Les Maliens Lassana Bathily et Amédy Coulibaly se connaissaient-ils ?

Un faisceau d’éléments interpelle

Naturalisation française pour un Malien musulman 

Hollande a fait accélérer la procédure de naturalisation de l’employé malien musulman du magasin de la porte de Vincennes où a eu lieu la prise d’otages sanglante en lien avec l’attentat précédent contre les dessinateurs de Charlie hebdo qui provoquaient le monde musulman avec ses caricatures du prophète Mahomet. Lors de cet attentat du djihadiste, Lassana Bathily a, pense-t-on, risqué sa vie face à l’islamiste Amédy Coulibaly.
« Au lendemain de l’acte de bravoure de M. Lassana Bathily, né en 1990 à Bamako (Mali), lors de la prise d’otage du 9 janvier dernier, le ministre de l’Intérieur a demandé l’instruction en urgence de la demande de naturalisation qu’il avait déposée le 7 juillet 2014 », indiqua un communiqué des services de Bernard Cazeneuve. La récupération du jeune Africain exemplaire est patente. « M. Bernard Cazeneuve présidera en son honneur une cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française mardi 20 janvier », ajoutait ce communiqué.

« J’ai pas caché des juifs, j’ai caché des êtres humains », a raconté jeudi Lassana Bathily. Le jeune homme a le regard abattu et ne veut pas parler de l’étiquette de « héros » qu’on lui appose. « Peut-être, je ne sais pas. Je suis Lassana, j’ai sauvé des gens. Je ne vais pas prendre la grosse tête ». Le coup de fil du président français François Hollande n’y fait rien : depuis ce vendredi 9 janvier, le jeune Malien se sent dépassé par ces excès d’honneurs. « Je suis triste. Un ami est parti et il était très jeune ». Il parle de Yohan Cohen, 20 ans, son collègue. Un des quatre juifs assassinés par Amédy Coulibaly.
L’islamiste a été abattu par la police qui a libéré tous les otages qu’il y retenait. Le vendredi de la tuerie, jour de prière, Lassana Bathily était arrivé à 07h00, une demi-heure avant l’ouverture, le temps de laver le sol. A 11h55 GMT, au sous-sol, le jeune homme est en train d’ouvrir la porte d’une chambre froide pour y stocker une palette de marchandises quand des coups de feu claquent « en haut ». « J’ai tout de suite pensé à Charlie Hebdo », avoue-t-il. Dans la minute, « je vois tout le monde descendre en criant ». Dix, quinze personnes. ‘Je leur dit +venez, venez!’  » et il cache un groupe dans la chambre de congélation. Un autre dans la chambre dédiée au « frais ». Une femme se dissimule dans des toilettes, elle y restera quatre heures, jusqu’à l’assaut final, précise-t-il.
Dans sa chambre froide, les otages lui demandent « s’il y a une issue de secours. Je leur dis qu’il y a une possibilité : le monte-charge ». Un grand monte-charge assez large pour accueillir tout le groupe. Il mène au rez-de-chaussée, là où se trouve le preneur d’otages. « A 1m50, il y a une porte de secours où on peut se sauver », leur explique-t-il. « Ils n’ont pas voulu »; ça va faire du bruit, le preneur d’otages pourrait les cueillir. « Je n’ai pas insisté ».
A ce moment-là, envoyé par Amély Coulibaly, une collègue du Malien descend pour faire monter tout le monde. Le groupe refuse. Lassana Bathily sent qu’il faut bouger, « vite ». « J’ai éteint le froid et je leur ai dit : ‘Restez calmes ! Moi je vais partir’ « , raconte-t-il. Puis, « j’ai appuyé sur le bouton du monte-charge » qui était un étage au-dessus. « Quand il est arrivé, j’ai cru que (Coulibaly) était dedans ». Mais le monte-charge est vide. Pendant la remontée de l’appareil, « J’ai prié que Dieu me sauve ». Là-haut, « j’ai ouvert la porte et je suis sorti en courant ».
La sortie soudaine du Malien affole les policiers, qui hurlent en sa direction. « J’ai peur et je n’ai pas peur », dit-il. Des policiers le mettent en joue, mais « je sais que je ne suis pas menaçant ». Il se couche par terre, les mains sur la tête. Il aide ensuite les policiers d’élite à dessiner le plan de la supérette. Avant d’assister à l’assaut, à quelques mètres de distance, enveloppé dans une couverture de survie dorée de la Croix-Rouge.
Le soir, il arrive à une heure du matin dans son foyer de travailleurs migrants du nord de Paris. Ses amis l’acclament. Dimanche, François Hollande l’appelle : « Vous avez été courageux ». Le Malien raconte son histoire, puis les deux hommes parlent de la nationalité française. Le président lui promet d’intervenir. Lassana Bathily a obtenu une carte de séjour en 2011, cinq ans après son arrivée sur le territoire français. « La France est un beau pays où tu peux vite t’intégrer », estime d’ailleurs cet amateur de football.

Les liens de Coulibaly avec les frères Kouachi

L’épouse algérienne du malien Coulibaly

Les terroristes islamistes Chérif et Saïd Kouachi ainsi qu’Amédy Coulibaly sont irrémédiablement indissociables dans les attentats des 7, 8 et 9 janvier à Paris. Les complices du Malien Coulibaly, Tonino, Christophe et Willy, mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes », ont connu l’islamiste durant leur jeunesse, à Grigny où il était considéré comme « un grand » frère, et quant au quatrième suspect, c’est en prison qu’il a croisé la route de l’assassin de la policière de Montrouge et de quatre personnes au supermarché. Dans cette cité de Grigny, classée zone de sécurité prioritaire (ZSP), Tonino, Christophe et Willy (28 ans, colosse d’1m95 au crâne rasé, suspecté d’avoir fourni la moto), « c’est des mecs qui font dans la violence. On peut les retrouver dans les règlements de compte. » L’enquête a d’ailleurs révélé que les trois hommes se sont rendus à plusieurs reprises, fin décembre, dans des armureries de Paris et de la petite couronne. Ils avaient alors acheté librement du matériel pour le compte de Coulibaly, notamment des gilets tactiques, plusieurs couteaux et un… Taser, pistolet à impulsion électrique, comme la police nationale, la police municipale et la gendarmerie. Les trois suspects sont également mis en cause dans l’achat de la Renault Megane, dont Coulibaly s’est servi pour se rendre à la supérette de la porte de Vincennes.
Surnommé Boubou et présenté comme un peu « bêta », Willy possède un casier judiciaire chargé : il a été condamné cinq fois pour vol aggravé, conduite sans permis, outrage à personne dépositaire de l’ordre public et rébellion. En 2013, il avait été condamné à de la prison ferme pour avoir refusé de s’arrêter à un contrôle douanier à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne), alors qu’il transportait quatre fusils de chasse et des munitions volées, mais sa peine avait finalement été aménagée.
Christophe Raumel, 25 ans, est lui aussi un habitué de la justice. Il a été condamné six fois « pour conduite sans permis, violence aggravée, vol aggravé et recel », selon le procureur de Paris François Molins. Mais sa dernière condamnation remonte à 2009. Selon une connaissance, ce père d’une petite fille, surnommé « Hook » par ses amis, est originaire de la cité des Aunettes, à Fleury-Mérogis, près de la Grande-Borne. « Sa femme aussi est restée quatre jours en garde à vue », affirme cette connaissance, selon laquelle le jeune homme vit « du RSA ».
Tonino Gonthier, 22 ans, a un casier judiciaire vierge. Le cadet des mis en examen vit près de la place du Miroir, au cœur du secteur sensible de la Grande-Borne, où se concentrent les trafics. Les policiers n’ont croisé sa route qu’à une seule reprise, en 2014, pour un contrôle d’identité. « Il est rigolo, calme et serviable », certifie une mère de famille qui le connaît…
Mickaël, le compagnon de prison. Il n’est pas un ami d’enfance d’Amedy Coulibaly. Il se sont rencontrés lors d’une incarcération, pour trafic de stupéfiants. Il est suspecté d’avoir entretenu un contact régulier avec le terroriste, notamment dans les 48 heures qui ont précédé les attaques. L’étude des relevés téléphoniques permet d’établir qu’ils s’étaient échangés, au cours de l’année passée, plus de 360 messages, ainsi que 13 appels. Le 6 janvier, veille de l’attentat contre Charlie Hebdo perpétré par les frères Kouachi, les contacts se sont multipliés, les deux hommes se sont en effet appelés 18 fois. Le 5 janvier, ils se sont retrouvées pendant plus de six heures. Son ADN, retrouvé sur un gant qu’Amedy Coulibaly avait avec lui lors de la tuerie de la porte de Vincennes a permis de remonter jusqu’à lui. Ces ADN ont également été retrouvées sur deux armes saisies dans la planque du terroriste, à Gentilly, dans le Val-de-Marne.
Ces cinq terroristes ont collaboré en étroite collaboration, mais aussi en lien avec les frères Kouachi, abattus par les forces de l’ordre, le vendredi 9 janvier, suite à l’attentat du 7 janvier contre le journal libertaire.

L’islamiste Coulibaly collaborait au réseau des frères djihadistes

Saïd et Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly sont les trois terroristes islamistes de France qui ont fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier. C’est à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis que le plus jeune frère, Chérif Kouachi, rencontra Amedy Coulibaly entre 2005 et 2006. Il était incarcéré pour vol armé, alors que Chérif Kouachi enait d’être condamné pour sa participation dans la filière djihadiste dite des Buttes-Chaumont.

Saïd et Chérif Kouachi étaient surveillés depuis 2011
Sous la houlette de Djamel Beghal, un ancien membre du GIA algérien, les deux musulmans fondamentalistes es pratiquaient ensemble un islam rigoriste. Chérif Kouachi s’est rendu au Yémen en 2011, sous la bannière noire d’Al-Qaïda. Saïd et Chérif Kouachi étaient surveillés depuis 2011. Mais depuis l’été dernier, le dispositif avait été levé. Une défaillance reconnue par les autorités. En France, il y aurait 5.000 personnes dont le profil justifie une surveillance.

Un musulman employé d’un magasin casher

Lassana Bathily est d’origine… malienne, comme Coulibaly (photo).

Comme son compatriote, il est musulman pratiquant. Or, il travaille depuis quatre ans dans ce supermarché casher de l’Est parisien avec des juifs, pour des Juifs.

Il est le seul à ne pas avoir peur de Coulibaly: il prend seul le risque de monter du sous-sol en monte-charge pour s’échapper. Etait-il la taupe du réseau Kouachi ?

La coordination entre les frères djihadistes et l’islamiste Coulibaly était également assurée par les épouses. L’épouse franco-algérienne de Chérif Kouachi avait envoyé plus de 500 SMS à celle de Coulibaly, Hayat Boumedienne, photo voilée en entraînement au tir, mariée devant l’imam sans passer devant le maire républicain, s’était mise à l’abri en Syrie (via l’Espagne) avant les attentats contre les dessinateurs de Charlie hebdo. http://api.dmcloud.net/player/embed/4e7343f894a6f677b10006b4/54b19a94947399217fd12040/9376881ad20d4bc59a45a77b4f4fcbd0?exported=1
La filière était très organisée.
Ne serait-elle pas plus étendue que ce qu’en pense le président Hollande qui, sous la pression des événements et le coup de l’émotion, a réagi à chaud pour faire un coup médiatique en précipitant la naturalisation de Lassana Bathily ?

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Anonymous et hackers islamistes s’opposent au nom de Charlie Hebdo

La guerre de religions s’étend au numérique

Le groupe de pirates masqués a lancé la chasse aux défenseurs du djihad en ligne, tandis que des hackers « musulmans » s’en prennent à des milliers de sites français. Les agresseurs posent en victimes et les tueurs tentent de justifier leurs crimes. La confusion est grande, mais le commerce continue. Les anti-libéraux de Charlie hebdo font leur marketing sur l’émotion populaire suscitée par les assassinats de 17 personnes en 3 jours d’horreur par des islamistes en France. Les corps des victimes sont à peine refroidis et ensevelis qu’ils annoncent des records de tirages, 5 millions d’exemplaires sur les 3 semaines qui s’ouvrent aux affaires, en plus des quatre millions de participants à la « marche républicaine » du 11 janvier sur l’ensemble du territoire. Mais c’est selon L’Obs, alors que le ministère de l’Intérieur renonce à tout chiffrage, l’évaluation étant pour elle impossible.

Et déjà l’unité nationale implose.

Une déclaration de guerre en bonne et due forme. « La liberté d’expression a été meurtrie. Charlie-Hebdo, une figure historique  controversée du journalisme satirique, a été pris pour cible par des lâches. Attaquer la liberté d’expression, c’est attaquer Anonymous », assurent les kacktivistes floutés. Nous ne le permettons pas. Toutes entreprises et organisations en lien avec ces attaques terroristes doivent s’attendre à une réaction massive d’Anonymous. Nous vous traquons.« 

Les taupes du groupe de hackers Anonymous se montrent menaçantes. Dans une vidéo, les souriants terroristes du Net annoncent leur volonté de riposter à l’attaque contre le journal « Charlie-Hebdo » qui a fait, non pas 17 morts, comme l’écrit L’Obs, décidément exalté, mais le tout sous la bannière « Opération ‘Charlie-Hebdo' » (ou #OpCharlieHebdo).

Une délation qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire… Le groupe de snipers, qui dénonce par ailleurs les écoutes téléphoniques et le fichage policier, a ainsi publié une liste noire de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». Le réseau social s’est plié aux volontés des activistes, bien qu’ils n’ait aucune légitimité ni représentativité, et ont suspendu la plupart de ces comptes, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). La Stasi est-elle en train de resurgir pour répandre la terreur sur l’hexagone ?

« Tous les moyens pour l’effacer de la Toile »

Parallèlement, les hackers font le sale boulot du ministère de l’Intérieur qui semble couvrir de tels agissements. En toute impunité et au nom de la liberté d’expression, cette milice d’extrême gauche travaille à pirater des sites web identifiés également comme islamistes. Une trentaine de sites ont été bloqués et mis hors ligne. Le site Ansar-alhaqq (qui diffuse de la propagande djihadiste en français) a été attaqué pour remplacer la page d’accueil (on parle de « défacement »), tandis que la page du site Kavkaz Center (site d’information tchétchène se revendiquant « islamiste ») redirige désormais vers le moteur de recherches DuckDuckGo. Sont actuellement visés différents sites se présentant comme « la voix du djihad » (« shahamat »).

Cette brigade d’auto-défense de l’Internet a ainsi publié une liste de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». La plupart de ces comptes ont été suspendus illico presto par le réseau social, décidément bien soumis, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). Le pouvoir semble déléguer à ces collabos du 21e siècle, comme à son réseau d’associations et collectifs.

Lorsqu’on tombe sur un site [islamiste], nous tentons d’extraire de sa base de données des adresses et informations de contact, que nous redirigeons ensuite vers les forces de l’ordre« , avoue un Anonymous au journal socialiste Libération (qui héberge les rescapés de l’attentat contre les dessinateurs de Charlie hebdo). Ensuite, « nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour l’effacer de la Toile. »

Une cyber-mobilisation que n’apprécieraient pas les forces de l’ordre, embarrassées par la révélation de cette cette sous-traitance. « Ne perturbez pas le travail des policiers enquêteurs en diffusant de fausses informations ou rumeurs« , a faiblement protesté la Police Nationale sur… Twitter !
Olivier Laurelli, expert en sécurité informatique et blogueur répondant au pseudonyme de Bluetouff, souligne qu' »à partir du moment où on attaque les réseaux où [les djihadistes] communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs. »
« Dans ces comptes, il y a de tout, aussi bien des fondamentalistes que des amateurs« , confirme un enquêteur aux « Echos ». « Il faut aller vérifier. Certains auraient mérité une visite de la gendarmerie ou de la police. »

Anonymous vs. hackers islamistes

blog -Anonymous en guerre contre cyberjihadLoin d’écouter les policiers, les pirates poursuivent leurs attaques numériques, sans être importunés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. L’excuse: ils ne sont pas seuls et on assiste à une bataille généralisée de hackers, sans pour autant que les « black blocs » (Black Blocks) soient entrés en hibernation.

Des pirates assumant pour la plupart « islamisme » ont massivement attaqué des sites français en tout genre, en réaction aux opérations des Anonymous. Sous la bannière « Opération France » (ou #OpFrance), les hackers islamistes ont piraté des milliers de sites web en quelques jours. Le site spécialisé Zataz évoque plus de 19.000 sites web attaqués par plus de 27 groupes de hackers localisés dans le monde entier (Tunisien, Maroc, Algérie, Mauritanie, Indonésie, Malaisie, Mexique…). Plusieurs se revendiquent notamment des groupes comme le Middle East Cyber Army (MECA), le Cyber Califat, la cyber-force islamique unie ou les Anons Ghost.

Sur les sites piratés, la page d’accueil est modifiée. Bien souvent, elle affiche un fond noir et des slogans tels « Il n’y a de Dieu qu’Allah », « Death to France » (« Mort à la France ») ou « Death to Charlie » (« Mort à Charlie »).
Les sites de plusieurs mairies, conseils généraux, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont ainsi été piratés. Le site du Conseil général du Lot a ainsi été piraté pendant trois heures par un groupe tunisien dénommé « Fallaga Team » qui renvoyait les utilisateurs vers une adresse diffusant un discours intégriste. Le site du Mémorial de Caen a vu sa page d’accueil afficher un message en arabe et un autre en français affirmant: « J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah. J’atteste que Muhammed est le messager de Allah« . Le prosélytisme musulman est visiblement un fantasme…

Un site piraté par le groupe de hackers Fallaga Team
L’office de Tourisme de Biarritz, le CHU de Strasbourg, le Palais des Papes d’Avignon, l’académie de Créteil, la cathédrale de Nantes, la ville de Tulle, la fondation Jacques Chiracont également été frappés par ces piratages. C’est très nébuleux, on est face à des groupes d’activistes qui se forment et se défont très rapidement.

L’économie du pays est ainsi perturbée. Des filiales de grands groupes français (Carrefour, BNP Paribas, Terraillon…) ont en effet subi des attaques et leur activité ont eu à souffrir de ces « actions concrètes difficiles à comptabiliser mais plusieurs centaines de sites de PME, d’institutions locales ou d’universités auraient été touchés », résume Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom.

« Je suis musulman, je ne suis pas Charlie », clame un site français piraté par AnonGhost

« De mémoire, je n’ai jamais vu une campagne de ‘défacement’ aussi importante dans un temps aussi restreint, poursuit Gérôme Billois. « Les sites touchés sont souvent des structures qui n’ont pas forcément les équipes techniques adéquates pour maintenir le niveau de sécurité nécessaire ou réagir rapidement en cas d’attaque. »

Le site du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, consacré à la Seconde Guerre mondiale, s’est ainsi retrouvé affublé d’un texte rouge sur fond noir accusant la France de « racisme » et d’être le « terroriste du Monde », l’invitant à aller « se faire foutre » et signé « Je suis Muslim [musulman] et je [ne] suis pas Charlie« . Charlie hebdo n’en a toutefois pas perdu son sens de l’humour…

On peut parler de cyberjihad. Le ‘défacement’ n’est que la partie émergée de l’iceberg et la moins [physiquement] dangereuse aussi, car elle n’a pas d’autres conséquences que l’affichage d’une idéologie », minimise Thierry Karsenti, directeur technique Europe de l’entreprise de sécurité informatique Checkpoint.
Il indique finement – relayé par la presse irresponsable – que prendre le contrôle de la page d’accueil d’un site mal protégé ou pas correctement mis à jour « n’est pas très difficile à réaliser techniquement et l’attaque peut même être lancée de manière quasi-automatique« .

Entre autres titres de gloire affiché par ces distingués experts et décrypteurs, un groupe de hackers se réclamant de l’Etat islamique a tout de même réussi à pirater les comptes Twitter et YouTube du commandement militaire américaine au Moyen-Orient (le CentCom). « Nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine« , ont défié les pirates sur le compte Twitter du CentCom. Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberjihad », se sont-ils également félicité.

Le CentCom piraté par le Cyber Califat

Les hackers semblent très bien infiltrés. Ils ont également publié une liste de généraux de l’armée américaine avec leurs adresses, ainsi que des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord. Parallèlement, le compte YouTube du CentCom a publié des vidéos à la gloire du djihad et de l’Etat islamique, avant d’être suspendu.

« L’islam n’est pas synonyme de terrorisme » !

blog -cyber-jihad-contre-attaqueMalgré leurs nombreuses attaques subversives, les pirates du Middle East Cyber Army (MECA) se prétendent se distinguer des terroristes islamistes, une technique d’agit-prop bien connue des autorités religieuses hexagonales. Avec eux, « un musulman n’est pas un terroriste », clame également notre presse, derrière Manuel Valls qui caresse dans le sens du poil ses flancs gauche et droit alternativement. « C’est exactement l’inverse de l’islam. Notre religion est paisible, toute personne qui a lu le Coran comprend cela« , raconte un le porte-parole de MECA, à qui veut l’entendre, comme Zataz qui relaie. Pour lui, les cyber-attaques contre les sites français visent à « prouver au monde que l’islam n’est pas synonyme de terrorisme ». Tâche ambitieuse !

« Malheureusement, les hackers qui s’en prennent actuellement au web Français ne se soucient visiblement pas de leurs cibles. Ils cherchent à poster leurs messages et leur logo sur n’importe quel site, que ce soit celui d’une école, ou le site d’un petit artisan« , précise un membre des Anonymous au site Mac4ever. « Souvent, ces cibles sont choisies simplement parce qu’une faille a été facilement trouvée et son exploitation demande peu de temps, d’efforts et de ressources, ce qui explique que beaucoup de sites aient été défacés en peu de temps. » Dans un « communiqué », les Anonymous promettent ainsi des ripostes contre ces hackers islamistes. Sont-ils missionnés ?

Reste que le MECA annonce une cyber-attaque massiVE pour le jeudi 15 janvier : 3Nous avons déjà piraté des milliers de sites, mais ce qui va venir le 15 janvier sera beaucoup, beaucoup plus important. »
La cyber-bataille ne fait que commencer.

Insulte à la chrétienté: l’art impertinent verse dans le pot de chambre

Les Chrétiens ne commentent pas d’attentats pour autant…

Piss Christ: Mgr. Barbarin déplore « une offense »…

Les artistes scato provoquent les cathos.
Les musulmans avaient subi des atteintes avec les caricatures de Mahomet, leurs intégristes avaient lancé une fatwa, et les locaux de Charlie hebdo avaient été incendiés, mais les chrétiens ne s’en prennent pas aux hommes, fussent-ils traditionnalistes.

Le méchant jeu de mot: Piss Christ / Peace Christ n’émeut pas les mécréants

Certains commentateurs impies admettent que le traitement infligé par l’artiste à un crucifix, symbole religieux fort, peut blesser et offusquer des fidèles, et que ceux-ci peuvent légitimement exprimer leur indignation, mais ils contestent qu’une agression puisse en appeler une autre. Ce parti-pris conduit à accuser ce recours au blasphème de défaite de l’intelligence et de la raison, et aussi d’incapacité à entrer en dialogue avec ses contemporains. Ce que l’artiste fait en revanche magnifiquement… Les bons apôtres ajoutent même que la foi chrétienne n’a besoin ni de défenseurs, ni d’une « sorte de police religieuse chargée de la faire respecter« . N’aurait-elle besoin que de martyrs ?

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, a qualifié d' »offense » la photographie de l’artiste américain Andres Serrano en mal d’inspiration.
 » C’est une blessure profonde pour nous, surtout en cette Semaine Sainte, car elle touche ‘Celui qui nous a aimés jusqu’à l’extrême’ « , a-t-il estimé.
Il a également demandé le « retrait » de l’oeuvre, ainsi que l’avait fait l’évêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz.

Un millier de catholiques s’est retrouvé à Avignon samedi 16 avril pour réclamer le retrait de la photo de l’artiste
Porte-parole de la conférence des évêques de France, qui avait fustigé le débat sur la laïcité, Mgr Poidvin est soudainement bien silencieux…

 

Bien entendu, M. Yvon Lambert, propriétaire de cette collection, est mécontent !
Il s’est plaint quedes catholiques « intégristes » n’avaient cessé de le harceler depuis le début de l’exposition et a considéré que la destruction de cette œuvre était un signe du retour du Moyen Age. L’oeuvre elle-même est un retour à l’âge des cavernes, sans vouloir offenser les hommes en peaux de bêtes.<strong>Aux pissotières, la « république du respect »

On a droit à tous les poncifs habituels de l’intelligentsia à sec d’émotions et d’élévation de l’âme. Dans la destruction de cette tinette qu’elle valorise en œuvre d’art, elle voit une régression culturelle, de même que toute atteinte à la liberté d’expression. Amen !
Mais, en admettant que nous soyons en présence d’une oeuvre d’art ou d’une manifestation de la liberté de l’esprit, cela justifierait-il tout et n’importe quoi ? Ne s’agit-il pas d’une insulte à l’intelligence ?

La vérité est qu’il est navrant d’avoir à reposer cette question aussi vieille que la liberté aux tenants de la modernité. Depuis plus de deux siècles que les Lumières ont vaincu l’obscurantisme, les plus fervents défenseurs de la liberté s’accordent à dire que celle-ci ne doit pas franchir la frontière de l’humiliation d’autrui ni de l’incitation à la haine et acceptent que les tribunaux fassent respecter cette frontière. Trop subtil pour les touche-pipi ?

Aurait-on évoqué un retour au Moyen Age si les autorités publiques avaient interdit l’exposition d’une « œuvre » montrant la photo d’un Noir, d’un Juif ou d’un Musulman, plongée dans un bocal d’urine ? On ose imaginer qu’il aurait pu être musulman…
Notre société ne tient debout et ne maintient la paix civile entre ses membres qu’à la condition de préserver un minimum de respect à l’égard des convictions et de l’identité de chacun. Les artistes laïcs, libertaires et anarcho-révolutionnaires ne sont pas dispensés de cette règle en république du respect.

Quand l’art pue la pisse

Le «Piss Christ» avait déjà été vandalisée à coups de marteau en Australie en 1997
Cette « œuvre » de l’artiste américain incontinent, Andres Serrano (ci-contre), montrant un crucifix immergé dans unpot de chambre bocal d’urine a été détruite. Cette déjection vieille de 14 ans devait sentir fort. Dans la journée de dimanche 17 avril, des visiteurs indignés lui ont réservé le sort qu’elle mérite. Le photographe aura ainsi réussi à refaire parler de lui.
Quant aux partisans des caricatures de Mahomet, où sont-ils quand le foi catholique est en cause ?