Les trotskistes du NPA veulent tracer leur route sans le Front de gauche

Le NPA rompt le dialogue avec le Front de gauche pour les élections

La nouvelle majorité du Nouveau Parti Anticapitaliste a décidé de reprendre son autonomie pour les élections à venir.

Philippe Poutou (c) et Olivier Besancenot (3e) lors d'une réunion du NPA durant la campagne présidentielle, le 12 avril 2012 à Paris
Philippe Poutou (c) et Olivier Besancenot (3e) lors d’une réunion du NPA durant la campagne présidentielle, le 12 avril 2012 à Paris

Gaël Quirante, porte-parole d’une des plateformes représentées lors du Congrès (ci-dessous à droite), a expliqué dimanche, à l’issu de son 3e congrès, que le NPA ne discutera plus d’élections avec les composantes du Front de gauche.

Gaël Quirante, postier

Le NPA le retrouvera encore dans les manifestations, dans les « luttes », mais plus question de discuter avec lui des questions électorales. « Pour les élections (départementales et régionales) de 2015 et de 2017 (présidentielle), le NPA ne sera pas avec le Front de gauche », a confirmé Ludovic Wolfgang, porte-parole d’une plateforme de la majorité. « On ne discutera pas non plus avec eux sur l’éventualité ou pas de présenter un candidat« .

« On se prépare dès maintenant à présenter un candidat à la présidentielle de 2017 »

Gaël Quirante n’exclut pas non plus « des discussions avec Lutte ouvrière ».
« On ne se félicite pas » de la rupture nette avec le Front de gauche, « c’est un très mauvais message pour le NPA donné à l’extérieur », a pour sa part réagi Sandra Demarcq, porte-parole de la plateforme 1, mise en minorité.

Cette plateforme, signée par l’ancien candidat NPA à la présidentielle Olivier Besancenot, contesté en interne, était moins catégorique quant à la rupture avec le Front de gauche.

Créé en 2009 et qui comptait alors 9.000 adhérents, le NPA a vu il y a un an et demi plusieurs centaines d’adhérents et cadres rejoindre avec le courant Gauche unitaire, le Front de Gauche (FG), voire le FN. Aujourd’hui, le NPA compte 2.100 adhérents.

Sandra Demarcq

« Malgré nos difficultés internes, le NPA sera dans toutes les luttes pour s’opposer frontalement au gouvernement », a souligné Sandra Demarcq.

Myriam Martin et Christine Poupin,
deux autres porte-parole du NPA

En ligne de mire du NPA notamment, l »unité nationale », « un piège » du gouvernement. « Il y a urgence face à cette unité nationale », a assuré Sandra Demarcq pour qui le NPA reste « de façon unitaire et radicale une force pour combattre les lois et réformes de ce gouvernement« .

Dépitée, Duflot se tourne vers Mélenchon

Europe écologie-les Verts suivra-t-il comme un seul homme?

L’extrême gauche est en cours de restructuration

Duflot, verte morose

Duflot se révèle plus rouge que verte…

La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes à la gauche extrême en France. Au point d’aller vers une alliance entre le Parti de gauche et les écologistes radicaux ?
Au lendemain de la victoire d’Alexis Tsipras et de Syriza, son parti d’extrême gauche, aux élections législatives grecques, le PS affecte la satisfaction, bien que le Pasok (son homologue socialiste grec) l’ait laminé – il ne recueille que… 5% – la gauche anti-républicaine affiche sa jubilation en France. « Une très bonne nouvelle », a salué le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lundi au micro d’Europe 1.

Mais Syriza pourrait-il faire des émules dans l’Hexagone ? Et s’allier Debout la France (DLF), comme le parti « Grecs indépendants« , souverainiste et anti-immigration, allié de circonstance de Syriza ? Et dans ce cas, qui sera le Tsipras français ? Dupont-Aignan ?…
Jean-Luc Mélenchon, qui rêve d’une grande coalition de gauche alternative au PS, s’y voit déjà. Quant à l’écologiste Cécile Duflot, elle se dit prête à le rejoindre, en vue de l’élection présidentielle de 2017.
Mais est-elle capable d’entraîner derrière elle la majorité des membres d’EELV ?

La gauche se tsiprasera-t-elle ?

« Envisager une candidature commune » en 2017.
Les appels du pied sont venus de Mélenchon. « Je veux que nous gouvernions ce pays pour refonder l’Europe. J’ai toujours voulu gouverner. Ça, je l’ai en commun avec Cécile Duflot : nous ne sommes pas de cette vieille gauche purement protestataire« , a confié l’eurodéputé au Journal du dimanche. « En 2017, on peut envisager une candidature commune de ce nouvel espace ».

Qu’en pense Cécile Duflot, qui avait participé lundi dernier à Paris à un meeting de soutien à Syriza, au côté de Mélenchon, du Parti communiste et de certains élus de la gauche du PS ? En novembre, l’ancienne ministre s’était trouvé « les épaules » pour être candidate à l’élection présidentielle. Son bilan au logement dans le gouvernement Ayrault ne plaide pourtant pas en sa faveur… Abattue, la députée EELV serait prête à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon.
« L’effet Duflot ». En coulisses, Cécile Duflot ironise : « Est-ce que vous avez vu l’effet Duflot ? Jean-Luc a arrêté d’insulter Hollande ». L’alliance reste dans les cartons. En ressortira-t-elle lors des premiers résultats des élections départementales de mars ?