Mises en examen: et de quatre contre Sarkozy !

Comptez les organes de presse rappelant qu’il est ‘présumé innocent‘ et ceux qui titrent pourtant le motif infâmant d' »association de malfaiteurs« 

Les soupçons de « financement libyen » de sa campagne de… 2007 occupent toujours les enquêteurs, 13 ans après.

L’ancien président de la République avait déjà été mis en examen en mars 2018 dans cette affaire pour « corruption passive« , « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne« .  Il estime que son innocence est « à nouveau bafouée ». Aussi par la presse:


Cette nouvelle poursuite est la quatrième dans ce même dossier, après les mises en examen prononcées en mars 2018 pour « corruption passive« , « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne« . Il avait été placé sous contrôle judiciaire. Le PNF avait à l’époque signé un réquisitoire supplétif élargissant l’enquête des faits d' »association de malfaiteurs ». 

« J’ai appris cette nouvelle mise en examen avec la plus grande stupéfaction », a aussitôt réagi sur Facebook Nicolas Sarkozy estimant son « innocence à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite ».

« Je subis cette nouvelle épreuve en demandant à tous ceux qui m’ont fait et continuent à me faire confiance de comprendre que je finirai par prouver ma parfaite innocence. J’y mettrai toute la détermination et l’énergie dont je suis capable. L’injustice ne gagnera pas », a-t-il assuré. LIEN

L’Obs appartient au groupe Le Monde, société détenue à 80 % par la triade Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Daniel Kretinsky, lequel milliardaire tchèque possède aussi  91 % du capital de l’hebdomadaire Marianne, depuis  juin 2018

Beaucoup d’indices, mais aucune preuve, sauf pour l’AFP

L’Agence de presse française ne fait pas état de la présomption d’innocence

L’AFP est-elle juge à charge et ignorante du droit français ?

Lors de sa dernière audition, en juin 2019, Nicolas Sarkozy avait déjà dit être « totalement innocent dans cette affaire », puis refusé de répondre aux questions des magistrats instructeurs, le temps de l’examen de recours visant à faire annuler l’enquête. Mais un arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 24 septembre a permis [sic] de relancer l’enquête : chargée d’étudier les recours contre les actes d’instruction, la chambre de l’instruction a rejeté l’essentiel des arguments des conseils de Sarkozy qui invoquaient des nullités contre ces investigations.  Jean-Michel Hayat, ancien patron du tribunal judiciaire de Paris, est aujourd’hui premier président de la Cour d’Appel.

Ce magistrat fut conseiller technique au cabinet de Ségolène Royal, alors ministre déléguée chargée de l’enseignement scolaire: en tant que tel, et depuis la défaite de sa patronne socialiste à la présidentielle de 2007, ce magistrat est-il en conflit d’intérêts politiques ?

Elle a ainsi presque entièrement validé les investigations lancées il y a huit ans dans cette affaire aux multiples ramifications. Nicolas Sarkozy s’est pourvu en cassation contre cette décision, tout comme MM. Woerth, Guéant, Djouhri, a indiqué une source judiciaire à l’AFP, canal officiel.

Témoignages de « dignitaires » et de menteurs libyens, notes des services secrets de Tripoli, accusations d’un intermédiaire… En sept ans de travail, les magistrats ont réuni une somme [sic] d’indices troublants [sic !] qui ont donné corps à la thèse selon laquelle la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy a été – ou aurait été – financée par le régime de Mouammar Kadhafi, en échange d’une réhabilitation du dictateur libyen sur la scène internationale. Toutefois, aucune preuve matérielle indiscutable n’a pour l’heure [sic] été trouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à neuf mises en examen à ce jour.

Sauf que des soupçons (politiques) ne font pas une preuve (en droit) et que la "présomption d'innocence" est un principe sacré dans ce pays.

France 2: le « républicain » Mélenchon refuse le débat avec le ministre Véran

Le « vertueux » Mélenchon annule sa participation en dernière minute, opposant à Véran la politique LFI de la chaise vide

Jean-Luc Mélenchon a annulé sa venue dans l'émission "Vous avez la parole" sur France 2

Le leader de La France insoumise (LFI) a expliqué son choix dans un message publié sur Twitter ce jeudi 15 octobre. 

Le patron de la France insoumise devait participer à l’émission « Vous avez la parole », sur France 2 ce jeudi 15 octobre, et débattre avec le ministre de la Santé, vedette de l’émission. Dernière entre toutes, en termes d’audimat, une gifle pour le gouvernement, jugé tortueux et incohérent, voire menteur, et aussi pour le service public, rampant devant le pouvoir, comme Fogiel (BFM TV), suceur du bonbon présidentiel.

Au moment du lancement de l’émission, la participation de Mélenchon n’est déjà plus annoncée parmi « les belles surprises »:

Thomas Sotto, le présentateur de « Vous avez la parole » (VALP), a expliqué : « Il y a un peu plus d’une heure, le leader de La France Insoumise a exigé, Monsieur Véran, que vous quittiez le plateau car il ne voulait pas débattre avec vous. C’est une condition dont il n’avait jamais été question. On avait établi des règles très claires avec lui. Il est évident que nous gardons la maîtrise éditoriale de l’émission. Nous n’avons pas donc accédé à sa demande ».

L’émission s’est finalement traînée sans Jean-Luc Mélenchon, qui a décidé d’annuler sa venue en dernière minute. Il a expliqué les raisons de son choix sur Twitter. « Un changement dans l’organisation de l’émission de France 2 me conduit à renoncer à ma participation à cette émission (…) un déroulement était prévu, commence le leader de la France insoumise. Je devais faire l’ouverture pour répondre à Macron d’hier soir. Un autre s’est mis en place en dernière minute. France 2 dit que c’est à la demande du ministre Véran. Je ne le crois pas. C’est le résultat de la pagaille et des mauvaises pratiques de cette équipe dont tous les politiques invités se sont plaints. Les émissions politiques doivent respecter leurs invités. Sur le service public, les opposants aussi ont des droits. Castex, Macron, Véran à la suite sur France 2. Nous ne sommes pas leur décor », conclut Jean-Luc Mélenchon.

Le mauvais traitement de Bernard-Henri Lévy (en duplex depuis Paris) par les animateurs de l’émission, Léa Salamé et Thomas Sotto, apporte de l’eau au moulin de l’irascible Mélenchon: le philosophe, réduit à l’état d’écrivain et raillé par le plateau marseillais, aura été l’illustration vivante de l’arrogance des hôtes qui ne laissent pas leurs invités développer de raisonnement, si pertinent soit-il.

Le service public de France Télévisions est un bateau ivre:

Mélenchon et Véran s’écharpent par Twitter interposé

Les invités avaient un contentieux. Devaient-ils pour autant prendre les téléspectateurs en otages de leur différend?

La veille, Jean-Luc Mélenchon avait réagi par tweet aux annonces de Macron, dont un couvre-feu instauré en Ile-de-France et huit métropoles. « 60% des contaminations ont lieu au travail ou à l’école ou à l’université entre 8h et 19h. Mais Macron interdit les sorties au bar et au restau entre 20h et 6h. Bienvenue en Absurdie », écrivait-il.

Un message auquel a répondu le ministre de la Santé, Olivier Véran. « 60% des clusters, ça signifie 10% des contaminations identifiées. Vous confondez clusters et diagnostics. Dommage de polémiquer à l’heure où nous voulons préserver l’éducation, sauvegarder les emplois et lutter efficacement contre cette épidémie dans l’intérêt des Français », a lancé le ministre. 

La covid fait monter la virulence du climat politique, comme l’exaspération du pays. Véran n’a fait que répéter qu’il la comprend, approuvant en outre chacun de ses interlocuteurs très peu représentatifs de l’égarement général de l’opinion, mais à part des millions d’aides ici et là, le ministre populiste n’a rien apporté par sa présence. Pire, l’émission n’a pris son envol qu’au signal de son départ.

La maire EELV de Marseille, deuxième ville de France, la pitoyable Michèle Rubirola, avait pourtant marqué l’émission à jamais par le niveau de confusion de son intervention, lue ou plutôt ânonnée, dont on ne retiendra que le pathétique:

L’essentiel du débat s’est déroulé sans le service public

L’émission a démonétisé l’intervention du chef de l’Etat

Les noms d’oiseaux volaient bas dans les tweets qui ont suivi:

Mais aussi le grand n’importe-quoi de Mélenchon (candidat probable à la présidence de 2022) se mettant en scène : (d’ailleurs introuvable sur son compte: je le cherche et reviens à vous…)

Et voilà le chef d’oeuvre culturel qui fait regretter la fermeture des théâtres, si ça peut sauver des vies humaines, n’en déplaise à Ladreit de La Charrière, banquier président de ‘Fitch Ratings’ (agence de notation) et « mécène culturel » (par le biais de ‘Fimalac’, il possède Le Théâtre de Paris, avec ses deux salles, La Michodière et Les Bouffes Parisiens : ces trois fleurons s’ajoutent aux théâtres Marigny, Porte Saint-Martin (deux salles chacun) et La Madeleine. ou Jean-Marc Dumontet, propriétaire (à la voix de castrat) du Théâtre Antoine, du  Théâtre Libre, du Point-Virgule, du Grand Point-Virgule, de Bobino, et du Sentier des Halles et  producteur de plusieurs humoristes dont Nicolas Canteloup. Peut-être aussi de Mélenchon?

Les élus EELV sortis des urnes sapent la démocratie. Comme si ne suffisaient pas le sexiste Grégory Doucet, fouilleur de cuissards du Tour de France, ou Pierre Hurmic, l’arbre mort de Bordeaux, ou Alice Coffin, la féministe désaxée de l’équipe Hidalgo, et Pauline Harmange, écrivaine hirsute, en passant par les Castor et Pollux Geoffroy de La Gasnerie et Edouard Louis, « philosophes » de l’ultra-gauche, le metteur-en-scène Mélenchon rivalise de sottise avec les plus dérangés.

Conclusions et pistes de réflexion:

‘Cash Investigation’, épinglée par le Comité d’éthique de France Télévisions

L’objectivité de l’émission est mise en cause

Paul Moreira, journaliste révolutionnaire (comme son acolyte Luc Herrmann) et manipulateur d’Elise Lucet, sa marionnette

Un avis du Comité d’éthique de France Télévisions rendu le 23 septembre pointe le manque d’objectivité de l’émission diffusée le 19 mai dernier sur les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes. Le comité s’invite dans un procès opposant la CGT à la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France. 

La Caisse d’Epargne (L’Ecureuil) appartient au groupe BPCE, organe central commun à 50% avec la Banque populaire (50%): le groupe BPCE est issu de la fusion en 2009 de la Caisse nationale des caisses d’épargne et de la Banque fédérale des banques populaires et constitue la seconde institution bancaire coopérative mondiale derrière le Crédit agricole. L’activité du groupe représente environ 20 % de parts de marché dans la banque de détail en France.

BPCE détient à son tour plusieurs filiales : Natixis, Caisse d’Epargne, Banque Palatine, Crédit foncier de France, Fidor Bank, Oney Bank et Capitole Finance. BPCE International est une structure qui réunit, en 2016, 15 banques dont 10 détenues majoritairement.

L’émission à scandales de France 2 présentée par Elise Lucet, Cash Investigation, s’est faite enfin démonter par le Comité relatif à l’honnêteté, l’indépendance, le pluralisme de l’information et des programmes de France Télévisions. Cette instance, présidée par l’universitaire Sophie Jehel, a rendu le 23 septembre un avis à propos de l’émission intitulée « Egalité hommes-femmes: balance ton salaire », une enquête de Zoé de Bussierre diffusée le 19 mai dernier en prime time. L’émission mettait en cause l’inégalité salariale à la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France, en reprenant les arguments de la CGT.

Le sexagénaire Paul Moreira est passé par la sulfureuse émission d’invectives Droit de réponse de Michel Polac, sur TF1. A l’arrêt de l’émission en 1987, il rejoint la rédaction de l’hebdomadaire Politis, fondé par le journaliste « altermondialiste » (et c’est peu dire !) Bernard Langlois, fondateur de l’association anti-capitaliste ATTAC, est en fait révolutionnaire trotskiste.

Luc Hermann est, quant à lui, sur Arte, autre chaîne de service public, mais franco-allemande. Et, malgré sa réputation (construite par la gauche radicale) de chaîne « indépendante », Arte a été à plusieurs reprises dénoncée pour « censure ». 

Action de groupe menée par la CGT

L’affaire intervient à un moment clé, puisque, après une mise en demeure,  le syndicat d’extrême gauche vient d’assigner officiellement la banque en justice pour discrimination envers les femmes dans le cadre d’une action de groupe. Une première juridique permise par une loi de 2016, qui autorise les syndicats à mener une action de groupe, notamment en cas de présomption de discrimination au travail.

De façon tout-à-fait historique, le comité d’éthique de France Télévisions fait référence à cette procédure inédite en expliquant « que la présentation des faits par Cash Investigation correspond pour l’essentiel aux arguments de la CGT dans son action de groupe. Le syndicat est minoritaire dans l’entreprise, et selon les plaignants, n’a pas signé l’accord d’entreprise relatif à l’égalité femmes/hommes. »

Différence de salaire de 18% ou 1 % d’écart ?

« Le reportage litigieux prend pour point de départ l’action de groupe engagée par la CGT pour discrimination salariale fondée sur le sexe, qui a mis en avant notamment un écart de salaire moyen de 18 % au détriment des femmes au sein de ce groupe », rappelle le comité d’éthique. Les journalistes de « Cash investigation » prennent parti dans leur reportage indiquant que ce chiffre correspond aussi à leurs « propres calculs », tandis que l’entreprise estime que le pourcentage pertinent d’écart salarial entre hommes et femmes n’est que de 1 %.

Le Comité d’éthique soulève un premier problème:  « ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose ». Difficile donc de les comparer.

L’instance déontologique reproche par ailleurs aux journalistes de « Cash Investigation » d’avoir trop rapidement exposé le chiffre fourni par l’entreprise, 1 %, qui « aurait mérité de plus amples informations ».

Ces « journalistes d’investigation » se sont bien gardés d’interroger des experts

« Cash investigation » a rétorqué au Comité que l’entreprise a refusé d’accorder un entretien à ses équipes. Mais l’instance saisie par la Caisse d’épargne juge que « le refus de l’entreprise d’accorder un entretien ne suffit pas à justifier une présentation déséquilibrée des chiffres. Il était possible d’interviewer des experts de légalité pour qu’ils présentent les enjeux des différentes méthodes de calcul et de ce qu’elles peuvent indiquer du comportement des entreprises ». D’autant plus que ce chiffre de 1 % est celui de l’index dit « Pénicaud », que le gouvernement demande aux entreprises « pour évaluer, selon des critères normés, les différences de rémunération » entre les hommes et les femmes.

Le Comité d’éthique estime enfin que « la présentation des faits par Cash Investigation correspond pour l’essentiel aux arguments de la CGT » qui mène une action de groupe en justice contre sa direction et rappelle que ce syndicat, « minoritaire dans l’entreprise » n’a pas signé l’accord d’entreprise relatif à l’égalité femmes hommes. En conclusion, l’instance déontologique juge que « le reportage en cause aurait pu être davantage équilibré dans la présentation des points de vue en présence ».

Une fois de plus, le CSA – Conseil supérieur de l’audiovisuel, autorité de régulation de l’audiovisuel (notamment la télévision) – est en dessous de tout.

Liens PaSiDupes:

<li>Elise Lucet, journaliste partisane et agressive (juin 2013)

<li>Elise Lucet, journaliste-activiste (juin 2015) « incorruptible », selon le magazine Marie-Claire…

<li>Elise Lucet, la journaliste qui effraie des vigiles de magasins (mars 2018) A noter que Blogger (Google) a désactivé tous les libellés attachés à ce post…

<li>Attentat islamiste: le principal suspect visait, semble-t-il Charlie hebdo (septembre 2020)

Agressions: France Info se charge de contester le bien-fondé de l’alarme du député Eric Ciotti

L’article non signé de la radio publique assure la com’ du ministère de l’Intérieur.

La presse française n’a rien à envier au Gabon

Les agressions se multiplient, s’inquiète l’élu chargé de la sécurité au parti Les Républicains: près de 1.000 personnes font l’objet de violences chaque jour en France. C’est le ressenti de la population confirmé au quotidien par les articles de presse. Mais France Info estime que le « constat est à nuancer en raison de l’absence de statistiques générales et du taux de dépôt de plainte très fluctuant. » Un angle d’attaque faible, chacun sachant en effet qu’on peut faire mentir les chiffres – c’est leur principal intérêt, du pain béni pour les fact checkers qui leur font dire ce qu’ils veulent, et sachant aussi qu’au départ ils ne sont pas fiables, puisque les violences ne font pas toutes l’objet de plainte. C’est ce que les feministes dénoncent ainsi dans les violences conjugales. Mais voyons comment France Info pratique la nuance…

« On n’est plus au temps du discours, on doit être au temps des actes. » Par ces mots prononcés le 13 août sur RTL, le député Les Républicains Eric Ciotti a dit sa crainte que la « politique pénale » n’ait « jamais été d’une telle faiblesse » en FranceUn souci qui fait suite au décès d’un policier au Mans (Sarthe), mort dans une neutralisation d’un conducteur ivre et récidiviste, endormi au volant de son véhicule. Sous l’effet de stupéfiants, ce que France Info occulte.

« Il y a un affaiblissement de la force contraignante de la loi », était justifié à observer sur RTL l’élu des Alpes-Maritimes. Et Eric Ciotti d’affirmer : « On voit que les agressions se multiplient. Je rappelais les chiffres : autour de 1.000 agressions par jour, 100 policiers ou gendarmes agressés chaque jour dans notre pays. » Franceinfo met en doute ces chiffres et, d’elle-même, la chaîne publique a cherché – sur la base de chiffres du ministère – à vérifier ces statistiques, qui permettent au député LR d’assurer que « la réponse pénale n’est pas à la hauteur »

Des chiffres plus élevés pour les forces de l’ordre

D’après les données mensuelles fournies par le ministère de l’Intérieur relatives aux crimes et aux délits enregistrés par les services de police et de gendarmerie, ce sont 38.519 procédures pour « violences » contre les personnes dépositaires de l’autorité publique qui ont été ouvertes en 2019. Soit, en moyenne, 105 par jour en France, ce qui corrobore les données d’Eric Ciotti, admet France Info bien que le cas des forces de l’ordre soit spécifique et ne prenne pas en compte kes « inciviltés » contre les civils. 

Ce nombre est d’ailleurs en augmentation de 4,6% par rapport à 2018 et de 15,4% par rapport à 2017. Le sénateur LR du Val-de-Marne, Christian Cambon, avait ainsi interpellé le ministère de l’Intérieur en 2019, lui « demandant mettre en place pour garantir la sécurité et l’intégrité » des forces de l’ordre, après des incidents en marge des manifestations du mouvement des « gilets jaunes ».

Entrer dans le détail, c’est recourir à l’arbitraire. En matière de catégories (fluctuantes) de chômeurs, la ficelle est d’ailleurs usée. France Info reproche donc à Eric Ciotti de ne pas préciser la nature des « agressions » qu’il évoque. Sont-elles physiques ? Sont-elles verbales ? Considérés par le Code pénal comme portant « atteinte à [la] dignité ou au respect dû à [la fonction]«  des membres des forces de l’ordre, 30.000 outrages envers les forces de l’ordre ont également été enregistrés en 2019 – un nombre lui aussi en augmentation par rapport aux deux années précédentes. Jusqu’ici, la chaîne n’a rien à dire.

Mais France Info entend nier la montée alarmante des violences urbaines en 2020 avec des chiffres du ministère de l’Intérieur !

[https://flo.uri.sh/visualisation/3468534/embed?auto=1] Or, ces données ont disparu dans la mise à jour de l’article paru 6 heures plus tôt.

« Il y a un affaiblissement de la force contraignante de la loi », a estimé sur RTL l’élu des Alpes-Maritimes. Et Eric Ciotti d’affirmer : « On voit que les agressions se multiplient. Je rappelais les chiffres : autour de 1 000 agressions par jour, 100 policiers ou gendarmes agressés chaque jour dans notre pays. » Franceinfo a cherché à vérifier ces statistiques, qui permettent au député LR d’assurer que « la réponse pénale n’est pas à la hauteur ». 

Mais Eric Ciotti ne précise pas la nature des « agressions » qu’il évoque : sont-elles physiques ? Sont-elles verbales ? Considérés par le Code pénal comme portant « atteinte à [la] dignité ou au respect dû à [la fonction]«  des membres des forces de l’ordre, 30 000 outrages envers les forces de l’ordre ont également été enregistrés en 2019 – un nombre lui aussi en augmentation par rapport aux deux années précédentes. 

Au total, donc, si l’on ajoute ces outrages aux violences, ce sont finalement 187 agressions envers les forces de l’ordre qui sont enregistrées en moyenne chaque jour en métropole et dans les Outre-mer. Un nombre plus élevé encore que celui avancé par Eric Ciotti.

Quid des agressions contre la population ? 1

1.800 agressions par jour en France: n’est-ce pas déjà trop pour France Info ?

Dans une étude du ministère de l’Intérieur, cité par ses supplétifs de Radios France, 260.500 faits de coups et blessures sur des personnes de plus de 15 ans ont été enregistrés par les services de police et de gendarmerie en 2019, soit environ 714 par jour sur le territoire français – c’est 8% de plus qu’en 2018, selon les statisticiens de la place Beauvau. Ce chiffre atteint même 1.051 agressions quotidiennes quand on ajoute toutes les autres violences dites « non crapuleuses » – et pourquoi ne les comptabiliser d’emblée? – c’est-à-dire ayant un mobile autre que le vol, selon l’affligeante classification de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (PDF).

Mais il ne tient compte ni des violences physiques dites crapuleuses (92 208 en 2019), ni des violences sexuelles (57 030), ni des menaces de violence (141 306), qui constituent aussi des « agressions ». Au total, les « atteintes volontaires à l’intégrité physique », qui regroupent l’ensemble de ces catégories d’après l’ONDRP, ont occasionné pas moins de 674.203 procédures en 2019 (soit 1.847 par jour).https://flo.uri.sh/visualisation/3468414/embed?auto=1

Des plaintes ne sont pas toujours déposées

Les taux de dépôt de plainte s’avèrent en cela très variables. « C’est avant tout le type d’agression subie, qui pousse la victime à porter plainte », écrivaient en 2011 trois statisticiens pour la revue Economie et statistique de l’INSEE, afin de décrire « l’économie de la plainte », où entrent également en compte le contexte de l’incident, l’âge ou la catégorie socioprofessionnelle de la victime. Ouf…

En 2018, le ministère de l’Intérieur estimait ainsi que seuls 10% des violences physiques ou sexuelles au sein du ménage donnent lieu à une plainte, de même que 22% pour les violences physiques hors du ménage (en dehors des cas de viol). Les vols avec violence ou menaces, eux, seraient dénoncés à hauteur de 63%, un taux proche des faits de cambriolages (62%).

D’après le rapport d’enquête « Cadre de vie et sécurité » 2019 établi par l’INSEE, ce sont ainsi 710.000 personnes qui auraient été victimes en 2019 de violences physiques, en dehors du ménage et des situations de vol. Soit près de 1.950 agressions chaque jour. Quant aux « violences physiques et/ou sexuelles » par des personnes vivant « au sein du ménage », 373.000 victimes seraient à déplorer en moyenne annuellement entre 2011 et 2018. Autrement dit, plus de 1.020 personnes agressées chaque jour.

Une augmentation des violences à nuancer

Quant à savoir si ces agressions « se multiplient », comme l’affirme le député des Alpes Maritimes Eric Ciotti, là encore, l’enquête de victimation de l’INSEE densifie à souhait le brouillard. Entre 2010 et 2018, les violences physiques perpétrées par une personne hors du foyer « auraient », selon France Info qui doute des faits, « ont », selon les lecteurs objectifs de l’INSEE, progressé de seulement 2,2%, estime la radio partisane – plus intransigeante et compassionnelle quand est agressé un journaliste – , mais le nombre de victimes de vol ou de tentatives de vol avec violences ou menaces auraient diminué de 45%, soit presque de moitié. Et sans évolution annuelle estimée pour tous les types d’agression, impossible d’émettre une conclusion générale. Il est pourtant possible à France Info de jeter le discrédit sur une déclaration de député d’opposition. https://flo.uri.sh/visualisation/3468755/embed?auto=1

En résumé, Ciotti est un modéré

Bizarrement, l’augmentation des atteintes volontaires à l’intégrité physique enregistrées par les forces de l’ordre peut être le résultat paradoxal, voire aberrant, selon France Info, de dépôts de plainte plus nombreux, sans que le nombre d’agressions ait nécessairement augmenté, ce que France Info serait bien en peine d’ailleurs de démontrer. Mais c’est un petit jeu auquel s’est déjà livré Libération en 2018: la chaîne publique est à bonne école…

L’article ne confirme pas le titre lequel est destiné à ceux qui ne se donnent pas la peine de lire plus: un titre politique et partisan suffit à nuire et l’article, à se protéger d’éventuelles poursuites.

Libération s’attaque à Darmanin

« Gérald Darmanin enfile l’uniforme répressif de Nicolas Sarkozy

La charge est violente contre le choix de Macron: « uniforme », « répression » ou « tragique »

Gérald Darmanin à l’entrée du Conseil des ministres, le 7 juillet.

Héritier assumé de l’ancien président, le ministre de l’Intérieur rêve d’un parcours similaire à son mentor et adopte la même stratégie.

«Je veux peser», plaidait-il avant le remaniement. Propulsé par Macron ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, 37 ans, surfe depuis sur les faits divers tragiques. Une enquête pour viol le vise et le leste [sic]? Le nouveau ministre de l’Intérieur trace son chemin à la hussarde [sic] pour incarner le virage sécuritaire [sic] prôné par l’exécutif. Multiplie les phrases-choc, les tweets cash et les sorties tous azimuts. Occuper le terrain, les débats et les esprits. Façon Nicolas Sarkozy, son mentor et son inspirateur, qui trônait [sic] dans le même fauteuil Place Beauvau. Stratégie : fixer l’agenda. Tactique : tenter de faire [sic]. Mais surtout faire savoir. A défaut d’avoir un bilan près d’un mois après avoir succédé à Christophe Castaner, l’ex-ministre de l’Action et des Comptes publics, transfuge de LR, aime les mots qui cognent. Aux «Kärcher» et «racaille» assénés [sic] par Sarkozy répondent déjà en écho les «ensauvagement» ou «J’étouffe» du «Sarko-boy». »

Une attaque en bande armée: l’article est signé de Christian Losson , Chloé Pilorget-Rezzouk et Charles Delouche 

Est-il besoin d’en lire plus pour savoir que Libération est partisan et ne trouvera jamais rien à sa convenance, quoi que fasse le maître de Beauvau? La lecture de ce journal informe-t-elle ou défend-elle des idées rejetées par les Français?

Mulhouse : des retards à l’école pour cause de… prière matinale

Le maire de Mulhouse et NKM « assurent » que des enfants arrivent en retard à l’école en raison de la prière: Europe 1 conteste 

Les déclarations des élus de l’opposition sont suspectées

La vigilance est interdite à l’opposition
Nathalie Kosciusko-Morizet s’est faite tacler lundi par un journaliste.
Il l’accuse de créer la polémique quand la presse faillit à son devoir d’information. La responsable UMP a en effet révélé qu’à Mulhouse des dizaines d’enfants » arrivent « tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents ».
Mieux, leurs parents, quand ils sont convoqués, « expliquent qu’il y a des autorités religieuses supérieures », prévalant notamment sur « celles de la République », avait ajouté la numéro 2 de l’UMP, estimant qu’il faut se poser la question du placement de ces enfants.

Les déclarations des élus de l’opposition sont soumises à contrôle

Sur le fond, les propos sont confirmés un peu plus tard par le maire UMP de la ville, Jean Rottner. « Loin de toute polémique, ni de la part de NKM ni de moi-même, notre responsabilité, c’est de trouver des solutions, pas de fermer les yeux », a-t-il assuré.

Les déclarations des élus de l’opposition sont raillées

Sur Twitter, la secrétaire d’Etat aux… personnes âgées, Laurence Rossignol, qui n’est pas occupée à plein temps par les seniors, s’est dite « très choquée par le fatras (sic) de NKM », notamment sur la question des prières. « Tous ces sujets exigent d’abord du sérieux », a estimé l’arrogante ministre, pour toute réponse sur le fond.

Europe 1 s’érige en arbitre et annonce que Jean-Philippe Balasse, un chroniqueur, s’est donc penché « sérieusement » (sic), quant à lui, sur la question :

Et le jugement est tombé: pour lui, pas de doute possible, la sentence du directeur-adjoint de la rédaction d’Europe 1, 44 ans, est sans appel: « Nathalie Kosciusko-Morizet a déformé les propos du maire de Mulhouse. » Jean Rottner a en effet assuré que ces « retards » concernent seulement « quelques enfants » et non « des dizaines, » comme l’a affirmé la numéro 2 de l’UMP. Et pour Europe 1 comme pour la police des manifestations, « quelques » enfants, ça ne peut donner des « dizaines » d’enfants, car l’une exagère nécessairement et l’autre n’a pas de raisons de minimiser le phénomène.
Autre « incohérence », selon le juge, en admettant que la première évaluation en soit une : si « quelques enfants » arrivent bien après la cloche, ce n’est pas parce qu’ils sont allés eux-mêmes à la prière, mais parce que leurs parents y sont allés. Une « nuance d’importance », commente le chroniqueur, sans préciser où est ladite nuance, d’autant qu’en tout état de cause seul importe les conséquences, au regard de la perturbation des classes, du respect des enseignants et du non respect des lois et règlements.

Considère-t-on à Europe 1 que les parents défaillants ou méprisants de l’école sont justifiés à inculquer la primauté de la religion sur les principes du vivre ensemble en république laïque ? Ce mauvais procès à NKM est révélateur de la complaisance de la presse à l’égard de certains contre d’autres et de la participation des journalistes à la dégradation de la vie inter-communautaire.

Jean Rottner, « un ami » ne veut pas pour autant « fermer les yeux sur certains problèmes ». Des parents souhaitent sortir des enfants de l’école en nombre croissant, explique-t-il ainsi, « et ce, quelque [« quelle que », sans être directeur-adjoint, nous semble de meilleur aloi] soit la confession religieuse, parce que l’école de la République « ne répond plus à leurs aspirations ».

Est-ce à dire que ceux qui se plaignent de ghettoïsation » sont précisément ceux qui les créent ? Est-ce également à dire que de posséder un lieu de prière ne garantit pas le respect des horaires laïcs ?
Et que sont supposés faire les citoyens quand le gouvernement de la République « ne répond plus à leurs aspirations »? Ou quel choix a un ministre quand il n’y est pas heureux ?

Enfin, reste l’énorme problème d’une grave occultation sectaire
Comment Europe 1 et son chroniqueur-directeur-adjoint-juge-et-arbitre, réussissent-ils le tour de force de ne pas nommer la religion concernée ? Quand on se livre à une contre-enquête et qu’on gribouille tant de mots pour chipoter sur « quelques » ou des « dizaines » d’enfants, on doit pouvoir investiguer sur la nature de la confession religieuse des enfants perturbateurs. Mais ni les Juifs ni les Catholiques ne sont à la fois intégristes et irrespectueux des règles de la République.
L’audience d’Europe 1 périclite: il doit y avoir une raison… dont Xavier Niel ou Patrick Drahi va savoir tirer parti !

Hommage corporatiste de L’Obs: d’abord et avant tout aux caricaturistes de Charlie hebdo…

Frédéric, Cabu, Charb, Bernard et les autres… Les 17 victimes des attentats ?

Sur la photo, les anarcho-révolutionnaires ou libertaires, seuls les 6 collaborateurs du journal, à l’origine des tueries…

Les autres ont droit à la deuxième marche au hit parade socialiste de la barbarie.
Les attentats perpétrés par les deux frères djihadistes de France contre « Charlie Hebdo » et par cet autre islamiste complice, Amedy Coulibaly, à Montrouge et Porte de Vincennes, ont fait au total 17 victimes.
Les Français, quant à eux, n’oublieront aucun d’eux.

Certains sont morts, parce que Juifs.