Pensions de réversion : la déclaration de Macron ne met pas fin à la cacophonie

Le gouvernement a tout dit et son contraire

blog -pension de reversion sucree apres la CSG-dessinLes multiples déclarations contradictoires du gouvernement  sur la réforme à venir ont semé l’anxiété. Le débat, explosif, a émergé début juin dans un document destiné aux partenaires sociaux, avec cette question : « Doit-on maintenir les pensions de réversion ? Avec quels objectifs et sur quels critères ? » Il n’en fallait pas plus pour faire naître l’inquiétude sur les intentions de l’exécutif, soupçonné par la gauche de mener une politique résolument libérale, et de vouloir sabrer dans certains dispositifs sociaux pour faire des économies, sur un sujet particulièrement sensible, après celui très impopulaire sur les APL pour les jeunes et autres bénéficiaires d’aide au logement, puisque la pension de réversion est souvent décrite comme une « bouée de sauvetage » pour les veufs et les veuves qui disposent de peu de revenus.

Le gouvernement ne « touchera pas » aux pensions de réversion des 4,4 millions de retraités actuellement concernés, mais le pouvoir ne garantit rien pour les futurs retraités, a admis jeudi matin, sur LCI, le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner : pour lui, les pensions, qui permettent aux veufs de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé, pourraient « baisser » pour certains et « augmenter » pour d’autres.

Très rapidement, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a dû réaffirmer qu’il n’est pas question de les supprimer, sans qu’on sache clairement de quelle catégorie elle parlait mardi lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Sa mission de déminagecréa encore plus d’incertitudes puisqu’elle évoqua une volonté « d’harmoniser » les conditions d’attribution et de calcul, au prétexte qu’elles créent des injustices, un langage qui ne trompe plus personne et laisse envisager le pire.

blog -pension reversion-formulaire demandeEt les craintes furent renforcées dimanche après l’intervention du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Sur Europe 1, il a déclaré leur accorder « une importance majeure », tout en confirmant qu’elles devront être revues, au prétexte toujours aussi fallacieux qu’elles devront être « plus justes et plus efficaces ».

En tenant, mardi, les mêmes propos que sa ministre de la Santé, Edouard Philippe entretient le mal, en assurant que la question des pensions sera mise sur « la table », mais qu’il n’est pas question de les « amoindrir » ou de les « remettre en cause ».

Cette abondance de déclarations qui ne font pas progresser la question n’ont pas manqué de créer une psychose : à quelle sauce les futurs retraités seront-ils mangés ? Elles ont mis en lumière les flottements de l’exécutif sur ce dossier  qui pourrait parasiter plus profondément la prochaine réforme des retraites.

Macron ne clarifie rien

Résultat de recherche d'images pour "pensions de réversion"Le président a dû intervenir, mardi, depuis …Rome, alors que l’exécutif ne doit prendre sa décision que dans plusieurs mois et que ce dossier brûlant ne sera ficelé qu’en fin d’année. Or, Macron ne dissipe pas le flou qui entoure le projet et alors que grandit l’angoisse de la population depuis que les retraités sont sans cesse dans le viseur du nouveau locataire de l’Elysée.

« Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer », a répété Macron.

Pour tenter d’éteindre le début d’incendie, le président des (très) riches a dû se mouiller en mettant son poids affaibli  dans la balance, avec plusieurs « mises au point » mardi, à l’occasion de son déplacement à Rome : « aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer, ne serait-ce que d’un centime », a t-il fait tweeter, avant de préciser – cette fois à l’attention des futurs retraités – qu’ils « bénéficieront des mêmes prestations pour chaque euro cotisé ».

L’Elysée n’est pas avare de tweets et le Palais s’est fendu d’un second :

Dans l’après-midi, le chef de l’Etat a pris à part quelques journalistes de sa suite pour dire son agacement jupitérien: « Je voulais qu’on arrête avec des ambiguïtés [issues de son propre entourage : une mise au point qui aurait donc dû intervenir auprès de ses collaborateurs]. C’est un sujet toujours très anxiogène pour les gens, a encore commenté le président, condescendant. On ne fait pas aujourd’hui une réforme sur les retraites existantes. Les pensions de réversion, pour beaucoup de nos concitoyens qui ont des retraites modestes, c’est un sujet terrible, parce que c’est vraiment un complément. » Des propos qui n’apportent rien de plus au débat, que de la compassion froide et inutile : ils ne font qu’alimenter le sentiment de menace sur les pensions.

Image associéeLe président craint visiblement que s’installe l’idée que les pensions des futurs retraités veufs seront revues à la baisse. « Si les gens se mettent à se dire : ils vont m’enlever ma pension de réversion, là c’est l’angoisse, pour des gens [qui ne sont rien !]  qui sont dans une situation par définition pas plaisante. » Un euphémisme qui en dit long sur sa position hors-sol de banquier nanti.

En même temps, à Rome, Macron a maintenu la nécessité de l’indispensable réforme « en profondeur » du mécanisme de ces pensions, « aujourd’hui très injuste », élément de langage qui ne prend plus.
Reste la question de la méthode : « Une chose est de dire aux actifs que les règles changeront vers un système unique et plus juste, et qu’ils auront dix années pour s’y habituer. Une autre est d’alarmer une petite dame ou un petit monsieur à la retraite qui se vont se dire que leur pension de réversion sera supprimée le mois prochain ! » a-t-il polémiqué, accusant on ne sait qui, puisque les déclarations intempestives sont gouvernementales.

« L’usine à gaz des pensions de réversion »

Image associéeAvec ce titre, Le Parisien se fait le porte-parole du pouvoir. Sur les quelque 17 millions de retraités en France, 4,4 millions bénéficient d’une pension de réversion. Elle permet aux veuves – et, dans une très moindre mesure, aux veufs, de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé :  89 % des bénéficiaires des cotisations du conjoint sont des femmes. La pension de réversion (février 2016) représente un quart de la pension des femmes, avec un montant moyen de 642 euros par mois contre 304 euros pour les hommesLes nouvelles féministes ont encore quelques mois pour apprécier… 

Au fil des ans, ce dispositif social s’est transformé en usine à gaz, assure Le Parisien. Car les retraités ne sont pas entrés dans le système de protection en même temps et dans un contexte économique identique, mais ce que stigmatise Le Parisien, c’est une avancée par étapes, pour ne pas dire une critique des conquêtes syndicales. Ainsi, un fonctionnaire touche 50 % de la pension du défunt quand un salarié ou un artisan en perçoit 54 %. Et, selon les moments historiques, l’attribution n’est pas soumise aux mêmes conditions. Un ancien du privé ne peut y prétendre s’il touche plus de 20.550 euros brut par an, plafond qui n’existe pas pour un ex de la fonction publique: le  salaire médian du privé (1.797 euros nets) est moindre – avec des qualifications basses (manoeuvres, manutentionnaires, etc… dont les contrats précaires et les périodes de chômage sont compensés par la solidarité, notamment des fonctionnaires) – de celui du public (2.411 euros en 2015, avec un gel du point d’indice dans des professions à recrutement sur concours  à un niveau de diplôme exigé) et Le Parisien connaît-il de nombreux agents appartenant à cette catégorie ?

Résultat de recherche d'images pour "pensions de réversion"Un âge minimum est aussi parfois requis. Il faut très souvent avoir au moins 55 ans, mais les serviteurs de l’Etat ne sont pas concernés, selon Le Parisien qui omet (‘fake news’ !) d’indiquer que le taux est moindre pour les veufs et veuves d’un employé de la fonction publique (régime de base et complémentaire): il s’établit à 50%.
Chez les libéraux, le système est échelonné, en fonction des professions, jusqu’à 65 ans… sauf pour les avocats, où cette restriction n’existe pas ! La durée minimum de mariage requise n’est pas non plus la même dans le privé ou le public et les Pacsés en sont exclus…
Le Parisien devra nous préciser quel sont les conditions de réversion dans le secteur de la presse… Pour ça, peut-on compter sur 
Jannick Alimi, @JannickAlimi1 ?

?

Macron s’acharne sur les fonctionnaires : il gèle leur salaire en 2019

Le gouvernement n’a annoncé aucune hausse du point d’indice : ne parlons donc même plus de rattrapage !…

image

La rencontre qui s’est tenue lundi, entre les neuf syndicats de fonctionnaires et le secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique: «c’est une catastrophe !», s’écrie Christian Grolier (FO) qui ne trouvait plus ses mots lundi après la sortie de ce «rendez-vous salarial» avec le secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, Olivier Dussopt (photo). «Les annonces ne sont pas à la hauteur», abondait Mylène Jacquot (CFDT).

Cet abandon des serviteurs de l’Etat n’empêche pas le traitement des agents d’augmenter à la marge, assure le pouvoir, via des primes, l’ancienneté, etc., mais il est perçu comme du mépris par les syndicats qui tiennent à des hausses générales pour tous.

D’autant que de 2010 à 2019, en près de dix ans, le point d’indice n’a été relevé que de 0,6 % en 2016 et en 2017.

La reprise de l’application de l’accord sur les salaires (PPCR), après sa suspension en 2018, coûte assez cher, selon le gouvernement : 840 millions d’euros l’an prochain pour les finances publiques.
«Nous tenons nos engagements sur PPCR», se défend l’entourage de Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, un « élément de langage » éculé, tellement il a servi en seulement un an.
S’y ajoutent des mesures sur le remboursement des frais de mission, la compensation de la CSG et celle de l’inflation (Gipa), l’ouverture de discussions sur le logement et la complémentaire santé.

L’exécutif prend tout son temps pour repenser la rémunération des fonctionnaires, à leurs dépens, pour accroître la part au …mérite. Et cibler les hausses sur certaines professions, en l’occurrence dans la fonction publique hospitalière. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, fera prochainement des annonces en ce sens.

Le gouvernement veut aussi améliorer la mobilité des 5,5 millions agents (la concertation s’ouvre ce mardi sur ce thème), recruter davantage de contractuels et simplifier les instances de représentation du personnel.

Ces réformes heurtent des syndicats déjà échaudés par les 120.000 suppressions de postes prévues d’ici à 2022 et le rétablissement du jour de carence. Ils se retrouveront en intersyndicale le 5 juillet. Mais il leur sera impossible de bâtir une riposte avant les congés d’été. Les militants fonctionnaires FO et CGT se contenteront de participer à la journée d’action du 28 juin, pilotée par leurs confédérations.

Manifestation de fonctionnaires à Paris: 73 excités présentés au Parquet

73 anti-républicains ont été déférés pour être présentés au procureur jeudi

Manifestation des fonctionnaires à Paris, le 22 mai 2018

Ils étaient au nombre des 283 interpellés mardi lors de la manifestation des fonctionnaires à Paris, à l’appel de neufs syndicats, a annoncé le Parquet, qui a également prolongé une cinquantaine de gardes à vue. 

Durant la manifestation mardi après-midi, 23 personnes avaient été interpellées, notamment lors de heurts avec les forces de l’ordre et de dégradations au matériel urbains et à des magasins, dont un restaurant McDo, dont, cette fois, l’intérieur n’a pas été vandalisé, ainsi que trois autres, lors d’un rassemblement au Panthéon. Elles avaient été placées en garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations« , a indiqué le Parquet de Paris.

Abribus détruits, vitrines de magasins brisées, tags et jets de projectiles en direction des forces de l’ordre : la manifestation, qui a rassemblé 15.000 personnes mardi à Paris selon la police, a été émaillée de violences et de brèves échauffourées. Face aux jets de projectiles provenant d’un « groupe de 200 individus cagoulés et violents », selon un communiqué de la Préfecture de police (PP), les policiers ont répliqué en faisant usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogène, selon la même source.

Résultat de recherche d'images pour "lycee arago bloqué"En début de soirée mardi, 102 autres militants anarcho-révolutionnaires avaient été interpellés après une tentative d’occupation du lycée Arago (ci-contre, situé Place de la Nation, XIIe arrondissement) dans lequel ils avaient pénétré après la dispersion du cortège place de la Nation, selon la Préfecture de police (PP) et le Parquet. Connu, comme le lycée Voltaire, pour sa radicalité, le lycée Arago se classait 87e sur 109, au niveau départemental en 2015,  en termes de résultats.

Parmi les 40 mineurs arrêtés, un jeune a été remis en liberté mercredi et un autre a reçu une convocation pour être jugé ultérieurement, a précisé le parquet. Cinq d’entre eux ont vu leurs gardes à vue prolongées et 33 doivent être présentés jeudi à un magistrat qui décidera d’éventuelles poursuites à leur encontre.

Sur les 88 majeurs interpellés, âgés pour la plupart de moins de 30 ans, 40 ont été déférés mercredi soir en vue d’une présentation devant le parquet

43 autres ont vu leurs gardes à vue prolongées. Quatre ont été remis en liberté et un dernier fait l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, aussi appelée ‘plaider-coupable’), une mesure alternative au procès.  La CRPC permet au procureur de la République de proposer, directement et sans procès, une ou plusieurs peines à une personne qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Si la personne conteste les faits ou la peine proposée, le procureur peut alors saisir le tribunal correctionnel.La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées.

La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées. 
Un « groupe de 200 individus cagoulés et violents » (en un seul groupe, c’est peu vraisemblable) a saccagé du mobilier urbain et à des vitrines de magasins, jetant des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des charges, des tirs de gaz lacrymogène et une lance à eau. 
Selon la PP, 8 personnes dont 2 membres des forces de l’ordre ont été blessées légèrement.

Les fonctionnaires en grève unitaire défilaient mardi pour défendre leur statut et s’opposer à la réforme du gouvernement, à l’occasion de leur troisième journée de mobilisation depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Le défilé du 1er-Mai à Paris avait déjà été marqué par des violences (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et saccage de restaurants) et des heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 manifestants d' »ultragauche » membres du « black bloc » (et aussi des « antifa »), pour faire simple et ne pas mettre en cause les organisateurs, notamment les anticapitalistes de SUD (Solidaires).

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées, dont 102 placées en garde à vue, et quatre personnes, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes avaient ensuite été mis en examen pour des violences sur des magasins et placés sous contrôle judiciaire.

Manifestations de fonctionnaires: 17 interpellations à Paris

Des dizaines de manifestants encagoulés  du cortège de fonctionnaires ont provoqué  à Paris des échauffourées avec les forces de l’ordre

blog -manifestation de Black blocs à Paris-22 mai2018.jpg
L’ultra-gauche n’a visiblement pas manifesté « en marge » du défilé syndical… 

La police a dû faire usage de canons à eau et de gaz lacrymogène et effectuer 17 interpellationspour « participation à un groupement violent, » a-t-on appris de sources concordantes. Des extrémistes encagoulés ont pris pour cibles des commerces entre l’Opéra Bastille et la Gare de Lyon. 

Avant que le cortège parti de la Place de la République n’atteigne la place de la Bastille, des manifestants d’extrême gauche ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (XIIe arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre. 

Et les anti-libéraux étaient de la partie:

L’orthographe du tweet est due à un journaliste passé par l’AFP et France2…

Unité : le mot d’ordre de la grande manifestation de la fonction publique

Image associéeC’est la première fois qu’est réalisée l’unité syndicale depuis 2010 avec les 130 manifestations contre la réforme des retraites. Les neufs syndicats – dont les modérés de la CFDT et de l’UNSA, ci-contre – manifestaient surtout contre la réforme de la fonction publique, prévue pour 2019. C’est un temps fort avant samedi, quand la CGT va s’associer une nouvelle manifestation – politique, celle-là –  de la France insoumise (LFI), alors que les autres syndicats ont annoncé qu’ils n’y participeraient pas, refusant de se mêler à une démonstration politique et non plus syndicale.

blog -manifestation unitaire de fonctionnaires le 22 mai 2018.JPGPhilippe Martinez (CGT) a estimé que l’unité « donne une autre image du syndicalisme que tous les syndicats défilent ensemble« . Selon lui, « le message, c’est la défense des services publics, c’est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République« .

C’était la troisième journée de mobilisation depuis l’élection du président Emmanuel Macron par lequel ils se sentent « attaqués ».

Quelque 16.400 manifestants ont été recensés à Paris, selon le cabinet Occurrence. 

Les chiffres communiqués par le Ministère de l’Intérieur font état de 124.000 manifestants en France, lors de 180 actions en province et de 15.000 manifestants à Paris. 

Parmi les mots d’ordre du mardi 22 mai : la revalorisation des salaires et des effectifs. Macron a annoncé la disparition de …120.000 postes de titulaires sur cinq ans. Les fonctionnaires en grève comptent aussi dire leur opposition au projet de réforme de la fonction publique. Alors qu’Olivier Dussopt, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, a entamé la semaine dernière des consultations avec les syndicats sur le thème du recours aux contractuels, ce sujet très sensible de la réforme, qui doit être présentée à l’été 2019, est au centre des revendications.

Manifestation du service public en octobre 2017.Les heurts rappellent les débordements du 1er mai dernier quand le défilé avait été marqué par de nombreux incidents (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées) et de nombreux heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l’ultra-gauche estampillés « black blocs » ou « antifa ».

Résultat de recherche d'images pour "mots d ordre des fonctionnaires mardi 22 mai 2018"Selon des informations de France Info, 101 personnes ont été interpellées lors de l’évacuation du lycée Arago, dans le 12e arrondissement de Paris. Plusieurs personnes avaient réussi à pénétrer dans l’établissement scolaire après la dispersion de la manifestation des fonctionnaires, rapporte la préfecture de police de Paris.

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées dont 102 placées en garde à vue, et quatre autres, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes ont depuis été inculpées et placées sous contrôle judiciaire.

Fonctionnaires : tous les syndicats (9) appellent à la grève le mardi 22 mai

Des milliers de fonctionnaires ont défilé de Bercy à la place de la Bastille à Paris, le 22 mars 2018

Les fonctionnaires veulent protester contre les plans de départ volontaire.

Ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique. L’UNSA n’avait pas appelé à se joindre à la mobilisation du 22 mars, mais cette fois, après avoir écouté Macron, soi-disant star de la communication à l’Elysée, le quatrième syndicat représentatif dans la fonction publique, appelle ses adhérents à faire grève le 22 mai prochain, aux côtés des huit autres organisations de fonctionnaires, indique son secrétaire général Luc Farré. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique« , a-t-il dit à l’issue d’un bureau national extraordinaire, réuni lundi matin.

Le chef de l’Etat n’aborde les services publics que sous « l’angle budgétaire », a-t-il reproché à l’ex-banquier. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent« , a déclaré Luc Farré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement.
Après la CFDT vendredi, l’Unsa est la dernière organisation à rejoindre cet appel à une journée de grève et de manifestations
Il est lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP, pour protester contre la réforme de la fonction publique et pour défendre le pouvoir d’achat.
Un appel unitaire à la grève avait déjà été lancé le 10 octobre, ci-dessus, pour la première fois depuis dix ans.
Le 22 mars, en revanche, CFDT et Unsa, photo ci-dessous, s’étaient abstenues. 
Les syndicats s’opposent notamment au plan de départs volontaires de 120.000 postes dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat. Le plan projette de négocier des ruptures à l’amiable contre des indemnités de départ incitatives, mais aussi des aides à la reconversion ou encore à la création d’entreprise, tout en conservant la possibilité de toucher l’allocation-chômage, même si ces départs ne concerneront pas « des plans massifs » de la fonction publique, a simplement assuré Olivier Dussopt, mais des services précis, « où il y aura des restructurations« , « des rapprochements » et d’éventuels « sureffectifs« . « Ce n’est pas la fin de la fonction publique, ce sont les conditions de sa pérennité véritable », a de son côté promis Emmanuel Macron, en déplacement en Tunisie. Mais jamais, en France, le secteur public ne s’est vu proposer à si grande échelle cette modalité très courante dans le privé.
<br>Selon l’Unsa, la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement n’a pas « pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement ».
Education, transports ferroviaires et aériens… : de très nombreux secteurs fonctionneront au ralenti.