La présidente voilée de l’UNEF « respecte la loi », se félicite la députée PS Valérie Rabault

Coup de grâce au féminisme et à la laïcité socialistes : la député PS Valérie Rabault prend la parole pour approuver la femme voiléePartager

blog -UNEF presidente voilee-mai2018.JPGLa patronne du groupe PS ‘Nouvelle Gauche’ à l’Assemblée Nationale a contredit Marlène Schiappa sur ses propos condamnant la présidente voilée de l’UNEF. « La loi est très claire en France sur le port du voile, cette présidente respecte la loi », a jugé Valérie Rabault, invitée de l’émission Punchline présentée sur C8 par Laurence Ferrari.

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« La ministre devrait quand même se soucier, puisqu’elle est censée être membre de l’exécutif, de faire en sorte que la loi française s’applique, » a lancé, non sans aigreur, la  donneuse de leçon socialiste.

Et de la défier : « Si elle assume sa position elle va voir le Premier ministre; elle lui dit ‘je voudrais déposer une loi‘ et on en débattra à l’Assemblée Nationale ».

La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa avait dénoncé une « forme de clientélisme » chez l’UNEF : 

<center><blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »fr » dir= »ltr »>Marlène Schiappa sur la responsable de l’Unef voilée : « Il y a une forme de message qui m’interpelle » <a href= »https://t.co/xdWT0ekFSl »>https://t.co/xdWT0ekFSl</a&gt; <a href= »https://t.co/dgc6QgSkmS »>pic.twitter.com/dgc6QgSkmS</a></p>&mdash; CNEWS (@CNEWS) <a href= »https://twitter.com/CNEWS/status/998622422445252608?ref_src=twsrc%5Etfw »>21 mai 2018</a></blockquote>
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France : les imams du Ramadan ont débarqué

Imams détachés, « pour une coopération intelligente et profitable à tous » ?

Muslim boy performs prayers on the first Friday of the holy fasting month of Ramadan inside a mosque in Bangkok

Mardi 15 et mercredi 16 mai, la veille du mois du Ramadan, l’Union des mosquées de France (UMF) a accueilli, 142 psalmodieurs du Coran, 12 conférencières et 8 conférenciers étrangers, tous venus du Maroc pour officier dans des mosquées françaises durant le mois de jeûne.

Dans le cadre d’une convention bilatérale entre le Royaume du Maroc et la France, côté marocain, le ministère des Habous et des Affaires Islamiques s’est chargé de la préparation du séjour de ces cadres religieux et de leur prise en charge. Côté français, leur venue a été passée au crible de commissions spécialisées et leurs demandes de visas ont été étudiées par les services du ministère de l’Intérieur qui a statué en dernier ressort. In fine, l’UMF est maître d’oeuvre en finançant leur accueil et leur accompagnement sur le sol français. 

L’arrivée massive d’imams étrangers, mais aussi le principe du ramadan en République laïque alimentent un débat entre responsables politiques vigilants qui ne sont évidemment pas d’extrême gauche.

Alors même que, depuis les années 1990, aucun signalement d’un quelconque problème relatif au discours ou aux avis religieux de ces imams n’a été porté à la connaissance du public, il reste que le soupçon de fondamentalisme ou d’extrémisme ou encore d’entrave à l’émancipation des musulmans de France vis-à-vis des pays étrangers – c’est-à-dire que sont dressés des obstacles à leur intégration –  est étayé par la montée du terrorisme en France, et singulièrement parmi des Français d’origine marocaine. Certes, l’UMF dit souhaiter la préparation active du cheminement d’un « islam de France » fait d’indépendance et d’échanges ne refuse pas le principe de ce débat. Mais il émet des conditions pour qu’il soit utile et profitable au pays accueillant et oppose l’existence de postures idéologiques qui résistent à cette prétendue coopération pour un islam de France dans laquelle le microcosme cède constamment du terrain, au nom d’un humanisme aveugle et d’une laïcité à sens unique.

L’échange des expériences et des bonnes pratiques dans la lutte contre l’extrémisme, une nécessité 

Les vertueux de France reçoivent 5/5 la propagande musulmane pour un monde ouvert, où les échanges de savoir-faire , sans exclusive du religieux. Les imams établis voient volontiers en eux des citoyens éclairés distinguant ce qui est utile au pays… Ces « bons » citoyens-là ne seraient pas, comme les autres, sous influence et incapables d’apprendre d’autres cultures, sans crainte aucune d’une mise en péril de leur identité ou de leur civilisation.

La mission essentielle des imams est d’assurer les prières de nuit (tarawih) et d’initier les fidèles aux méthodes de psalmodie du Saint Coran. Les conférenciers et les conférencières, quant à eux, participent à la promotion des valeurs authentiques de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles. Leur présence en France est due en partie au manque d’imams bien formés, admet le président de l’Union des mosquées de France (UMF) et à une activité spirituelle plus intense pendant le mois de Ramadan. Il note aussi que, ces dernières années, la demande des mosquées de France porte plus sur les conférencières que les conférenciers…

La lutte contre l’extrémisme islamique est aujourd’hui une cause qui ne mobilise pas activement  les imams. Sur le sujet, ils prônent un échange des expériences et des bonnes pratiques qui les place au centre de la réflexion. L’UMF ne tente pas un instant de s’organiser pour faire barrage, se contentant d’aborder et de discourir sur les différentes thématiques que développent les courants extrémistes, comme si en parler suffisait à éviter les errements et l’imposture de l’idéologie radicale. 

Le ramadan est en France l’occasion de renforcer sa position dominante sur d’autres pays frères et néanmoins concurrents. Le Maroc est en France est puissance invitante des cadres religieux du monde entier pour de nombreuses rencontres spirituelles et scientifiques dans les mosquées marocaines. Certains, dont des Français, participent aux traditionnelles conférences présidées par Sa Majesté le Roi du Maroc et retransmises en direct. 

Seuls 10 % des 3.000 imams de France sont détachés par leur pays d’origine. Pris en charge par leurs pays d’origine, les imams étrangers officiant toute l’année en France -essentiellement le Maroc (30), l’Algérie (120) et la Turquie (150) – représentent environ 10 %, la même proportion que les 1.500 prêtres catholiques étrangers en France sur un clergé de 15.000, souligne l’UMF. Leur présence en France est régie par des accords bilatéraux avec le Maroc, à la différence notamment de l’Algérie, l’Etat chérifien participant à l’encadrement culturel et religieux de leurs résidents en France pour une période limitée et qui n’ont pas vocation à devenir français. La France déploie aussi des moyens importants pour assurer l’éducation des Français musulmans qui résident à l’étranger. De nombreux établissements français dans de nombreux pays, notamment au Maroc, dispensent un enseignement français en phase avec les valeurs et la culture françaises. L’UMF reconnaît donc des divergences…

Les musulmans de France travaillent à amener les Français à s’approprier des savoir-faire que la France n’a pas encore acquis, notamment dans le domaine religieux musulman…. Dans ce qu’ils appellent une telle « coopération », les musulmans de France s’offrent pour qu’ils trouvent l’équilibre qui leur permettrait de répondre à leurs besoins et de réaliser leurs objectifs à moyen et long terme. Leur renoncement des Français à ce cheminement, bon gré, mal gré, serait  contre-productif… L’UMF se considère la mieux placée pour mettre les Français en marche ! 

Cette arrivée de 300 imams marocains et algériens fait débat

A l’heure où la colonie musulmane de France reçoit le renfort de quelque 300 imams marocains et algériens dans ses mosquées françaises, et où le président français Emmanuel Macron entend instaurer un “islam de France”, certains responsables politiques de droite et jusque dans la gauche laïque s’insurgent.  Si cette pratique s’exerce depuis le début des années 1990 sans attirer la moindre discordance, plusieurs vagues d’attentats mortels islamistes ont éveillé quelques consciences.  

Un principe contraire à l’instauration d’un “islam de France”. 

“Une hérésie”, dénonçait l’ancienne secrétaire d’État française Jeannette Bougrab, dans un entretien accordé au journal Le Figaro, le 28 mars 2018. “Les bras m’en sont tombés”, avait-elle ajouté. “Comment, dans un Etat laïque, le ministre de l’Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe-t-il de faire venir des imams d’Algérie pour le ramadan?”. Par ces mots, l’élue venait de poser les jalons d’un débat qui agite désormais l’opinion : la France doit-elle être dépendante des pays du Maghreb pour assurer le bon déroulement du mois sacré à l’intérieur de ses frontières? 

Bien qu’il n’ait jamais manifesté une quelconque objection à ce sujet, l’ancien Premier ministre Manuel Valls a renchéri sur les propos de Jeannette Bougrab en déclarant: ”ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un islam des Lumières”, suggérant de “mettre un terme” aux accords bilatéraux permettant la venue de ces imams, et ce “le plus vite possible”. 

De même que dans les colonnes du Figaro, le 11 avril dernier, l’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry a évoqué une “décision sidérante”. A propos du ministre de l’Intérieur français Gérard Colomb, il s’est insurgé: “Mais pourquoi tant de pusillanimité face à une menace [sous-entendue islamiste] de plus en plus mortelle?”. 

Ces discours viennent dénoncer la contradiction avec les ambitions portées par Emmanuel Macron qui avait annoncé il y a un an vouloir instaurer un “islam de France”, moins lié aux influences des Etats musulmans. Une décision qui avait pour objectif de lutter contre la montée des discours rigoristes voire radicaux en France. Pour venir à bout de ce chantier pharaonique, le président français s’était fixé plusieurs lignes de conduite, à savoir réformer les instances représentatives, le financement des mosquées, du pèlerinage et du halal, ainsi qu’assurer la formation d’imams sur le territoire français.

“Une visite [de 29 jours] passée au crible,” nous assure-t-on

Depuis le début des années 1990,  le service que ces imams délocalisés « nous apporte nous aide beaucoup”, reconnaît Mohammed El Mahdi Krabch, imam et membre du conseil théologique du Conseil français du culte musulman (CFCM), infiltré et noyauté par influence des Frères musulmans. En juin 2017, Emmanuel Macron a pourtant répondu à l’invitation d’Anouar Kbibech, président du CFCM, de rompre le jeûne musulman. Et ce partenariat a été signé par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lors de sa visite en Algérie, les 14 et 15 mars 2018.

Pour entrer sur le territoire français, la liste des imams est préalablement validée par le ministère de l’Intérieur qui, une fois tous les profils examinés, délivre les autorisations de visas.  A la différence de certains imams français, les Marocains et les Algériens sont capables de réciter l’intégralité du Coran sur le mode psalmodique, car ils l’ont appris par coeur. “S’il y avait des établissements en France qui pouvaient former des imams sur le territoire, alors cet échange n’aurait plus lieu d’être, seulement aucun dispositif n’a été mis en place à cet effet”, explique Mohammed El Mahdi Krabch, recteur de mosquée à Avignon, au coeur d’un quartier sensible, au sud de la cité des Papes. 

Les psalmodieurs envoyés en France ne prêchent pas la parole et, officiellement, ne font donc que psalmodier  les 60 chapitres du Coran en arabe. Sauf qu’il leur reste du temps libre pour l’endoctrinement,  dans les 2.500 lieux de culte musulmans français

En revanche, les conférenciers et les conférencières participent à la promotion des valeurs de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles.  Le prêche suscite une énorme méfiance entretenue par la langue arabe utilisée en France et singulièrement  par les mouvements islamiques radicaux pour véhiculer leur pensée et l’apologie du terrorisme. 

Le secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi évoque son homosexualité sur Twitter

Si cela peut aider à lutter contre l’homophobie, je le fais »

« [L’homophobie] hante les esprits des homosexuels, et nous oblige parfois, souvent, à nous adapter et mentir pour éviter la haine, pour vivre. »

blog -Mahjoubi Mounir-Pacsé
Mounir Mahjoubi (à gauche), lors de son Pacs avec son mari

Dans un message publié tard jeudi 17 mai  sur Twitter à l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a publié un message contenant le pronom « nous » pour désigner les personnes homosexuelles. 

Depuis, de nombreux internautes félicitent le membre du gouvernement pour ce qu’ils interprètent comme un « coming-out ». L’association SOS Homophobie a ainsi salué une « déclaration courageuse et forte » de la part de Mounir Mahjoubi. En vérité, le secrétaire d’Etat n’a pas vraiment rendu publique son homosexualité : il n’a fait que réactiver l’annonce. Prosélytisme ?

Franceinfo : Votre message publié sur Twitter hier soir était-il un coming-out ?

Mounir Mahjoubi : Ce qui était important, c’était de parler du sujet : hier, c’était la journée de lutte contre l’homophobie. Il fallait rappeler les conséquences de l’homophobie dans le quotidien, notamment des plus jeunes. Et elle a aussi eu des conséquences pour moi.
Lien PaSiDupes de mars 2018 : « Projet de loi, ingérence sexiste de Macron dans les vies sexuelles des Français. Un projet de loi encadrant les relations sexuées présenté par la féministe Schiappa« 

Nous sommes en 2018, je vis ma vie, même publique, de manière tranquille. Mais si, ce jour-là, je pouvais passer le message en le renforçant par mon expérience personnelle, je pense qu’il fallait le faire.

Vous attendiez-vous à recevoir tous ces messages de félicitations et d’encouragement après votre tweet ?

Je suis depuis ce matin en déplacement officiel dans la Creuse, donc je n’ai pas trop suivi les réactions ! (Gloussement) Je le vis assez sereinement, je n’en ai jamais fait un sujet, mais si cela peut aider à lutter contre l’homophobie, je le fais. Mais je ne pensais pas que cela intéresserait autant ! [Alors, pourquoi le faire ?]

Vous aviez publié un selfie avec votre compagnon sur votre compte Instagram, qui est public, en 2015. Vous n’aviez à l’époque pas la même notoriété qu’aujourd’hui : comprenez-vous que votre tweet soit interprété comme une prise de position politique ?

Je vous invite à lire le message qu’a publié le président de la République à ce sujet : c’est aussi une prise de position politique très forte sur la lutte contre l’homophobie. Le message du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, était également très émouvant, et les actions sur le sujet de Marlène Schiappa et de Laura Flessel sont également très fortes.
Lien PaSiDupes : « Quand un ‘Black’ se prit d’affection pour Macron 1er en son château. Moment d’embarras à la Cour »

La lutte contre toute les haines, et particulièrement l’homophobie, est une conviction partagée par tous les membres du gouvernement.

Estimez-vous qu’il est important pour les personnalités politiques de rendre publique leur homosexualité ?

Je pense qu’il est important d’offrir de la visibilité aux personnes homosexuelles, mais je pense également que chacun doit faire cette démarche lorsqu’il est prêt à la faire. Chacun a son histoire, sa culture, sa famille… Nous n’avons pas à imposer à la transparence à qui que ce soit. Chacun gère sa vie comme il le souhaite.

Vous côtoyez au gouvernement des personnalités qui avaient pris position contre le mariage pour tous, comme Jacqueline Gourault, Baptiste Lemoyne et Gérald Darmanin. Avez-vous déjà évoqué ce sujet avec eux ?

Je leur ai parlé de celui que j’appelle mon mari [ils se sont pacsés en 2015], et qui est un homme formidable, dès la première fois où j’ai rencontré chacun d’entre eux. C’était important, car nous faisons partie d’un nouveau mouvement, et il fallait définir de nouvelles manière d’être ensemble. Mais je peux vous assurer que pour chacun, y compris sur des paroles qui à l’époque avaient pû être maladroites, il n’y a aucun sujet : leur engagement contre l’homophobie et leur soutien pour l’égalité est aujourd’hui total.

Le voile islamique d’une dirigeante de l’UNEF interpelle

Interrogée par M6 dans le cadre d’un reportage sur les universités bloquées,

la présidente du syndicat UNEF à l’université Paris IV relance la polémique sur le voile islamique à l’université

blog -Maryam Pougetoux-UNEF voilee.pngSamedi 12 mai, l‘apparition d’une femme voilée, non pas d’un simple foulard, mais d’un hijabau journal de la chaîne M6, de la dirigeante étudiante Maryam Pougetoux, présidente à l’université Paris IV de l’UNEF, syndicat laïc et féministe UNEF, à propos de l’état de la situation dans les universités bloquées, et la difficulté qu’ont ces établissements à y assurer sereinement la bonne tenue des examens. La militante musulmane a déclenché une polémique, non pas en réaction à son discours engagé contre la réforme de l’accueil à l’université, mais bien à cause du voile islamique qui lui couvre les cheveux, les oreille et le cou.

Un citoyen vigilant a relevé cette incongruité de la gauche laïque

Un politologue à l’université de Versailles Saint-Quentin-En-Yvelines et cofondateur du Printemps Républicain, Laurent Bouvet, a eu un sursaut. Attentif aux réseaux sociaux et farouche défenseur de la laïcité, le professeur de sciences politiques a dénoncé l’affichage de son appartenance religieuse par  Maryam Pougetoux, une prosélyte, comme nombre de converties.
Dans un message posté sur Facebook, Laurent Bouvet publie une photo de la jeune femme avant de railler « la convergence des luttes […] bien entamée » à l’UNEF.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Flbouvet%2Fposts%2F10216104096257433&width=500

Une « odieuse campagne de harcèlement raciste » ?

L’essayiste et militante Céline Pina s’indigna également de l’affichage médiatique de la militante de l’UNEF. Dans un long message, elle dénonce cette fois l’infiltration des mouvements de jeunesse par les Frères musulmans et le « développement des filières indigénistes et islamistes ». « Ce sont les étudiants musulmans de France (EMF, ex- Union islamique des étudiants de France), filiale des frères musulmans, qui en sont chargés. Visiblement dans certains endroits, la manipulation a réussi » écrit-elle.

51ftgm5y1nl-_sx320_bo1204203200_Elle s’est fait connaître en 2015, lorsqu’elle dénonça publiquement la tenue du Salon de la femme musulmane, à Pontoise, qui accueille des prédicateurs salafistes promettant « aux femmes coquettes et parfumées » un « châtiment atroce » et leur enjoignent de « se voiler pour éviter le viol ici-bas, et l’enfer dans l’au-delà« . LIEN PaSiDupes Salon de la femme musulmane: les fondamentalistes « à la maison« , à Pontoise, Ile-de-FranceC’est ensuite avec une lettre ouverte de novembre 2017 au ministre de l’Intérieur au sujet des prières de rue organisées chaque semaine à Clichy, et le rappel de la responsabilité de l’État de rétablir l’ordre public. En mars 2018, elle signe L’appel des 100 intellectuels contre le « séparatisme islamiste », au coté de Bernard Kouchner, Alain Finkielkraut,  Elisabeth Lévy Luc Ferry  ou encore Françoise Laborde. 

Julien Dray, membre du parti socialiste et ancien membre de l’UNEF, s’insurgea à son tour

« La direction du syndicat qui accepte cette jeune dame comme dirigeante souille tout notre combat mené dans les universités… Bien des membres de l’UNEF doivent être effarés… ».

Voir l'image sur TwitterFace au déferlement de commentaires à l’encontre du prosélytisme de la militante Maryam Pougetoux, ses soutiens se sont rapidement manifestés, avec pour outil de ralliement le mot-clé #SoutienAMaryam.

Parmi les réactions symptomatiques et révélatrices de l’intention subversive de la présidente de l’UNEF Paris IV-Sorbonne (qui a passé un accord de coopération avec les Emirats arabes unis), celle de la sulfureuse militante polémiste Rokhaya Diallo qui s’indigna de la « chasse aux musulman.e.s (présumé.e.s) qui ont l’outrecuidance de se rendre visibles ». Une « chasse » « orchestrée »,  selon elle « par le Printemps républicain ».

blog -Rokhaya Diallo-tweet attaque PrintempsRepublicain en soutien voile par prsdte UNEF-13mai2018

La militante identitaire, comme les Indivisibles (dont elle a été exclue !) ou le PIR, et twitto à temps plein (soutenue par une garde de survoltées) dresse ici la liste des précédentes polémiques, notamment celle ayant visé Mennel, candidate voilée du télé-crochet The Voice. Elle est rapidement rejointe par d’autres militants comme l’islamo-gauchiste Sihame Assbague, 31 ans, qui dénonce « une odieuse campagne de harcèlement raciste ».

Tweet (13 mai 2018) de la maso : « journaliste par obligation • en mode contre-pouvoir • « j’ai toujours le mauvais rôle » :

blog -Sihame Assbague-tweet soutien a Maryam Pougetoux-denoncant ceux qui revent musulmans invisibles-13mai2018

Ancienne porte-parole franco-marocaine du collectif ‘Stop le contrôle au faciès’Assbague, une instable, fut d’abord chargée de mission (ou « conseillère politique », ce n’est pas clair) pour la mairie du 14e arrondissement de Paris, dont le maire était Pascal Cherki (PS, mais désormais à Génération·s de Benoît Hamon), mais démissionna rapidement et accepta une mission de la maire UDI suivante… Dans le cadre de l’affaire visant l’islamiste Tariq Ramadan, elle signa une tribune ( sur le site Mediapart aux côtés d’une cinquantaine de militants  « pour une justice impartiale et égalitaire«  pour Tariq Ramadan, mis en examen pour viols et placé en détention provisoire, et dans laquelle il est demandé de libérer immédiatement ce dernier en raison de son état de santé. Le 1er septembre 2015, lors du lancement de Contre-attaque(s) — plateforme internet de lutte contre l’islamophobie publiée sous la direction de Alain Gresh, Sihame Assbague est membre de son comité de rédaction.

Accusée de communautarisme et de racisme antiblanc, elle forme un binôme de « contre-journalistes du net«  avec la journaliste Widad Ketfi, blogueuse sur Bondy Blog et cheffe d’édition pour une émission sur Canal+. Les « journactivistes » utilisent des applications comme Périscope pour mener des contre-enquêtes sur des articles ou propos jugés diffamatoires.

Le 11 décembre 2017, le gouvernement a mis officiellement en place le Conseil national du numérique (CNNum) avec Rokhaya Diallo parmi ses membres. Trois jours plus tard, le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, homosexuel LREM a demandé son départ.

Le syndicat UNEF a réagi par la voie d’un communiqué de presse.

Le syndicat étudiant y condamne « le déferlement de haine raciste, sexiste et islamophobe dont Maryam est victime » et s’attaque directement à Laurent Bouvet, qu’il accuse de dissimuler « une islamophobie décomplexée » derrière « son débat sur la laïcité excluante« .

Voir l'image sur Twitter

Ancien militant (ou proche) du Parti socialiste pendant des années, le politologue Laurent Bouvet – un ex-directeur de l’Observatoire de la social-démocratie à la Fondation Jean-Jaurès – est devenu l’un des représentants de La Gauche populaire, dont les principaux animateurs sont Laurent Baumel, Philippe Doucet ou François Kalfon.

Négationnisme: une prof anonyme suspendue pour des propos mettant en doute les attentats djihadistes de Paris

Les attentats islamistes feraient partie d’un complot islamophobe !

Les attentats djihadistes de Paris mettent au jour des haines profondément enfouies
En centre de formation professionnelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a suspendu une enseignante qui remettait en cause la réalité des attentats de Paris , lors d’un débat avec ses élèves de bac pro commerce, a fait savoir la direction vendredi.

Lundi, au cours d’un débat avec les 16 élèves de sa classe, dont l’une l’enregistrait à son insu, l’enseignante évoqua notamment le « soi-disant flic qui a été tué », en parlant d’Ahmed Merabet, le policier abattu par les frères Kouachi au cours de l’attaque contre les dessinateurs de Charlie Hebdo.

Dans cet enregistrement, révélé par Le Monde, elle s’étonne également que les djihadistes aient laissé « quand même des empreintes », alors qu’ils ont « mis des gants et une cagoule ».

Pendant ce débat de plus d’une heure, lorsque des élèves affirment que les attentats ont été « montés », afin de « pervertir la religion musulmane parce que c’est la seule qui a gardé un peu toutes ses valeurs », l’enseignante n’apporte pas la contradiction, soulignant au contraire que l’islam « dérange ».

Du débat au prosélytisme

Elle défend ensuite « le prophète », affirmant que Mahomet, comme « Moïse, comme Jésus Christ, comme Abraham, c’étaient des bels (sic) hommes, bien foutus. Mahomet, c’était pas le mec qui s’empiffrait avec un gros ventre, c’est pas vrai, il avait une super gueule« .

Des élèves se défoulent et l’enseignante rebondit.
Au cours d’un échange confus avec plusieurs élèves, parmi lesquels plusieurs approuvent les attentats, elle fit l’apologie de la violence et du crime: « Vous pouvez vous battre pour deux raisons: tu peux tuer quelqu’un pour défendre ta religion, ça c’est vrai, et tu peux tuer quelqu’un pour ta famille« .

Patrick Toulmet, le président de ce Campus des métiers et de l’entreprise, s’est dit « outré » et « peiné » (!) par ces propos qu’il a qualifié de « stupides » et « irresponsables ».

Parole contre parole

Quand les faits ont été connus – sur signalement au rectorat de la mère de l’élève qui a enregistré la discussion -, Patrick Toulmet a convoqué l’enseignante jeudi, avant d’être lui-même convoqué au commissariat.

L’enseignante a nié, avant d’apprendre qu’elle avait été enregistrée. Elle a lors tenté d’expliquer qu’elle ne faisait que « reprendre des propos lus sur internet », a-t-il précisé. Cette femme « d’une quarantaine d’années », non titulaire (en CDI depuis environ sept ans dans l’établissement), a été mise à pied en attendant un conseil de discipline, a-t-il précisé.

Fin psychologue, P. Toulmet assure que, s’agissant d’une enseignante « sympa » et « sans problème particulier », « les bras (lui) en sont tombés ». Pouvait-il déclarer le contraire sans se mettre en cause?
« Aucun autre incident grave » lié aux attentats n’a été recensé dans cet établissement, qui accueille quelque 1.500 élèves de 16 à 25 ans, s’empresse d’ajouter le chef d’établissement, qui préside par ailleurs l’organisme de tutelle, la Chambre des métiers de Bobigny, ville communiste depuis la Libération (1920, en fait!) et conquise par l’UDI en avril 2014.

L’enseignante a estimé que sa mise à pied est « honteuse », assurant n’avoir « tenu aucun propos déplacé », rapporte Le Monde, qui a souhaité entendre sa version des faits qui l’accablent.
Une enquête judiciaire a été ouverte, confiée à la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis, qui devait notamment entendre l’enseignante.

Parmi les lieux de propagation de l’islamisme, les mosquées et les prisons arrivent derrière le milieu de l’Education.