Tours : deux femmes âgées meurent dans la salle d’attente des urgences

Après la mort de Naomi Musenga,

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L’important est d’en sortir

dont l’appel et l’état de santé n’ont pas été évalués à leur juste valeur, déjà par le Samu, le décès de deux femmes de 90 ans, aux urgences, a un retentissement particulier.

Les deux vieilles dames, atteintes de pathologies graves et en fin de vie, sont mortes dans la salle d’attente des urgences de Tours, respectivement dans la nuit du 11 au 12 avril dernier et le 3 mai.

L’une des patientes est restée plus de six heures sur un brancard, quatre heures pour la deuxième malade.

En cause « des cas plus graves à gérer » ces jours-là, explique le professeur Pierre-François Dequin, responsable médical du pôle urgences du CHRU Trousseau qui précise tout de même que « c’est un phénomène exceptionnel« .

« C’est la saturation tous les jours » : le personnel à bout de souffle

Le professeur Dequin confie à France Bleu que « les équipes sont meurtries, choquées, blessées par ces décès indignes ». Une soignante du service des urgences témoigne aussi, anonymement, et explique que « ce qui a choqué le plus l’équipe, c’est que nous n’avons pas eu, en tant que soignants, la possibilité de les accompagner dans leur décès. Elles sont décédées dans une salle d’attente bondée, au milieu d’autres patients qui attendaient d’être vus. »  Peut-être des patients plus jeunes ont-ils été jugés plus dignes de l’attention des services.

Ce n’est pas la première fois que le personnel des urgences de Tours dénonce cet engorgement

« On a alerté à maintes et maintes reprises la direction sur le fait que cette salle d’attente n’était pas la solution. On a dénoncé les conditions d’accueil des patients qui se dégradaient. C’est la saturation dans les urgences tous les jours« , insiste une soignante. Le personnel s’était déjà mobilisé ces derniers mois dans les différents hôpitaux de France afin de dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens.

Des améliorations en vue, mais pas avant …2020. Le responsable médical du pôle urgences Pierre-François Dequin, reconnaît que « l’engorgement est réel » : le nombre de passages aux urgences augmente d’environ 3% par an. De son côté, la direction de l’hôpital précise que des mesures ont été prises pour améliorer la situation, avec la création de vingt lits d’aval, dix-sept lits de gériatrie doivent par ailleurs être créés au urgences, mais pas avant 2020. N’est-ce pas une priorité ?

Afin de dénoncer les conditions d’accueil et de travail, trois organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour le jeudi 24 mai.

SOS Médecins suspend toujours son activité

L’association SOS Médecins a rappelé lundi qu’elle poursuit jusqu’à lundi 20h00 son mouvement de « suspension d’activité ».

Le gouvernement fait le mort

 » En cause l’absence totale de proposition de la part du gouvernement si ce n’est une ‘épidémie’ de réquisitions tous azimuts envers nos médecins et nos structures », gronde l’association dans un communiqué.

SOS Médecins regroupe environ 1.100 praticiens dans 63 structures et avait suspendu dimanche ses activités pour 24h.
Hollande ne reconnaît chez personne d’autre que lui ce sens des responsabilités qu’il n’apprécie pas davantage des médecins français que des acteurs économiques du monde.

L’appel de l’association a été massivement suivi

Il a créé d’importantes perturbations malgré les réquisitions, ont indiqué dimanche ses responsables.
SOS Médecins se bat contre la suppression de la permanence des soins ambulatoires entre minuit et 08h00. Les patients n’auraient plus d’autre choix que d’aller encombrer un peu plus les Urgences des hôpitaux. Pour des questions de gestion comptable, les agences régionales du Nord Pas-de-Calais ont déjà décidé de supprimer les astreintes de médecins la nuit.
« Les prochaines semaines risquent d’être de plus en plus tendues. C’est pourquoi SOS Médecins a décidé d’engager une grande campagne d’information des patients, afin qu’ils puissent mesurer que les enjeux de ce combat les concernent au premier chef et qu’ils ont leur mot à dire », affirme l’association dans un communiqué.
« Nous en ferons part à la ministre de la santé, Madame Marisol Touraine, qui a fini par nous proposer un rendez-vous le 2 février 2015, en espérant qu’elle saura comprendre l’urgence d’engager un véritable dialogue pour construire avec les médecins libéraux et non contre eux le système de santé de demain », ajoute-t-elle.

L’enjeu est le risque d’asphyxie de la médecine libérale

L’ambition du pouvoir socialiste et de Marisol Touraine est d’étatiser la santé en étouffant la médecine libérale, contre l’intérêt des Français qui apprécient le pluralisme de l’offre et le libre choix de leur système du santé.

Emir, formateur des frères Kouachy, mais infirmier diplômé d’Etat…

Charlie Hebdo : l’étonnante reconversion de l' »émir » des djihadistes Kouachi

Un repris de justice, employé des Urgences de Paris
Farid BenyettouFarid Benyettou, ci-contre, l’ex-« émir » de la « filière des Buttes-Chaumont » qui a formé les frères Kouachi à l’intégrisme musulman, occupe depuis le mois de décembre un poste d’infirmier stagiaire dans le service des urgences de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

Farid Benyettou, l’ex-« émir » de la « filière des Buttes-Chaumont » qui a formé les frères Kouachi à l’idéologie radicale, occupe depuis le mois de décembre un poste d’infirmier stagiaire dans le service des urgences de l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l’un des principaux centres hospitaliers ayant accueilli les victimes de la fusillade de « Charlie Hebdo ».

A 33 ans, Farid Benyettou était une figure du 19e arrondissement et de la mosquée Adda’wa, où il était autorisé à prêcher des paroles radicales. Suivi par les renseignements généraux dès le début des années 2000, qui notent sa proximité avec le Groupe salafiste pour la prédication du combat (GSPC), il rencontre les frères Kouachi, à qui il inculque la doctrine radicale de l’islam et souhaite envoyer mener le djihad en Irak.

En 2005, il est mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », avant d’être condamné – en compagnie de Chérif Kouachi – à six ans de prison en 2008 par le tribunal de Paris. Entendu par les enquêteurs dès 2005 sur sa relation avec Farid Benyettou, Chérif Kouachi déclarait devant les enquêteurs à propos des cours coraniques dispensés par son mentor : « J’avais vraiment l’impression que la vérité était là, devant moi, quand il parlait. » Chérif Kouachy était aussi la vedette de l’émission  Pièces à conviction d’Elise Lucet, un documentaire diffusé par Pièces France 3, en 2005.

Sorti de prison en 2011, Farid Benyettou s’inscrit l’année suivante à une formation à l’Institut de formation des soins infirmiers (Ifsi), avant son intégration au service des urgences de la Pitié-Salpêtrière, au début du mois dernier. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès du corps médical qui décrivent  » un élève studieux et discret » comme il se doit dans l’hôpital que les événements tragiques de ces derniers jours ont quelque peu crispé. A tel point que l’encadrement a pris soin de retirer mercredi soir le planning du service où apparaissait l’emploi du temps du jeune homme, avant de le réafficher en ayant préalablement rayé au crayon ses journées de travail.

Selon ce document, Farid Benyettou ne travaillait pas mercredi et jeudi, mais devait être présent la nuit de vendredi à samedi, ainsi que les deux suivantes. « On ne peut pas imaginer que cet homme – que tout le monde présente comme l’un des principaux mentors des frères Kouachi – aurait pu accueillir les victimes de ses anciens protégés », se disculpe un médecin de l’hôpital. « Et je ne peux imaginer que la direction de l’AP-HP et celle de l’hôpital n’étaient pas au courant de son passé« , ajoute-t-il. L’actuel directeur général des Hôpitaux de Paris est Martin Hirsch, depuis novembre 2013.

Régime spécial pour les Mais, parmi ses collègues, la stupéfaction est immense, eux qui mettent en avant le règlement lié à l’emploi d’infirmier. « Selon les règles du ministère de la Santé, on ne peut pas prétendre à un poste d’infirmier avec un casier judiciaire chargé. On nous demande d’en produire un vierge dès la première année« , s’insurge un collègue d’un service voisin. Selon nos informations, Benyettou ne l’aurait pas produit. Si le ministère de la Santé, qui émet pourtant les diplômes, refuse de communiquer et oriente la presse vers l’AP-HP, la direction des hôpitaux de Paris se justifie. « La situation de cet élève infirmier est régulière et elle est connue, depuis le début de sa scolarité, tant par la direction de l’école où il est scolarisé que des services de police« , précise l’AP-HP, agravant ainsi son cas !

 » Les événements dramatiques de cette semaine nous ont conduits à prendre l’initiative, en liaison avec les autorités de police, de ne pas le maintenir dans le planning du service où il terminait son dernier stage. Une condamnation portée sur le casier judiciaire interdit d’être recruté sur un emploi public, mais sans interdire de passer le diplôme, qui peut être « valorisé » dans d’autres lieux d’exercice que les établissements publics. » On n’assume aucune responsabilité de ce qui peut arriver cent mètres plus loin…

M. Valls et son ami J.-M. Le Guen

L’actuel secrétaire d’Etat de Manuel Valls, chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen,  a été maire-adjoint de Paris sous B. Delanoë, chargé de la Santé publique et des relations avec l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris) et a présidé le Conseil d’Administration de l’AP-HP de juin 2008 à juin 2010.
Les incohérences des administrations françaises peuvent ainsi faire jusqu’à 17 victimes en deux jours.