BDS prône le boycottage des produits israéliens : mouvement communiste ou fasciste ?

C’est quoi le mouvement BDS, qui prône le boycottage des produits israéliens ?

boycott_israelSont notamment partisans du boycottage d’Israël
Alternative libertaire (issue de l’Union des travailleurs communistes libertaires), Association des Palestiniens en France (APF), Américains contre la guerre (AAW FRANCE), Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP), Association nationale des communistes (ANC), Association des Tunisiens en France (ATF), ATTACCGT Educ’Action, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Palestine, Collectif des musulmans de France (CMF), Comités palestiniens pour le droit au retour, Commission Proche-Orient de Pax Christi, CNT (confédération syndicale de type syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste), Confédération paysanne (cf. altermondialiste José Bové), Emergences (association pour un monde plus altruiste, plus solidaire et plus conscient), Ensemble! (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire), Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Génération Palestine (GP), le Parti de gauche, Les Désobéissants, Mouvement immigrations banlieues (MIB, contre  le racisme institutionnel dont sont victimes les enfants d’immigrés et en particulier les bavures policières), Mouvement pour une alternative non violente (MAN, anti-nucléaire), Nouveau parti anti-capitaliste (NPA, révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot), Organisation communiste libertaire (mouvementiste), Parti des indigènes de la République (PIR, antisémite, homophobe, identitaire, islamo-gauchiste, racialiste et raciste anti-Blancs; porte-parole Houria Bouteldja, salariée de l’Institut du monde arabe, mise en examen pour injure raciale à la suite de son emploi du terme ‘souchien’, « proche du Hamas tête de pont du lobby khomeiniste », soutien de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols), Réseau Sortir du colonialisme, Union des associations de Palestiniens en France, Union française des consommateurs musulmans, Union syndicale solidaires (SUD), UJFP, organisation juive laïqueuniversaliste opposée à l’occupation des territoires palestiniens, qui milite notamment dans le Collectif Palestine pour un Etat palestinien),…

dsc09295-1024x768Le mouvement « Boycott, désinvestissement, sanctions » milite pour le boycottage des produits israéliens. De ce fait, des élus français de la France insoumise et du Parti communiste sont désormais interdits d’entrée en Israël pour leur proximité avec BDS. Ce mouvement, créé en 2005, appelle au rejet de produits israéliens pour contester la politique de colonisation israélienne.

Sept élus français qui devaient se rendre en Israël, samedi, dans le cadre d’une délégation de vingt parlementaires, ont appris qu’ils n’en auraient pas le droit.

Le ministère israélien de la Sécurité intérieure a fait part de sa volonté, lundi 13 novembre, de leur interdire l’entrée : parmi eux, quatre députés – Clémentine Autain, Michel Larive, Danièle Obono et Muriel Ressiguier – tous issus du Parti communiste ou de la France insoumise. «Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël», a-t-il affirmé.


Une source ministérielle a indiqué que la décision
 a été prise «après une enquête rapide du bureau des Affaires stratégiques». Or cette structure surveille notamment les activités de la campagne internationale ‘Boycott, désinvestissement et sanctions’ (BDS), un mouvement pro-palestinien régulièrement sujet à controverse, avec lequel plusieurs des élus concernés, issus de la France insoumise et du Parti communiste, pourraient avoir des liens.

Un mouvement initié en 2005

La campagne palestinienne Boycott, désinvestissement, sanctions est née en 2005 à Ramallah, à l’initiative d’Omar Barghouti, sans lien de parenté avec le prisonnier Marwane Barghouti que souhaitaient rencontrer les parlementaires. Ce mouvement se fonde sur un appel au boycottage des produits confectionnés en Israël et des activités liées au pays afin d’exercer une pression publique contre les colonies israéliennes en territoires palestiniens, dont celles implantées depuis 1967 ouvrent un débat sur sa légalité en droit international. L’appel initial invitait «à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël semblables à ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid».


Les champs d’action du BDS se veulent multiples: l’économie donc, avec la diffusion de listes de produits à éviter ou encore une référence fréquente au chiffre censé permettre de reconnaître les code-barres de produits originaires d’Israël, mais aussi la culture, le sport ou l’éducation en appelant, par exemple, des filières académiques à cesser les partenariats avec des universités israéliennes, ou des groupes de musique à ne pas se produire en Israël. Cette action dans plusieurs domaines et à plusieurs niveaux se retrouve dans le nom du mouvement. Le boycottage touche à la consommation quand l’idée de désinvestissement renvoie aux pressions exercées sur les entreprises et institutions pour ne plus coopérer avec Israël.
Les sanctions font référence aux demandes de réactions internationales, et notamment la remise en cause des accords économiques avec l’Union européenne.

Quelles revendications?

Le boycottage «se poursuivra jusqu’à ce qu’Israël s’engage clairement dans le respect du droit international, la fin de l’occupation et de la colonisation», affirme BDS France. De fait, le mouvement demande «le droit au retour pour tous les réfugiés» palestiniens maintenus à l’extérieur des frontières israéliennes, «la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur» qui entoure la Cisjordanie, ainsi que «la fin de l’apartheid pour les Palestiniens de 1948». Cette dernière revendication est parmi les plus polémiques.


Le BDS se défend de tout antisémitisme. Son action  «ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits», prétend le mouvement, qui assure ne pas viser «la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels», mais bien «la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans». Or, l’une des critiques les plus fréquemment adressées aux militants BDS est précisément de vouloir s’attaquer à la population israélienne dans son ensemble, et pas seulement à une politique en particulier.

Une branche BDS France formée en 2009

Quatre ans après le lancement du mouvement, dans la foulée de l’offensive israélienne «Plomb durci» sur Gaza, un appel à une campagne de ce type en France donne naissance à la branche française du BDS. A ce jour, un peu plus d’une cinquantaine d’organisations nationales y participent, dont des syndicats et des partis politiques révolutionnaires et d’extrême gauche.
Ce développement a donné lieu à une série de procédures judiciaires, notamment en raison d’une circulaire de février 2010 demandant aux Parquets d’assurer une «répression ferme» contre les militants pro-boycottage. Si ces derniers revendiquent leur droit à la liberté d’expression, les poursuites en justice à leur encontre associent en effet leur discours à de la «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion».

Plusieurs militants de BDS ont ainsi été poursuivis devant la justice française, avec des conséquences variées. En octobre 2015, la Cour de cassation a confirmé la condamnation à des dommages et intérêts et une amende de 14 personnes qui avaient appelé au boycottage des produits israéliens dans un supermarché de Colmar. L’année précédente, la relaxe de trois autres militants avait été confirmée en appel, fautes d’éléments de preuve. Plus récemment, en février 2017, la cour d’Appel de Montpellier a également relaxé deux militants poursuivis pour un message publié sur leur page Facebook, jugeant que les faits n’étaient pas qualifiés.

Un impact limité, mais supérieur à une 3e intifada

Outre les 171 ONG palestiniennes soutenant le mouvement, des personnalités ont également approuvé publiquement la démarche à son lancement, tel Stéphane Hessel. Sur son site, le mouvement BDS international revendique d’ailleurs le soutien de personnalités, parmi lesquelles le Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu. Le mouvement estime par ailleurs avoir une capacité à «influencer la façon dont la cause palestinienne est perçue publiquement». Mais le président François Hollande avait tenu à rassurer Tel-Aviv en rappelant son « opposition ferme à toute forme de boycott » de l’Etat hébreu. 


L’influence économique et politique réelle du BDS reste difficile à évaluer et fait l’objet de débats. D’autant que le boycottage revendiqué de tous les produits d’Israël peut être contesté par des partisans d’un boycottage des seuls produits des colonies. Mais une chose est sûre, l’impact politique de cette campagne est mis en avant par les autorités israéliennes. Signe de leur préoccupation et de leur fermeté sur ce sujet, en mars 2017, le Parlement israélien a adopté une loi visant à empêcher l’attribution de visas ou de permis de résidence à des ressortissants étrangers qui appellent au boycottage, suscitant une controverse dans le pays.

Le boycottage, une question qui a pris une ampleur limitée

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Bethléem

La question d’un boycottage de certains ou de la totalité des produits israéliens a pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie. En 2010, la décision de Veolia de se retirer du chantier de tramway à Jérusalem avait été perçue comme une possible réaction aux pressions politiques liées au fait que la ligne devait s’étendre à Jérusalem-Est. Une information toutefois démentie par l’opérateur français, dans lequel l’Etat est actionnaire par le biais notamment de la Caisse des Dépôts.

En 2015, l’annonce par le patron d’Orange d’une rupture possible d’un accord de licence avec l’opérateur israélien Partner avait suscité un début de crise diplomatique. Stéphane Richard avait par la suite prétendu avoir «totalement sous-estimé» le caractère sensible, en Israël, de la question du boycottage de l’Etat hébreu. Le sujet était pourtant brûlant, à l’évidence: quelques mois plus tard, l’Union européenne imposait un étiquetage spécifique sur les produits fabriqués dans les colonies israéliennes, une décision qui remontait à 2012, mais n’avait jamais été concrétisée. D’autres campagnes d’envergure avaient déjà eu lieu contre les boissons Sodastream, les produits de beauté Ahava ou les médicaments Teva.


Le think tank pro-israélien NGO Monitor reproche au Quai d’Orsay d’avoir accordé, via l’Agence française de développement (AFD) et le Consulat général de France à Jérusalem, des millions d’euros à des ONG françaises et palestiniennes qui appuient le boycottage. Le rapport, publié l’an dernier, conclut que les autorités françaises se rendent indirectement complices d’une entreprise qu’elles jugent illégale.

L’effet de la campagne BDS reste cependant difficile à mesurer.

En 2014, le boycottage des produits des colonies aurait fait chuter de 21 % le revenu des agriculteurs israéliens, en particulier dans la vallée du Jourdain, poumon économique de l’État hébreu en Cisjordanie. Mais, selon les experts, l’impact du boycottage serait avant tout symbolique. Un récent rapport de la Knesset relève que les échanges commerciaux avec l’Europe ont doublé depuis 2005, passant d’une moyenne de 7,8 milliards à 15,6 milliards de dollars par an. En outre, les investissements étrangers ont atteint 88,2 milliards de dollars en 2013, soit une hausse de 58 % par rapport aux années 2000. Plus étonnant encore, le PIB a progressé de 2,9 % en 2014, malgré une guerre de cinquante jours pour contrôler le Hamas dans la bande de Gaza.

Parallèlement, l’Autorité palestinienne ne partage pas le jusqu’au-boutisme des militants BDS. « Nous demandons à chacun de boycotter les produits des colonies parce qu’elles se trouvent sur nos territoires. Mais nous ne demandons à personne de boycotter Israël, avec qui nous avons des relations et signé un accord de reconnaissance mutuelle », déclarait le président Mahmoud Abbas, le 13 décembre 2013, en marge des funérailles de Nelson Mandela, à Johannesburg. Ces propos libérèrent la haine des islamistes de Gaza, qui oublient que l’Etat hébreu demeure, à ce jour, le principal fournisseur de l’économie palestinienne. Tandis que les importations de produits israéliens en Cisjordanie avoisinent chaque année 800 millions de dollars, l’Etat hébreu absorbe près de 80 % des exportations palestiniennes. Abbas sait par ailleurs que des dizaines de milliers de Palestiniens sont employés en Israël et qu’il n’est pas en mesure de leur fournir de meilleure alternative.

Reste que, à défaut de peser réellement, l’objectif du mouvement BDS de boycotter l’Etat hébreu, ultime a ouvert la voie à l’idée de sanctions économiques internationales. La première étape devrait être l’étiquetage en Europe de produits israéliens fabriqués en Cisjordanie. Selon des fuites émanant de Bruxelles, Federica Mogherini, membre du parti Démocrate italien de Renzi et chef de la diplomatie de l’Union européenne, aurait ordonné la préparation d’un document répertoriant toutes les entreprises concernées par cette mesure. Les responsables israéliens redoutent un effet boule de neige qui, à terme, risquerait de renforcer la perception de leur pays comme un Etat paria.

Cette tendance s’illustre par la crainte de nombreux artistes internationaux de se produire à Tel-Aviv ces dernières années. Une délégitimation croissante qui a conduit le président israélien, Reuven Rivlin, à qualifier la campagne de boycottage de « menace stratégique », une terminologie habituellement réservée au programme nucléaire iranien. La  ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a décidé de contre-attaquer avec un arsenal de mesures contre le BDS et les partisans du boycottage. A ce titre, un budget de 25 millions de dollars vient d’être alloué par le gouvernement. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, qui compare cette campagne « aux pratiques nazies », a mobilisé son ami le milliardaire juif américain Sheldon Adelson, qui vient de réunir des dizaines de philanthropes à Las Vegas. Avec l’aide de sa future ministre, Muriel Pénicaud, le candidat Macron était lui-même passé par Las Vegas avec le même objectif philanthropique…

Après la tentative avortée de la FIFA – présidée par le suisse-sicilien Gianni Infantino (qui en mai 2017, destitua 2 coresponsables de son comité d’éthique, lequel mène plusieurs enquêtes contre lui) – d’exclure Israël en Cisjordanie, , la gauche israélienne s’inquiète des risques d’un engrenage susceptible de mettre le pays au ban des nations. « La personne qui sert le boycott est Netanyahou, s’emporte Zahava Gal-On, chef du Meretz, parti politique israélien de la gauche, laïc et socialiste, membre de l’Internationale socialiste. Ses politiques destructrices et irresponsables ont placé Israël au bord de l’isolement. » Et de conclure : « Netanyahou doit prendre des mesures pour repousser la menace du boycott, à commencer par l’arrêt de la colonisation. »

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Les trotskistes du NPA veulent tracer leur route sans le Front de gauche

Le NPA rompt le dialogue avec le Front de gauche pour les élections

La nouvelle majorité du Nouveau Parti Anticapitaliste a décidé de reprendre son autonomie pour les élections à venir.

Philippe Poutou (c) et Olivier Besancenot (3e) lors d'une réunion du NPA durant la campagne présidentielle, le 12 avril 2012 à Paris
Philippe Poutou (c) et Olivier Besancenot (3e) lors d’une réunion du NPA durant la campagne présidentielle, le 12 avril 2012 à Paris

Gaël Quirante, porte-parole d’une des plateformes représentées lors du Congrès (ci-dessous à droite), a expliqué dimanche, à l’issu de son 3e congrès, que le NPA ne discutera plus d’élections avec les composantes du Front de gauche.

Gaël Quirante, postier

Le NPA le retrouvera encore dans les manifestations, dans les « luttes », mais plus question de discuter avec lui des questions électorales. « Pour les élections (départementales et régionales) de 2015 et de 2017 (présidentielle), le NPA ne sera pas avec le Front de gauche », a confirmé Ludovic Wolfgang, porte-parole d’une plateforme de la majorité. « On ne discutera pas non plus avec eux sur l’éventualité ou pas de présenter un candidat« .

« On se prépare dès maintenant à présenter un candidat à la présidentielle de 2017 »

Gaël Quirante n’exclut pas non plus « des discussions avec Lutte ouvrière ».
« On ne se félicite pas » de la rupture nette avec le Front de gauche, « c’est un très mauvais message pour le NPA donné à l’extérieur », a pour sa part réagi Sandra Demarcq, porte-parole de la plateforme 1, mise en minorité.

Cette plateforme, signée par l’ancien candidat NPA à la présidentielle Olivier Besancenot, contesté en interne, était moins catégorique quant à la rupture avec le Front de gauche.

Créé en 2009 et qui comptait alors 9.000 adhérents, le NPA a vu il y a un an et demi plusieurs centaines d’adhérents et cadres rejoindre avec le courant Gauche unitaire, le Front de Gauche (FG), voire le FN. Aujourd’hui, le NPA compte 2.100 adhérents.

Sandra Demarcq

« Malgré nos difficultés internes, le NPA sera dans toutes les luttes pour s’opposer frontalement au gouvernement », a souligné Sandra Demarcq.

Myriam Martin et Christine Poupin,
deux autres porte-parole du NPA

En ligne de mire du NPA notamment, l »unité nationale », « un piège » du gouvernement. « Il y a urgence face à cette unité nationale », a assuré Sandra Demarcq pour qui le NPA reste « de façon unitaire et radicale une force pour combattre les lois et réformes de ce gouvernement« .

Dépitée, Duflot se tourne vers Mélenchon

Europe écologie-les Verts suivra-t-il comme un seul homme?

L’extrême gauche est en cours de restructuration

Duflot, verte morose

Duflot se révèle plus rouge que verte…

La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes à la gauche extrême en France. Au point d’aller vers une alliance entre le Parti de gauche et les écologistes radicaux ?
Au lendemain de la victoire d’Alexis Tsipras et de Syriza, son parti d’extrême gauche, aux élections législatives grecques, le PS affecte la satisfaction, bien que le Pasok (son homologue socialiste grec) l’ait laminé – il ne recueille que… 5% – la gauche anti-républicaine affiche sa jubilation en France. « Une très bonne nouvelle », a salué le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lundi au micro d’Europe 1.

Mais Syriza pourrait-il faire des émules dans l’Hexagone ? Et s’allier Debout la France (DLF), comme le parti « Grecs indépendants« , souverainiste et anti-immigration, allié de circonstance de Syriza ? Et dans ce cas, qui sera le Tsipras français ? Dupont-Aignan ?…
Jean-Luc Mélenchon, qui rêve d’une grande coalition de gauche alternative au PS, s’y voit déjà. Quant à l’écologiste Cécile Duflot, elle se dit prête à le rejoindre, en vue de l’élection présidentielle de 2017.
Mais est-elle capable d’entraîner derrière elle la majorité des membres d’EELV ?

La gauche se tsiprasera-t-elle ?

« Envisager une candidature commune » en 2017.
Les appels du pied sont venus de Mélenchon. « Je veux que nous gouvernions ce pays pour refonder l’Europe. J’ai toujours voulu gouverner. Ça, je l’ai en commun avec Cécile Duflot : nous ne sommes pas de cette vieille gauche purement protestataire« , a confié l’eurodéputé au Journal du dimanche. « En 2017, on peut envisager une candidature commune de ce nouvel espace ».

Qu’en pense Cécile Duflot, qui avait participé lundi dernier à Paris à un meeting de soutien à Syriza, au côté de Mélenchon, du Parti communiste et de certains élus de la gauche du PS ? En novembre, l’ancienne ministre s’était trouvé « les épaules » pour être candidate à l’élection présidentielle. Son bilan au logement dans le gouvernement Ayrault ne plaide pourtant pas en sa faveur… Abattue, la députée EELV serait prête à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon.
« L’effet Duflot ». En coulisses, Cécile Duflot ironise : « Est-ce que vous avez vu l’effet Duflot ? Jean-Luc a arrêté d’insulter Hollande ». L’alliance reste dans les cartons. En ressortira-t-elle lors des premiers résultats des élections départementales de mars ?