Le Syndicat ‘Avenir lycéen’ instrumentalisé contre Blanquer

La gauche s’indigne de ses pratiques chez les autres

L’entre-soi de la gauche pluraliste

Créé en 2018, le syndicat ‘Avenir lycéen’ est la cible d’un procès d’intention malveillant ciblant le ministère de l’Education Nationale. La gauche, qui a créé ses propres « syndicats » lycéens, soupçonne le ministre des mêmes turpitudes avec la création d’une organisation qui amènerait du pluralisme dans l’offre aux lycéens. La gauche dominante en milieu éducatif suspecte le nouveau-venu de préférence pour l’orientation politique gouvernementale incarnée par Jean-Michel Blanquer. Sylvie Tolmont monte ce jour au créneau: elle est députée du PS et accuse le dernier mouvement lycéen de promotion des réformes ministérielles.

Le ministre Blanquer dénonce en revanche « une polémique à partir de rien ».

Avenir lycéen justifie sa présence « pour construire ensemble l’école de demain : exigence et co-construction ». Syndicat lycéen depuis deux ans seulement, il est peu connu du grand public, à la différence de l’UNL, syndicat association de « transformation sociale » (orientation politique explicite) ou de la Fidl, association lycéenne notoirement émanation du Parti socialiste, se sont, quant à eux, plongés dans la tourmente en accumulant des accusations de plusieurs media.

Qui est le syndicat Avenir lycéen ?

Avenir lycéen est un syndicat lycéen qui a été officiellement créé en 2018 par trois élus des instances lycéennes nationales : Maxence Duprez, Marc-Olivier Lise et Nathan Monteux. Ses jeunes créateurs expliquent avoir « rassemblé les lycéens qui venaient de la gauche modérée jusqu’à la droite modérée« . Comme LREM… Le syndicat se veut pourtant apolitique et revendique 400 adhérents.

De quoi est accusé Jean-Michel Blanquer ?

La gauche sectaire reproche à Avenir lycéen d’être une émanation du ministère de l’Education Nationale pour servir les intérêts de Jean-Michel Blanquer et défendre la réforme du baccalauréat. 

Le syndicat a reçu 65.000 euros de subventions du ministère de l’Education Nationale en 2019. Le site révolutionnaire trotskiste Mediapart affirme, relevés bancaires à l’appui, que la somme aurait été en grande partie dépensée dans des bars, en frais de bouche et dans des hôtels de luxe. La subvention était censée financer un congrès fondateur qui n’a jamais eu lieu. Libération, côté socialiste libertaire, a publié des témoignages d’anciens adhérents sur le fonctionnement de la structure et le rôle très impliqué de l’ancien directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Marc Huart, ex-recteur de l’Académie de Nancy-Metz. Frédérique Meunier, député LR de Lozère,

D’anciens adhérents ont aujourd’hui le sentiment d’avoir été « instrumentalisés ». « C’est dégueulasse. On nous a utilisés, brossés dans le sens du poil en nous filant plein d’argent. Sans contrôle, encadrement, ni rien. Et aujourd’hui, des mineurs sont suspectés de détournement de fonds » affirme à Libération une ancienne membre Clairanne Dufour.

Réponse de Jean-Michel Blanquer

Jean-Michel Blanquer a-t-il instrumentalisé Avenir lycéen ? « Bien sûr que non », a répondu le ministre de l’Education Nationale sur RTL dimanche. « On voit bien que Libération et Mediapart essaient de faire une affaire à partir de rien. Vous avez juste des lycéens qui ont peut-être dépensé de manière inopinée l’argent qu’ils avaient. J’ai tout de suite demandé une enquête là-dessus. Ce n’est pas davantage que cela ».

Un communiqué du ministère de l’Education Nationale, publié ce lundi, évoque « des pratiques financièrement inacceptables ». Il reconnaît que le délégué national à la vie lycéenne a reçu une alerte en juillet dernier. 

L’ancien directeur général de l’enseignement scolaire Jean-Marc Huart dénonce, de son côté, des « allégations infondées ». « Je n’ai favorisé personne », affirme le recteur actuel de l’académie de Nancy-Metz dans L’Est Républicain. « Bien évidemment dès lors qu’un syndicat lycéen est dans une posture constructive, on a logiquement tendance à nouer un partenariat plus poussé », explique Jean-Marc Huart. Il assure ne pas avoir eu connaissance des dépenses du syndicat.

Avenir lycéen se défend

Avenir lycéen a publié un communiqué de presse le week-end dernier. Un des cofondateurs Nathan Monteux  – qui fut un temps responsable de la communication des Jeunes avec Macron dans le Rhône – explique que « personne ne nous a manipulés » et que le mouvement n’a pas été « utilisé » par le ministère de l’Education Nationale. Il dénonce « des témoignages mensongers ». En revanche, il ne réagit pas sur les dépenses de la subvention de 65 000 € dénoncées par Mediapart.

Quelles subventions reçoivent les associations lycéennes ?

L’Union Nationale Lycéenne appelle les lycéen-ne-s en lutte contre les politiques jeunesses du gouvernement (Parcoursup, hausse des frais d’inscription, retour du service obligatoire, précarisation…) à reprendre la grève et le blocage des lycées à partir du 8 janvier 2018.

Le ministère de l’Education Nationale finance plusieurs associations lycéennes : elles ont reçu 156 000 € pour l’année 2020 :

  • L’organisation internationale de la jeunesse (OJI, ex-SGL) a reçu 65.000 € en 2020, proche de l’UNSA, d’Amnesty international ou d’Action contre la faim
  • La fédération des maisons des lycéens (FDML, 1991) a reçu 50.000 € en 2020: association culturelle remplaçant dans les lycées les foyers socio-éducatifs
  • Avenir lycéen a reçu 30.000 € en 2020
  • L’UNL a reçu 20.000 € en 2020, après plusieurs années de subventions et a le soutient de LFI, notamment Mélenchon
  • La Fidl, fondée en 1987 dans le sillage du mouvement contre le projet de loi Devaquet, n’a rien perçu en 2020. En décembre 2008, en plein mouvement lycéen contre la réforme du lycée, le quotidien Le Monde annonça l’ouverture d’une enquête préliminaire au sujet de flux financiers suspects au préjudice de l’organisation lycéenne. Elle révélera la mise au jour d’un véritable « système » d’évaporation de fonds et des  mouvements financiers suspects détectés sur les comptes de Julien Dray, député socialiste de l’Essonne, principalement par le canal de SOS Racisme et de la FIDL. Trois ans après l’affaire Dray, la FIDL et SOS Racisme eurent à répondre sur les plans pénal et prud’homal des dénonciations d’une ex-salariée pour « non-paiement des salaires, licenciement vexatoire, abus de confiance, escroquerie, séquestration, harcèlement moral et vol »
  • Quelles sont les réactions politiques et syndicales ?

La France Insoumise (LFI) réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire. Dans le même temps, 33 députés LREM ont publié une tribune sur le site Atlantico, ce lundi, dans laquelle ils dénoncent une manœuvre de « l’extrême-gauche » pour déstabiliser Jean-Michel Blanquer.

Du côté des syndicats lycéens, l’UNL annonce un dépôt de plainte et affirme que « tout prouve l’implication de Blanquer dans l’instrumentalisation d’Avenir lycéen ».

Le mouvement national lycéen (MNL) qualifie Avenir lycéen « d’entreprise politique n’ayant pas hésité à manipuler certains de nos jeunes camarades lycéens (…) afin de servir les intérêts du ministre ».

La Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) a lancé une enquête : ses conclusions seront publiées à la mi-décembre. 

Européennes: des lycéens s’opposent au vote populaire

Les totalitaires désavoués par les urnes descendent dans la rue

La gauche pousse dans la rue « plusieurs centaines » de lycéens et étudiants angevins dans la rue

La chienlit totalitaire est à la fête,
en noir…

La Fédération Syndicale Etudiante (ci-dessus) a cessé d’exister le 27 janvier 2013, en fusionnant avec la fédération trotskiste SUD Étudiant pour former une nouvelle fédération nommée  Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes.

25% d’électeurs ont envoyé des eurodéputés FN à Strasbourg et ce rejet des citoyens FN par la gauche incarnée par Hollande et Valls, Duflot et Joly, Laurent et Mélenchon, Arthaud et Besancenot provoque un sursaut de totalitarisme dans la majorité.

Au verdict des urnes, dimanche 25 mai 2014, ils opposent la loi de la rue. En disant manifester leur incompréhension, ils expriment en fait leur déni de la démocratie.

Les anti-démocrates étaient encore 350 à défiler ce mardi dans tout le centre-ville d’Angers. Le cortège s’est dirigé sur la préfecture et s’est éparpillé peu après 14 heures.

VOIR et ENTENDRE Gaston, étudiant en anglais à l’Université d’Angers, faire la leçon aux jeunes et moins jeunes, le 27 mai 2014:

Douze ans après le 21 avril 2002, où des centaines de milliers d’extrémistes avaient déjà protesté en descendant dans la rue pour protester contre les électeurs qui avaient envoyé Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, les anti-démocrates ont encore manifesté contre  les listes du Front national arrivées en tête aux élections européennes dans toutes les circonscriptions, sauf trois.

L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et l’Union nationale lycéenne (UNL), deux organisations classées à gauche, ont toutefois lancé, dès mardi, un appel à manifester pour le jeudi 29 mai à 14 heures dans toutes les principales villes de France et place de la Bastille à Paris. « Le Front national à 25 %, ce n’est pas notre France ! « , lancent-elles, à la façon des nantis de la gauche people incarnée par Bruel, Biolay et Noah.

Se faisant passer pour représentative, l’extrême gauche fait parler la jeunesse de France. 

Que dit l’intox de gauche relayée par la désinformation de la presse militante ? « Le vote de dimanche dernier n’est pas à l’image de la jeunesse. Dans leurs engagements, leurs mobilisations et leurs combats, les jeunes portent des valeurs d’égalité, de solidarité et d’ouverture sur le monde qui sont à l’opposé de celle de l’extrême droite et du Front national. […] Les résultats du Front national imposent une réaction des jeunes, pour dénoncer l’extrême droite et ses dangers, mais aussi et surtout pour faire entendre notre voix : nous refusons que l’extrême droite soit le porte-parole de notre contestation ! »

 

 Un communiqué signé par l’UNEF, l’UNL, mais aussi la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), Osez le féminisme, la Maison des potes, Ensemble, les Jeunes socialistes, les Jeunes communistes et les Jeunes du Parti de gauche, les Jeunes de la gauche unitaire, les Jeunes écologistes et enfin les Jeunes radicaux de gauche, Sans oublier l’ex-FSE et SUD Étudiant considérée comme appartenant en Europe au groupe des syndicats étudiants les plus extrêmes à gauche, soulignent comme un effet de leur activisme que « les jeunes ont gonflé les rangs de l’abstention: plus de 50 % aux élections municipales et 73 % aux élections européennes ». Ces associations dénigrent les institutions européennes, tout en disant par ailleurs qu’elles ont protégé l’Europe de la guerre.

A la vérité, la majorité des jeunes qui ont participé à la vie démocratique ont exprimé un vote de rejet du pouvoir actuel 

Selon plusieurs instituts de sondage, parmi ceux des jeunes qui ont voté aux européennes 30% des moins de 35 ans ont fait le choix du FN.

L’extrême gauche totalitaire se dit plus « démocrate » que les républicains

Plusieurs organisations syndicales ont participé à ce mouvement « spontané », organisant une journée de grève et de manifestation le 26 juin.

Il se trouve justement que, parallèlement à ces appels syndicaux, Lucas Rochette-Berlon, un lycéen de 17 ans (ci-contre) en terminale S au lycée L’Olivier – Robert-Coffy (classé 16e du département), à Marseille – un lycée privé, pour l’anecdote ! – a créé dès dimanche soir sur Facebook une page appelant à une prochaine « marche citoyenne contre le FN ».

Interrogé, le lycéen dit s’être récemment encarté à l’UNL, mais qualifie son « initiative » personnelle d’ « apolitique ». « Montrons au FN, aux partis politiques, aux journalistes, au monde [sic, mais les jeunes parlent plus authentiquement de « planète »…], que nous dénonçons le racisme, la xénophobie, la haine, le repli sur soi de ce parti, et que les Français ne partagent pas ces valeurs », peut-on lire sur cette page. Ancienne présidente de l’Union nationale lycéenne de 2004 à 2005, Constance Blanchard, a lutté contre la loi Fillon de 2005 et a ainsi intégré le Conseil National du Parti socialiste.

A la vérité, les manifestants « contre le F-Haine » étaient peu nombreux, mais bien relayés par la presse

A Toulouse, entre 1.000 et 2.000 jeunes ont manifesté contre le FN.
Des anti-républicains qui se croient
une conscience politique de démocrates

Le 25 mai 2014 n’est décidément pas le 21 avril 2002. Des cortèges d’importance moyenne ont défilé ici et là contre le Front national, à Paris, Toulouse et Lyon.

Cette fois, alors que le parti de Marine Le Pen a obtenu 25% des voix dimanche aux élections européennes, les « marches citoyennes contre le F-Haine » ont rameuté beaucoup moins de monde, bien qu’organisées jeudi dans toute la France.

Quelques centaines de jeunes à Paris. Alors que les défilés étaient organisés le matin en province, à Paris, les manifestants ont quitté la place de la Bastille vers 14h30 en direction de la place de la République. Plusieurs centaines de jeunes sont descendus dans la rue à l’appel du syndicat étudiant UNEF, des organisations lycéennes UNL et Fidlmais aussi des mouvements de jeunesse socialiste, communiste et écologiste et des associations comme Osez le féminisme ! Les organisateurs ont revendiqué 8.000 manifestants, la police n’en a en revanche dénombrés que 4.200. Loin des 500.000 manifestants du 1er mai 2002.

Un échec pour ces associations subventionnées – en pure perte – par l’impôt. 

Et ces danseuses qui se disent « citoyennes » ne justifient donc pas les subventions que les contribuables, pour le coup « citoyens », leur versent -à leur corps défendant- en période de vaches maigres.

Des syndicats radicaux appellent à une  » riposte contre l’extrême droite »

Après les organisations lycéennes et étudiantes de gauche et d’extrême gauche, ce sera au tour de syndicats, tels la CGT, la Fédération syndicale unitaire des enseignants (FSU), proche du PCF, et des trotskistes de Solidaires d’entretenir la haine politique – dans un communiqué commun signé avec l’UNEF, l’UNL et la FIDL – en « organisant les ripostes » contre l’extrême droite.

La Confédération générale du travail (CGT) appelle à une journée de grève et de manifestation de stigmatisation des électeurs en juin et avant la conférence sociale des 7 et 8 juillet, a indiqué, mercredi , son secrétaire général, Thierry Lepaon. Et, s’attribuant la propriété des « valeurs d’égalité, de liberté et de solidarité », une douzaine d’organisations, dont l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) et l’Union nationale lycéenne (UNL), ont déjà appelé à manifester d’ici la fin du mois de mai à Paris contre l’extrême droite.