Françoise Nyssen a un problème avec « les mâles blancs »

«Quand la télévision d’Etat veut rééduquer le peuple»

L’ex-éditrice de province a vite viré sa cuti au virus du microcosme parisien branchouillard.

blog -Nyssen F-editions-actes-sud.jpgFrançoise Nyssen a présenté lundi 4 juin sa réforme de l’audiovisuel public. Fondatrice de Viv(r)e la République, mouvement citoyen laïc et républicain appelant à lutter contre tous les totalitarismes et pour la promotion de l’indispensable universalité de nos valeurs républicaines, Céline Pina épingle la ministre de la Culture franco-belge (elle a la double nationalité) pour son projet de faire de la télévision un outil de propagande politiquement correcte.

La rééducation du peuple confiée à la télé d’Etat ! On avait pas vu ça depuis la belle époque des totalitarismes, Mao, sa révolution culturelle et son ‘Petit livre rouge‘, l’Union soviétique et l’art marxiste-léniniste ou les Khmers rouges, purificateurs du Cambodge, face à la civilisation urbaine et bourgeoise, plus sanguinaires que leurs modèles maoïstes et autres soviétiques ? Alors que même la Corée du Nord semble vouloir s’ouvrir à la démocratie, la France de Macron réaffirme sa volonté de faire marche-arrière. <br>Vous trouvez que cela fleure bon la mesure de sauvetage ultime du bien et du beau à l’occidentale, mais vous vous trompez : le jeune guide suprême français entend nous replonger dans le dogmatisme à l’ancienne ! La rééducation d’un peuple moisi, fainéant, cynique et inculte, c’est la mission qu’il fixe à sa ministre de la culture (petit ‘c’). Elle a choisi de donner s’en prendre à l’audiovisuel : lutte contre les ‘fake news’, promotion de la parole officielle jupitérienne et retour à l’ORTF … 

Se fondant sur le postulat selon lequel une partie des Français est «hautement réactionnaire», Françoise Nyssen a donné mission à l’audiovisuel public de «changer les mentalités sur le terrain».

L’audiovisuel public doit donc devenir «le miroir de nos différences» – une variante de la ‘diversité’ et celles-ci ne sauraient être que raciales: la notion de ‘race’ sera-t-elle réhabilitée ? La diversité est ainsi devenue un terme permettant aujourd’hui d’évacuer le social pour ne privilégier que le racial

Voilà pourquoi Delphine Ernotte est félicitée par la ministre pour ses propos de 2015 sur les «mâles blancs» trop nombreux à l’antenne.

Cette rhétorique raciale des ‘Indigènes de la République’ envahit le discours de notre gouvernement.

Ses représentations et son fond d’écran intellectuel refont surface, au risque de barrer les promesses d’innovation du candidat Macron. Un travers qui, alimenté par le président Macron soi-même, creuse un fossé entre un pouvoir culpabilisateur et qui ne craint pas d’exprimer son mépris du peuple, et la plupart des Français.

Mais surtout, on aimerait savoir ce que Françoise Nyssen va bien pouvoir inventer pour accentuer encore l’orientation très idéologique du service public

<br>Il suffit d’écouter France Inter ou France culture par exemple pour constater que quand on pense diversité, ce ne sont pas d’opinions et de propositions dont on parle. L’idéologie marxiste du service public a fait beaucoup pour la promotion du discours raciste des Indigènes de la République, préférant mettre en avant des Rokhaya Diallo, Nacira Guenif (universitaire qui brouille les pistes sur les questions de genre et d’ethnicité ) et autres Houria Bouteldja, plutôt que Tania de Montaigne. Le rappeur Médine en ‘prime time’ ?

<br>Il a fait aussi beaucoup pour assurer le rayonnement des frères musulmans, au premier rang desquels Tariq Ramadan. Bref, il marque un penchant indigéniste et islamo-gauchiste assez assumé. Le problème n’est pas seulement que cette frange raciste, obscurantiste et haineuse ait du temps de parole. Après tout, ils représentent une idéologie qui est en train de mettre le feu au monde et de déconstruire notre société. De fait, ils sont une force constituée et on ne peut l’ignorer. De là à instituer ces théoriciens du racisme et leurs homologues radicalisés en «camp du bien» faisant des procès de Moscou à tout ce qui ne pense pas comme eux, il y avait un pas, de là à déconsidérer et à caricaturer les laïcs et les défenseurs de la République, il y avait un abîme. Notre ministre les a franchis.

<br>Ainsi, à l’heure où l’audiovisuel public crève de trop d’idéologie, la ministre propose d’en faire un corset moral pour population déméritante (« gens qui ne sont rien » et « fainéants’), incapable de penser par elle-même, le tout avec une nuance de mépris de classe.

<br>Bien entendu, elle cible avant tout la jeunesse. On la dit en perte de repères : la tâche n’en sera que plus facile. Et, après tout, si on veut changer un peuple qui ne convient pas, il faut en modeler la descendance plutôt que s’acharner à redresser ce qui est courbé. Or, redresser veut dire, ici, ré-éduquer, c’est-à-dire gauchir.

Alors, trop réactionnaires les Français ?

Et que dire d’une ministre issue de la société civile – une non-élue, jamais et nulle part – qui méprise ceux dont dépend sa légitimité par la grâce de Jupiter – un élu du fait du hasard, et qui prend dans leur poche de quoi financer leur rééducation idéologique, alliant ainsi le cynisme au mépris?

Qui sont ces gens qui veulent faire croire qu’ils sont le nouveau monde et qui ont l’air juste de rejouer les années 30, inconscient des lendemains qu’ils préparent.

Mais surtout, que de rideaux de fumée derrière ces discours pompeux et ridicules. <br>Car, la vérité, c’est que l’Etat veut réaliser des économies, chiffrées entre 250 et 500 millions d’euros d’ici à 2022 et que tant d’idéologie mal placée est en fait au service d‘une gestion comptable, sans vision.

<br>Car si vraiment la ministre pensait à la jeunesse, alors elle devrait combattre les marchands de haine, les trafiquants de ressentiment et les nourrisseurs d’échecs. Les discours des Houria Bouteldja, Rokhaya Diallo et Yassine Belattar, dont ce pouvoir fait tellement cas, sont une catastrophe dans les banlieues. Victimisation et logique de vengeance deviennent le seul lien social en dehors de l’appartenance communautaire. De plus en plus de jeunes dans les quartiers sont liés à leur communauté de race et de religion et n’ont plus de rapport avec le reste du monde que via la violence et le rejet. Mais Macron n’est-il pas lui-même coupé de la vraie vie ? Cela envoie les communautaristes droit dans le mur et ils ne sont pas conscients d’être souvent une des causes de leur propre relégation.

<br>Alors, quand le faible niveau d’éducation, l’acculturation, les difficultés du quotidien enferment les personnes dans des discours formatés où  le plus récurrent est la victimisation et le rejet de la faute sur le premier autrui qui passe, il est peu constructif de participer à cet enfermement en le légitimant par un «approuvé par la télé». « Vu à la télé », disent les marchands de lessive. Nyssen a confié l’intérim de sa maison d’édition, Actes Sud, à son mari Jean-Paul Capitani, un agronome, aux côtés de Bertrand Py (directeur éditorial) et de leurs trois filles. A propos de lessive, sa librairie arlésienne est soutenue par un restaurant marocain et un hammam dans le même bâtiment en bordure de Rhône.

<br>Dans ces quartiers difficiles qui poussent au communautarisme, la remise en cause est limitée, car quand on vit dans la précarité, l’effondrement intime est toujours à craindre. Seul(e) au milieu de ses semblables en perdition.

Ainsi l’échec scolaire, c’est la faute de l’école ; le chômage, la faute de la société raciste ; la violence, la faute de la police ; la délinquance, la faute des promesses trahies de la République…

<br>En revanche, personne pour expliquer que dans ces zones de relégation sociale, la société des « mâles blancs » et la démocratie sociale portent à bout de bras nombre de familles

<br>Elles financent, entre HLM, RSA, CMU, AME, APL, allocations familiales et aides diverses, des sommes considérables pour aider à payer le logement, la santé, l’éducation des enfants, leur habillement (ARS) et leurs loisirs (avec le parascolaire)… Et contrairement à ce que Madame Nyssen semble penser, perdue dans ses livres, rappeler cette réalité n’est pas réactionnaire mais «inclusif»: le problème, c’est que ces familles n’ont aucune idée des efforts que l’ensemble de la société – à majorité blanche – consent; ils n’ont pas les moyens d’évaluer ce qui leur est donné – par solidarité, voulue ou arrachée – et les considèrent comme un dû, non comme un des effets de notre contrat social. Le pire, c’est qu’ils ne veulent pas le savoir, tant on leur rebat les oreilles avec l’anti-colonialisme, voire le néo-colonialisme. Le Blanc paie ses dettes…

<br>Or, il devient urgent de faire prendre conscience à ces assistés que cet argent que la société investit sur eux est, d’un côté, un geste de reconnaissance et, de l’autre, une marque d’appartenance. Mais comment y parvenir, si la ministre n’a pas la conscience que c’est parce que nous avons en commun un idéal et un projet que nous sommes liés les uns aux autres en tant que citoyens. Sans ce bien commun, pas de socle pour la solidarité et la protection n’est plus liée à un contrat social, mais à la capacité financière personnelle de chacun, aux assurances privées qu’il est en mesure de payer. Dans une société qui se fonde sur la mise en avant de différences irréductibles, il n’y a pas de solidarité entre les citoyens, juste de la concurrence entre communautés constituées et l’on n’a rien en partage d’autre que des comptes à régler. C’est dans ce climat que prospère l’extrême gauche. Les gauches ont la responsabilité de véhiculer – à des fins électoralistes, voire révolutionnaires – l’idée que la solidarité n’est pas citoyenne, mais communautaire.

Plutôt que de vouloir rééduquer les Français, la ministre de la culture devrait se préoccuper de transmettre l’universalisme de nos principes et idéaux et rappeler ce que nous avons en partage, qui fait de nous des compatriotes, ce domaine public qui est notre monde commun.

Nyssen va dans le sens de la haine des Blancs, mâles ou non, à tout propos, et non plus seulement de la colère à l’ancienne.

Réforme de l’audiovisuel : l’homme pressé de l’Elysée ralentit le pas

La réforme de l’audiovisuel public repoussée à «courant 2019»


 

France Télévisions devra libérer «au moins le canal hertzien» de sa chaîne jeunesse France 4, afin de recentrer sur le numérique son offre dédiée au jeune public, a annoncé, lundi 4 juin, la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

Quant à France Ô, «il faudra interroger nos concitoyens d’outre-mer et leurs élus pour déterminer si l’avenir est au maintien de France Ô sur le canal hertzien ou au contraire au renforcement des offres numériques des Outre-Mer Premières», ajoute la ministre, dans un discours sur l’avenir de l’audiovisuel public.

Le calendrier législatif de la réforme de l’audiovisuel public a été repoussé à «courant 2019»

Sont annoncées des lois sur «la réforme de la gouvernance» et «le financement» qui passera par une révision de la redevance, a annoncé Françoise Nyssen. «Nous nous sommes concentrés sur la transformation de l’offre parce que c’est ce qui concerne le public aujourd’hui», explique la ministre de la Culture dans un discours qu’elle doit prononcer lundi matin, transmis. L’AFP – qui se dit indépendante du pouvoir politique mais diffuse ses éléments de langage auprès de la presse « libre » de « fainéants » – se chargera de lui dupliquer la parole jupitérienne portée par Nyssen.

France 3, qui diffuse actuellement deux heures de décrochages régionaux par jour, devra se recentrer sur la proximité et «tripler» ses programmes régionaux, au détriment des chaînes locales de radio et de télé, et combiner ses forces avec les radios locales de Radio France, a poursuivi la ministre de la Culture Françoise Nyssen. «L’identité de France 3 sera donc recentrée sur cette mission fondamentale qu’est la proximité. Je souhaite que l’on multiplie par trois les heures de programmes régionaux», a précisé la ministre, dans un discours sur la réforme de l’audiovisuel public qu’elle doit prononcer lundi matin et transmis à l’AFP, en avant-première exclusive…

Le gouvernement de Macron a un an: sa « société civile » a-t-elle fait merveille ?

Un an de présidence Macron: la « société civile » du gouvernement essuie toujours les plâtres

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A noter que la caution noire unique est posée bien en évidence

Les arrivants croyaient tout savoir et faire la démonstration de la supériorité du monde de l’entreprise, mais l’étiquette d’arrivistes prétentieux leur colle à la peau comme la glue. Le premier gouvernement du quinquennat d’Emmanuel Macron, dirigé par Edouard Philippe, fait la part belle à des personnalités issues de la « société civile », avec des profils contrastés, du médiatique Jean-Michel Blanquer à l’Education à la discrète Françoise Nyssen à la Culture, en passant sans s’arrêter sur des recrues restées inconnues, en dépit des assurances réitérées que tout l’effectif est sur le pont : de là à penser que ce sont des pansements sur les jambes de bois de l’exécutif, il n’y a qu’un pas, au vu des retards à l’allumage de sa mise en marche.

Jean-Michel Blanquer (Education), « c’est un des rares techniciens politiques. C’est pour cela qu’il réussit », analyse un responsable de droite. Cet ancien directeur général de l’enseignement scolaire — n°2 officieux du ministère sous Nicolas Sarkozy— connaissait déjà bien la rue de Grenelle. Parmi ses principales mesures réellement lancées figurent le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire et la réforme du bac, profondément modifié à partir de 2021.

Muriel Pénicaud (Travail) est passée par le cabinet de Martine Aubry. Cette ancienne DRH chez Danone a conduit le premier coup de force du quinquennat : les ordonnances réformant le droit du travail, mais son vote par une majorité présidentielle novice et dévote laisse des séquelles profondes et durables qui expliquent la virulence des mouvements sociaux actuels à la SNCF ou à Air France, en passant par les étudiants d’extrême gauche. Et, compte tenu de sa méthode de bulldozer sans âme, ses chantiers en cours ne sont pas de nature à apaiser la population: la réforme de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage, ainsi que la réforme des retraites. Ses interlocuteurs louent sa maîtrise des sujets, mais son passé professionnel lui vaut aussi de la suspicion et des critiques, notamment sur une plus-value réalisée chez Danone deux mois après un plan de départs volontaires. De plus, la justice enquête sur des soupçons de favoritisme chez Business France, agence de promotion de l’économie française à l’étranger, dont elle était alors directrice générale et qui aurait levé des fonds pour le candidat Macron à l’occasion de son déplacement américain à Las Vegas.

Agnès Buzyn (Santé), bien qu’ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de santé, a accumulé les bavures. Elle a rapidement réussi à imposer par décret le passage à onze vaccins obligatoires pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Elle a aussi porté l’augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros. <br>Mais elle a dû en rabattre sur l’alcool et ses positions tranchées ont dû être assouplies sous la pression du monde viticole. Elle a aussi été accusée d’avoir tardivement réagi dans la crise du Levothyrox. L’ex-belle-fille de Simone Veil est aussi confrontée au profond malaise des soignants dans les hôpitaux et à la grogne dans les Ehpad.

Nicole Belloubet (Justice) est une  ancienne rectrice parvenue par la politique, autrefois élue PS en Midi-Pyrénées, à Toulouse, elle a accédé au Conseil constitutionnel – par la grâce de Jean-Pierre Bel, président radical du Sénat et élu de la même région Occitanie (fusion  des anciennes régions Languedoc-Roussillon et …Midi-Pyrénées) -, pour le quitter à 62 ans et remplacer François Bayrou pour être la mère-porteuse de sa loi de « moralisation de la vie publique« . Arrivée derrière Taubira et Urvoas, elle a dû gérer la  crise larvée qu’ils ont laissée dans les prisons, avec des blocages de surveillants, et doit désormais contenir la mobilisation des magistrats et surtout des avocats contre son projet de réforme qui ambitionne paradoxalement de désengorger les tribunaux (puisqu’elle veut supprimer les tribunaux d’instance et les rattacher au tribunaux de grande instance, éloignant ainsi toujours plus le justiciable de la justice)  et de résorber la surpopulation carcérale.

Frédérique Vidal, ancienne présidente de l’Université Nice-Sophia-Antipolis,  est une intellectuelle. Elle a multiplié les interventions pour défendre sa loi sur l’accès à l’université, réforme ultra-sensible au cœur du mouvement de grogne dans plusieurs facs où les cours et les partiels sont ou suspendu ou annulés ou remplacés par des épreuves de fortune (notamment des devoirs à la maison remis par Internet !) : l’Université est une pétaudière sans nom aux mais des révolutionnaires anarcho-autonomes qui, à quelques-uns,  dictent leur loi à la majorité. Si ses détracteurs la trouvent « rigide », les professionnels de la majorité lui trouvent une très bonne connaissance (théorique d’administratrice) du secteur: des compétences de technicienne qui ne trouvent pas l’adhésion de son public.

Marlène Schiappa (Egalité femmes-hommes) est la commère du gouvernement. La blogueuse du réseau de mères actives « Maman travaille », ancienne adjointe au maire PS du Mans, a connu des débuts chahutés avec des gaffes à répétition sans son domaine supposé, notamment des raccourcis et approximations sur l’épisiotomie, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ou la proposition d’un CAP petite enfance pour les jeunes mères sans qualification. Si elle est défaillante à son poste, « elle est plus politique qu’il n’y paraît », assure une ancienne ministre (dont l’identité est masquée !), mais elle a surtout bénéficié de circonstances inespérées dans ses thématiques préférées, renforcées après le scandale Weinstein et le mouvement #Metoo. Depuis, elle indispose plus que jamais par ses prises de paroles intempestives sur tous les sujets – y compris hors de son champs officiel d’action – et l’abondance de ses tweets,  révélant un temps réduit laissé à la réflexion. Au point qu’elle semble avoir pris la place des hommes, son collègue porte-parole,  Benjamin Griveaux.

Françoise Nyssen (Culture) est l’anti-thèse de Jack Lang ou Fleur Pellerin : terne et cultivée. « Faut-il sauver Nyssen ? », interrogeait récemment Libération. L’ancienne co-directrice des éditions Actes Sud est souvent brocardée pour n’avoir pas su endosser les habits de ministre. La réforme à haut risque de l’audiovisuel public aura valeur de test. Autres chantiers: la stratégie en faveur du patrimoine, la refonte du système de distribution de la presse et le « pass culture », dispositif visant à aider les jeunes de 18 ans à accéder à l’offre culturelle, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, mais déjà existante à foison : un foisonnement démagogique sans ambition d’élévation de l’esprit et orienté vers le multiculturalisme le plus populiste. La déghettoïsation culturelle a du plomb dans l’aile : elle est confiée à des associations (et MJC) politisées qui, si elles en avaient la volonté, se tireraient une balle dans le pied. 

Elisabeth Borne (Transports) cristallise toutes les critiques adressées au gouvernement sur son incapacité au dialoque. Début avril, le quotidien Les Echos révélait avoir renoncé à publier une interview de la ministre « tellement réécrite » par Matignon. Ex-directrice de la stratégie de la SNCF, puis présidente de la RATP, cette polytechnicienne connaît son baptême du feu avec la réforme de la SNCF. Les syndicats ont claqué la porte de ses concertations, et après une fin de non-recevoir initiale, ils seront reçus lundi par Edouard Philippe.

Où sont les hommes, dans ce gouvernement ?

Fin septembre 2017, Gérard Collomb ministre d’Etat à l’Intérieur – « un lion dans le moteur de Macron », selon Le Point en mai 2017 – était crédité de 25% d’opinions positives, mais c’était un gag d’Elabe-Les Echos-Radio classique ! (36% pour Harris, quatre semaines plus tôt)  et, la même semaine,  You Gouv ne lui en trouvait que 8%… Dès janvier, il était devenu le « ministre de la barbarie« , selon les termes du Huffington Post.

En octobre 2017, Les Echos (encore lui) assurait que « les personnalités exposées du gouvernement progress(ai)ent » mais, en février 2018, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait perdu  5 points, à 21%.

Le ministre du Budget Gérald Darmanin est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol… Les avocats de Gérald Darmanin ne nient pas la relation sexuelle mais considèrent qu’elle ne peut être qualifiée de viol. D’après le journal Marianne (qui aurait eu accès au dossier ), en revanche, l’étude des SMS envoyés par la plaignante montrent que le rapport sexuel est « manifestement lié à la promesse de voir son dossier défendu auprès de la ministre ». Des faits qui pourraient être qualifiés de trafic d’influence et d’abus de faiblesse (et favoritisme?), mais  désormais couverts par la prescription.

Le septuagénaire Jean-Yves Le Drian apparaît de plus en plus en ‘mauvais’ génie’ de la politique étrangère de Macron. A son nouveau poste, l’ex-socialiste poursuit l’action partisane engagée auprès de l’antisioniste Fabius, lorsqu’il était aux Armées. 

Et s’il fallait citer le bilan de Nicolas Hulot, on aurait tout dit des réalisations gouvernementales… 

Restent les « encycliques » de Macron  au monde. <br>