Richard Ferrand ne croit pas parvenir à former les bleu-bites vaniteux de LREM d’ici la mi-mandat

Un an après l’arrivée massive de députés néophytes LREM à l’Assemblée, leur chef de file Richard Ferrand a avoué qu’il réfléchit à « passer la main » à mi-mandat 

blog calin-ferrand-macron.jpgLe candidat Macron avait annoncé son intention de renouveler son personnel d’encadrement à la mi-quinquennat, soit fin décembre 2019. « Il faudra remettre à plat et en cause l’ensemble des responsabilités » exercées par des « marcheurs » à l’Assemblée, conformément à l’engagement pris il y a un an, a rappelé R. Ferrand, prévenant toutefois, dans un entretien lundi au Figaro, que cela « ne veut pas dire organiser une vidange intégrale ».

Le député du Finistère et ancien ministre déplacé pour cause de problèmes judiciaires sera-t-il candidat à sa succession à la tête du groupe LREM ?

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« Ça, nous verrons en son temps (…) Reparlons-en dans un an ! L’esprit des choses serait que je passe la main« , répond-il. Présider le groupe majoritaire, « ce n’est pas un chemin pavé de roses tous les jours », mais « les choses sont bien partagées entre difficultés et satisfactions« , nuance Ferrand, visiblement incertain sur son avenir.

Il y a un an, « on nous promettait les pires difficultés. Or, les textes de transformation adoptés démontrent qu’il y a bien, après débats, une unité de pensée et d’action qui s’élabore au sein de notre groupe » de 312 membres, se flatte-t-il : puisque, pendant un mois, il a été ministre de la Cohésion des territoires, jusqu’à la révélation d’une magouille politico-financière, il n’a pas participé directement au recrutement des godillots de la majorité présidentielle. 

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La Commission Nationale d’Investiture d’En marche!, présidée par Jean-Paul Delevoye, était composée de 9 membres et 2 suppléants (Catherine Barbaroux, Jean-Marc Borello, Christine de Veyrac, Anne Emery-Dumas, Jean Launay, Audrey Manuby, Cédric O, Agnès Pannier-Runacher, François Patriat, Margaux Pech, Marlène Schiappa), réunie pour la première fois le 16 février 2017.

Il existe dans le groupe « des sincérités divergentes, mais aucune volonté de nuire au travail commun ».

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Ferrand ne peut le nier et c’est pourquoi il compare la démarche d’Emmanuel Macron, « la création d’un rassemblement autour d’un socle de valeurs, d’une vision et d’une démarche », à « ce que le général de Gaulle a cherché à faire en 1958 ».

Avec le groupe MoDem allié (47 membres), Ferrand reconnaît que « parfois, il y a des divergences » mais « les collègues ont appris à se connaître, à s’apprécier, et les échanges s’améliorent chaque jour ». D’autres diront que les fortes têtes sont rares, mais qu’elles sont matées. Le vote du député Jean-Michel Clément, 63 ans, contre le projet de loi asile-immigration en avril  a entraîné sa mise en retrait du groupe LREM. Et, depuis ce lundi, jour anniversaire de l’élection de la nouvelle Assemblée, cet ex-socialiste de la Vienne siège parmi les non-inscrits, est-il écrit sur le site de l’Assemblée.

Son groupe « n’est pas caporalisé, »

 

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a nié la porte-parole des députés LREM, Olivia Grégoire, 40 ans, chargée de mission auprès du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, sur Europe. Il « n’y a pas une ligne doctrinaire à laquelle nous serions contraints de nous tenir, assure-t-elle bien qu’elle soit l’illustration du contraire ». « Je me rappelle des procès en ‘godillerie’ qu’on nous faisait il y a un an; force est de constater qu’aujourd’hui on est capable de s’émanciper un peu« , a ajouté la députée de Paris.<br>Maintenant, « j’ai le sentiment d’un groupe très énergique et c’est plutôt sain, même si parfois ça peut frotter un peu« , a conclu O. Grégoire, qui est désormais en couple avec …Manuel Valls, 56 ans.<br>Les godillots, c’est les autres?<br>Résultat de recherche d'images pour "grégoire Olivia"Le président de la République a foiré son opération séduction devant les Mutuelles de France. Dans une vidéo d’une réunion de travail à l’Elysée, diffusée sur les réseaux, le chef de l’Etat s’agace du « pognon de dingue » dépensé pour des aides sociales. Mais qui plaide avec assurance à la matinale d’Europe 1 que « la forme peut froisser, mais que l’essentiel c’est le fond, », c’est une députée LREM de Paris …Olivia Grégoire.

Elysée : soupçon de corruption sur un proche de Macron

Anticor porte plainte contre Alexis Kohler

L’association Anticor accuse le secrétaire général de la présidence de la République, Alexis Kohler, de « mélange des genres« .
L’association anticorruption Anticor a déposé plainte pour prise illégale d’intérêts et soupçons de trafic d’influence contre le bras droit du président de la République, Alexis Kohler, le haut-fonctionnaire le plus puissant de l’entourage d’Emmanuel Macron. Le Parquet de Paris doit désormais décider s’il ouvre une enquête préliminaire ou ne retient pas la plainte.

Anticor reproche à Alexis Kohler un possible conflit d’intérêts entre sa fonction officielle et ses liens familiaux avec l’armateur italo-suisse MSC. Cette société impliquée dans de nombreux contrats d’Etat est présente sur les chantiers de Saint Nazaire. Le site Mediapart avait révélé les soupçons sur le dossier MSC début mai.

Alexis Kohler, un énarque de 44 ans, n’a officiellement plus aucune fonction chez l’armateur, et l’Elysée a toujours assuré que le secrétaire général respecte toutes les règles légales, pouvant l’impliquer dans toute question liée au dossier MSC.

Ce « premier de cordée » a-t-il respecté le délai légal entre la cessation de ses activités pour MSC et son entrée au service de l’Etat ?

Pour l’heure, le « vice-président » reste protégé par l’ombre portée de Macron, à la différence de deux exfiltrés du gouvernement, dès l’ouverture d’une enquête, Richard Ferrand et François Bayou. La moralisation de la vie publique connaît un raté de taille…

Un « beauf » arrive à la tête de la CGT

Philippe Martinez appelle aussitôt à une journée de mobilisation…

A peine installé dans le bureau que Thierry Lepaon a rénové à grands frais avant d’être démissionné de force,

blog -CGT-Martinez Philippe succede a Thierry Lepaon-fev2015
Beauf de la CGT
Beauf de Cabu
Beauf de Cabu

le nouveau patron de la CGT a annoncé une journée de mobilisation au début du printemps contre l’austérité, si possible avec d’autres syndicats.

Au lendemain de son élection aux forceps à la tête de la CGT, Philippe Martinez (ci-dessus à droite) a annoncé la couleur rouge mercredi: la CGT sera offensive et lancera une journée de mobilisation au début du printemps contre l’austérité, si possible avec d’autres syndicats, rejoignant un voeu de Force ouvrière. « La CGT décide d’une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation au début du printemps, en créant les conditions d’une unité syndicale la plus large possible, afin de redonner espoir aux salariés« , a déclaré Philippe Martinez, lors de son premier rendez-vous avec la presse.
La journée d’action vise à « contester la politique d’austérité » du gouvernement, à réclamer une augmentation des salaires et la réduction du temps de travail, a-t-il précisé, reconnaissant que Jean-Claude Mailly, leader de FO, qui tient son congrès à Tours, propose à « peu près la même chose ». Jean-Claude Mailly a évoqué la perspective d’une journée de grève et de manifestation.

Avant ou après les départementales ?

La stratégie n’est pas nouvelle.
En 2014, la CGT avait organisé plusieurs journées d’action peu suivies, mais Philippe Martinez observe que la situation est aujourd’hui « différente ». Pendant que Hollande surfe sur la mobilisation obligée contre les attentats de djihadistes de France à Paris, la montée des « luttes revendicatives » – conflit des routiers, mobilisations des cheminots et des salariés de l’énergie – permet à cette journée d’être une étape pour « faire converger » les luttes et leur donner « une visibilité ». Assez vicieusement, la CGT lance aussi à la CFDT son appel à l’unité d’action, Philippe Martinez sachant que la centrale réformiste (surtout envers le pouvoir socialiste car soumise au PS) a « des divergences » politique et qu’il vaut mieux « le dire plutôt que de faire semblant ».

Un « acteur du dialogue social »
Pour autant, Martinez dément tout durcissement de la ligne de la CGT : « Peut-être qu’elle était déjà dure et que vous ne vous en étiez pas aperçus ! », ironise-t-il à l’adresse des culs bénis de la presse.
La CGT sera toujours « acteur du dialogue social », mais son numéro 1 se réjouit de la fin des grandes conférences sociales qui montrent « l’échec de la méthode du gouvernement de façonner le dialogue social en fonction d’objectifs prédéfinis par le patronat ».

Élu dans la douleur par « le parlement » de la CGT mardi pour succéder à Thierry Lepaon, contraint à la démission après les révélations sur son train de vie, Martinez dément toute « crise de confiance » à la CGT. « Il y a des interrogations » chez les militants, mais le nombre de cartes déchirées est « marginal » et la CGT va lancer une « grande campagne de syndicalisation », a-t-il assuré.

« Pas de détournement d’argent »

Le nouveau secrétaire général reconnaît que, dans les dépenses effectuées par la CGT pour Th. Lepaon -rénovation de son appartement et de son bureau, versement d’indemnités -, « il y a eu des dysfonctionnements, les valeurs de la CGT ont été mises à mal ». Mais, ajoute-t-il, « il n’y a pas eu d’enrichissement personnel ni de détournement d’argent ».
Il refuse « tout amalgame » avec « les parachutes dorés » de certains patrons ou avec des élus socialistes « qui ne paient pas leurs impôts »
dans une allusion à l’ex-secrétaire d’État Thomas Thévenoud qui ose toujours paraître dans l’hémicycle, sous l’oeil bienveillant de Bartolone, son patron. « Les syndiqués peuvent compter sur nous pour apporter des réponses à des problèmes qui sont réels », a assuré ce fils d’immigrés espagnols anti-franquistes accueillis en France.

De son côté, la nouvelle trésorière, Colette Duynslaeger, a admis que sa première tâche sera de « remettre des règles de transparence dans la gestion des cotisations des syndiqués », en clair : de contrôler les dépenses de la confédération.

Philippe Martinez n’a PLUS sa carte au PCF, mais est entouré de responsables « proches » du Front de gauche dans son équipe. Il a affirmé que la question du rapport au politique avait été débattue mardi et mercredi au « parlement » de la CGT. « Notre conception n’a pas changé : on ne s’interdit pas de discuter avec les organisations politiques« , mais « chaque chose à sa place« , a-t-il estimé, plaidant pour « un mouvement syndical fort et rassemblé pour peser sur la politique du gouvernement« . Il n’a pas affirmé que la CGT s’est affranchie de la tutelle communiste.