La « marée populaire » anti-Macron dans la rue : « petit coefficient de marée, » raille Philippe

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

blog -Macron 1er fustige par la maree populaire du 26 mai 2018Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000.

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,


blog -Melenchon et ses Amazones-26mai2018
Mélenchon et ses Amazones, le 26 mai 2018

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,

 

le collectif de partis (les révolutionnaires communistes (LFI et PCF) et  trotskistes (NPA), altermondialistes (EELV) et socialistes radicaux (Générations) …), d’associations (Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix (communiste)…), et de syndicats (CGT et FSU, Solidaires et Sud PTT ou étudiants (Unef) a salué « une très large participation citoyenne » et promis de « continuer, plus déterminés que jamais« .  Mais sous d’autres formes…

Concédant « un peu moins » de manifestants que pour « la fête à Macron » à Paris, Benoît Hamon a estimé samedi soir sur BFMTV qu’il faudra « sans doute qu’on cherche à diversifier les formes d’action« . Les organisateurs doivent se retrouver lundi pour faire le point.

« La marée monte progressivement » et « c’était une étape importante », a maintenu Alexis Corbière (LFI), ex-squatteur de HLM parisienne.

« C’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », a raillé le Premier ministre et ancien maire du Havre

blog -Macron impact balle entre deux yeux sur effigie-mai2018Il a surtout épinglé le « jeu dangereux » de certains qui « attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes« , a-t-il dénoncé dans le JDD, allusion notamment à la France Insoumise.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la mobilisation parisienne, « finalement assez mince »,  montre « peut-être » que  des manifestants potentiels renoncent par crainte de « violences », ou, en deuxième hypothèse, qu' »ils commencent à voir les premiers effets de la politique menée par ce gouvernement« .

A Paris, des hospitaliers, retraités, chercheurs, salariés d’Air France ou d’Aéroports de Paris, cheminots ont défilé de la gare de l’Est à Bastille. « Macron, méprisant de la République », brocardait une pancarte du PCF représentant Emmanuel Macron en monarque. « Mai 1968, Mai 2018: 50 fois plus de raisons de se révolter », affichaient des autocollants de Lutte ouvrière.

« Jupiter, on va te faire redescendre sur terre », « Macron usurpateur des voix du peuple de gauche« , ou « SNCF mon amour », pouvait-on lire à Nantes.

La CGT s’est mobilisée pour « une autre politique sociale car la politique pour les riches, ça suffit », selon Philippe Martinez, son secrétaire général. FO, la CFDT, l’UNSA avaient refusé de participer, comme le PS.

« Formez ce front populaire dont le peuple a besoin », a exhorté Mélenchon à Marseille.

Face au gouvernement, « il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit ». 

blog -effigie Macron brulee Pl Nation Paris-1ermai2018Dans une ambiance printanière, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé à Toulouse autour d’une pieuvre géante à l’effigie de Macron, brandissant une étiquette de « fainéant », « cynique », « cheminot, « précaire », « soignant » ou « retraité ».

A Nantes, des incidents ont éclaté lorsqu’une centaine de révolutionnaires anarchistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à l’étudiant qui a eu la main arrachée mardi à Notre-Dame-des-Landes en ramassant, pense-t-on, une grenade.

Par avance, depuis la Russie, Macron avait lancé un défi assurant vendredi que la marée humaine, « ça ne nous arrête pas ». « J’écoute les gens en permanence, » bien que « rencontrer » ne soit pas synonyme d' »écouter », mais « ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique« , avait estimé le président.

Assurant le service après-vente de la parole jupitérienne, samedi sur Twitter, le patron de LREM Christophe Castaner a fustigé certaines attaques symboliques contre Emmanuel Macron: « Pendaison de l’effigie du président de la République. Sa marionnette brûlée. Le président représenté en nazi avec brassard israélien. Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse ? #MareePopulaire #manifestation » Castaner occultant donc l’impact de balle entre les deux yeux du président sur une effigie.

Toulouse: un squatteur résistant, en soins intensifs depuis l’évacuation de la fac Jean-Jaurès

Le Parquet de Toulouse a ouvert une enquête sur les circonstances de sa blessure

La faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation.
Accès interdit à la faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation. Photo Pascal Pavani. AFP  

L’activiste a été blessé par l’explosion accidentelle d’une grenade défensive que portait dans son vêtement un policier, mercredi, lors de son interpellation. Le Parquet de  Toulouse a ouvert une enquête.

L’admission en soins intensifs de cet « étudiant » a fait monter la pression sur le front toulousain des conflits sociaux. Il était cinq heures trente du matin ce mercredi, lorsqu’un groupe d’une cinquantaine d’étudiants d’extrême gauche, tout juste évacués par les CRS de l’université Jean-Jaurès dans le quartier du Mirail, a voulu repartir à l’affrontement, débarquant à la gare Matabiau, avec pour objectif, selon les témoignages recueillis par Libération, d’y tenir leur …AG dans le local syndical des cheminots de la SNCF – notamment de SUD-rail, syndicat révolutionnaire trotskiste, – qui soutiennent depuis début mars leurs revendications.

Un groupe d’extrémistes serait allé à l’affrontement

A la sortie du métro, le groupe se serait alors heurté à plusieurs équipages des brigades anticriminalité (BAC) déployés pour les empêcher de pénétrer dans l’enceinte de la gare. Les forces de l’ordre interpellèrent l’un des activistes, Guilhem, suspecté de la détérioration d’une caméra de surveillance dans la faculté, au départ de l’action.

Les insultes de l’individu conduisirent à son maintien au sol, où l’extrémiste aurait alors été grièvement blessé par l’explosion de la grenade à main de « désencerclement » détenue par l’un des policiers en civil chargés de son interpellation. Selon le témoignage d’une camarade de 22 ans, étudiante supposée, recueilli par Libération jeudi, le jeune anti-républicain, « d’allure frêle était maintenu au sol quand l’un des policiers aurait sorti la grenade de sa poche dans le but de faire reculer le groupe de manifestants». Une vidéo de la scène aurait été tournée par les manifestants.

L’enquête ordonnée par le Parquet de Toulouse doit déterminer les causes de ce grave incident 

Elle est confiée à la fois à l’IGPN et à la sûreté départementale de la Haute-Garonne. « La personne interpellée souffre notamment de lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours. Les deux policiers blessés dont l’ITT est en cours de détermination souffrent pour leur part de blessures plus légères, notamment au niveau des membres inférieurs », précise le communiqué transmis dans la nuit de mercredi à jeudi par le procureur de la République de Toulouse.

Jeudi matin, soutenus par des étudiants du Mirail, une quarantaine de demandeurs d’asile instrumentalisés – ils étaient hébergés à l’université Jean-Jaurès durant le blocage  – installaient leurs tentes sous les fenêtres de la préfecture sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne.

La veille,au même endroit, un rassemblement avait rassemblé près de deux cents militantsenragés, étudiants et cheminots venus dénoncer « la politique de la matraque du gouvernement Macron ».

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