Doubs: près de 50% des électeurs ont voté contre le candidat de la gauche

Courte victoire en trompe-l’oeil du PS

A 800 voix près, le PS conserve sa majorité

« Nous gagnons 2.600 voix par rapport au second tour de 2012, alors que le PS perd 6.000 voix », s’est félicitée la candidate frontiste.

L’appel du PS à un « front républicain » a été peu entendu et Frédéric Barbier a remporté » son duel contre la candidate du Front National d’une courte tête.
Test électoral national dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars, la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs a conforté le Front National qui confirme sa poussée en séduisant quelques 6.000 nouveaux électeurs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier a obtenu 51,43 % et Sophie Montel, sa rivale frontiste, seule contre tous, a atteint 48,57 % qui l’autorisent à se réjouir.

« Les résultats ce soir, ça se joue à pas grand chose, à peine quelque 500 voix d’écart. […] C’est une voie royale pour 2017. Il nous reste deux ans et demi pour convaincre les électeurs, pour gagner 1%. »

Sur i-télé, elle a ajouté :

« Ce soir, nous entrons dans une nouvelle ère, à savoir la fin du tripartisme, une bipolarisation de la politique française avec d’un côté le Front national (…), de l’autre côté le reste, incarné par l’UMPS, les centristes, les verts qui se montrent à l’évidence incapables de gagner seuls. »

Seulement 863 voix séparent en effet les deux candidats.

« Les socialistes n’ont pas à fanfaronner, le grand vainqueur ce soir, c’est le Front national », a souligné la candidate frontiste, Sophie Montel.
Le candidat victorieux ne pavoisait d’ailleurs pas dimanche soir.Il a reçu le message de défiance que les électeurs de cette région à l’industrie sinistrée a voulu envoyer au pouvoir socialiste responsable d’une politique désastreuse d’austérité. « Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas. Ce succès je le dois aux forces républicaines. A ce rythme, l’ascension du FN vers le pouvoir doit être prise très au sérieux« .

L’élu socialiste a tenu à remercier les membres de l’opposition Juppé, NKM, Larcher, Bayrou qui ont pris position au second tour en faveur d’un exécutif dont ils dénoncent par ailleurs la politique.
Il a aussi tenu des propos violents à l’encontre de l’UMP dont le candidat du 1er tour aurait, selon lui, été « lynché par la direction de son parti » qui avait laissé à ses électeurs la liberté de voter blanc ou de s’abstenir, dimanche 8 février (ni-ni).

Participation en forte hausse

L’effet Charlie avait déjà radicalisé le scrutin au premier tour, trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, envoyant les extrêmes au second et reproduisant ainsi le clivage de la société. Dimanche dernier, la participation a bondi de près de dix points: 49,07 % contre 39,5 % lors du 1er tour.

Le gouvernement socialiste a encore fait monter la pression dans le Doubs. Durant l’entre-deux-tours, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu une fois et le Premier ministre, deux, Manuel Valls, usant ainsi de sa position pour faire gagner le candidat socialiste.

Le Front National en restent donc à deux députés, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, élus en 2012 dans des triangulaires.

Le journal Le Monde, organe de presse du Parti socialiste ?

Son acharnement anti-Sarkozy n’éprouve-t-il pas l' »honnêteté intellectuelle » de ses  lecteurs ?

Haro sur le reconstructeur de l’UMP

La théorie de l’évolution, oui,
mais la sélection naturelle, non !

L’empathie du Monde est touchante. « Après les sifflets de Bordeaux, les sifflets de Paris. Alain Juppé a été hué par une partie des cadres de l’UMP, réunis au conseil national, samedi 7 février. Comme lors du meeting dans sa ville, l’ancien premier ministre a été chahuté lorsqu’il a appelé à un large « rassemblement de la droite et du centre », y compris le MoDem [de Bayrou, son voisin en Aquitaine], afin de lutter contre le Front national. » Le PS ne jouerait-il pas pourtant à l’unité avec les « frondeurs » de la Ch’tite maire de Lille? 

« Sarkozy joue la carte de l’unité au conseil national de l’UMP« 

« La semaine où Sarkozy a perdu de son aura, » titre encore Le Monde, le même jour.
A croire que le journal du soir dispose d’une cellule dédiée… « Engoncé dans l’impératif d’unité nationale, jouant des coudes lors de la marche citoyenne du 11 janvier, peinant à faire entendre ses propositions contre le terrorisme…
Dimanche 1er février, coup de tonnerre rue de Vaugirard. » A la législative partielle du Doubs, le candidat de l’UMP choisi par l’ancienne direction, le triumvirat Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin- n’a pas mieux réussi dans la circonscription acquise à la gauche qu’aux scrutins précédents depuis que Pierre Moscovici l’avait investie, avant de l’abandonner pour faire carrière à Bruxelles. Le premier tour du 1er février dernier administra d’ailleurs un camouflet au candidat du PS qui arriva derrière la candidate du… Front national. Pour la première fois depuis mai 2007, la gauche est défiée par l’extrême droite et appelle à un « front républicain » de circonstance, à son service, pour parvenir à le contrer.
 
« La droite se retrouve face à un casse-tête, » alors que l’arrivée d’un troisième député FN à l’Assemblée serait une échec de la gauche avant quiconque. Il appartient à la gauche de faire le « job », mais il semble au Monde – peu confiant – que le problème FN serait celui de l’UMP, parce qu’il lui revient de  » trancher entre deux choix inconfortables » – créés par le PS qui peine à conserver sa circonscription. « Soit il appelle les électeurs de l’UMP à voter en faveur du PS pour faire barrage à l’extrême droite, au risque d’alimenter le discours du FN sur l’ »UMPS » ; soit il ne prend pas position et risque d’être accusé de faire le jeu du parti de Marine Le Pen. Autant de procès qui lui sont déjà faits…
Le PS n’assume pas une éventuelle défaite

« 
Doubs: l’UMP arbitre du second tour, » titre Le Monde, comme si l’unité de la gauche ne devait pas suffire. Si le PS était envoyé dans les cordes, ce serait la responsabilité de la droite. Et à l’inverse? L’incertitude du Monde est si grande que le journal prépare l’argumentaire accusant l’UMP. « La campagne du PS, qui a capitalisé sur la bonne gestion du gouvernement après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, semble avoir porté ses fruits. De nombreux responsables socialistes ne cessent de vanter la « fierté retrouvée » de la base. Un effet de « l’esprit du 11 janvier » invoqué par Manuel Valls, venu apporter son soutien à son candidat mardi 27 janvier ? » Celui-ci aurait-il accédé au second tour sans les interventions répétées de membres du gouvernement, ajoutées à l' »effet Charlie » qui a traumatisé la France et au-delà ?  

« Pas si sûr
.
Le FN est tout de même arrivé largement en tête (4 points d’avance) et le scrutin a été marqué par une forte abstention, peu étonnante dans le contexte d’une partielle: 60,4 % des inscrits ne se sont pas déplacés, sans qu’on sache à quel bord elle a profité. De plus, le PS perd environ 10.000 voix par rapport au scrutin législatif de 2012. En l’absence de concurrent du MoDem, le PS peut compter sur le centre, puisque le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a appelé à voter pour le candidat du PS, mais une bonne part de l’électorat du Front de gauche a bien dû passer d’un extrême à l’autre, puisque le communiste Vincent Adami, outre le NPA d’Olivier Besancenot et le MRC de Jean-Pierre Chevènement notamment, propose du bout des lèvres de faire « confiance aux électeurs afin qu’ils orientent leur choix vers cet impératif : pas de députée frontiste supplémentaire à l’Assemblée Nationale le 8 février« , après avoir recueilli 3,7% des suffrages dimanche 1er février. 

Vu les circonstances, on aurait dû être éliminés’, déclare Christophe Borgel, en charge des élections au PS, contredisant Le Monde. ‘ »Ça montre qu’il y a un effet de remobilisation, mais ça ne règle pas tous les problèmes. On a perdu la moitié de nos voix« , concède-t-il au Monde.  Si le PS échouait malgré les deux déplacements  de Manuel Valls, le premier ministre, et celui de Cazeneuve, ministricule de l’Intérieur, la faute serait rejetée sur l’UMP et singulièrement sur Sarkozy. Si le PS l’emportait, il le devrait à quelques figures de l’UMP qui se sont prononcées en faveur du candidat du Parti socialiste, tels Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le « ni-ni  » – ni Front national, ni Parti socialiste – de Sarkozy n’est pas une surprise.

Dans un billet publié mercredi 4 février, Pierre Moscovici s’était offusqué de la stratégie du « ni-ni » adoptée par l’UMP pour l’élection législative partielle de dimanche dans le Doubs.


Les aléas de la reconstruction de l’UMP

Le choix du « ni-ni » de l’UMP signe de manière symbolique l’échec du retour de Nicolas Sarkozy. « Une stratégie du front républicain est mortifère », martèle Roger Karoutchi. Et à l’extérieur, la presse de gauche s’en prend à Nicolas Sarkozy qui incarne la seule fermeté face au PS et FN. Pour Nicolas Sarkozy, le début d’année avait déjà été compliqué. Bien malgré lui, les attentats de djihadistes français à Paris avait contraint le patron de l’UMP à laisser la main au pouvoir, le privant de la parole au profit d’un exécutif qui l’a accaparé sans aucune retenue. Il a finalement bien dû rompre le silence le 21 janvier au JT de 20 heures sur France 2 en déplorant les propos de Manuel Valls sur l' »apartheid » en… France.

Et la presse de gauche a récupéré l’esprit du 11 janvier à son profit 

C’est le cas de L’Obs, cette fois. Réélu en décembre dernier avec 64,5% des voix à la tête de l’UMP, s’agit-il « d’une épreuve pour Nicolas Sarkozy, d’une contre-performance, voire d’une Berezina », s’interroge l’hebdomadaire, sans considérer que la tête protéiforme du parti puisse être ébranlée ? Peu importe à L’Obs de savoir s’ils sont meilleurs que l’autre ceux ou celles qui en sont à appeler à voter pour l’un ou l’autre des deux partis arrivés au second tour? « Il faut se pincer pour être sûr d’entendre ce qu’on entend« , raille un proche du patron de l’UMP qui s’ébahit du « tapage médiatique ».

Une certaine presse a matraqué toute la semaine
Voulant à toute fin ignorer que le président de l’UMP plaide depuis plusieurs années pour la liberté de vote, tout en disant « non » au FN, la presse a déclenché un tir de barrage contre lui, alors que le bureau politique est revenu du « ni-ni » avec abstention ou vote blanc. Quelques voix personnelles divergentes ont suffi à la majorité présidentielle pour dénaturer ce concours de nuances à l’UMP.
La partielle du Doubs a donc relancé le débat pendant sur la doctrine du « ni-ni » (ni Front national, ni Front républicain) instaurée dès 2011 par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore président de la République. Avant 2011, le front républicain avait presque toujours prévalu entre l’UMP et le Parti socialiste, le parti arrivant troisième se désistant en faveur du second pour faire battre le parti d’extrême droite. En 2011, l’UMP opère un virage à 180 degrés. Plombé par la crise économique et financière que la gauche minimisait et l’avènement de Marine Le Pen, le parti majoritaire avait été éliminé dès le premier tour dans plus de 200 cantons. Jean-François Copé avait donc passé le mot d’ordre salutaire du « ni-ni. » En avril 2012, les électeurs de Nicolas Sarkozy sont, selon une enquête OpinionWay, 64% à se dire favorables à une alliance UMP-FN aux législatives en échange du soutien de Marine Le Pen à Nicolas Sarkozy. Une position qui dénote une écoute attentive des 67 % de sympathisants de l’UMP qui sont favorables à la posture du  » ni-ni. »


Quatre ans plus tard, les féaux de la majorité jouent l’étonnement

D’autant qu’elle serait la première bénéficiaire…

Libération, Le Point ou France Inter titrent le même élément de langage: « Sarkozy peine à s’imposer comme leader naturel de l’UMP. » Libération le dépeignait en Bonaparte, mais assure aujourd’hui que « Nicolas Sarkozy s’évertue à rassembler l’UMP mais, apparemment mal à l’aise dans le costume de simple chef de parti. » Et de gloser sur des amis anonymes qui « ne le reconnaissent plus »… Ils feraient parler les morts ! « Sarkozy est devenu l’homme de la synthèse à l’UMP, alors qu’avant, c’était un guide« , déplorerait, à la faveur du « secret des sources, » un élu francilien, soi-disant sarkozyste convaincu. Ainsi, Libération rapporterait-il fidèlement les confidences de « nombre de responsables UMP interrogés par l’AFP ». Et de citer les 30% des voix remportées par Bruno Le Maire à la présidence de l’UMP.

Mais Libération omet de préciser que B. Le Maire s’est prononcé en faveur du « ni-ni »

Cela lui a valu une nouvelle agression verbale du patron coopté à la tête du PS. sur Radio J, le premier secrétaire du PS a estimé que l’UMP était «dans la grande difficulté ». Et Cambadélis  a eu un mot presque tous les dirigeants du parti, dans une formule de préau d’école. Pour lui, Nicolas Sarkozy « fait flop », Alain Juppé « fait toc », alors que Bruno Le Maire est « le plus dangereux ». De quoi construire un « front républicain » ? Sur France 3, le ministre-porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s’était déjà alarmé d’une « radicalisation de la droite », montrant du doigt la « nouvelle génération », à savoir Laurent Wauquiez et Bruno Le Maire.
Libération fait aussi l’impasse sur le « ni-ni » de François Fillon.
L’ancien Premier ministre s’est justifié devant le groupe UMP à l’Assemblée, jugeant « impossible de voter PS », ont pourtant rapporté plusieurs participants, de source AFP. Le quotidien des socialo-bobos en fait cinq lignes: « Pas de complaisance avec le FN, pas d’indulgence avec le PS », explique Fillon, pour qui il est « impossible de voter pour le PS ».
En somme, se comportant en chef de  parti rassembleur, Sarkozy a bien changé et la presse partisane regrette qu’il ne soit pas aussi seul qu’elle voudrait.
Mais ceux qui à l’UMP font le jeu du PS croient-ils servir leur parti, les chômeurs et les victimes de la surfiscalisation directe et indirecte ?


Hollande, l’ami des bêtes

Le ciel est-il avec Hollande: après la foudre, la neige et la pluie, quoi encore maintenant?

La politique étrangère de Giscard d’Estaing avait valu aux Français le qualificatif de « caniches » par les Anglais

Le labrador, pour faire comme tout le monde
blog -Philae et Hollande deboutLe changement maintenant, pour Hollande, c’est faire comme Mitterrand avec ‘Baltique’, hier. On peut voir le défunt président accroupi, caressant son chien, c’est-à-dire capable de sentiments, ce qui ne serait pas exactement le cas d’un successeur, pourtant socialiste et donc exemplaire, qui, face à sa petite chienne, resterait debout, mains dans le dos et de glace, gelé comme un salaire de fonctionnaire ou froid comme un robot européen qui se serait posé sur la comète Tchouri le 12 novembre… 2014. Le dernier en date des présidents socialistes, s’il n’est ni spontané, ni humain – juste humaniste ! – est à l’évidence admirablement conseillé, par un jeune prodige de la communication, il faut dire, si on répète la presse.

Trente ans plus tard, la fédération des Anciens combattants français de Montréal a fait au président Hollande le cadeau d’une jeune femelle labrador noire âgée de moins de trois mois, Philae, du nom du robot européen sus-indiqué…

Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand, Nicolas Sarkozy ont ainsi tous eu des labradors durant leur séjour à l’Elysée, de même que Jacques Chirac, qui avait toutefois terminé son second mandat avec un bichon maltais prénommé Sumo.

La suite des relations animalières de Hollande est en rupture avec celles de ses prédécesseurs

blog -pigeon s oublie sur Hollande-marche Charlieè11jan2015Un pigeon l’a élu entre des milliers de personnes
L’urgentiste, intime d’un dessinateur assassiné, et collaborateur de Charlie hebdo, s’emploie à effacer les preuves du crime de lèse-majesté, tandis qu’avec à propos, le reporter rapporte des scènes de liesse…

La mouche bleue qui le suit à la trace
Mais que font les services de renseignement et de l’anti-terrorisme vantés par le président et Bernard Cazeneuve flatté par Hollande ? Un DVNI (drone volant non identifié) a été repéré au-dessus de l’Elysée, mais n’a pu être intercepté par le RAID. Un autre a été vu à l’intérieur du palais mais la garde rapprochée n’a rien pu faire.  Le drone qui s’est introduit dans la salle de conférence de l’Elysée et  s’est posé sur le « front républicain » de la « gauche molle » et fumante était une mouche !

Esprit, es-tu là ?

L’ironie de la conférence presse du président veut que Hollande souhaiter faire durer « l’esprit du 11 janvier 2015″… Le pigeon et la mouche y contribueront au-delà de ses espoirs et les professeurs de FSU, hostiles aux images d’Epinal, pourront désormais enseigner l’Histoire au travers de « la fable du pigeon, de la mouche et président ».

On le voit, l’individu est plus sec et patelin que le bonhomme de l’image de légende qu’on nous en donne à longueur de JT et les animaux ne s’y trompent pas. Puisqu’ils sont, quant à eux, dotés de sentiments, a reconnu le gouvernement Valls (sans considération des engagements du candidat Hollande), faut-il leur accorder le droit de vote aux élections locales ?

Valls en campagne dans le Doubs: sur le temps et avec les moyens de l’Etat ?

Le premier ministre appelle « au rassemblement » quand ça arrange le PS

Valls et Cazeneuve prennent le risque de soutenir le candidat PS

blog -Falcon 7X presidentielLe ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est déplacé pour le meeting de soutien au candidat socialiste en lice pour le second tour de la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs, mercredi 4, tandis que le chef du gouvernement distraira plusieurs heures à son agenda, jeudi 5, pour apporter le soutien partisan dont a besoin son candidat.

Quant au premier ministre en exercice, malgré ses obligations non partisanes,
Valls administrera la piqûre de rappel, puisqu’il repassera le lendemain, bien qu’il soit déjà intervenu dans le débat du premier tour. Un matraquage gouvernemental qui pourrait bien indisposer une population livrée à elle-même entre deux élections.  Son précédent déplacement fut d’ailleurs chahuté par la CGT qui lui coupa l’électricité pendant une heure… Il peut donc s’attendre jeudi 5 à une nouvelle rencontre houleuse avec les électeurs de cette région sinistrée.   L’objectif est sans doute de donner de la valeur ajoutée au candidat socialiste surprise du 8 février. « On va mettre en avant les hommes du 11 janvier, pour transformer l’unité nationale en unité républicaine face au FN« , ose affirmerun haut dirigeant socialiste cité par RTL.

Valls n’a pas appris à serrer correctement le poing et le bon !

Depuis les attentats sanglants par des djihadistes de France à Paris,  le Premier ministre et son ministricule de l’Intérieur sont devenus les deux membres les moins impopulaires du gouvernement.  Leur implication est le signe de l’importance que représente cette élection pour l’exécutif,  alors que la majorité présidentielle s’effrite à l’Assemblée et qu’elle pourrait basculer à l’occasion de cette partielle  provoquée par le départ du gouvernement d’un ministre de l’Economie, Pierre Moscovici,  plus soucieux de sa carrière personnelle que du devenir de sa circonscription.  L’ancien trotskiste a ainsi préféré le confort de Bruxelles à l’aventure de la lutte contre le FN.

Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)
Meeting de Valls dans le Doubs (27 janvier 2015)

Le risque est grand que la bonne surprise de la qualification du socialiste ne tourne au camouflet s’il devait se faire éliminer face à la candidate frontiste Sophie Montel, disqualifiant ainsi l’exécutif un peu plus.

L’eurodéputée FN, Sophie Montel, est arrivée en tête au premier tour du  scrutin, dimanche 1er février, avec près de quatre points d’avance, 32,6% des suffrages exprimés, contre 28,85% au socialiste. Moins de 40% des inscrits s’étaient déplacés pour voter et le gouvernement reprend espoir que les oppositions de droite comme de gauche renoncent à exprimer dans les urnes le rejet de ce pouvoir qui les opprime.

Pour mémoire: lien PaSiDupes vers le débat au sein de l’UMP à propos de l’appel du PS à un « front républicain » de circonstance

Le total anti-sarkozysme de France Info, plus malsain que primaire

Le journaliste Olivier Bost ne se lit pas entre les lignes

Qu’il soit dominant ou au contraire à l’écoute, Sarkozy ne convient jamais à certains influenceurs …

Alors que le Bureau politique de l’UMP a opté mardi soir pour le « ni-ni » (ni PS, ni FN) à la législative partielle du Doubs, « de justesse », reconnaît la rédaction de France Info, Olivier Bost précise « contre l’avis de Nicolas Sarkozy qui plaidait pour un texte appelant à faire barrage au FN, selon des participants à la réunion. »

La violence des attaques de la presse a repris

La presse en offre un nouvel exemple ce matin, dont France Info
«  Le double échec de Nicolas Sarkozy«  par Olivier Bost, mercredi 4 février 2015 08:32, mis à jour le mercredi 4 février 2015 à 08h35

Légende: « Retour aux affaires compliqué pour Nicolas Sarkozy © »
Le cliché est juste ancien et pris dans la cour des Invalides, qui n’est pas un lieu joyeux, mais de recueillement.

Info ou intox ?
« L’UMP a opté mardi pour le « ni-ni » pour la législative du Doubs, contre l’avis de Nicolas Sarkozy » entend-on. Et « Un revers pour le président du parti« , commente le journaliste.

« Nicolas Sarkozy a-t-il encore la main sur son parti ? Question [ouverte !] que l’on peut se poser après la décision du bureau politique de l’UMP mardi soir [mais qui n’appelle pas de développement: on est supposé y répondre par oui ou par non…]. « Le bureau a décidé de ne pas suivre l’avis du président du parti sur les consignes de vote pour le second tour de la législative partielle du Doubs, » estime le journaliste qui n’envisage pas que le bureau puisse avoir une autre motivation que la contradiction. « Nicolas Sarkozy avait choisi de laisser les électeurs choisir, » note Bost qui n’y voit pas le respect de la libre expression des participants au débat qu’il a initié. « Le bureau a voté en faveur du « ni-ni », ni PS, ni FN. En clair : un appel à voter blanc ou à s’abstenir dimanche prochain. » On lit ailleurs dans la presse que ce choix du bureau est le pire qui puisse être puisqu’il incite à l’abstention. Le choix du bureau serait donc défavorable au groupe et la préférence personnelle de Sarko, farouchement opposé au FN, à son honneur, mais Bost n’en a cure: la cible de ses coups se situe sous la ceinture de Sarkozy.

L’adversaire de droite le plus redouté de la gauche, et singulièrement du PS, n’est pas Marine Le Pen, mais bien Nicolas Sarkozy: à la présidentielle le « front républicain » règle son compte au FN, si nécessaire. Ce subterfuge ne piège pas le candidat de l’UMP et la diabolisation de Sarkozy a déjà fonctionné au-delà de toute espérance lors de la campagne 2007. Elle a d’ailleurs repris, au cas où elle pourrait profiter à un candidat moins charismatique, voire sinistre, et donc plus vulnérable, que ce soit Juppé ou Fillon. Cambadélis n’a-t-il pas félicité Juppé de sa courte-échelle au PS au second tour de la législative partielle du Doubs, dimanche prochain ?

Or, pour être complet, à la différence des propos partiels et partiaux du pro, l’ancien Premier ministre Alain Juppé a appelé à « faire barrage » au FN, avec la même détermination que Sarkozy et par les mêmes moyens. Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet, n’entendent pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS » et ne désapprouvent donc pas Sarkozy.
« Nicolas Sarkozy a tenté de contenir ses troupes sans succès et de trouver une synthèse entre les partisans du Front républicain et les défenseurs de l’abstention. » Bost n’a pas d’autre cible que Sarkozy et ignore les positionnements des autres membres du bureau. Il ne retient que les confidences d’un anonyme pour affrmer que « le ton est même monté à plusieurs reprises. Deux heures et demie d’échanges souvent houleux. L’UMP s’est littéralement divisée, sous les yeux de son chef, impuissant pour imposer sa ligne, » rapporte la petite souris Bost, comme si elle y était: c’est ça le « décryptage » ?

« Double claque », selon Bost, attaché à Sarkozy comme un agresseur sa victime

Olivier Bost, un visage de radio

Reprise: « C’est une double claque pour Nicolas Sarkozy parce qu’il y a deux échecs en un. Mardi, au-delà d’un retour aux affaires décidément [et non « decidemment »] très compliqué, » et comment ne le serait-il pas, « le premier échec du président de l’UMP c’est de n’être pas parvenu à solder une part de son quinquennat. » Etait-ce l’objet du débat de lundi? C’est en tout cas l’obsession du journaliste partisan. « C’est lui qui avait imposé le « ni-ni » en 2011 et il voulait revenir sur cette formule pour marquer plus nettement ses distances avec le Front national. » Qui le lui reprocherait à gauche et à Radio France ! Le PS qui recherche le « front républicain » introuvable qui lui serait salutaire approuve-t-il la manipulation des faits par son supporter Bost.
« Le second échec, c’est pour le prochain match » [qui n’est pas joué, pas même engagé, mais Bost est un rapide, si rapide qu’il se met hors-jeu]: « la primaire en 2016. Même si ça n’est pas non plus sa position qui l’a emporté, c’est bien Alain Juppé qui a marqué un point : il a affaibli le chef Nicolas Sarkozy. »

L’honnêté du professionnel est ici gravement en cause. Il ne peut en effet ignorer ce que rappelle toute la presse informée qui fait pas de la désinformation: en 1990, Juppé, alors second personnage du RPR, avait retiré sa carte UMP à Alain Carignon, maire RPR de Grenoble qui, lors de la cantonale partielle de Villeurbanne, militait pour faire obstacle au FN, en refusant l’abstention. A l’instar de Carignon, Juppé doit-il rendre sa carte ? Pour le journaliste de France info (service public), le rappel de ses confrères est-il un « revers » ou une « claque » ? Maintenir à Bost sa carte de presse n’est-il pas contraire à la déontologie de sa profession ? Qu’en pense le SNJ ?

Le vice consiste à apporter les « nuances » qui s’imposent dans un article enfoui

La désinformation dépasse la manipulation pour atteindre à l’agression

Liberté de pensée

Selon l’agence Reuters , « il y a 12 minutes », « le président de la république s’est de nouveau mis dans l’embarras, cet après-midi, lorsqu’il a subitement giflé une jeune journaliste de l’AFP qui l’interrogeait sur les récents sondages qui le placent deuxième dans les intentions de votes. « Qu’est-ce que j’en ai à foutre des sondages, hé pétasse« , aurait lancé Sarkozy, en la giflant du revers de la main.
Peu après, lors d’un point de presse, Sarkozy a tenu à s’excuser et a convenu qu’il s’agisait d’un geste regrettable qu’il n’entendait pas répéter, « à moins que le journaliste ne le mérite vraiment ». « Texto, selon des professionnels de la presse, Pascal-Pierre Fradette avec Patrice Légaré ! On peut croire à un canular, mais la dépêche traîne sur Yahoo! Actualités. Des précisions s’en suivent: « la femme n’a pas été blessée gravement, mais la monture de ses lunettes auront besoin d’un réajustement mineur. Le mois dernier, Sarkozy avait traité un journaliste à LCI de « couillon » lors d’un déplacement à la Marne, « affirme la dépêche de cette agence. Stupéfiant. On aurait pu en rester là si le doute n’était pas permis…

Et on découvre en effet que ce qui passe pour un scoop en date de ce jour, le 4 février 2015, pourrait avoir un lien avec un article du Nouvel Observateur (tempsreel.nouvelobs.com Médias & pouvoirs) en date du 25 juin… 2010, intitulé « Un journaliste giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy… » qui apporte un petite nuance sur l’auteur des coups présumés. La bassesse du procédé est accablante, mais perdure impunément en république exemplaire.« Un journaliste cameraman de France 3 Ile-de-France a été giflé par le service d’ordre de Nicolas Sarkozy lors de sa visite surprise mercredi à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, révèle le site internet Le Post vendredi 25 juin, » dans la Cité des 4.000.

De toutes pièces, L’Obs et la presse dans son ensemble construisent ainsi et à tout propos un environnement de soi-disant violence autour du président: un jour, « Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel« , selon leparisien.fr, le 4 juil. 2013 et pareillement « Nicolas Sarkozy claque la porte du Conseil constitutionnel, selon lefigaro.fr du 4 juil. 2013). Clairement, la presse dépendante des aides de l’Etat reprend la dépêche AFP qui reprend les éléments de langage proposés par l’Elysée. Exemple semblable, un autre jour: « Sénat : la victoire de Larcher, une défaite par procuration… d’après europe1.fr/…/senat-la-victoire-de-larcher-une-claque-pour-sarkozy…, le 30 sept. 2014) et « La magistrale gifle à Sarkozy des sénateurs UMP » (ww.challenges.fr, le 30 sept. 2014). Que de violence et de haine à l’encontre de celui qu’il faut abattre pour maintenir les bras cassés de l’exécutif !

Homonyme ou cumulard?
A Radio France, le journaliste Olivier Bost serait à la fois sur France Inter et sur France Info et directeur informatique et multimédia chez Sebdo pour l’hebdomadaire Le Point. Un parent ? Ne serait-ce pas un peu trop pour un seul homme ? Sauf si cet homme est un militant sectaire tout terrain…

Est-ce en outre par admiration ou par obsession que, sur Twitter, Bost piste Marion Maréchal-Le Pen, député de Vaucluse, Nicolas Bay, secrétaire général de parti et député français au Parlement européen, conseiller régional de Haute-Normandie, Stéphane Ravier, maire du 7ème secteur de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (13),  Fabien Engelmann, 35 ans, maire de Hayange et membre de comité central de parti et Julien Sanchez, 31 ans, maire de Beaucaire, vice-président de la Communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence et conseiller régional de Languedoc, ou parce que tous FN ?

C’est, en revanche, par pure sympathie qu’il suit Juliette Méadel, porte-parole du PS, ou Gaspard Gantzer, conseiller de la communication du cabinet du président de la République, et des parlementaires PS, tels C. Bartolone (président PS de l’Assemblée) ou JC. Cambadélis (patron coopté du PS), Elizabeth Guigou et Laurence Rossignol ou Sandrine Mazetier, Erwann Binet ou Yann Galut, Olivier Faure, François Lamy, Christian Paul, Laurent Baumel ou Emmanuel Maurel, des élus à la mairie de Paris comme Bruno Julliard et Christophe Girard, les journalistes Celia Meriguet, rédactrice en chef (France Info) et Jean Leymarie (France info, syndicaliste), Ruth Elkrief, Adrien Gindre ou Jeremy Trottin (BFMTV), Vincent Giret (Le Monde et aussi France info), Johan Hufnagel (Libération, via Slate.fr), Laurent Joffrin ou Langlet Julien (France Inter, France Info et France 2), Nicolas Demorand (France Inter), Patrick Pelloux (Charlie hebdo), l’historien « indépendant » Benjamin Stora, et des ministres comme Stéphane Le Foll (la Voix de son Maître F. Hollande), Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian, Marylise Lebranchu, George Pau-Langevin, Axelle Lemaire ou Fleur Pellerin) ou proches, Luc Carvounas et Charlie Da Silva (dans le sillage de Manuel Valls), comme Nadjet Boubekeur, conseillère communication et presse de… Najat Vallaud-Belkacem. Sans compter des députés EELV ou UMP, comme Jean-Frédéric Poisson (président du Parti-Chrétien Démocrate) ou Philippe Gosselin et deux fils… Sarkozy.

Front républicain: NKM et Juppé doivent-ils rendre leur carte UMP ?

Quand l’histoire se répète, Juppé se retrouve en porte-à-faux et se met en péril

Vers un procédure de mise en congé contre Juppé. Et NKM ?

Juin 1990: cantonale partielle de Villeurbanne, pomme de discorde entre Juppé et Carignon
Quand Alain Carignon proposa un Front Républicain anti-Front National et appela à voter pour la candidate socialiste au 2ème tour des cantonales partielles de Villeurbanne, le RPR décida de le sanctionner.
En 1983, Carignon avait pourtant remporté la mairie de Grenoble, bastion socialiste de longue date.

Le secrétaire RPR refusa de faire la courte échelle au PS

Il rejeta le « front républicain » et sanctionna Alain Carignon. C’était… Alain Juppé.
VOIR et ENTENDRE la déclaration de celui qui adopte aujourd’hui la position d’Alain Carignon hier, mis en congé du RPR en 1990.

Alain Carignon, maire de Grenoble, en appelait à l’esprit gaulliste et à l’esprit républicain. En 1990, Alain Juppé contestait la position de François Fillon sur la stratégie à adopter face au FN aux municipales et rappellait que son parti avait une ligne claire sur le sujet :

« Nous avons fixé une ligne que j’approuve : aucune forme d’alliance ou d’accord avec le Front national, pas de soutien au PS dont la politique économique et sociale mène notre pays au déclin, donc pas de front républicain qui puisse donner prétexte au FN de mettre l’UMP et le PS dans le même sac. En cas de duel électoral FN-PS, hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas, pour ma part : vote blanc. »

Alain Juppé s’était justifié ainsi :

« Nous avons depuis des mois et des mois une ligne tout à fait claire. Nous voulons nous battre sous nos couleurs, nous n’avons rien de commun avec le Front National et nous n’avons pas du tout l’intention de faire la courte échelle au Parti Socialiste […] Alain Carignon a pris une position différente, j’en ai tiré les conséquences, il s’est mis lui-même en dehors du RPR. »

Version 2015 du « front républicain » de Juppé

Qui a changé, de Front national ou de Juppé ?

L’ancien président de l’UMP a appelé sur son blog à faire barrage au FN pour le second tour de l’élection législative, dans le Doubs. Une position aux airs de volte-face: l’ancien RPR était jusqu’ici opposé au front républicain.

Que signifie ce changement de stratégie vis-à-vis du Front national? Jusqu’ici plutôt hostile au réflexe d’un vote socialiste en cas de duel PS/FN au second tour, Alain Juppé se ravise et choisit de «faire barrage au FN». Et le maire de Bordeaux est formel: «Si j’étais électeur de la 4ème circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferais: pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, en l’évidente inégalité des races’, je ne m’abstiendrais pas, je voterais pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS», a-t-il écrit sur son blog, dans un post publié tard lundi soir.

Mais le candidat déclaré à la primaire de la droite et du centre nuance son propos. «Ce n’est pas pour autant que je vais m’engager dans un Front Républicain qui scellerait une alliance avec le PS»,prend-il soin de préciser. Et pour cause: au cours des 25 dernières années, l’ancien président de l’UMP avait pour habitude de critiquer le principe de front républicain, déclarant même dans certains contextes préférer voter blanc, après avoir exclu un membre du RPR qui vote PS contre le FN en 1990.Le Alain Juppé de 1990, alors numéro 2 du RPR, était donc bien sur une toute autre ligne.

2013: Juppé préfère le vote blanc
En juin 2013, le maire de Bordeaux avait indiqué sur RMC/BFMTV qu’il n’était «pas sûr» que la stratégie du front républicain pour faire barrage au FN soit une «bonne idée». Il invitait alors à la prudence sur l’utilisation de la formule. «Je me demande même si ça n’alimente pas, d’une certaine manière, la propagande du Front national qui veut mettre l’UMP et le PS dans le même sac», disait-il à l’époque. Sa seule préoccupation était celle de l’alliance. «Nous avons une incompatibilité de valeurs, mais aussi de programmes avec le Front national», soulignait-il.
Trois mois après ces déclarations, Alain Juppé concrétisait sur son blog. «En cas de duel électoral FN/PS, hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas, pour ma part: vote blanc», avait-il exprimé sur son blog, en septembre 2013, après les propos polémiques de François Fillon qui envisageait de voter pour «le candidat le moins sectaire».
Municipales 2014: le «piège» du front républicainDernier exemple en date et le plus récent: à la veille du premier tour des municipales, en mars 2014, l’élu reniait une fois de plus la posture du front républicain. «Le front républicain est le piège tendu à la droite. Ne nous laissons pas piéger», avait-il déclaré au Parisien. Des propos éloignés de l’esprit de son billet de blog du 2 février 2015, seulement onze mois après.

En faisant le choix du PS dans le Doubs, Alain Juppé se place en marge de la ligne majoritaire au sein de l’UMP, celle du «ni-ni».

Seuls les parlementaires Nathalie Kosciusko-Morizet, son soutien Edouard Philippe, Dominique Bussereau et Jean-Pierre Grand préfèrent le vote PS au vote blanc ou à l’absence de consigne claire.

Voici donc deux ténors politiques qui devraient logiquement remettre bientôt leur carte UMP…

Pour mémoire, le secrétaire général de l’UMP et numéro-3 du parti, Laurent Wauquiez n’envisage pas de voter pour le Parti socialiste, précisant qu’à titre personnel, il « voterait blanc ».
Ancien ministre durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani s’est également prononcé en défaveur de la stratégie du Front républicain. Henri Guaino exprime la même défiance. Invité sur France Inter, le député des Yvelines a estimé que l’idée d’un Front républicain est« une folie parce qu’il exprime le mépris des électeurs en leur donnant une consigne de vote ».
Le député de l’Eure, candidat à la présidence de l’UMP en 2014,Bruno Le Maire, a fait savoir qu’il rejette l’idée d’un front républicain. Il s’agit d’une « solution de facilité », a-t-il souligné ce lundi matin au micro de France Info. 

Législative dans le Doubs : Juppé oeuvre-t-il à la défaite UMP aux départementales ?

Alain Juppé a-t-il renoncé ?

Le président de l’UMP a réaffirmé sa position pour le second tour de la législative partielle dans le Doubs.

A l’UMP, le Doubs est pour Juppé
un moteur de campagne pour lui-même

Mardi matin et devant les seuls députés UMP, sans micros et caméras, Nicolas Sarkozy a insisté pour opposer un « non au FN », tout en proposant de « laisser les électeurs choisir ». Il a aussi déploré qu’Alain Juppé n’ait pas donné l’exemple de la discipline mais ait tenté de peser sur sa décision en n’attendant pas la réunion du bureau national de mardi soir.

Alain Juppé a en effet joué individuel dès lundi soir en indiquant sur son blog que s’il était électeur du Doubs, il voterait pour le candidat socialiste au second tour afin de « faire barrage » au Front national.
La réunification de l’UMP est une tâche rendue lourde par les caciques.
Nicolas Sarkozy a ainsi pu faire un nouveau constat des tensions entre ses troupes après l’élimination, dimanche, du candidat UMP au premier tour de la législative partielle dans le Doubs.

Front républicain ou stratégie du « ni PS-ni FN » ?
Le patron élu de l’UMP a préféré suspendre le débat lors d’une réunion avec les députés du parti, mardi matin à l’Assemblée nationale. « Une victoire du FN au plan national n’est plus hypothétique », a-t-il fait valoir.

Mardi devant le groupe UMP à l’Assemblée, Nicolas Sarkozy a ensuite proposé de « laisser les électeurs choisir » au second tour de la législative partielle, ont fuité des participants anonymes. « Nous ne donnons pas de consignes de vote » aux électeurs du Doubs, « mais nous leur demandons de prendre en compte cette dimension » de risque, aurait-il dit.

« Juppé aurait dû attendre et pas diviser »

Un parti politique qui ne prend pas de position, ce n’est pas bon signe. »

blog -Juppe-contrit«  Nous devons adopter une position claire sous peine de cumuler tous les inconvénients », a-t-il souligné avant de préciser : « Mais ce n’est pas la peine de se précipiter (…) nous ne sommes que mardi matin. »

Un reproche adressé à Alain Juppé, lequel a indiqué qu’il voterait PS s’il était électeur du Doubs, sans attendre le bureau national de l’UMP, mardi soir. Il a d’ailleurs confié quelques minutes plus tard : « Alain Juppé aurait dû attendre et pas diviser. »

Juppé la joue personnel
Juppé la joue personnel

Le maire de Bordeaux a en fait joué une carte régionale personnelle, avec en tête son alliance avec le centriste Bayrou et dans le contexte de la domination socialiste en Aquitaine.

Le président de l’UMP a suggéré qu’on puisse « combiner quelque chose qui nous rassemblerait », en disant d’une part qu' »on ne peut pas accepter de complaisance avec le FN » et que « l’élection d’un député FN ne serait pas une bonne chose », d’autre part que « nous laissons la liberté choix des électeurs » du Doubs. « Avec cela, nous barrons la route au FN qui souhaite notre mort », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’y a « pas de consigne non plus pour le PS« .

Sur Twitter, le patron coopté du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a laissé éclater sa déception:

Doubs: le pseudo « front républicain », vrai piège socialiste tendu à la droite

L’UMP va-t-elle faire à nouveau le jeu d’une « union de la gauche » de circonstance ?

Sans états d’âme, Juppé voterait pour le PS et le Front de gauche

Il n’est pas allé soutenir le candidat UMP dans le Doubs et, maintenant, l’ancien Premier ministre Alain Juppé appelle à « faire barrage au Front national » au deuxième tour de l’élection législative partielle dans le Doubs où la candidate Sophie Montel, arrivée en tête dimanche au premier tour, affrontera le socialiste Frédéric Barbier.
« Je vois clairement que désormais notre principal adversaire politique est devenu le FN. Il a quelques raisons de se prétendre le premier parti de France. Son arrivée aux responsabilités nationales n’apparaît plus tout à fait comme une hypothèse d’école« , explique Alain Juppé dans un message mis en ligne lundi soir sur son blog.

La photo du 1er février 1935 occultée ci-dessous: négationnisme et censure vs. devoir de mémoire !
La photo du 1er février 1935 qui passe mal ci-dessous
répétée pour le cas d’occultation:
négationnisme et censure vs. devoir de mémoire !
François Mitterrand,
le 1er février 1935, à la manifestation de l’Action française:
à la manifestation de l’Action française
contre « l’invasion métèque »

« Ce serait à mes yeux une catastrophe pour notre pays (…) Il faut donc faire barrage au FN », assure le maire de Bordeaux, candidat déclaré à la primaire à droite pour l’élection présidentielle de 2017.

Le « oui, mai » d’un Alain Juppé qui n’assume pas

Philippe Pétain, à gauche, et François Mitterrand, à droite

Singulièrement embarrassé, et donc ambigu, il manie la contradiction, en affirmant qu’il n’entend pas pour autant s’engager « dans un front républicain qui scellerait une alliance avec le PS ».

Et le Front de gauche… « Le sens de mon combat, c’est de réussir l’alternance, c’est-à-dire de rompre avec la politique conduite depuis 2012 et qui a plongé notre pays dans le marasme« , dit-il.

Mais, ajoute-t-il, « si j’étais électeur de la 4e circonscription du Doubs, je sais ce qu’en mon âme et conscience je ferais: pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, ‘en l’évidente inégalité des races’, je ne m’abstiendrai pas, je voterai pour le candidat qui l’affronte, c’est-à-dire le candidat PS. »

La décision collective de l’UMP sera prise ce mardi en bureau politique réuni autour de son président, Nicolas Sarkozy. L’UMP penche vers une stratégie « ni front républicain, ni front national » qui ne fait cependant pas l’unanimité à droite.

Juppé milite pour l’extrême gauche

Maurice Thorez, secrétaire général du PCF depuis 1930,
ici au centre, lors d’une manifestation du front populaire, en 1936.
Au cours du siècle dernier, la gauche a été plus souvent au pouvoir que la mémoire collective ne l’admet. On oublie souvent le raz de marée radical de 1906
ou la victoire du Front républicain en 1956 .
Trois dates en effet restent symboliques de l’accession de la gauche au pouvoir : 1924 avec la victoire du Cartel des gauches, 1936 avec celle du Front populaire et 1981 avec l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

C’est l’effet Charlie hebdo ?

La gauche – PS inclus – n’a eu de cesse de salir l’UMP

Effet attentats sur Paris de djihadistes de France
Retour de flamme ?
l’effet attentats sur Paris de djihadistes de France
Ce qui plaît à Juppé chez Riss,
caricaturiste et collaborateur, puis directeur de la rédaction de Charlie Hebdo
Dessin non signé, en hommage aux électeurs du FN, publié par Charlie hebdo
Dessin non signé, en hommage aux électeurs du FN, publié par Charlie hebdo

Juppé assume-t-il la fonction que lui dévolue Charle hebdo ?

Législative partielle dans le Doubs: le PS refait le coup d’un « front républicain »

Le PS sera-t-il sanctionné pour son manque de respect pour les électeurs d’opposition ?

Cambadélis discrimine les électeurs du FN : des sous-citoyens ?

Chard, alias Françoise Pichard, dessinatrice (Rivarol)

Pour faire barrage au FN, le Premier secrétaire coopté du Parti socialiste a lancé un appel solennel à un « front républicain » dans le Doubs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier est arrivé deuxième derrière la candidate du Front national, Sophie Montel, arrivée en tête de l’élection législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs.

« Aujourd’hui il faut battre le Front national,
or, ce n’est pas fait;
je crois qu’il faut la mobilisation de tous, de tous les partis républicains. »

Quand le socialiste est seul face au FN, faut-il systématiquement que les autres candidats se liguent, tous contre un(e), au second tour, comme dimanche prochain, 8 février? Est-ce l’esprit républicain de la démocratie ?

La notion de « Front républicain » est due à Jean-Jacques Servan-Schreiber, lorsque la Parti socialiste (SFIO) voulait une coalition électorale de centre gauche pour l’occasion, des élections législatives, celles de janvier 1956 afin de contrer le mouvement poujadiste… Ce Front républicain-là visait à trouver une solution négociée à la guerre d’Algérie.
blog -respect plus puissant que la violenceL’expression fut reprise entre les deux tours de la présidentielle de 2002 pour constituer une coalition des partis de gouvernement contre le Front national. Cette position se révéla efficace, puisque Jean-Marie Le Pen eut le même pourcentage de voix aux deux tours, 17%, tandis que Jacques Chirac l’emportait avec 82% des voix.

Faut-il toujours qu’à chacune de ses difficultés électorales, la droite et le centre tombent dans le piège de ce subterfuge socialiste ?  L’UMP ne doit pas se laisser envahir par la déception. En effet, en juin 2012, elle était déjà troisième, les socialistes ont perdu entre-temps 12 points, et en Corse du Sud, un proche de N. Sarkozy vient de  brillamment remporter la municipale d’Ajaccio.
L’UMP n’a pas encore pris sa décision sur la consigne de vote, et se réunira en bureau national mardi 3 février avant de rendre sa décision publique.

Egalement grave, l’exclusion du parti distingué par le plus grand nombre d’électeurs

Les électeurs du FN sont-ils des Rom?

En mai 2014 à quatre jours des élections européennes dans le Doubs, Jean-Christophe Cambadélis avait lancé : « je ne pense pas que le Front National sera en tête dimanche. En tout cas je ne le souhaite pas« , en estimant de surcroît que « dans cette élection, le vote FN est un vote inutile« . Or, tandis que du côté de la majorité socialiste, la déroute fut cinglante, ce fut bien une vague Front national qui submergea la France à l’occasion de ces élections européennes: les listes PS-PRG recueillirent 13,97% des voix et les chefs de file du Front National, Florian Philippot dans le Grand Est et Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est, se classèrent eux aussi nettement en tête.

IAM, « sectaires et intolérants », selon le maire d’Orange.
Et le Parti socialiste ?

La gauche elle-même reproche au PS son hégémonisme. Mais, s’agissant des électeurs du FN, des citoyens respectables, le premier secrétaire est offensant. L’ostracisme que Cambadélis recommande contre ces Français est une atteinte à la démocratie. L’ancien trotskiste fait resurgir son ADN communiste révolutionnaire. Les électeurs de la gauche marxisante sont-ils plus respectables que la droite nationaliste? Entre les soupçons de totalitarisme pesant sur les uns et de nazisme sur les autres, la différence est mince, d’un camp de concentration l’autre, à l’Est ou à l’Ouest. Cambadélis sélectionne les Français: ceux qui se dirigeront à gauche seraient sauvés, ceux qui s’orienteront à droite seraient acheminés vers les camps ? Propos indignes du numéro un socialiste.

Il appartient à l’UMP de se démarquer du discours de haine du PS

Le président de l’UMP est confronté à un double défi : préserver l’unité de son parti face au FN et rétablir son image de rempart anti-Le Pen, écornée par ce premier tour. Nicolas Sarkozy est face à plusieurs solutions, dont aucune n’est totalement satisfaisante pour lui : appeler à contrer le parti de Marine le Pen, quitte à renforcer le spectre de « l’UMPS » qu’elle brandit sans relâche, ou bien poursuivre dans le « ni-ni » en s’attirant de nouvelles accusations de coup de canif dans l’union nationale du 11 janvier, ou apparaître comme celui qui regarde passer les balles en refusant toute consigne de vote.

Des ténors du principal parti de droite ont déjà fait connaître leur préférence.

Gérald Darmanin, qui fut porte-parole de la campagne interne de Nicolas Sarkozy, résume ce qui devrait emporter une majorité de l’UMP, mardi: «je ne choisis pas entre le FN et le PS». Entre «le FN et le parti qui fait monter le FN», ironise l’ex-ministre Luc Chatel.

Alors que le bureau politique de l’UMP se réunit mardi pour arrêter sa position, dès lundi, la numéro deux du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, a réaffirmé qu’elle campe sur ses positions : faire barrage au FN. Celle qui revendique sa «liberté de parole», voterait PS, à «titre personnel», si elle était concernée.

Pas de consigne de vote  ?  Ils ne sont pas très nombreux sur cette ligne, hormis Dominique Bussereau, proche de l’ancien chef de gouvernement Jean-Pierre Raffarin.

A l’opposé de NKM, le numéro trois du parti Laurent Wauquiez refuse lui aussi d’appeler à voter PS et, à titre personnel, voterait « blanc », a-t-il précisé.
« Chacun peut avoir une position personnelle, l’UMP n’est pas un parti caporaliste. Il y aura une position collégiale, pas forcément unanime », a résumé le porte-parole du parti Sébastien Huyghe.