« En 2050, 50% de la population française sera métissée », se félicite Mélenchon

La bascule dans le ‘grand remplacement’, c’est pour demain…

Selon Mélenchon, les migrants rêvent de donner à la France
des Alexandre Dumas

Moins d’un an avant l’élection présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon tenait un meeting extérieur à Aubin (Aveyron). Et le meneur des Insoumis (LFI) y a rappelé à ses partisans ses positions sur l’immigration. Au cours d’un meeting, en avrl  2021, le député LFI de Marseille s’était prononcé en faveur du grand remplacement, version d’ extrème gauche.

Le « grand remplacement » est très souvent présenté comme une théorie complotiste d’extrême droite, devenant peu à peu un des sujets tabous de la vie politique française. Sa version de gauche, moins stigmatisée, est plus souvent évoquée, notamment par Jean-Luc Mélenchon. A plusieurs reprises ces dernières années, le fondateur de La France Insoumise a, en effet, vanté « la créolisation » de la France, c’est-à-dire le métissage progressif et en douceur d’une certaine population.

Comme si cet objectif était une aspiration des migrants uniquement séduits par notre modèle social pourtant appelé à s’adapter pour survivre, Jean-Luc Mélenchon a continué à l’évoquer dimanche 16 mai, lors d’un meeting en extérieur organisé à Aubin, dans l’Aveyron. Au cours de son discours, l’ancien sénateur a affirmé qu’en « 2050, 50% de la population française sera métissée »« Nous sommes ce peuple qui se créolise en ce moment même », s’est réjoui le révolutionnaire.

Qu’est-ce que la créolisation ?

Ce phénomène – qu’il n’envisage pas en Afrique, en Inde ou en Chine – explique Mélenchon, est le « résultat de cette chose évidente, qui est que l’amour ne consulte pas les papiers pour voir de quel côté il peut se déployer ». Devant une assemblée aveyronnaise que la presse dit conquise, malgré une moyenne d’âge avancée, le député des Bouches-du-Rhône a donc vibré à cette perspective de modification génétique progressive de la population française, mais aussi européenne, continentale.

C’est une obsession chez Jean-Luc Mélenchon qui avait déjà abordé ce grand brassage des gènes, à défaut de grand soir, en septembre 2020, lors de sa rentrée politique. Il avait alors expliqué que « la créolisation n’est ni un projet ni un programme : c’est un fait qui se constate. Il se produit de lui-même ».

Emprunté au philosophe martiniquais Edouard Glissant, le concept de « créolisation » au premier regard et de conquête sexuelle de territoires instrumentalisant les enfants plus sûrement que le « rapprochement familial » consiste en « un processus socio-ethnique débouchant sur une identité tierce, qui ne triomphe pas des précédentes, mais s’y ajoute ». Ce processus, écrivait Edouard Glissant, a pour « résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible ». Le philosophe opposait notamment ce concept à celui d’assimilation, qu’il jugeait contraire aux principes républicains.

Au moment où les gauches promeuvent les réunions en « non mixité », le grand mélange se fera-t-il aussi naturellement que Mélenchon le fantasme en nouveau processus révolutionnaire?

L’amour racisé, ringard ou révolutionnaire? Lorsque Mélenchon faisait la promotion de l' »économie de la mer », qui avait vu venir le danger de la conquête territoriale armée par le sexe?

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