Fête des mères: Theresa May refuse d’importer l’avortement de République d’Irlande en Irlande du Nord

La Première ministre britannique refuse d’assouplir la législation nord-irlandaise sur l’avortement.

blog -Theresa May-10-downing-street.jpgSuite au vote de la République d’Irlande voisine en faveur de la libéralisation de l’IVG, des ministres et parlementaires  souhaitant un assouplissement des règles encadrant l’avortement en Irlande du Nord ont fait pression sur Theresa May qui a refusé dimanche de céder aux appels .

Les Irlandais de la république indépendante d’Irlande se sont prononcés vendredi par référendum à une majorité des deux tiers en faveur de la libéralisation du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans un des pays qui était considéré parmi les plus conservateurs d’Europe d’un point de vue social.

Penny Mordaunt, la ministre britannique du droit des Femmes, a estimé que le référendum des voisins irlandais devrait s’appliquer au nord, par porosité… « Une journée historique et formidable pour l’Irlande et une journée pleine d’espoir pour l’Irlande du Nord », a commenté Penny Mordaunt, élue de Portsmouth et descendante de Philip Snowden, le premier Chancelier de l’Échiquier (Finances) …travailliste. 

Il revient au gouvernement nord-irlandais de se prononcer sur la question, indique la porte-parole de Theresa May, dimanche

La législation nord-irlandaise sur l’avortement est une des moins laxistes d’Europe. Contrairement à d’autres parties du Royaume-Uni, les avortements sont interdits, sauf lorsque la vie ou la santé mentale de la mère est en danger. Même le viol et les anomalies fœtales mortelles n’y sont pas considérés comme des motifs légaux pour une IVG.

Plus de 130 membres du Parlement britannique, dont quelques députés du Parti conservateur au pouvoir, sont prêts pourtant à soutenir un amendement à un nouveau projet de loi sur la violence domestique autorisant les avortements en Irlande du Nord, rapporte le Sunday Times.

Or, toute tentative de changement de la loi pourrait déstabiliser le gouvernement britannique qui est soutenu par le Parti unioniste démocrate (PUD) d’Irlande du Nord, très conservateur sur les questions sociales et qui permet à Theresa May d’avoir une majorité aux Communes.

L’assemblée élue d’Irlande du Nord a le droit d’aligner ses lois sur l’avortement avec le reste de la Grande-Bretagne, mais elle a voté contre en février 2016. Et l’assemblée n’a pas siégé depuis la chute du gouvernement d’Irlande du Nord en janvier 2017.