« Habituez-vous à vivre avec le terrorisme, » conseille Valls aux lycéens

La bourde du premier ministre dans un lycée de Seine-et-Marne

Qui peut croire désormais à l’affichage de sa détermination contre le terrorisme?

C’est ce qu’on appelle un discours de vérité ! « Les jeunes Français doivent s’habituer à vivre durablement avec la menace d’attentats« , a avoué Manuels Valls ce vendredi 23 janvier, devant des élèves d’un lycée de agricole de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), où il était en déplacement, rapporte Le Figaro. Au lendemain de la présentation d’un vaste plan école sur la laicité par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, le premier ministre devait afficher sa détermination face à la menace terroriste.

« Votre génération, votre classe d’âge, doit s’habituer à vivre avec ce danger pendant un certain nombre d’années », a-t-il affirmé aux lycéens, en présence de Najat Vallaud-Belkacem, et de Stéphane Le Foll, ministre intermittent de l’Agriculture, deux semaines après les tueries contre Charlie Hebdo et le supermarché casher de la porte de Vincennes,

Les islamistes ne savent pas compter (sauf les demandeurs de rançons),  mais Valls ne sait pas ce qu'il dit.
Les islamistes ne savent pas compter
(sauf les demandeurs de rançons),
mais Valls ne sait pas ce qu’il dit.

suscités par les caricaturistes du journal anarcho-révolutionnaire. « Je ne ne veux rien cacher de cette menace, elle existe et les enseignants doivent le savoir», a insisté le premier ministre, dans un aveu d’impuissance.

Manuel Valls a également déclaré que le plan Vigipirate, qui a été élevé à son niveau maximum au lendemain des attentats, durera « aussi longtemps que nécessaire ». Mercredi 21 janvier, le gouvernement a annoncé la création de 2680 postes policiers supplémentaires pour renforcer la lutte contre le terrorisme, pour un budget de 425 millions d’euros sur trois ans, dont on ne sait comment il sera financé…

Si les Hollande et Valls remontent dans les sondages, c’est qu’ils savent redonner confiance en l’avenir !

Attentats islamistes antisémites: minutes de silence perturbées dans des lycées

Le silence complice des influenceurs a conduit aux carnages 

Le Premier ministre Manuel Valls a fustigé aujourd’hui les jeunes qui ont refusé de respecter la minute de silence du 8 janvier en hommage aux Juifs pris en otages à l’épicerie casher de Vincennes et aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo. Il a toutefois tenté de minimiser la gravité des faits en jugeant ces phénomènes « très minoritaires« . Les rectorats ont recueilli des signalements de perturbations dans environ 70 cas sur le territoire français et rappelant qu’il y a 64.000 établissements scolaires, a souligné le ministère de l’Education qui passe en revanche sous silence que des chefs d’établissement ont pu ne pas faire remonter les refus. En pareil cas, la langue de bois et l’omerta du milieu favorisent les éléments de langage que diffusent le pouvoir pour qui les choses « se sont globalement bien passées ».

Le gouvernement campe dans le refus

Cabu, autre victime expiatoire

Manuel Valls ne veut pas, mais ça se passe… « Dans mon pays, je ne veux pas que l’on puisse dire que l’ennemi, quand un élève répond à une question d’un enseignant, c’est le juif », a déclaré Manuel Valls sur BFM TV et RMC. « Je ne veux pas qu’il y ait des jeunes qui fassent le V de la victoire après ce qui s’est passé« , a-t-il ajouté, refusant que des jeunes se reconnaissent « dans ces terroristes barbares« . Les cas de perturbations ont été traités localement par les équipes éducatives, entre dialogue éducatif et sanctions proportionnées à la gravité des faits, allant du rappel à l’ordre à la convocation de conseil de discipline, précise le ministère de l’Education.

A Saint-Denis, collégiens et lycéens ne sont pas tous « Charlie »

Le monde à l’envers, quand Charlie hebdo posait en victime

« Je ne suis pas Charlie  » : la phrase était inscrite sur le colis suspect trouvé, ce vendredi 9 janvier, dans la salle des professeurs du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis. « Il n’y avait pas de bombe, mais des câbles et un détonateur », en guise d’avertissement, soufflent Maryam et Marie-Hélène, deux élèves de 1re, à la sortie des cours, encore chamboulées par « cette semaine de fous ».
#JenesuispasCharlie, c’est aussi le hashtag qui a commencé à apparaître sur Twitter, ces dernières heures, comme un contre-pied, en fait une provocation, face la mobilisation suscitée par l’attentat contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier. Que se serait-il passé si la minute de silence avait rendu hommage aux quatre morts de clients de l’épicerie casher de Vincennes.

blog -Charb et Mahomet egorge-dessin de Charlie hebdo
Incitation à la haine et à la violence

Le journal Le Monde rapporte que la plupart des élèves croisés vendredi après-midi à Saint-Denis approuvent ces refus. S’ils condamnent d’abord l’assassinat des caricaturistes, ils dénoncent aussi leurs caricatures. Pour tous, la vie est sacrée, mais la religion aussi. «  Moi, la minute de silence, je ne voulais pas trop la faire, lâche une soi-disant Marie-Hélène, 17 ans, je ne trouvais pas juste de leur rendre un hommage car ils ont insulté l’islam, et les autres religions aussi.« , à en croire ce témoignage anonyme, selon Le Monde.
Un certain Abdel, 14 ans, collégien à Pierre-de-Geyter, n’est pas à l’unisson de la presse solidaire de ses confrères. « Bien sûr que tout le monde a participé à la minute de silence, et il y avait tous les musulmans », insiste-t-il. Mais il ne cache pas sa motivation :  » Je l’ai fait pour ceux qui ont été tués, mais pas pour Charlie [Charb], le mec qui a dessiné. Je n’ai aucune pitié pour lui. Il a zéro respect pour nous, les musulmans. Mais ce n’était pas la peine de tuer douze personnes. Ils auraient pu ne tuer que lui. »

Charb est l’un des dessinateurs de Charlie hebdo, victimes des djihadistes de France

Plus urgent que la « théorie du genre ». La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, a rencontré aujourd’hui l’ensemble de la communauté éducative et universitaire pour « préparer une mobilisation renforcée de l’école pour les valeurs de la République ». Elle réunira demain l’ensemble des recteurs d’académie.

Reste la nécessité d’un contrôle des activités religieuses de la communauté musulmane, dont les prêches des imams des mosquées et l’enseignement des écoles coraniques (plus de 50 en 2014).
C’est la mission républicaine du ministricule de l’Intérieur, Nanard Cazeneuve.