Contre la « casse du service public », des centaines de cheminots ont défilé à Paris

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Plusieurs centaines de cheminots opposés à la réforme ferroviaire ont défilé lundi 

Ils voulaient réaffirmer leur « Non à la casse du service public », au 18e jour de grève à la SNCF.

Les manifestants, rejoints notamment par des étudiants, sont partis de la gare de l’Est, bouclée par un important dispositif policier, en direction de la place de la République. 

Avant le départ du cortège, aux couleurs de SUD-Rail, de la CGT et de FO Cheminots, des cheminots avaient essayé de pénétrer dans le périmètre de la gare, mais les CRS ont fermé les grilles in extremis.

 « Ca va péter »

« Cheminots en colère, on va pas se laisser faire », « tous ensemble tous ensemble grève générale ! » étaient les slogans  à succès criés au micro et repris par la foule,  ainsi que « Pepy démission », du nom du PDG de la SNCF Guillaume Pepy, bien qu’un syndicat ait assuré qu’il ne veut pas lui faire sa fête, comme à Macron.

Trois apprentis dans la maintenance ont préféré prendre une journée de congé pour venir au rassemblement. Maxime (prénom modifié), 20 ans, défile avec deux amis et explique : s’ils ont « le droit » de faire grève, « ça peut avoir des conséquences ». Les cheminots « se battent pour que nous, on puisse garder un statut », donc « c’est bien qu’on vienne », ajoute le jeune homme.

« Pour le retrait du pacte ferroviaire », Nicolas, contrôleur à Austerlitz et depuis 15 ans à la SNCF, dit avoir fait 14 jours de grève depuis le début du mouvement, le 3 avril. Ce syndiqué SUD-Rail vient aux rassemblements parce que « c’est bon pour le moral » et que c’est « important de voir (les agents) d’autres gares ». La convergence obsède toujours les esprits…

Mais il est « contre » la « vot’action » lancée lundi par l’intersyndicale CGT, UNSA, SUD et CFDT. « On n’a pas été consulté par nos fédérations pour leur donner un mandat pour faire ça », argumente-t-il. Pour lui, c’est plutôt « un coup médiatique ». Il faudrait que l’AFP nous présente « en vrai » ce révolutionnaire trotskiste original…

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Réforme SNCF : action révolutionnaire de cheminots grévistes en Normandie

« Journée sans cheminots » ce lundi, mais avec actes de malveillance: des activistes s’en prennent à leur outil de travail

blog -catenaire sectionnee entre Rouen et Pt de l Arche-mai2018-greyDans la nuit de dimanche à lundi, une caténaire a été sectionnée sur la voie 2 entre Pont de l’Arche et Gaillon, dans l’Eure, rapporte France Bleu Normandie. Plus précisément un câble de soutien d’une caténaire a été sectionné « très proprement » dans la nuit à Gaillon (Eure), à 20mn de Rouen (PS) par la route, a indiqué un porte-parole de la SNCF, qui évoque un « geste de malveillance extrêmement technique« , à plusieurs mètres de hauteur, ce qui signe une opération commando de personnels cheminots. « On pense tout de suite à un sabotage », a ajouté la SNCF, soulignant toutefois qu’il reviendra à l’enquête de la gendarmerie de le déterminer.

Jean Philippe Brunet, directeur de la maintenance des infrastructures chez SNCF réseau en Normandie, explique sur France Bleu Normandie  « un  contrepoids a été coupé. Il est utile à la régulation mécanique de la caténaire et du coup, la caténaire n’était plus tendue.  C’est un acte de vandalisme. » La vétusté des installation ne peut être mise en cause.

Le trafic ferroviaire a été interrompu entre Paris Saint-Lazare et la Normandie à cause d’un acte de malveillance perpétré dans la nuit. En conséquence, la SNCF annonce de fortes perturbations ce lundi matin sur cette ligne, alors que le trafic était déjà très compliqué en raison de la mobilisation des cheminots. Quinze trains sont supprimés ou bloqués en gare en attendant que les agents de la SNCF aient terminé les travaux de réparation. A 8h ce lundi matin, aucun train ne pouvait circuler dans le sens Rouen-Paris mais la direction prévoyait un retour à la normale à 9h. L’entreprise ferroviaire espère une reprise du trafic vers 9 heures.

Un passage à niveau a également été fracturé, mettant en péril la sécurité des automobilistes, voitures et cars de ramassage scolaire. 

« Un passage à niveau a été fracturé à Harfleur et des installations débranchées, les signaux se sont mis au rouge; il y a eu la même chose du côté de Bréauté, » révèle Jean-Philippe Brunet. Le directeur de la maintenance souligne que ce sont des actes ciblés. « L’enquête nous dira à qui nous avons eu affaire ». La CFDT-Cheminots condamne une action « illégale ». Selon la compagnie, il s’agit d’un acte de malveillance et une plainte devrait être déposée ce lundi, au 18e jour de grève contre la réforme de la SNCF et temps fort de la lutte menée par la CGT cheminots et les révolutionnaires trotskistes de SUD rail (‘Solidaires’, proches des anti-capitalistes et anti-républicains du NPA d’Olivier Besancenot) : ce lundi est « journée sans cheminots«  (lien PaSiDupes). Cette journée baptisée sans cheminots a lieu alors que les syndicats lancent une consultation auprès des 147 mille salariés de la SNCF.

La direction de la SNCF annonce son intention de porter plainte, alors que la direction de la SNCF évoquait dimanche des menaces d’exaction

SNCF : des syndicats relancent les cheminots avec une votation

‘Fort Boyard’ met fin à la célèbre épreuve des cylindres

Personne n’avait rien trouvé à redire à France 2 pendant vingt-cinq ans. 

blog -Rihanna sexy
‘Osez le féminisme’ se trompe de cible : Rihanna

L’émission du service public cède ainsi aux pressions du lobby féministe, bien que la séquence soit « très appréciée de la gent masculine », aux dires mêmes des responsables de l’émission, diffusée sur France 2 et France 4. L’émission Fort Boyard est un succès en France depuis 1990

Son concept est aussi exporté. Dès 1990, trois pays ont voulu avoir leur propre version de Fort Boyard. Mais ce nouveau jeu inconnu de tous n’est pas une émission comme une autre. Chaque pays ne peut pas aménager un fort pour y créer un plateau de télévision. Le monument français étant un lieu unique au monde, chaque pays doit venir en Charente-Maritime pour enregistrer ses émissions. Corée du Sud, Suède, Argentine ou Liban le programme a fait le tour du monde, rendant le monument aussi célèbre que la Tour Eiffel !… Elle s’exporte à l’étranger comme peu d’autres et brasse des millions d’euros chaque année.

La production raconte des salades

Il ne s’agirait pas vraiment de répondre aux accusations de sexisme adressées par les ayatollah de l’ordre moral féministe. « On y a été sensibles, mais il s’agissait surtout de renouveler le jeu, prétend-elle. Nous disposons de peu de cellules sur le Fort, explique-t-elle encore. Soit on en rénove certaines, soit on crée de nouveaux défis, les cylindres faisaient partie des plus vieilles épreuves », raconte-t-elle dans les colonnes du Parisien, dimanche 13 mai. Les valeurs sûres ne sont pas épargnées, quand une minorité active de  bégueules prend l’ascendant sur la majorité passive. 

Pendant l’épreuve des cylindres, les candidates devaient trouver leur équilibre à califourchon sur des rouleaux de tailles variées, disposés en série, et glisser dessus pour tenter de décrocher une clé. L’épreuve n’était pas réservée aux femmes. Des hommes l’avaient réalisée, mais seulement six (contre 98 femmes), précisait la production aux InRocks en 2017.

Cet hebdomadaire titre : « Camisoles de force, humiliation, sexisme : “Fort Boyard” repousse-t-il les limites de la télé trash ? »  Les esprits mal placés se vêtent des habits de la pudeur. En accroche, Les InRocks accuse : « dans une quête à l’audimat, “Fort Boyard” fait preuve d’un sexisme assumé. » Plusieurs points noirs assombrissent aujourd’hui le repaire du père Fourras. Entre dérapages et sensationnalisme à outrance, grivoiseries et sexisme quasi assumé.

Une épreuve en camisole

Le 24 juin, la première émission de la nouvelle saison du Fort présenta une nouvelle épreuve intitulée « la cellule capitonnée ». On y voit un candidat entravé dans une camisole de force se débattre pour saisir avec sa bouche des boules qu’il doit placer dans un orifice pour débloquer la clef. La cellule, couverte d’inscriptions telles que « Help » ou « No future », tourne sur elle-même ajoutant à l’effet de démence. N’omettant aucun détail, des cris déchirants accompagnent l’épreuve.

La fiction et la bonne cause

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Alertée sur la question lors d’un colloque sur le handicap à France Télévision, la production enleva les cris et les références trop directes à la psychiatrie. Cela ne suffit pas. Une pétition en ligne fut lancée pour exiger le retrait de l’épreuve et Le Monde publia une tribune signée par des associations de patients et des professionnels de santé : « Pourquoi conforter auprès du grand public des fantasmes de ‘fou ridicule’ ? » Faut-il, en conséquence, interdire d’antenne Elise Lucet ?

Résultat de recherche d'images pour "gros Fort Boyard"Les producteurs réfutent la volonté de choquer, rappelant avoir « enlevé toutes les références au milieu psychiatrique et à la folie de manière globale ». D’ailleurs, Fort Boyard est « très impliqué dans le milieu associatif et pour la défense du handicap ». De fait, depuis ses presque trente ans d’existence, l’émission a récolté près de quatre millions d’euros pour différentes associations et jouit d’une longévité et d’une popularité inégalées dans le PAF. « Cela justifierait donc tout ? », interroge les InRocks! Les obèses n’ont-ils droit de cité médiatique que s’ils sont des hommes ? Les féministes revendiquent-elles la présence de femmes bien en chair à l’heure du dîner ?

Depuis sa création, il y a eu des voix qui se sont élevées sur le traitement de ses nains muets, les célèbres « Passe… » de Fort Boyard. Infantilisés ou pas ? Maltraités ou valorisés dans leur créativité ? On a ensuite entendu des associations de défense de la cause animale monter au créneau contre l’émission qui met en scène de nombreuses bêtes (reptiles et insectes) pour susciter la frayeur des candidats. En vain encore: les pisse-froid en sont pour leur frais. Les candidats, comme le judoka médaillé aux Jeux Olympiques et aux Championnats du monde, Teddy Riner, seraient « trahis » par une production qui ne tiendrait pas compte de leurs phobies ? Un flop là aussi : chacun a ses failles et c’est ce qui est formateur du jeune public.

Paires de seins : les féministes ne sont pas des mammifères ?

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Rihanna

L’émission s’illustre de façon quasi-assumée depuis sa création : le traitement « teinté de sexisme des femmes, » selon le polyvalent  Pierre Bafoil, qu’aucun sujet ne dépasse, vu sa compétence transversale et diagonale : « Des militants d’extrême-droite attaquent le Lycée Autogéré de Paris » à la « Plongée dans les dessous des overdoses parisiennes« ,  en passant par « Du solvant industriel sur le dancefloor : le GBL, nouvelle drogue à la mode » ou « Présidentielle : comment les SDF votent-ils ? » Car s’il est un sujet où le bât blesse, selon les circonstances actuelles. Il suffit de taper « Fort Boyard cylindres » dans Google Images pour s’en rendre compte. A perte de vue, des paires de seins. Rendez-vous compte : elles ont des seins !

Une ancienne miss France qui est allée sur les cylindres relativise le bien-fondé des accusations : « C’est un passage obligé pour les miss ». Mais la jeune femme nuance, expliquant d’une part que « personne ne force à la faire » et que « l’épreuve n’est pas dégradante ». Elle admet tout de même qu’on ne peut pas refuser de se soumettre à l’épreuve, mais « on peut en sortir si on ne veut pas ». Les concours de Miss – France, Monde, Univers – sont-ils les prochaines cibles des censeurs ?

Résultat de recherche d'images pour "Jean-François Tordo"Selon elle, “ce n’est pas la femme, ni l’épreuve, c’est plutôt les candidats et l’animateur qui sont à blâmer« . Avant d’ajouter. « Peut-être faudrait-il les briefer pour qu’ils paraissent éduqués ? » Depuis les débuts, « remarques grivoises, déplacées et désobligeantes sont monnaie courante » de la part des candidats hommes comme des animateurs, commente. A côté des quatre-vingt-dix-huit femmes, sept hommes n’ont pas laissé un souvenir impérissable. blog -Fort Boyard 1994 - Stéphane Ostrowski sur les CylindresLe premier est le gastro-entérolgue Thierry Poynard en 1993, seule la participation de Vincent McDoom en 2017 a laissé une trace : c’est d’ailleurs le seul à en être venu à bout ! Le rugbyman Jean-François Tordeau (photo ci-dessus) s’y est essayé tout comme le professeur de médecine Dominique Bellet, le basketteur Stéphane Ostrowski (à gauche), le footballeur Thierry Tusseau et le travesti Tony Barthe connu pour son tube Let me be a drag queen dans les années 90.

 La lutte de deux femmes dans la boue

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Une autre épreuve est présentée, sans fard, comme « l‘une des plus cultes épreuves de Fort Boyard particulièrement appréciée des hommes ! » La lutte dans la boue entre les deux femmes. Depuis sa création, un seul homme a participé quand 86 femmes ont accepté de se battre dans la boue. Une évolution vers plus de « sexy » pour plus d’audience, y compris auprès d’une frange de la population féminine de plus en plus prise en compte  ? Cyril Féraud, ci-contre, est un contre exemple des élucubrations féministes.

Fort Boyard avait donné le ton, dès la première saison, en 1990, les années Mitterrand, avec l’épreuve de « Colin Maillard », toujours visible sur le site officielle. « Cette épreuve se passe dans le noir et est réservée aux hommes, et pour cause ! gronde la mijaurée des InRocks. 

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Rihanna reçue à l’Elysée : intouchable ?

Dans la cellule se trouvent des femmes (certaines sont des mannequins, d’autres des vraies) portant un maillot de bain. La clé est cachée dans un des maillots. Pour la récupérer, le candidat va devoir se livrer à une séance de tripotage en fouillant sur le corps des mannequins comme des femmes. » Colin Maillard n’a duré qu’une année, mais elle est symptomatique de l’image de la femme dans Fort Boyard pour les associations féministes, trente ans plus tard. Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’Osez le féminisme, fondé par des militantes issues notamment du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste, d’EELV, du Front de Gauche et de l’UNEF, et membre d’un collectif comprenant la ‘Coordination française du Lobby européen des Femmes’ ou l’Inter-LGBT, s’étrangle : « Ce traitement banalisé est terrifiant. Il y a des épreuves qui font de la femme un objet; on les traite comme des amphores. » L’association des mannequins de couturières pourrait pétitionner…   

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Femen

C’est pourtant le rôle du CSA, à cheval (à califourchon ?) sur ces questions de l’image de la femme à l’écran depuis quelques années, de se charger de telles dérives. Mais il ne bronche pas à la ré-apparition de la cigarette au cinéma, notamment à le télévision, singulièrement dans le service public qui est son champs privilégié d’action. ‘Osez le féminisme‘ n’a d’ailleurs reçu que de très rares signalements, exclusivement à propos de l’épreuve des cylindres ou de la lutte dans la boue. Que cette association subventionnée s’attaque d’abord aux clips musicaux érotiques et revienne nous revoir… 

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L’image traîne dans les salles d’attente des orthodontistes pour boutonneux… Qu’en pensent « Osez le féminisme’ et ‘Les InRocks’ ?

Il aurait suffi que les femmes volontaires couvrîssent « ce sein qu’on (les Tartufe) ne saurait voir » : ‘Osez le féminisme‘ interdirait bien la lecture de Molière ! Et que Brigitte Macron – qui apparaît court vêtue à toute heure  sur tous les écrans et dans la presse, ci-dessus) – couvre ses jambes jusque sous les genoux ? Et le nombril ?

Toulouse: un squatteur résistant, en soins intensifs depuis l’évacuation de la fac Jean-Jaurès

Le Parquet de Toulouse a ouvert une enquête sur les circonstances de sa blessure

La faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation.
Accès interdit à la faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation. Photo Pascal Pavani. AFP  

L’activiste a été blessé par l’explosion accidentelle d’une grenade défensive que portait dans son vêtement un policier, mercredi, lors de son interpellation. Le Parquet de  Toulouse a ouvert une enquête.

L’admission en soins intensifs de cet « étudiant » a fait monter la pression sur le front toulousain des conflits sociaux. Il était cinq heures trente du matin ce mercredi, lorsqu’un groupe d’une cinquantaine d’étudiants d’extrême gauche, tout juste évacués par les CRS de l’université Jean-Jaurès dans le quartier du Mirail, a voulu repartir à l’affrontement, débarquant à la gare Matabiau, avec pour objectif, selon les témoignages recueillis par Libération, d’y tenir leur …AG dans le local syndical des cheminots de la SNCF – notamment de SUD-rail, syndicat révolutionnaire trotskiste, – qui soutiennent depuis début mars leurs revendications.

Un groupe d’extrémistes serait allé à l’affrontement

A la sortie du métro, le groupe se serait alors heurté à plusieurs équipages des brigades anticriminalité (BAC) déployés pour les empêcher de pénétrer dans l’enceinte de la gare. Les forces de l’ordre interpellèrent l’un des activistes, Guilhem, suspecté de la détérioration d’une caméra de surveillance dans la faculté, au départ de l’action.

Les insultes de l’individu conduisirent à son maintien au sol, où l’extrémiste aurait alors été grièvement blessé par l’explosion de la grenade à main de « désencerclement » détenue par l’un des policiers en civil chargés de son interpellation. Selon le témoignage d’une camarade de 22 ans, étudiante supposée, recueilli par Libération jeudi, le jeune anti-républicain, « d’allure frêle était maintenu au sol quand l’un des policiers aurait sorti la grenade de sa poche dans le but de faire reculer le groupe de manifestants». Une vidéo de la scène aurait été tournée par les manifestants.

L’enquête ordonnée par le Parquet de Toulouse doit déterminer les causes de ce grave incident 

Elle est confiée à la fois à l’IGPN et à la sûreté départementale de la Haute-Garonne. « La personne interpellée souffre notamment de lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours. Les deux policiers blessés dont l’ITT est en cours de détermination souffrent pour leur part de blessures plus légères, notamment au niveau des membres inférieurs », précise le communiqué transmis dans la nuit de mercredi à jeudi par le procureur de la République de Toulouse.

Jeudi matin, soutenus par des étudiants du Mirail, une quarantaine de demandeurs d’asile instrumentalisés – ils étaient hébergés à l’université Jean-Jaurès durant le blocage  – installaient leurs tentes sous les fenêtres de la préfecture sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne.

La veille,au même endroit, un rassemblement avait rassemblé près de deux cents militantsenragés, étudiants et cheminots venus dénoncer « la politique de la matraque du gouvernement Macron ».

Agressions dans les transports: des employés prennent les usagers en otages

Erreurs de cibles répétées, les usagers trinquent dans tous les cas
Rhône-Alpes : les cheminots perturbent la circulation des trains

 

Le syndicat a interrompu le service public de transport.

Les contrôleurs ont cessé le travail depuis l’agression de deux d’entre eux, vendredi soir, de deux d’entre eux. La circulation des TER de la région reste toujours très perturbée en Rhône-Alpes ce dimanche, pour le weekend de transhumance des parisiens vers les stations de ski. La grève pourrait s’étendre à toute la France demain.
Un contrôleur a été frappé au visage avec une bouteille par trois hommes alcoolisés qui fumaient dans une rame et importunaient des passagers. Son nez est cassé et son collègue a été touché aux côtes. Les agresseurs ont pu prendre la fuite et, malgré l’excellent Cazeneuve et le plan Vigipirate renforcé « attentat », ils courent toujours.
 
Une « grande majorité » des contrôleurs a exercé son droit de retrait, selon la direction régionale de la SNCF qui annonce tout de même un renforcement -temporaire – des effectifs de sécurité : « près de 130 agents de la Sûreté ferroviaire, 197 hommes de la PAF, 120 gendarmes sont spécifiquement mobilisés sur le territoire de la région depuis vendredi« . Déplacés d’autres zones ainsi subitement exposées.
Vers une grève nationale ?
Les syndicats CGT et Sud Rail, reçus hier, campent sur leurs positions. Ces syndicats d’extrême gauche ont décidé de poursuivre leur mouvement. La CGT regrette notamment que la direction n’ait pas engagé le dialogue avant samedi à 11h et réclame notamment que les TER Lyon-Grenoble soient désormais dotés de deux contrôleurs. Ils ne sont hélas pas la priorité du président Hollande qui n’a de considération que pour les jeunes et l’Education.
La direction de la SNCF conclut : « A l’heure actuelle, dans ces circonstances, la direction régionale SNCF Rhône-Alpes ne peut garantir un service normal de ses trains régionaux pour la journée du dimanche« .
 
Les révolutionnaires de Sud Rail enveniment la situation. Julien Troccazze, secrétaire régional du syndicat trotskiste Sud Rail, menace d’une extension du mouvement de grève au niveau national, en cas d’échec...
Trafic interrompu sur la ligne A du RER après l’agression d’un conducteur
 
La circulation était interrompue jeudi 29 janvier sur la ligne A du RER, la plus chargée d’Europe. L’agression d’un conducteur a entraîné un « arrêt de travail spontané » des conducteurs, explique la RATP, qui fait supporter sa colère légitime sur les usagers déjà pareillement pénalisés par l’insécurité. Selon une source syndicale anonyme, l’incident s’est produit mercredi vers 20h45 en gare de Torcy (Seine-et-Marne).
 
Le signal d’alarme a été actionné lorsqu’un passager s’est fait coincer la main lors de la fermeture d’une porte, a précisé une source policière, anonyme. Le conducteur du RER avait alors quitté sa cabine « pour réarmer le système d’alarme » quand l’homme qui avait eu la main coincée lui a donné « un coup de boule » avant de prendre la fuite. La victime a eu le nez fracturé.
Jean-Paul Huchon, président PS du Conseil régional d’Ile-de-France, a condamné une « agression inacceptable » et a demandé « aux opérateurs de fournir le maximum d’informations aux voyageurs, notamment sur les itinéraires de substitution » de la ligne A. Ce qu’ils n’aurait pas fait d’eux-mêmes ?
 
Le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, s’est dit « solidaire » du conducteur agressé, mais a jugé que l’interruption du trafic « ne peut constituer la bonne réponse ». 
Pierre Mongin, le PDG de la RATP, avait déjà adopté cette position sans lui. « L’interruption spontanée du trafic sans respect des règles de préavis n’est pas une réponse appropriée à ce genre de situation« , avait-il déclaré plus tôt, présentant ses « excuses » pour la « gêne occasionnée aux voyageurs », tout en condamnant « fermement » une « inadmissible agression ».
Autant de déclarations qui faites pour contenter tout le monde, sans réparer le préjudice, ni prévenir le renouvellement de ce type de situation. Depuis plus de ans, la prévention n’est plus au coeur des déclarations de ceux qui, dans l’opposition, en faisait la panacée à tous les problèmes…  
La RATP a paré au plus pressé avec des bus de substitution et le renforcement d’une ligne parallèle.

Les otages sont désarmés
« J’ai perdu tous mes clients ce matin, les gens se sont déjà réorientés avec les bus ou sont rentrés chez eux », a témoigné une vendeuse de café du quai de la station Auber.
Une usagère se désespère, elle, d’arriver à son travail à Boissy. « Si ce soir il n’y en a pas dans l’autre sens, j’aurai le même problème? Je crois que je vais rentrer chez moi ».
Gare Saint-Lazare, les couloirs étaient saturés en milieu de matinée: « les gens n’avançaient pas parce qu’il y avait trop de monde. J’ai mis un quart d’heure là où je mets trois minutes normalement », raconte Pierre, 26 ans.
Lorsque les haut-parleurs indiquent un numéro de quai pour un RER entrant en gare, tout le monde se précipite. C’est la cohue, les wagons sont bondés, mais chacun parvient à se faire une place.

Le préjudice économique est considérable.
La Ligne A, qui dessert notamment le quartier d’affaires de La Défense à l’Ouest de Paris et Disneyland Paris à l’Est de la capitale, transporte plus d’un million de voyageurs par jour. Début 2013, elle représentait un quart du trafic de la région Ile-de-France, un trafic en hausse de 20% en dix ans pour cette seule ligne. En heure de pointe, jusqu’à 2.600 voyageurs pouvaient alors être transportés toutes les deux minutes.

Précédente interruption de trafic, i
l y a seulement cinq jours, à Saint-Denis sur la ligne 13


Le lundi 2 février, la RATP n’était plus en mesure de remplir ses obligations de service public: elle a suspendu la circulation du métro sur la ligne 13 du métro entre les stations Carrefour Pleyel et Saint-Denis-Université à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L’explication officielle est une panne de matériel qui nécessite une intervention assez longue.

Depuis 20 h 15 environ, les voyageurs n’ont d’autre choix que de descendre à la station Pleyel. Ils sont nombreux à tenter de monter dans le bus 255, qui rejoint Saint-Denis. La place Pleyel est remplie de monde. Le trafic a repris progressivement à partir de 21 h 15.
 
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