A Davos, Hollande fait un cours d’anti-terrorisme aux décideurs économiques

Hollande sait toujours ce qu’ « il faut » faire et interpelle les décideurs économiques 

La posture du leader d’opérette

Face au terrorisme «la réponse doit être globale, internationale, partagée entre les Etats qui sont en première ligne, les gouvernements, mais aussi les entreprises, notamment les plus grandes, qui ont aussi à intervenir», selon François Hollande admonestant vendredi les participants au Forum économique de Davos. Parce que Hollande était social démocrate quand Jean-Marc Ayrault occupait Matignon, mais socio-libéral depuis que Valls l’a remplacé, c’est la première fois qu’un président socialiste intervenait dans cette réunion annuelle des décideurs économiques.

Quinze jours après les attentats sanglants d’islamistes de France à Paris contre les offenses des dessinateurs libertaires de Charlie hebdo et une supérette casher, Très arrogant et critique, François Hollande a interpellé la communauté internationale pour qu’elle prenne ses responsabilités en Libye, en Syrie, en Irak, en Afrique partout où le terrorisme prospère. «La France ne peut agir seule, mais elle montrera l’exemple. La France sera en avant-garde quand ce sera nécessaire», mais «la France appelle une nouvelle fois la communauté internationale à être à la hauteur de la menace».

«Investir massivement dans l’économie verte»

Devant tout ce que compte la finance d’acteurs économiques -et non pas de prêcheurs- le moralisateur a surtout exhorté les décideurs de l’économie à agir. A «couper» les «flux financiers considérables» qui alimentent le terrorisme, et donc à lutter contre le blanchiment d’argent et les paradis fiscaux. Aux entreprises numériques, il a demandé d’agir rapidement et efficacement pour mettre hors ligne tous les contenus liés au terrorisme. «Ne laissez pas agir une bête qui vous frappera» un jour.
Plus globalement, et pour donner satisfaction à sa gauche hexagonale, le socialiste a rappelé que parmi les terreaux du terrorisme se trouvent la pauvreté et les inégalités. Et que si les Etats doivent prendre leur part pour les réduire, les entreprises aussi. «Le risque le plus grand à l’échelle du monde, c’est celui des inégalités entre les pays, inégalités à l’intérieur même des pays», a-t-il ajouté, insistant sur le fait que «l’économie est une réponse contre la désespérance».

Sa venue à Davos était surtout guidée par son intérêt personnel. Le chef de l’Etat souhaitait poser des jalons en préparation à la Conférence de Paris en décembre sur le Climat. François Hollande a donc rappelé qu’il souhaite un «accord contraignant». «La terre n’est ni une marchandise ni une rente, c’est un patrimoine que nous avons en commun», a-t-il lancé, demandant là aussi aux entreprises de prendre part à ce défi vers la transition énergétique. Il a demandé aux entreprises d’«investir massivement dans l’économie verte», mais aussi plaidé pour la création d’un «marché d’obligations vertes».

«Il n’y aura pas de prospérité s’il n’y a pas de sécurité»

Sur le sujet du climat, Hollande a pointé le fonds vert de l’ONU qui doit financer des actions contre le réchauffement climatique dans les pays émergents et pauvres mais n’a recueilli que 10 milliards de dollars, alors que «100 sont nécessaires» chaque année. Les entreprises pourraient abonder ce fonds, a-t-il suggéré.

En somme, le chef de l’Etat a mis en cause les Etats, mais surtout les entreprises, car «dans la lutte contre le réchauffement climatique et contre le terrorisme, beaucoup dépendra des Etats, mais aussi de vous», a-t-il lancé aux 2.000 personnes qui écoutaient son discours. «Il n’y aura pas de prospérité s’il n’y a pas de sécurité», a-t-il encore insisté.

Les bavures du bouffon

Hollande était le dernier à pouvoir prêcher la croisade.
Outre qu’il a dû se débarrasser d’un ministre fraudeur, Jérôme Cahuzac, qui pendant de longues années avait pratiqué plusieurs paradis fiscaux avant de se faire nommer au ministère du…Budget, Hollande a confirmé la réputation d’arrogance des Français dans le monde.
Les « global leaders », comme on nomme les participants au forum mondial de Davos, ont certes eu la courtoisie de saluer le chef d’Etat comme ils se devaient, mais ont moyennement apprécié les encouragements en forme de remontrances que Hollande leur a adressés dans un discours accusateur mais vide de propositions. Les Davoisiens ont salué celui qui a eu à faire face à Paris à son terrorisme intérieur.
Cela dit, il en faut plus à Davos pour être sacré grand chef d’Etat.  Il ne faut surtout pas pêcher par arrogance ou maladresse. Or, François Hollande a multiplié les bourdes et les erreurs.

1- Erreur d’arriver en retard, faute d’éducation que d’obliger les organisateurs à changer le protocole en prétextant que c’est de la faute de la neige. De la neige à Davos, c’était prévisible: il y en a tous les ans!

2- Erreur encore que de parler en français sans s’en excuser. Ce n’est pas la bonne manière de s’inscrire fortement dans le concert des nations mondiales. On peut parler dans sa langue nationale à Davos, mais on explique « en anglais » pour quelle raison on n’a pas d’autre choix. Il y a toujours une raison noble et politique surtout. Les chinois savent faire cela merveilleusement bien. Les Allemands aussi.

3- Erreur aussi que de s’adresser aux milieux financiers internationaux en flattant leur puissance, leur efficacité après les avoir traités de voyous et désignés comme les ennemis pendant toute une campagne présidentielle. Les milieux financiers internationaux de Davos auraient appréciés que le Président de la république s’expliquât sur la nécessité française d’avoir deux langages ; que la démocratie est au prix de ce type de posture. Une langue de bois à Davos et une langue de vipère à Paris en période d’élections quand on est de gauche mais pas seulement. La vérité n’est pas à l’avantage du socialiste qui les a boudés pendant deux ans avant de venir leur tirer les oreilles…

Elysée: pas un pot, pas un euro offert à l’imprimerie saccagée lors de l’attentat djihadiste

L’Elysée emploie encore bizarrement l’argent public

Une collecte de fonds pour aider l’imprimerie à se remettre sur pied

Depuis quand l’Etat n’a-t-il plus de « caisse noire »
pour venir en aide à ses sinistrés ?

«La France a fait face», estima, mais un peu vite, Hollande.
Très endommagée, suite à la prise d’otages dont elle a été à son corps défendant le théâtre, l’imprimerie de Dammartin-en-Goële en région parisienne rencontre les plus grandes difficultés à reprendre ses activités et l’entreprise est menacée de dépôt de bilan. 

L’assurance ne prend pas en charge les dégâts occasionnés lors de l’assaut déclenché par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, contre les frères Kouachi, alors la ville et les entreprises voisines organisent des collectes de fonds pour sauver l’imprimerie et pallier la défection de l’Etat.

L’exécutif gère les ministères de la parole et de de la communication

«Nous sommes face à un défi terroriste sans précédent », clamait Manuel Valls sur TF1. « Je n’ai cessé de le dire depuis deux ans et demi, clama-t-il alors. Mais qu’a fait le Premier ministre pour accorder la parole et le geste? Et d’ajouter, très en verve : nous avons un «devoir de vérité aux victimes et aux familles. Il y aura un avant et un après». Or, nous y sommes…

Les invités de Hollande à l’Elysée

Tandis que l’imprimeur et ses employés se débattent avec les difficultés et attendent de l’aide, Hollande leur propose des cacahuètes au Château, peanuts !« Les locaux ont été en partie endommagés » lors de l’assaut et certaines machines sont « hors d’usage », précise Jean-Pierre Mateo, premier adjoint au maire de cette commune de Seine-et-Marne. Quant au patron de l’entreprise, Michel Catalano, il « a été atteint moralement et dans son outil de production. Il faut aider les salariés à retrouver leur outil de travail le plus vite possible« , ajoute l’élu qui se félicite de « l’élan de générosité » manifesté à l’occasion de la collecte. Mise en ligne sur le site de cagnotte en ligne leetchi.com, cette collecte affichait dimanche midi quelque 37.000 euros de dons, pour 954 participants.

Outre l’appel aux dons en ligne, deux urnes ont été mises en place dans la mairie. La municipalité a par ailleurs décidé de rebaptiser la rue de l’imprimerie « rue du 9-janvier-2015 », date de l’assaut contre les frères Kouachi.

De l’Elysée, aucun signe d’empathie n’est parvenu à Dammartin. Et le ministricule de l’Intérieur, quoique grandi par les actions du RAID et du GIGN, n’envisage pas un instant de dédommager l’imprimerie. Si la caisse noire de l’Etat ne sert pas à indemniser les citoyens, où fonds les fonds spéciaux?

Hollande régale aux frais de la princesse Marianne

Joey Starr, de profil, au second rang à gauche du président Hollande sur la photo

Depuis qu’il est célibataire, François Hollande répugne à dîner seul, face à lui-même. Pour occuper ses soirées et tromper la solitude, le chef de l’Etat multiplie les invitations.
C’est ainsi qu’il a convié une dizaine de députés socialistes au Château à la mi-décembre 2014, brisant ainsi une fois de plus sa promesse de ne pas inviter de parlementaires de la majorité au Château. Ont entre autres accouru à la soupe populaire, Razzie Hammadi, député de Seine-Saint-Denis, Sébastien Denaja, député de l’Hérault, Olivier Véran, député en Isère, et un autre Isérois, Erwan Binet parlementaire venu de Vienne, mais aucun frondeur… « C’est une autre voix qu’il a besoin d’entendre », explique Luc Bélot un néo-député qui n’est pas à une contre-vérité près.

Le rappeur Joey Starr, à 47 ans (ci-dessus) et en dépit de son lourd passif judiciaire (décembre 2014).

"Les Rendez-vous d'après minuit", film culturel d'Eric Cantona: la scène ne se passe pas à l'Elysée...
« Les Rendez-vous d’après minuit », film culturel d’Eric Cantona: la scène ne se passe pas à l’Elysée…

Le footballeur «King size» Eric Cantona

Le footballeur E. Cantona, habillé à l'Elysée
Le footballeur E. Cantona, habillé à l’Elysée

La « gauche molle » a également fait venir Monsieur Muscle, Arnold Schwarzenegger
La presse a souligné que l’Américain est une ex-gloire du cinéma, mais a évité d’indiquer que le locataire de l’Elysée l’a utilisé à sa gloire.

blog -Schwarzenegger et Hollande-perron Elysee-2014Peu lui chaut le réchauffement climatique à Hollande, mais le sujet tient particulièrement à coeur à l’ancien gouverneur – Républicain ! -de Californie, puisqu’il est le fondateur et vice-président du réseau des régions pour le climat « R20 » et la France a été choisie du temps de Nicolas Sarkozy pour accueillir le Sommet mondial du Climat fin 2015.
C’était avant les attentats d’islamistes de France il y a une quinzaine de jours…