sous sa plume, ces deux noms-là sentent la merde (comme, grosso modo, tout ce qui ne prend pas Chavez comme modèle diplomatico-politico-économique de l’avenir qui progresse). Ca dit tout du sens démocratique du bonhomme, qui s’indigne quand on rappelle que le terrorisme islamique se nourrit du coran, mais qui crache son mépris sur un parti politique et un journal (deux, si on y ajoute L’Express), pour l’unique raison qu’il ne partage pas leurs idées. Pour une certaine gauche, être de droite est abject – comme pour une certaine droite, être de gauche est infamant. Et la tolérance, bordel?
Evidemment, Fontenelle n’a toujours pas libéré ses commentaires.
PS, qui n’a rien à voir, quoique: Yves Yann (bien sûr…) de l’Ecotais (l’Européen, ça n’aurait pas plu[s] à Fontenelle) est mort ce week-end. Je suis entré à L’Express trop tard pour bosser avec lui, mais il y a un vrai respect et une vraie émotion chez ceux qui ont eu cette chance – qu’on sent aussi dans les commentaires sur l’hommage de Barbier. Les anciens patrons de rédaction n’y ont pas toujours droit.
La présentation est de PaSiDupes, y compris quelques corrections de fautes de frappe ou d’étourderie comme nous en faisons tous et surtout dans les billets d’humeur).

Fusillade à la Porte de Vincennes: le tireur est retranché dans une épicerie casher

Les milieux musulmans donnent du fil à retordre à Hollande et Valls

« L’homme qui a ouvert le feu, jeudi à Montrouge, est soupçonné d’être impliqué dans une nouvelle fusillade » 
Ce texte tordu du journal Le Monde en dit long sur les ambiguïtés de la gauche. 
L’ « homme » qui est retranché dans une supérette casher au 23, avenue de la porte de Vincennes (12e) a ouvert le feu vendredi  vers 13 heures, selon la préfecture de Paris.
Le « déséquilibré » a été identifié comme étant Amedy Coulibaly, né en 1982. La police, pense qu’il s’agit de l’homme qui a abattu une policière, jeudi à Montrouge, au sud de Paris. Un appel à témoin a été lancé pour cet homme considéré comme « dangereux » et pour sa compagne, une femme prénommée Hayat Boumeddiene.
Selon un témoin présent dans une boutique voisine, deux hommes armés ont pénétré dans cette supérette casher et des coups de feu ont été échangés. Selon ce témoin, l’un des deux suspects se serait rendu et aurait été interpellé par la police rapidement arrivée sur les lieux.
Le terroriste présumé était porteur d’un gilet pare-balles, d’une arme de poing et d’un fusil-mitrailleur au moment des faits. Il s’est enfui à bord d’une Clio qui a été retrouvée à Arcueil (Val-de-Marne) et sa trace a été perdue « dans le quartier de la Défense ». L’enquête pour assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique [la policière stagiaire de couleur assassinée au sol] en relation avec une entreprise terroriste a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris. »
Cet homme avait été condamné pour le projet d’évasion d’un autre djihadiste présumé, Smaïn Ait Ali Belkacem (sans lien avec la ministre Najat Vallaud-Belkacem), en 2010, un dossier dans lequel Chérif Kouachi avait été mis en examen avant de bénéficier d’un non-lieu.
Smaïn Ait Ali Belkacem a été condamné en novembre 2002 à une peine de prison à perpétuité pour sa participation à l’attentat de la station RER Musée d’Orsay, en octobre 1995.
A cette époque, Coulibaly (ci-contre, jeune) avait pour habitude de rendre visite toutes les trois semaines à Djamel Beghal dans le Cantal, auprès duquel il cherchait des conseils « d’ordre religieux« . D’après cette source policière, Amedy Coulibaly affirmait à l’époque : « J’essaie d’avancer avec la religion, mais je vais doucement. » S’il disait « pratiquer le minimum obligatoire comme la prière et le ramadan », les investigations ont montré qu’il était déjà dans la radicalité.
La probabilité d’une prise d’otages est grande, malgré le filtrage de l’information. On ignore actuellement si des personnes ont été blessées dans la fusillade.
Il y aurait un blessé, selon une source policière.
La police parisienne a la quasi-certitude qu’il s’agit de l’homme qui a tué une policière à Montrouge
L’individu est identifié comme un proche des frères Kouachi, eux-mêmes actuellement retranchés dans une petite entreprise de Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. La préfecture de police suspecte fortement qu’il s’agit du tireur de Montrouge et, avant midi,  le lien était formellement établi entre le suspect de Vincennes et l’attentat de Charlie Hebdo dans lequel 12 personnes ont trouvé la mort mercredi.  Des sources proches de l’enquête affirment que le principal suspect dans l’attaque de Montrouge est un proche des frères Kouachi. Il est connu des services de lutte antiterroriste. Des interpellations ont eu lieu dans son entourage très proche.
Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance « sur les événements  » survenus, a annoncé le Parquet sans donner plus de détails sur les faits. L’enquête a été confiée à la section antiterroriste (SAT) de la PJ parisienne, à la sous-direction antiterroriste de la PJ et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
La police a bouclé toute la zone de la porte de Vincennes.
Le trafic était partiellement interrompu sur les lignes 3 (A et B) du tramway, entre les arrêts Porte de Charenton et Porte de Vincennes, et entre les arrêts Porte de Bagnolet et porte de Vincennes, « en raison de mesure de sécurité« , a annoncé la RATP. Le périphérique intérieur et extérieur était coupé au niveau de la porte de Vincennes.
Le rectorat de Paris a annoncé que les élèves étaient confinés dans les établissements aux alentours.

Fusillade de Montrouge :
la police lance un appel à témoins sur une femme et un homme « dangereux »
La police a lancé vendredi après-midi un appel à témoins dans le cadre de l’assassinat d’une policière à Montrouge (Hauts-de-Seine) jeudi. Il s’agit d’un homme,Amedy Coulibaly, 32 ans, suspecté d’être le tireur et de sa compagne, Hayat Boumeddiene, 26 ans.
Ils seraient également impliqués dans une fusillade qui a eu lieu porte de Vincennes, vendredi midi. (« Le Monde »)

Charlie hebdo et Politis, fauteurs de troubles ?

Et revoilà Philippe Val, selon Fontenelle

Copié-collé de blogs.lexpress.fr du 27 octobre 2008,
par Eric Mettout (rédacteur en chef de lexpress.fr)
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Il est gentil, Fontenelle. Prévisible, discutable, mais gentil.
Par exemple, il assassine L’Express, une fois de plus, dans son dernier billet de chez Bakchich, notre confrère mais néanmoins concurrent.
Il aime bien, Fontenelle, assassiner L’Express (et là, aussi).
La dernière fois, c’est parce qu’on avait osé écrire qu’entre l’islam et le terrorisme, il y a quelques passerelles. Ca lui avait pas plus, à Fontenelle, et il nous avait bien sûr taxés d’islamophobes. L’adjectif assaisonnait l’inévitable « pensée dominante », qui est aux idéologues alters ce que le « politiquement correct » est aux think tanks conservateurs. C’est creux pareil et ça comble les trous avec du vide quand on n’a rien à dire.

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Je disais donc: Fontenelle est gentil. La preuve, il commenceson dernier petit meurtre en rappelant opportunément (mais, rassurez-vous, sans revenir ensuite à ce qu’on pourrait considérer comme une position équilibrée et, allez, j’ose le mot, honnête) qu’à l’époque de l’incommensurable affaire Siné, Plantu avait pris parti, assez brutalement, pour le viré contre le vireur (même position que la sienne à Fontenelle).
Val en nervis néo-nazi, ça avait d’ailleurs fait déborder jusque dans les couloirs de L’Express ce raz-de-marée dans un verre de morgon mojito qui a sévi pendant des semaines dans toutes les bonnes rédactions parisiennes, la nôtre compris.
Et puis Fontenelle continue, et là, c’est tout de suite moins chaleureux.
Je vous passe les détails, mais Fontenelle, qui frise l’élégance en refusant de fourrer son nez dans le « caca de Val » ou en l’accusant de se « tripoter la nouille », accuse en gros le patron de Charlie de mettre tous les antisionistes, les anticolonialistes, les anars et une partie de l’extrême gauche dans le même panier de crabes (crabe, je veux dire cancer) antisémite.
Ca se discute, naturellement. Et sur le site, le nôtre, ça s’est discuté tout le week-end, en des termes le plus souvent injurieux (et modérés a posteriori) entre ultras sionistes et ultras antisionistes, mais parfois aussi structurés et recevables. C’est vrai qu’une partie de l’extrême-gauche française s’est mobilisée pour Dreyfus, que les FTP-MOI étaient d’une gauche plutôt musclée, qu’en 68, les manifestants libertaires chantaient en choeur qu’ils étaient tous des juifs-allemands [suivez mon regard jusqu’au « Je suis Charlie » arboré par les Français vertueux sans références], que tout le monde n’a pas la même conception du sionisme et de l’antisionisme…
Passons, je ne veux pas entrer dans ce débat-là, je n’ai pas les compétences historiques nécessaires et en plus pas envie.
En revanche, là où Fontenelle me gonfle, et ceux qui, comme de bons petits soldats, sont venus relayer son discours sur le site, c’est quand il nous interdit, grosso modo, d’interviewer qui on veut et comme on veut.
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Selon Fontenelle, l’entretien avec Val est « promotionnel ». Ah ouais? Ca veut dire quoi, une interview promotionnelle, Fontenelle? Qu’on n’a pas photographié Val avec ses cornes et sa queue fourchue?
Ou plutôt, ce serait quoi une « bonne » interview? Un réquisitoire à charge, une opposition permanente, un affrontement viril entre deux voix contradictoires? Et un bon intervieweur? Un procureur, un adversaire, un porte-flingues? Ca, Fontenelle, ça ne s’appelle plus un entretien, ça s’appelle un débat – on en fait à L’Express, mais sous appellation contrôlée.
La brillante et pertinente intervention de Fontenelle ressemble comme un reflet inversé à certains commentaires, ou plutôt à un nombre certain de commentaires dégringolés sur le site après que L’Express avait interviewé Rouillan. En substance, ils reprochaient au journal
1. d’avoir donné la parole, « sans être jamais contredit » comme aurait pu l’écrire Fontenelle, à l’ancien terroriste d’Action Directe.
2. de l’avoir piégé et renvoyé en prison.
A quoi j’ai envie de répondre que, comme le disai[en]t Lao Tseu ou Desproges, je me souviens plus, le sage montre le doigt, l’imbécile regarde la lune – je sais, c’est un truisme, mais qui me va bien, pour le coup.

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Rouillan n’est pas un ange, mais si les journaux ne devaient rencontrer que [que] des anges, vous n’auriez plus grand chose à lire. Et s’il a répondu à notre journaliste (qui s’est très bien défendu tout seul, d’ailleurs, contre un tacle par derrière venu de chez Libé), c’est en toute connaissance de cause, comme le grand garçon qu’il est. Que ses réponses (et non nos questions) aient conduit son JAP à revenir sur son aménagement de peine, on n’a pas de raisons d’en être fiers, et pas plus d’en être honteux.
Pour finir, deux remarques exaspérantes de Fontenelle, sur l’UMP et le Figaro: sous sa plume, ces deux noms-là sentent la merde (comme, grosso modo, tout ce qui ne prend pas Chavez comme modèle diplomatico-politico-économique de l’avenir qui progresse). Ca dit tout du sens démocratique du bonhomme, qui s’indigne quand on rappelle que le terrorisme islamique se nourrit du coran, mais qui crache son mépris sur un parti politique et un journal (deux, si on y ajoute L’Express), pour l’unique raison qu’il ne partage pas leurs idées. Pour une certaine gauche, être de droite est abject – comme pour une certaine droite, être de gauche est infamant. Et la tolérance, bordel?

Evidemment, Fontenelle n’a toujours pas libéré ses commentaires.
PS, qui n’a rien à voir, quoique: Yves Yann (bien sûr…) de l’Ecotais (l’Européen, ça n’aurait pas plu[s] à Fontenelle) est mort ce week-end. Je suis entré à L’Express trop tard pour bosser avec lui, mais il y a un vrai respect et une vraie émotion chez ceux qui ont eu cette chance – qu’on sent aussi dans les commentaires sur l’hommage de Barbier. Les anciens patrons de rédaction n’y ont pas toujours droit.
La présentation est de PaSiDupes, y compris quelques corrections de fautes de frappe ou d’étourderie comme nous en faisons tous et surtout dans les billets d’humeur).

Insulte à la chrétienté: l’art impertinent verse dans le pot de chambre

Les Chrétiens ne commentent pas d’attentats pour autant…

Piss Christ: Mgr. Barbarin déplore « une offense »…

Les artistes scato provoquent les cathos.
Les musulmans avaient subi des atteintes avec les caricatures de Mahomet, leurs intégristes avaient lancé une fatwa, et les locaux de Charlie hebdo avaient été incendiés, mais les chrétiens ne s’en prennent pas aux hommes, fussent-ils traditionnalistes.

Le méchant jeu de mot: Piss Christ / Peace Christ n’émeut pas les mécréants

Certains commentateurs impies admettent que le traitement infligé par l’artiste à un crucifix, symbole religieux fort, peut blesser et offusquer des fidèles, et que ceux-ci peuvent légitimement exprimer leur indignation, mais ils contestent qu’une agression puisse en appeler une autre. Ce parti-pris conduit à accuser ce recours au blasphème de défaite de l’intelligence et de la raison, et aussi d’incapacité à entrer en dialogue avec ses contemporains. Ce que l’artiste fait en revanche magnifiquement… Les bons apôtres ajoutent même que la foi chrétienne n’a besoin ni de défenseurs, ni d’une « sorte de police religieuse chargée de la faire respecter« . N’aurait-elle besoin que de martyrs ?

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, a qualifié d' »offense » la photographie de l’artiste américain Andres Serrano en mal d’inspiration.
 » C’est une blessure profonde pour nous, surtout en cette Semaine Sainte, car elle touche ‘Celui qui nous a aimés jusqu’à l’extrême’ « , a-t-il estimé.
Il a également demandé le « retrait » de l’oeuvre, ainsi que l’avait fait l’évêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz.

Un millier de catholiques s’est retrouvé à Avignon samedi 16 avril pour réclamer le retrait de la photo de l’artiste
Porte-parole de la conférence des évêques de France, qui avait fustigé le débat sur la laïcité, Mgr Poidvin est soudainement bien silencieux…

 

Bien entendu, M. Yvon Lambert, propriétaire de cette collection, est mécontent !
Il s’est plaint quedes catholiques « intégristes » n’avaient cessé de le harceler depuis le début de l’exposition et a considéré que la destruction de cette œuvre était un signe du retour du Moyen Age. L’oeuvre elle-même est un retour à l’âge des cavernes, sans vouloir offenser les hommes en peaux de bêtes.<strong>Aux pissotières, la « république du respect »

On a droit à tous les poncifs habituels de l’intelligentsia à sec d’émotions et d’élévation de l’âme. Dans la destruction de cette tinette qu’elle valorise en œuvre d’art, elle voit une régression culturelle, de même que toute atteinte à la liberté d’expression. Amen !
Mais, en admettant que nous soyons en présence d’une oeuvre d’art ou d’une manifestation de la liberté de l’esprit, cela justifierait-il tout et n’importe quoi ? Ne s’agit-il pas d’une insulte à l’intelligence ?

La vérité est qu’il est navrant d’avoir à reposer cette question aussi vieille que la liberté aux tenants de la modernité. Depuis plus de deux siècles que les Lumières ont vaincu l’obscurantisme, les plus fervents défenseurs de la liberté s’accordent à dire que celle-ci ne doit pas franchir la frontière de l’humiliation d’autrui ni de l’incitation à la haine et acceptent que les tribunaux fassent respecter cette frontière. Trop subtil pour les touche-pipi ?

Aurait-on évoqué un retour au Moyen Age si les autorités publiques avaient interdit l’exposition d’une « œuvre » montrant la photo d’un Noir, d’un Juif ou d’un Musulman, plongée dans un bocal d’urine ? On ose imaginer qu’il aurait pu être musulman…
Notre société ne tient debout et ne maintient la paix civile entre ses membres qu’à la condition de préserver un minimum de respect à l’égard des convictions et de l’identité de chacun. Les artistes laïcs, libertaires et anarcho-révolutionnaires ne sont pas dispensés de cette règle en république du respect.

Quand l’art pue la pisse

Le «Piss Christ» avait déjà été vandalisée à coups de marteau en Australie en 1997
Cette « œuvre » de l’artiste américain incontinent, Andres Serrano (ci-contre), montrant un crucifix immergé dans unpot de chambre bocal d’urine a été détruite. Cette déjection vieille de 14 ans devait sentir fort. Dans la journée de dimanche 17 avril, des visiteurs indignés lui ont réservé le sort qu’elle mérite. Le photographe aura ainsi réussi à refaire parler de lui.
Quant aux partisans des caricatures de Mahomet, où sont-ils quand le foi catholique est en cause ?