Affaire du financement de la campagne de Macron : le juge avance sur des oeufs (d’or)

Muriel Pénicaud, ministre convoquée dans l’affaire Business France

Soirée Macron à Las Vegas: Pénicaud doit s'expliquer le 22 mai chez le jugeLa ministre du Travail est entendue sous le statut de témoin assisté, dans un premier temps. Une mise en examen la contraindrait à démissionner du gouvernement. Comme vient de le révéler le Canard enchaîné, Muriel Pénicaud est convoquée le 22 mai par un juge d’instruction en charge d’une affaire de favoritisme. <br>Mais la justice pénale met donc les formes : le papier bleu ne mentionne pas la mention habituelle, « en vue d’une mise en examen », mais anticipe le favoritisme l’indulgence du juge avec une simple audition sous le statut de témoin assisté en perspective, un statut intermédiaire. <br>La ministre du Travail n’a donc pas grand chose à craindre du fait de la jurisprudence macronienne formulée l’été dernier par Christophe Castaner, alors porte-parole du gouvernement : « S’il y avait une mise en examen de Muriel Pénicaud, elle devrait quitter son ministère. » Mais, à l’issue de ce face à face, rien n’empêcherait pourtant le juge de changer le statut à tout moment de la procédure pénale.

Le fond de l’affaire concerne le rôle joué par Pénicaud à la tête de Business France. <br>Cette agence gouvernementale chargée de promouvoir les entreprises françaises à l’étranger, est mise en cause dans une soirée de levée de fonds organisée en janvier 2016 à Las Vegas, car elle ressemblait fort à un show de pré-campagne présidentielle au profit du candidat Emmanuel Macron, alors aux manettes à Bercy et autoproclamé ambassadeur de la French Tech.

Mais ce n’est pas cet aspect précis là qui intéresse à ce stade les enquêteurs. La CNCCFP (autorité administrative d’Etat chargée du suivi et de l’honorabilité financière de la vie politique et présidée par un octogénaire) vient en effet de valider les comptes de campagne du candidat Macron. Or, cette Commission nationale refuse d’y voir une dépense préélectorale. <br>L’enquête ne visent encore qu’un vice de forme, un marché public passé sans appel d’offres, au bénéfice de l’agence Havas (382.000 euros, ensuite ramenés 289.000, histoire de respecter certains seuils ou ristourne).<br>Or, Havas est un groupe français de conseil en communication dont le PDG est Yannick Bolloré, fils de Vincent Bolloré, lequel, en septembre 2013, annonça qu’il voterait pour la candidate PS Anne Hidalgo lors des élections municipales de 2014 à Paris.

Selon Marianne, parmi les soutiens patronaux plus ou moins officiels de Macron figurent Bernard Arnault (LVMH), Alexandre Bompard (Darty et la Fnac), Marc Simoncini (Meetic) et Vincent Bolloré (Vivendi). Et comme autre soutien de poids, selon Mediapart, Emmanuel Macron a livré ses ambition à Henri de Castries, ex-PDG d’Axa. A la tête du premier assureur français pendant seize ans, Castries a quitté ses fonctions en août pour se consacrer à l’Institut Montaigne, think tank libéral dont il est le président.

Après perquisition chez Havas et Business France en juin 2017, suivie de l’ouverture d’une information judiciaire confiée à des juges d’instruction, les enquêteurs cherchent à déterminer si Muriel Pénicaud a pu être informée en amont de « dysfonctionnements », ce qu’elle a toujours nié. Penicaud devrait être confrontée prochainement à son ancienne directrice de la communication, Fabienne Bothy-Chesneau : la première plaide l’ignorance d’éventuels dysfonctionnements, quand la seconde prétend que sa patronne n’en ignorait rien.<br>Or, lors d’une perquisition chez Havas et Business France, les enquêteurs de l’office anti-corruption de la police judiciaire (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, OCLCIFF) ont saisi le 20 juin, un courriel du 11 décembre 2015 de Fabienne Bothy-Chesneau, à l’époque directrice de la communication de l’organisme, qui peut suggérer que sa patronne a été « briefée » sur les difficultés rencontrées.

Toute la vérité serait-elle autre ?

Le journal Libération met en  cause Macron soi-même…<br><center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Le cabinet d’Emmanuel Macron s’est impliqué dans les moindres détails de la soirée à 380 000 euros du CES de Las Vegas. Muriel Pénicaud a simplement couvert Macron.<br><br>Ce n’est pas une « Affaire Business France » mais une affaire Macron Las Vegas ! <a href= »https://t.co/h0Fq3eLehs »>pic.twitter.com/h0Fq3eLehs</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993861377226952704?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
</center>

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Comme l'explique cet article du Canard, le cabinet Macron est directement impliqué dans cette affaire « Macron Las Vegas ».<br><br>Parler d' « Affaire Business France », ce serait utiliser Muriel Pénicaud comme fusible pour protéger Emmanuel Macron. <a href= »https://t.co/wFYkiJqX2Y »>pic.twitter.com/wFYkiJqX2Y</a></p>&mdash; Damoclès (@Damocles_Fr) <a href= »https://twitter.com/Damocles_Fr/status/993857734922637312?ref_src=twsrc%5Etfw »>8 mai 2018</a></blockquote>
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Les trotskistes du NPA veulent tracer leur route sans le Front de gauche

Le NPA rompt le dialogue avec le Front de gauche pour les élections

La nouvelle majorité du Nouveau Parti Anticapitaliste a décidé de reprendre son autonomie pour les élections à venir.

Philippe Poutou (c) et Olivier Besancenot (3e) lors d'une réunion du NPA durant la campagne présidentielle, le 12 avril 2012 à Paris
Philippe Poutou (c) et Olivier Besancenot (3e) lors d’une réunion du NPA durant la campagne présidentielle, le 12 avril 2012 à Paris

Gaël Quirante, porte-parole d’une des plateformes représentées lors du Congrès (ci-dessous à droite), a expliqué dimanche, à l’issu de son 3e congrès, que le NPA ne discutera plus d’élections avec les composantes du Front de gauche.

Gaël Quirante, postier

Le NPA le retrouvera encore dans les manifestations, dans les « luttes », mais plus question de discuter avec lui des questions électorales. « Pour les élections (départementales et régionales) de 2015 et de 2017 (présidentielle), le NPA ne sera pas avec le Front de gauche », a confirmé Ludovic Wolfgang, porte-parole d’une plateforme de la majorité. « On ne discutera pas non plus avec eux sur l’éventualité ou pas de présenter un candidat« .

« On se prépare dès maintenant à présenter un candidat à la présidentielle de 2017 »

Gaël Quirante n’exclut pas non plus « des discussions avec Lutte ouvrière ».
« On ne se félicite pas » de la rupture nette avec le Front de gauche, « c’est un très mauvais message pour le NPA donné à l’extérieur », a pour sa part réagi Sandra Demarcq, porte-parole de la plateforme 1, mise en minorité.

Cette plateforme, signée par l’ancien candidat NPA à la présidentielle Olivier Besancenot, contesté en interne, était moins catégorique quant à la rupture avec le Front de gauche.

Créé en 2009 et qui comptait alors 9.000 adhérents, le NPA a vu il y a un an et demi plusieurs centaines d’adhérents et cadres rejoindre avec le courant Gauche unitaire, le Front de Gauche (FG), voire le FN. Aujourd’hui, le NPA compte 2.100 adhérents.

Sandra Demarcq

« Malgré nos difficultés internes, le NPA sera dans toutes les luttes pour s’opposer frontalement au gouvernement », a souligné Sandra Demarcq.

Myriam Martin et Christine Poupin,
deux autres porte-parole du NPA

En ligne de mire du NPA notamment, l »unité nationale », « un piège » du gouvernement. « Il y a urgence face à cette unité nationale », a assuré Sandra Demarcq pour qui le NPA reste « de façon unitaire et radicale une force pour combattre les lois et réformes de ce gouvernement« .

Valls verse dans le culte de la personnalité

A-t-on trouvé la « première dame » de l’Elysée?

Valls vante son « tandem harmonieux » avec Hollande: Hollande a-t-il mérité ça ?

Les honneurs, les visites de temples impériaux, l’immensité de Pékin et de l’ « empire du Milieu » montent à la tête de Manuel Valls.  C’est au VIII e siècle av. J.-C., dans l’ère de la dynastie Zhou,  la plus longue de l’histoire de la Chine, celle qui s’étale sur huit siècles, de -1045 à -256 av. J.-C, qu’est née l’appellation « Zhongguo », littéralement « le royaume du milieu » ou « empire du Milieu », désignant leurs contrées. A l’époque, les dirigeants utilisaient ce terme car ils se considéraient comme le centre de la civilisation. Suivez mon regard…

Il n’en fallait pas davantage pour que, fort de bons sondages dans la foulée des attentats par des djihadistes de France – bien qu’ils aient échappé à la vigilance de ses services de renseignement -, le Premier ministre, en visite officielle en Chine jusqu’au 31 janvier, loin de sa violoniste de femme restée dans l’hexagone, assure qu’il forme avec Hollande un couple parfait qui lui en fait oublier toute ambition personnelle à la présidentielle de 2017.

Déjà que Valls s’affaire sur le noeud de Hollande, où s’arrêtera-t-il !

Ce n’est plus du cirage de pompes, c’est de l’astiquage…

Valls aux petits soins pour Hollande s'affaire sur son noeud de cravate: voyez le regard lubrique et le sourire grivois de Moscovici à l'arrière plan...
Valls aux petits soins pour Hollande s’affaire sur son noeud de cravate:
voyez le regard lubrique et le sourire grivois de Moscovici à l’arrière plan…

En visite officielle en Chine, Manuel Valls a été reçu par les plus hautes autorités, ce qui donne, pour certains observateurs, des allures de déplacement présidentiel à sa venue. Mais vendredi soir, lors d’une rencontre avec des journalistes, le Premier ministre a tenu à lever toute ambiguïté sur sa relation avec François Hollande.

Ce premier grand déplacement à l’étranger, pendant que le président gère à son tour les affaires courantes à Paris, peut pourtant donner l’impression d’inversion des rôles. Alors le Premier ministre a été alerté du risque de quand-dira-t-on. «Le président a été élu au suffrage universel; c’est lui qui dispose de cette légitimité, moi j’ai été nommé par lui», rappelle-t-il aux journalistes accédités, comme à lui même. «Oui je fais des voyages, cela n’a pas été toujours le cas pour des Premiers ministres, polémique Valls. Mais si François Hollande m’a nommé, c’est qu’il veut un Premier ministre fort, qui existe, qui apporte quelque chose».

Alors que deux sondages, Ifop et CSA, confirment les meilleurs scores de Valls sur Hollande en cas d’élection présidentielle, 

Que de tendresse !

le Premier ministre affiche un «tandem solide» avec le chef de l’Etat. Pas question de laisser libre cours à l’idée que sa bonne cote de popularité pourrait lui donner des idées…
«Si je commence à rentrer dans ce questionnement, je perdrai l’équilibre et la qualité de la relation avec le Président», susurre Valls.
Manuel donne à penser que c’est François qui porte le pantalon. «Les Français n’attendent pas de moi que je me prépare à telle échéance; ils attendent de moi que j’assume pleinement ma fonction», précise encore celui qui fait de l’affichage de ses liens avec Hollande dans le triptyque «cohésion, cohérence et complémentarité». La paire Valls-François se veut « fusionnelle », sans désir de Valls, dans ce duo exécutif, de prendre le dessus.
Valls jure de sa fidélité indéfectible à Hollande.

« La France n’a plus la même résonance » sur la scène internationale, observe Roland Dumas

Au-delà de la nostalgie, un signal d’alarme

Dans son dernier livre, « Politiquement incorrect », Roland Dumas revient sur des secrets d’État entre 1984 et 2014 et fait partager ses souvenirs.

Sur le plateau de Soir 3, l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand évoque l’état de la Grèce en Europe aujourd’hui : « La Grèce n’est pas un très grand pays de l’Europe, mais c’est un pays qui a de l’influence par son prestige. On a voulu qu’elle soit dans l’Europe en raison de son histoire, mais ce n’est pas une grande puissance économique non plus« .

Roland Dumas souligne aussi que la France est en train de disparaître de la scène internationale. « Elle a changé d’orientation. Depuis la création de l’Europe, la position de la France était influente (…) aujourd’hui, elle n’a plus la même résonance« , explique l’ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand.

Concernant les sondages donnant Marine Le Pen en tête du 1er tour des prochaines présidentielles en 2017, l’ancien président du Conseil constitutionnel pronostique: « elle approche de la barre fatidique. Il n’est pas impossible qu’à la suite d’un arrangement, de dégâts ou de problèmes, elle franchisse le pas (…) Tout est possible ».

Dépitée, Duflot se tourne vers Mélenchon

Europe écologie-les Verts suivra-t-il comme un seul homme?

L’extrême gauche est en cours de restructuration

Duflot, verte morose

Duflot se révèle plus rouge que verte…

La victoire de Syriza en Grèce donne des ailes à la gauche extrême en France. Au point d’aller vers une alliance entre le Parti de gauche et les écologistes radicaux ?
Au lendemain de la victoire d’Alexis Tsipras et de Syriza, son parti d’extrême gauche, aux élections législatives grecques, le PS affecte la satisfaction, bien que le Pasok (son homologue socialiste grec) l’ait laminé – il ne recueille que… 5% – la gauche anti-républicaine affiche sa jubilation en France. « Une très bonne nouvelle », a salué le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lundi au micro d’Europe 1.

Mais Syriza pourrait-il faire des émules dans l’Hexagone ? Et s’allier Debout la France (DLF), comme le parti « Grecs indépendants« , souverainiste et anti-immigration, allié de circonstance de Syriza ? Et dans ce cas, qui sera le Tsipras français ? Dupont-Aignan ?…
Jean-Luc Mélenchon, qui rêve d’une grande coalition de gauche alternative au PS, s’y voit déjà. Quant à l’écologiste Cécile Duflot, elle se dit prête à le rejoindre, en vue de l’élection présidentielle de 2017.
Mais est-elle capable d’entraîner derrière elle la majorité des membres d’EELV ?

La gauche se tsiprasera-t-elle ?

« Envisager une candidature commune » en 2017.
Les appels du pied sont venus de Mélenchon. « Je veux que nous gouvernions ce pays pour refonder l’Europe. J’ai toujours voulu gouverner. Ça, je l’ai en commun avec Cécile Duflot : nous ne sommes pas de cette vieille gauche purement protestataire« , a confié l’eurodéputé au Journal du dimanche. « En 2017, on peut envisager une candidature commune de ce nouvel espace ».

Qu’en pense Cécile Duflot, qui avait participé lundi dernier à Paris à un meeting de soutien à Syriza, au côté de Mélenchon, du Parti communiste et de certains élus de la gauche du PS ? En novembre, l’ancienne ministre s’était trouvé « les épaules » pour être candidate à l’élection présidentielle. Son bilan au logement dans le gouvernement Ayrault ne plaide pourtant pas en sa faveur… Abattue, la députée EELV serait prête à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon.
« L’effet Duflot ». En coulisses, Cécile Duflot ironise : « Est-ce que vous avez vu l’effet Duflot ? Jean-Luc a arrêté d’insulter Hollande ». L’alliance reste dans les cartons. En ressortira-t-elle lors des premiers résultats des élections départementales de mars ?

Présidentielle 2017: le président Hollande écrasé par son premier ministre

En 2017, Valls serait encore préféré à Hollande par les sympathisants PS 

Les sympathisants socialistes sont largement favorables à l’organisation d’une primaire pour 2017, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro Magazine. Manuel Valls apparaît comme le candidat favori, loin devant François Hollande.

« Je ne vois pas pourquoi on sauterait par-dessus les primaires en disant qu’il y a une sorte de plébiscite légitime. Il y aura un débat« , avertissait Julien Dray fin mars sur BFMTV. A l’instar de l’ex-député de l’Essonne, 81% des sympathisants socialistes sont favorables à l’instauration d’un scrutin pour désigner le candidat du PS, rapporte un sondage OpinionWay publié ce vendredi dans Le Figaro Magazine. Et ce, quand bien même Monsieur P’tite Blague décidait de se porter candidat à un second mandat. 

Mieux, le chef de l’Etat à mi-mandat est loin d’être le candidat favori de la gauche

40% des sympathisants PS reportent leurs espoirs sur Manuel VallsFrançois Hollande n’arrive qu’en troisième position, avec 15%, derrière… Martine Aubry (16%) bien que cordialement détestée pour ses partis-pris et sa violence.

Seulement 3% de l’ensemble des Français souhaitent voir François Hollande se représenter pour le PS. Soit le même score qu’en 2011, lorsque Dominique Strauss-Kahn était de loin le candidat favori pour la primaire PS. Selon Le Figaro, le sondage est d’autant plus humiliant que le surnom du chef de l’Etat, à l’époque, était « Monsieur 3% »

Reste que le plébiscite de Manuel Valls « permet de rappeler que les sympathisants socialistes, comme les militants, sont avant tout des électeurs de centre gauche« , souligne le directeur général adjoint d’OpinionWay, Bruno Jeanbart, pour Le Figaro Magazine. A ce titre, Arnaud Montebourg, qui incarne une ligne plus radicale, n’est que le cinquième candidat favori des sympathisants PS. 

Ségolène Royal arrive d’ailleurs en 4, devant l‘ex-redresseur au Viagra de la courbe de l’emploi

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