Délinquant tué à Nantes : des mères ne reconnaissent pas d’autre autorité que le Coran

L’individu, Aboubakar Fofana, « était un délinquant recherché; il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt ».

blog -Fofana Aboubakar-delinquant de Nantes-juill2018.jpgConnu de la police pour vol par effraction, menace de mort, vol en bande organisée et association de malfaiteurs, il a été abattu par la police à Nantes, le 3 juillet, alors qu’il tentait de se dérober à un contrôle d’identité en prenant la fuite à bord de son véhicule. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour vol en bande organisée et recel.
Son véhicule avait été signalé dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Alors que les policiers s’apprêtaient à vérifier son identité, cet homme de 22 ans a passé la marche-arrière pour reculer sur un CRS, malgré la présence d’une fillette qui circulait à bicyclette, toujours selon la même source. L’un des policiers, qui se trouvait à l’avant de la voiture, a tiré un coup de feu, tuant l’agresseur.

La maire (PS) de Nantes a aussitôt clamé que ses « première pensées » allaient « à ce jeune homme mort et à sa famille ». Les citoyens respectueux de la loi républicaine, mais victimes des vols par effraction, menaces de mort, vols en bande organisée et autres délits en association de malfaiteurs commis par ce jeune malfrat, ne doivent pas compter sur la compassion de Johanna Rolland.Celle-ci a-t-elle compris qu’elle n’a rien à attendre de ce type d’administré, depuis que sa voiture personnelle été incendiée, dans la soirée du jeudi 4 au vendredi 5 juillet, au cours d’une troisième nuit consécutive d’émeutes à Nantes en soutien à Aboubakar. Une cinquantaine de véhicules et des bâtiments ont été incendiés.

Aboubakar Fofana était surnommé « le Loup », en raison de son caractère solitaire, indique Le « Le Parisien ». Originaire de Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, l’homme était toutefois connu des services de police. Mercredi peu après les événements, le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a indiqué qu’il était sous le coup d’un mandat d’arrêt, délivré en juin 2017 par un juge d’instruction de Créteil.

Il était venu se faire oublier chez sa tante à Nantes, il y a un peu plus d’un an, insinue Le Parisien. Depuis le drame, solidaires d’un frère de couleur, les habitants du quartier assurent, sans nécessairement le connaître, qu’ils ont perdu un « ami » du quartier, un gars sans histoire. En fait, il était originaire de la cité de la Muette à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), PCF jusqu’en 1995. En mai 2017, deux frères de 24 et 20 ans – connus des services de police, notamment pour des affaires de stupéfiants et de vol avec arme – y avaient été la cible de tirs d’arme à feu, au niveau de la place Nelson-Mandela, dans le quartier de la Muette.
<br>Garges-lès-Gonesse, un jeune est en garde à vue après la marche pour Aboubakar.
Une voiture et deux poubelles ont été incendiées ainsi que des projectiles jetés à répétition sur les policiers à la suite d’un rassemblement organisé en réaction à la mort d’Aboubakar Fofana, originaire de la Muette. A 23h30, alors que le cortège qui s’était rendu devant le commissariat de Sarcelles s’était dispersé plusieurs heures plus tôt, un cocktail Molotov a été lancé sur des fonctionnaires de police, rue Paul-Langevin, à Garges. L’engin incendiaire a atterri aux pieds de deux policiers qui n’ont pas été blessés. Les forces de l’ordre ont riposté en tirant deux grenades pour disperser les agresseurs.
A 1h15 du matin, avenue du 8-Mai-1945, dans le secteur du Fort de Stains, un équipage de la BAC a été la cible de projectiles, notamment des pierres. Les fonctionnaires ont tiré à deux reprises avec un calibre 40 (projectiles en caoutchouc) et ont identifié un des auteurs présumés du caillassage. Celui-ci, âgé de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.
Pratiquement au même moment, allée Van-Gogh, une patrouille de police-secours qui contrôlait un véhicule a été également prise à partie et a essuyé des jets de pierres qui n’ont pas fait de blessés.
Vers 2h30, du matin, les policiers ont dû faire usage à deux reprises du calibre 40 pour sécuriser l’intervention des sapeurs-pompiers mobilisés pour éteindre des feux de poubelles.dans le secteur de la place de la Commune-de-Paris.

En vérité, Fofana était recherché pour vol en bande organisée, recel et association de malfaiteurs. La voiture qu’il conduisait sans ceinture au moment des faits était sous surveillance, précise une source policière à 20 Minutes. Il était au volant d’une Nissan Juke, un crossover d’une valeur de 16.000 à 21.300 euros.
Son prénom désigne le petit du chameau et son patronyme renvoie aux Diakhankés, groupe ethnique de musulmans établis au Sénégal, en Guinée, au Mali, en Gambie.

Des « jeunes » ont commencé à mettre le feu à une station service, à un lycée professionnel et à une école :  au total, 8 bâtiments ont été dégradés. Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont un mineur de 14 ans. Il était en possession d’un bidon d’essence et de mèches, révèle la police.

Après plusieurs heures passées à narguer la police, les groupes de jeunes se sont fait disperser par les CRS qui ont utilisé les gaz lacrymogènes. « C’est la plus grande provocation qu’ils pouvaient nous faire« , estiment Samir, habitant du quartier pour qui les représentants de l’ordre républicain n’auraient rien à faire dans la cité du Breil. « Ils auraient pu ne plus jamais revenir et nous laisser tranquille. » 

La presse et les réseaux ont pris le parti du voyou. 

Le lendemain matin la radio et la télévision ont diffusé des témoignages – uniquement à charge – de voisins du jeune Aboubakar Fofana. Tous expliquaient à quel point « la victime » était un garçon charmant, serviable, calme, pas méchant, vraiment sympathique.  Les media institutionnels espèrent ainsi participer au retour du calme à Nantes, mais la presse ne réussit qu’à convaincre les délinquants de leur bon droit en défiant la police et en s’en prenant aux symboles de la République.

La photographie d’un CRS, dénoncé comme étant celui qui a mortellement blessé Aboubakar Fofana, a été diffusée sur Facebook (ci-dessus). Elle est devenue virale après avoir été publiée sur Facebook ce mercredi après-midi. En incrustation, on peut y voir : « C’est lui le Fils de Pute qui a tué le ptit frère du « BREIL » à Nantes44 ». De nombreux commentaires haineux vise le policier, lequel est menacé de mort. Des dizaines de commentaires ont été déposés sous la photographie, où se succèdent tour à tour, appels au meurtre et insultes.

Les mères des quartiers ne reconnaissent pas les lois de la République

Le poing levé ! Ne seraient-ce pas des réfugiés politiques ?

« Si on ne dit rien, comme aux Etats-Unis, les Noirs se feront tirer dessus » : la colère des mères de famille racistes éclate à Nantes. A l’arrivée de la marche, des poings se sont levés, la foule a crié pour demander la « vérité pour Abou », sous des applaudissements. « Peut-on faire confiance à la justice ? », s’interrogent certains habitants militants, malgré le placement en garde à vue du fonctionnaire de police qui a tiré sur le délinquant. Deux individus, qui viennent de laisser un tag demandant « Justice pour Aboubakar », espèrent que cette fois, « il va se passer quelque chose », que le policier « sera sanctionné ». D’autres graffitis ou affiches, dans le quartier, mettent en cause plus directement les forces de l’ordre et l’Etat. 

Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018. 
Une affiche quartier du Breil, à Nantes, où un jeune de 22 ans a été tué par un tir policier le 3 juillet 2018.  (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Camille rappelle des affaires du passé. « La justice ne fera rien, elle n’a jamais rien fait, regardez Adama Traoré, Zyed et Bouna, les policiers n’ont rien eu », lance-t-il. 

« Si on ne dit rien, on va terminer comme aux États-Unis, les Noirs se feront tirer dessus », explose une mère de famille, qui précise ne pas cautionner les violences, mais comprendre que les jeunes se soient révoltés. « Imaginez, vous voyez votre copain, votre frère, par terre, qu’on essaie de réanimer », dit-elle. Pour cette maman, il n’est pas étonnant que « les enfants déchirent leur tee-shirt et mordent les murs ».

Nantes: un délinquant tué par la police lors d’un contrôle; l’AFP prend le parti de l’homme

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Un majeur de 22 ans s’oppose aux forces de l’ordre, menace des policiers et se fait tuer dans sa fuite

Version de l’AFP : « un jeune homme de 22 ans [majeur] est mort mardi soir à Nantes après avoir été touché par balle par un policier lors d’un contrôle. « Un décès provoquant des violences urbaines dans trois quartiers sensibles de la ville. »
Un, le quartier n’est ni un ‘ghetto’, ni même ‘sensible’, puisqu’il possède des commerces et des annexes administratives : une bibliothèque a ainsi été endommagée lors des émeutes qui ont suivi.
Deux, à 22 ans, le « jeune » n’en est pas un, sauf à considérer que tous les délinquants des banlieues de grandes villes sont des « jeunes » et que la jeunesse est une excuse à tout.


Les faits se sont déroulés vers 20h30 lors d’un « 
contrôle diligenté par un équipage de CRS suite à des infractions commises par un véhicule« , a déclaré sur place à la presse Jean-Christophe Bertrand, directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP).

L’identité de l’automobiliste n’étant « pas claire, les CRS ont reçu pour ordre de ramener le conducteur » au commissariat. Douze heures plus tard, l’identité de l’individu restait d’ailleurs floutée… « Le conducteur, faisant mine de sortir de son véhicule, a percuté un fonctionnaire de police » qui a été légèrement blessé aux genoux, a indiqué le DDSP.
Jusqu’à quel âge est-on « jeune » ? Le tribunal pour enfants est, en France, une juridiction du tribunal de grande instance, qui juge les enfants (
mineurs au moment des faits) à huis clos, pour des contraventions de cinquième classe (violences ou blessures légères…) ou des délits (vols, violences graves…) et les crimes (meurtres, viols…). Toutefois, s’agissant des crimes, les mineurs âgés de plus de 16 ans relèvent de la Cour d’Assises des mineurs.

Face à l’agression, « un de ses collègues a fait feu et a touché le jeune homme qui est malheureusement décédé« , a-t-il déclaré. « Selon des sources policières, le jeune [continue l’AFP] aurait été touché à la carotide et serait décédé à son arrivée à l’hôpital.
« Le SRPJ de Nantes et l’Inspection générale de la police nationale sont saisies de l’enquête afin de préciser la commission des faits et déterminer dans quelles circonstances le policier a été amené à faire usage de son arme », a précisé à l’AFP le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès.

Le tir du policier a aussitôt déclenché des violences urbaines dans le quartier du Breil avec des « prises à partie, des jets de cocktail Molotov », a précisé M. Bertrand

Des pompiers luttent contre le feu allumé dans un bâtiment du quartier Dervallières de Nantes, le 4 juillet 2018

 Un centre paramédical, ainsi que des voitures ont été incendiés. 

 

Au-delà de ce centre commercial, l’incivilité du délinquant de droit commun a été aussi « le point de départ d’autres violences urbaines sur d’autres quartiers sensibles de Nantes », à Malakoff et aux Dervallières, a précisé Jean-Christophe Bertrand.

Dispositif de sécurité renforcé

Un habitant du quartier du Breil, Steven, 24 ans, a déclaré à une journaliste de l’AFP avoir « entendu des détonations ». « J’ai mis une demi-heure à descendre. Je voyais que ça brûlait de partout, ça courrait de partout. Il y avait le feu à des poubelles, à des voitures. Ils étaient en train de tout casser. Ça a duré super longtemps« . Selon le jeune homme, le calme est revenu peu après minuit.

Aux Dervallières, la mairie annexe et la maison de la justice et du droit – symboles de la République –   ont été pris pour cibles. Les pompiers étaient encore en intervention pour éteindre les flammes vers 03h00.

Johanna Rolland, maire PS de Nantes, une protégée de Jean-Marc Ayrault, est arrivée peu avant 02h30 aux Dervallières. « Mes premières pensées vont à ce jeune homme mort, à sa famille, à tous les habitants de ce quartier, de nos quartiers« , a-t-elle déclaré, sans aucune mention des forces de l’ordre et des pompiers. « La police et la justice dans son indépendance devront faire la clarté et la plus totale des transparences sur ce qui s’est passé ce soir« , « mais l’urgence ce soir, c’est l’appel au calme dans nos quartiers », a-t-elle martelé, en langue de bois.

La situation semblait apaisée peu avant 03h00 dans les trois quartiers touchés par les violences. Il n’y a eu aucune interpellation, selon une source policière.

Près de 200 policiers sont mobilisés, indique la DDSP. Le quartier du Breil était placé en dispositif de sécurité renforcé après la découverte d’un blessé par balle la semaine dernière avec suspicion de l’usage d’une arme de guerre, selon une source proche du dossier. 

L’AFP ne parle pas de kalachnikov, mais pas non plus de l’activité souterraine du « jeune homme« , connu des services de police dans le milieu de la drogue.

La « marée populaire » anti-Macron dans la rue : « petit coefficient de marée, » raille Philippe

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

blog -Macron 1er fustige par la maree populaire du 26 mai 2018Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000.

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,


blog -Melenchon et ses Amazones-26mai2018
Mélenchon et ses Amazones, le 26 mai 2018

A l’appel exceptionnel d’une soixantaine d’organisations pour une « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, des  milliers d’opposants ont défilé samedi 26 mai 2018.

Avec 190 rassemblements, ce qui se voulait une « super fête à Macron », selon la formule de Jean-Luc Mélenchon, a rassemblé 93.315 manifestants à travers le pays, selon le ministère de l’Intérieur, les organisateurs annonçant entre 250.000 (CGT) et 280.000 personnes (Attac, membre participant de cette montée des eaux).

A Paris, 31.700 personnes ont défilé, selon le cabinet Occurrence pour un collectif de media, dont l’AFP, livreur de « prêt-à-penser » aux organes de presse qui recherchent le travail tout fait, dont Le Monde ou Libération, les organisateurs en comptant 80.000 et la préfecture de police 21.000. 

Chiffre supérieur à celui de la manifestation du 22 mai à l’appel de neuf syndicats de fonctionnaires (16.400, selon Occurrence), mais inférieur à la « fête à Macron » le 1er Mai, à l’appel du député Insoumis François Ruffin (38.900).

Rassemblement fourre-tout de la dernière chance en contradiction avec la séparation du politique et du syndical,

 

le collectif de partis (les révolutionnaires communistes (LFI et PCF) et  trotskistes (NPA), altermondialistes (EELV) et socialistes radicaux (Générations) …), d’associations (Attac, Amis de la terre, Mouvement de la paix (communiste)…), et de syndicats (CGT et FSU, Solidaires et Sud PTT ou étudiants (Unef) a salué « une très large participation citoyenne » et promis de « continuer, plus déterminés que jamais« .  Mais sous d’autres formes…

Concédant « un peu moins » de manifestants que pour « la fête à Macron » à Paris, Benoît Hamon a estimé samedi soir sur BFMTV qu’il faudra « sans doute qu’on cherche à diversifier les formes d’action« . Les organisateurs doivent se retrouver lundi pour faire le point.

« La marée monte progressivement » et « c’était une étape importante », a maintenu Alexis Corbière (LFI), ex-squatteur de HLM parisienne.

« C’était un petit coefficient de marée, comme on dit chez moi », a raillé le Premier ministre et ancien maire du Havre

blog -Macron impact balle entre deux yeux sur effigie-mai2018Il a surtout épinglé le « jeu dangereux » de certains qui « attisent la tension sociale en essayant de rejouer dans la rue ce qu’ils ont perdu dans les urnes« , a-t-il dénoncé dans le JDD, allusion notamment à la France Insoumise.

Pour le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, la mobilisation parisienne, « finalement assez mince »,  montre « peut-être » que  des manifestants potentiels renoncent par crainte de « violences », ou, en deuxième hypothèse, qu' »ils commencent à voir les premiers effets de la politique menée par ce gouvernement« .

A Paris, des hospitaliers, retraités, chercheurs, salariés d’Air France ou d’Aéroports de Paris, cheminots ont défilé de la gare de l’Est à Bastille. « Macron, méprisant de la République », brocardait une pancarte du PCF représentant Emmanuel Macron en monarque. « Mai 1968, Mai 2018: 50 fois plus de raisons de se révolter », affichaient des autocollants de Lutte ouvrière.

« Jupiter, on va te faire redescendre sur terre », « Macron usurpateur des voix du peuple de gauche« , ou « SNCF mon amour », pouvait-on lire à Nantes.

La CGT s’est mobilisée pour « une autre politique sociale car la politique pour les riches, ça suffit », selon Philippe Martinez, son secrétaire général. FO, la CFDT, l’UNSA avaient refusé de participer, comme le PS.

« Formez ce front populaire dont le peuple a besoin », a exhorté Mélenchon à Marseille.

Face au gouvernement, « il faut que la tête dure de Monsieur Emmanuel Macron entende ce message du peuple populaire, comme on dit ». 

blog -effigie Macron brulee Pl Nation Paris-1ermai2018Dans une ambiance printanière, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la police ou les organisateurs, ont défilé à Toulouse autour d’une pieuvre géante à l’effigie de Macron, brandissant une étiquette de « fainéant », « cynique », « cheminot, « précaire », « soignant » ou « retraité ».

A Nantes, des incidents ont éclaté lorsqu’une centaine de révolutionnaires anarchistes vêtus de noir, est passé devant la préfecture. De nombreux manifestants arboraient un gant rouge, en soutien à l’étudiant qui a eu la main arrachée mardi à Notre-Dame-des-Landes en ramassant, pense-t-on, une grenade.

Par avance, depuis la Russie, Macron avait lancé un défi assurant vendredi que la marée humaine, « ça ne nous arrête pas ». « J’écoute les gens en permanence, » bien que « rencontrer » ne soit pas synonyme d' »écouter », mais « ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique« , avait estimé le président.

Assurant le service après-vente de la parole jupitérienne, samedi sur Twitter, le patron de LREM Christophe Castaner a fustigé certaines attaques symboliques contre Emmanuel Macron: « Pendaison de l’effigie du président de la République. Sa marionnette brûlée. Le président représenté en nazi avec brassard israélien. Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse ? #MareePopulaire #manifestation » Castaner occultant donc l’impact de balle entre les deux yeux du président sur une effigie.

Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.