Trois Français sur quatre favorables à une peine d’indignité nationale contre les terroristes

Hollande surfe sur le sang répandu par les islamistes français

Un mois après les attentats islamistes de djihadistes de France des 7, 8 et 9 janvier, François Hollande prend à nouveau la parole ce jeudi 5 février avec une nouvelle « grande » conférence de presse semestrielle.

"L'islam dominera le monde""La charia est la vraie solution""Au diable, la liberté"
« L’islam dominera le monde »
« La charia est la vraie solution »
« Au diable, la liberté »

Lors de cette grand messe laïque organisée à l’Elysée le président de la République devrait pontifier, notamment sur la batterie de mesures anti-terroristes mise en place par le gouvernement Valls dans la foulée des attentats djihadistes par des Français contre des Français. Il parlera de guerre au terrorisme, mais le « chef de guerre » taira la guerre civile ouverte par les islamistes et mobilisant l’armée sur le sol national.

Profitant sans retenue de ces « événements français », comme on parle des « événements d’Algérie », et le réflexe d’unité nationale qui a animé l’opposition, François Hollande a vu sa popularité grimper de 6 points – en dépit de la hausse constante du chômage et des taxes – dans le baromètre YouGov du mois de février réalisé entre soi par les socialistes du HuffPost, que dirigea Anne Sinclair et de i-télé du groupe Canal+ qui licencia Eric Zemmour pour exercice impertinent d’une liberté d’expression que le mensuel libertaire Charlie hebdo continue en revanche de porter à des sommets de vulgarité. Dans le même temps, « cette enquête d’opinion démontre [sic] que les mesures prises par l’exécutif rencontrent un très large assentiment auprès des Français » commente le site socialo-socialiste, comme si YouGouv était indépendant et les sondages fiables.
Cette affirmation du HuffPost est un abus de confiance: il suffit d’aller consulter le sondage pour constater que le commentaire est mensonger

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite Hollande apres attentats-fin jan2015
L’agrandissement n’est pas fameux: pour l’agrandir, cliquer dessus.
Et voici le lien vers la source: http://cdn.yougov.com/cumulus_uploads/document/f2zk2dmq41/Results_HuffingtonPost_Barom%C3%A8tre_F%C3%A9vrier_02.02.15.pdf

L’indignité nationale rencontre un très large consensus

Défendue par l’UMP de Nicolas Sarkozy et soutenue par une partie des députés socialistes, la proposition d’instaurer une peine « d’indignité nationale » priverait les terroristes de leurs droits civiques et de l’accès à certains emplois. Elle remporte ainsi l’adhésion de 76% des personnes interrogées (12% défavorables, 12% d’indécis). L’idée est soutenue par 91% des sympathisants UMP, 88% des centristes, 83% des proches du FN et 74% des sympathisants du PS et d’EELV.

Le 21 janvier dernier, le premier ministre, Manuel Valls, s’était emparé de cette proposition émanant de l’opposition en promettant « une réflexion transpartisane » sur la réactivation de la peine d’indignité nationale et que des propositions « compatibles avec notre droit et nos valeurs » seraient présentées d’ici six semaines. Manuel Valls avait justifié une telle mesure en affirmant qu’elle « marquerait avec une force symbolique les conséquences de la transgression absolue que constitue la commission d’un acte terroriste ».

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, avait à nouveau marqué sa différence et pris ses distances avec cette mesure tout en concédant le dernier mot aux parlementaires: « Ce serait un acte symbolique mais les symboles portent leurs charges (…) Ce n’est pas un symbole que, moi, j’aurais revendiqué », a-t-elle répliqué au Premier ministre. L’indignité nationale n’a été décrétée qu’à deux reprises dans l’histoire de France, sous la Révolution française et lors de l’épuration après la Seconde guerre mondiale.

Moins de 10% jugent les mesures anti-terroristes excessives

blog -YouGouv pour HuffPost sur popularite gouvernement apres attentats-fin jan2015
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Les autres mesures prises par le gouvernement pour contenir la menace djihadiste rencontrent elles aussi une approbation plus ou moins large selon les sujets. 61% des Français jugent « appropriée » l’intensification des contrôles sur Internet pour lutter contre la propagande; 67% approuvent désormais le fichage et la création d’un nouveau fichier de renseignement recensant les auteurs ou complices d’actes terroristes; 65% saluent les mesures visant à renforcer l’armement et l’équipement des forces de l’ordre. A l’époque des manifestations d’activistes altermondialistes contre la réserve d’eau de Sivens (Tarn), la presse se faisait l’écho complaisant des réactions hostiles à l’usage par la police de grenades offensives, lesquelles leur ont été interdites en novembre par Bernard Cazeneuve, le ministricule de l’Intérieur aujourd’hui vanté pour la gestion de la situation par le RAID et le GIGN.

Enfin, la versatilité du gouvernement et des Français est une nouvelle fois confirmée. Très étonnamment, 50% des sondés estiment « appropriée » la décision de mettre en place des quartiers réservés aux islamistes radicaux en prison et d’augmenter significativement le nombre d’aumôniers musulmans.

Centre de détention national de Roanne

Autre indice des fluctuations émotionnelles d’opinion, moins de 10% des personnes interrogées les jugent « excessives » tandis que 21 à 28% les juges « insuffisantes ». Les partisans d’une sévérité accrue, notamment dans les prisons, sont remarquables chez les sympathisants de l’UMP -qui avait notamment proposé la création de centres de détention réservés aux prisonniers radicalisés- et du Front national. Ainsi, 38% des électeurs de Nicolas Sarkozy ne se satisfont pas des mesures d’isolement arrêtées pour les détenus radicalisés, et jusqu’à 44% des électeurs de Marine Le Pen.

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Ratés de Valls et Cazeneuve: Coulibaly contrôlé mais relâché quelques jours avant les attentats

Révélation du Canard enchaîné: le laxisme socialiste a fait cinq morts

Le tueur, contrôlé puis relâché, 10 jours avant ses cinq assassinats

Amedy Coulibaly n’avait pas été jugé assez dangereux…

Contrôlé par hasard le 30 décembre à Paris, à bord d’une voiture louée, dix jours avant de tuer une policière, le 8 janvier, et quatre otages le lendemain, écrit le Canard enchaîné à paraître mercredi.

Le 30 décembre 2014, à 11h45, deux motards de la préfecture de police arrêtent une Seat Ibiza à hauteur du 55 rue Simon-Bolivar, dans le XIXe arrondissement de Paris (dont plusieurs quartiers sont des zones de non-droit,  grâce au laxisme de Roger Madec, précédent maire PS contesté), l’une des « no go zones » décrites par Fox News qui apporte un peu de pluralisme à l’information, au grand dam de la maire socialiste, Anne Hidalgo. Le conducteur est accompagné d’une jeune femme, qui a loué la voiture à l’agence Sixt d’Orly. Ce conducteur, c’est Amedy Coulibaly. Et la jeune femme qui l’accompagne n’est autre qu’Hayat Boumeddiene, qui est aujourd’hui l’une des personnes les plus recherchées de France, bien qu’on l’ai localisée en Syrie.

La réalité de ce contrôle de routine est dévoilée dans le Canard enchaîné de ce mercredi

A partir d’extraits du rapport d’un des motards, l’hebdomadaire raconte ainsi que le permis que les policiers ont alors sous les yeux n’est pas encore définitif: l’attestation de réussite à l’examen date du 10 décembre seulement. Ils consultent – c’est la routine – le fichier des personnes recherchées (FPR) et voient une mention leur demandant d’obtenir des renseignements sans attirer l’attention pour un suspect considéré comme dangereux pour son appartenant à la mouvance islamiste. Les deux membres des forces de l’ordre informent leur hiérarchie et les services antiterroristes. Mais personne ne réagit. «Aucune surveillance, pas de filature», précise le journal, pour qui il était pourtant permis de se poser quelques questions. Quoi qu’il en soit, les policiers laissent partir la voiture… La trace de Coulibaly est perdue.

La préfecture de police de Paris (PP) et le ministère de l’Intérieur ont failli à leurs responsabilités

Ils n’ont pas donné suite aux informations des policiers. Après le contrôle, Amedy Coulibaly a pris quelques heures plus tard la route de l’Espagne -sans encombre- avec sa compagne qu’il a déposée à l’aéroport de Madrid. Direction la Turquie, sans problèmes. Les autorités turques ont confirmé qu’Hayat Boumeddiene a bien passé la frontière syrienne, comme une lettre à la poste, le 8 janvier dernier.
Amedy Coulibaly est quant à lui revenu sans souci en France où, au lendemain de l’attentat châtiant les mécréants de Charlie Hebdo, il a tué le 8 janvier une policière municipale à Montrouge (Hauts-de-Seine) et le lendemain quatre Juifs dans le supermarché Hyper Cacher situé porte de Vincennes.

Le Canard enchaîné – journal qui distribue les bons points- estime que les motards de la PP n’ont commis aucune faute puisque la consigne était de ne pas interpeller ce membre de la mouvance islamiste -pardon « terroriste », consigne langagière du sémiologue Laurent Fabius- mais ne distribue pas les cartons rouges…

Les ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Christiane Taubira, sont pourtant restés les bras ballants.

Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé
Remontées dans les sondages à la faveur du sang versé

En république socialiste, les ministres sont infaillibles et intouchables. On le voit bien, les ficelles de la presse sont tirées depuis l’Elysée ou ses relais institutionnels, associatifs ou universitaires. Et en cette circonstance de menace de l' »islamisme radical » sur la démocratie (par opposition à l’islamisme « modéré » !), les pseudo-« instituts » de sondages font flèche de tout bois et se discréditent une fois encore. A chaud et à la faveur de l' »unité nationale » consentie par l’opposition, ils se livrent à des enquêtes opportunistes qui se veulent sérieuses. Après que la presse aux ordres a vanté une parfaite gestion des attentats  -par l’exécutif, sans rendre hommage au RAID et au GIGN-  arrivent les sondeurs qui font dire aux panels adéquats que le « premier flic de France » est un super-flic: il prend ainsi 16 points dans un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui en France. 77% des Français pensent, comme on leur a dit, qu’il a été « à la hauteur des événements ». C’est scientifique et c’est juste ! Voilà au moins une collaboration politique politicienne et presse « indépendante » qui fonctionne !

Anonymous et hackers islamistes s’opposent au nom de Charlie Hebdo

La guerre de religions s’étend au numérique

Le groupe de pirates masqués a lancé la chasse aux défenseurs du djihad en ligne, tandis que des hackers « musulmans » s’en prennent à des milliers de sites français. Les agresseurs posent en victimes et les tueurs tentent de justifier leurs crimes. La confusion est grande, mais le commerce continue. Les anti-libéraux de Charlie hebdo font leur marketing sur l’émotion populaire suscitée par les assassinats de 17 personnes en 3 jours d’horreur par des islamistes en France. Les corps des victimes sont à peine refroidis et ensevelis qu’ils annoncent des records de tirages, 5 millions d’exemplaires sur les 3 semaines qui s’ouvrent aux affaires, en plus des quatre millions de participants à la « marche républicaine » du 11 janvier sur l’ensemble du territoire. Mais c’est selon L’Obs, alors que le ministère de l’Intérieur renonce à tout chiffrage, l’évaluation étant pour elle impossible.

Et déjà l’unité nationale implose.

Une déclaration de guerre en bonne et due forme. « La liberté d’expression a été meurtrie. Charlie-Hebdo, une figure historique  controversée du journalisme satirique, a été pris pour cible par des lâches. Attaquer la liberté d’expression, c’est attaquer Anonymous », assurent les kacktivistes floutés. Nous ne le permettons pas. Toutes entreprises et organisations en lien avec ces attaques terroristes doivent s’attendre à une réaction massive d’Anonymous. Nous vous traquons.« 

Les taupes du groupe de hackers Anonymous se montrent menaçantes. Dans une vidéo, les souriants terroristes du Net annoncent leur volonté de riposter à l’attaque contre le journal « Charlie-Hebdo » qui a fait, non pas 17 morts, comme l’écrit L’Obs, décidément exalté, mais le tout sous la bannière « Opération ‘Charlie-Hebdo' » (ou #OpCharlieHebdo).

Une délation qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire… Le groupe de snipers, qui dénonce par ailleurs les écoutes téléphoniques et le fichage policier, a ainsi publié une liste noire de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». Le réseau social s’est plié aux volontés des activistes, bien qu’ils n’ait aucune légitimité ni représentativité, et ont suspendu la plupart de ces comptes, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). La Stasi est-elle en train de resurgir pour répandre la terreur sur l’hexagone ?

« Tous les moyens pour l’effacer de la Toile »

Parallèlement, les hackers font le sale boulot du ministère de l’Intérieur qui semble couvrir de tels agissements. En toute impunité et au nom de la liberté d’expression, cette milice d’extrême gauche travaille à pirater des sites web identifiés également comme islamistes. Une trentaine de sites ont été bloqués et mis hors ligne. Le site Ansar-alhaqq (qui diffuse de la propagande djihadiste en français) a été attaqué pour remplacer la page d’accueil (on parle de « défacement »), tandis que la page du site Kavkaz Center (site d’information tchétchène se revendiquant « islamiste ») redirige désormais vers le moteur de recherches DuckDuckGo. Sont actuellement visés différents sites se présentant comme « la voix du djihad » (« shahamat »).

Cette brigade d’auto-défense de l’Internet a ainsi publié une liste de 120 comptes Twitter désignés comme « islamistes », puis une liste de 89 comptes Twitter dits « terroristes ». La plupart de ces comptes ont été suspendus illico presto par le réseau social, décidément bien soumis, tandis qu’un document collaboratif vise à tous les recenser (plus de 900 comptes déjà trouvés !). Le pouvoir semble déléguer à ces collabos du 21e siècle, comme à son réseau d’associations et collectifs.

Lorsqu’on tombe sur un site [islamiste], nous tentons d’extraire de sa base de données des adresses et informations de contact, que nous redirigeons ensuite vers les forces de l’ordre« , avoue un Anonymous au journal socialiste Libération (qui héberge les rescapés de l’attentat contre les dessinateurs de Charlie hebdo). Ensuite, « nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour l’effacer de la Toile. »

Une cyber-mobilisation que n’apprécieraient pas les forces de l’ordre, embarrassées par la révélation de cette cette sous-traitance. « Ne perturbez pas le travail des policiers enquêteurs en diffusant de fausses informations ou rumeurs« , a faiblement protesté la Police Nationale sur… Twitter !
Olivier Laurelli, expert en sécurité informatique et blogueur répondant au pseudonyme de Bluetouff, souligne qu' »à partir du moment où on attaque les réseaux où [les djihadistes] communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs. »
« Dans ces comptes, il y a de tout, aussi bien des fondamentalistes que des amateurs« , confirme un enquêteur aux « Echos ». « Il faut aller vérifier. Certains auraient mérité une visite de la gendarmerie ou de la police. »

Anonymous vs. hackers islamistes

blog -Anonymous en guerre contre cyberjihadLoin d’écouter les policiers, les pirates poursuivent leurs attaques numériques, sans être importunés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. L’excuse: ils ne sont pas seuls et on assiste à une bataille généralisée de hackers, sans pour autant que les « black blocs » (Black Blocks) soient entrés en hibernation.

Des pirates assumant pour la plupart « islamisme » ont massivement attaqué des sites français en tout genre, en réaction aux opérations des Anonymous. Sous la bannière « Opération France » (ou #OpFrance), les hackers islamistes ont piraté des milliers de sites web en quelques jours. Le site spécialisé Zataz évoque plus de 19.000 sites web attaqués par plus de 27 groupes de hackers localisés dans le monde entier (Tunisien, Maroc, Algérie, Mauritanie, Indonésie, Malaisie, Mexique…). Plusieurs se revendiquent notamment des groupes comme le Middle East Cyber Army (MECA), le Cyber Califat, la cyber-force islamique unie ou les Anons Ghost.

Sur les sites piratés, la page d’accueil est modifiée. Bien souvent, elle affiche un fond noir et des slogans tels « Il n’y a de Dieu qu’Allah », « Death to France » (« Mort à la France ») ou « Death to Charlie » (« Mort à Charlie »).
Les sites de plusieurs mairies, conseils généraux, établissements scolaires, universités, églises ou entreprises ont ainsi été piratés. Le site du Conseil général du Lot a ainsi été piraté pendant trois heures par un groupe tunisien dénommé « Fallaga Team » qui renvoyait les utilisateurs vers une adresse diffusant un discours intégriste. Le site du Mémorial de Caen a vu sa page d’accueil afficher un message en arabe et un autre en français affirmant: « J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah. J’atteste que Muhammed est le messager de Allah« . Le prosélytisme musulman est visiblement un fantasme…

Un site piraté par le groupe de hackers Fallaga Team
L’office de Tourisme de Biarritz, le CHU de Strasbourg, le Palais des Papes d’Avignon, l’académie de Créteil, la cathédrale de Nantes, la ville de Tulle, la fondation Jacques Chiracont également été frappés par ces piratages. C’est très nébuleux, on est face à des groupes d’activistes qui se forment et se défont très rapidement.

L’économie du pays est ainsi perturbée. Des filiales de grands groupes français (Carrefour, BNP Paribas, Terraillon…) ont en effet subi des attaques et leur activité ont eu à souffrir de ces « actions concrètes difficiles à comptabiliser mais plusieurs centaines de sites de PME, d’institutions locales ou d’universités auraient été touchés », résume Gérôme Billois, expert du Cercle européen de la sécurité informatique et consultant pour le cabinet Solucom.

« Je suis musulman, je ne suis pas Charlie », clame un site français piraté par AnonGhost

« De mémoire, je n’ai jamais vu une campagne de ‘défacement’ aussi importante dans un temps aussi restreint, poursuit Gérôme Billois. « Les sites touchés sont souvent des structures qui n’ont pas forcément les équipes techniques adéquates pour maintenir le niveau de sécurité nécessaire ou réagir rapidement en cas d’attaque. »

Le site du Centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane, consacré à la Seconde Guerre mondiale, s’est ainsi retrouvé affublé d’un texte rouge sur fond noir accusant la France de « racisme » et d’être le « terroriste du Monde », l’invitant à aller « se faire foutre » et signé « Je suis Muslim [musulman] et je [ne] suis pas Charlie« . Charlie hebdo n’en a toutefois pas perdu son sens de l’humour…

On peut parler de cyberjihad. Le ‘défacement’ n’est que la partie émergée de l’iceberg et la moins [physiquement] dangereuse aussi, car elle n’a pas d’autres conséquences que l’affichage d’une idéologie », minimise Thierry Karsenti, directeur technique Europe de l’entreprise de sécurité informatique Checkpoint.
Il indique finement – relayé par la presse irresponsable – que prendre le contrôle de la page d’accueil d’un site mal protégé ou pas correctement mis à jour « n’est pas très difficile à réaliser techniquement et l’attaque peut même être lancée de manière quasi-automatique« .

Entre autres titres de gloire affiché par ces distingués experts et décrypteurs, un groupe de hackers se réclamant de l’Etat islamique a tout de même réussi à pirater les comptes Twitter et YouTube du commandement militaire américaine au Moyen-Orient (le CentCom). « Nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine« , ont défié les pirates sur le compte Twitter du CentCom. Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberjihad », se sont-ils également félicité.

Le CentCom piraté par le Cyber Califat

Les hackers semblent très bien infiltrés. Ils ont également publié une liste de généraux de l’armée américaine avec leurs adresses, ainsi que des informations sur des plans militaires concernant la Chine et la Corée du Nord. Parallèlement, le compte YouTube du CentCom a publié des vidéos à la gloire du djihad et de l’Etat islamique, avant d’être suspendu.

« L’islam n’est pas synonyme de terrorisme » !

blog -cyber-jihad-contre-attaqueMalgré leurs nombreuses attaques subversives, les pirates du Middle East Cyber Army (MECA) se prétendent se distinguer des terroristes islamistes, une technique d’agit-prop bien connue des autorités religieuses hexagonales. Avec eux, « un musulman n’est pas un terroriste », clame également notre presse, derrière Manuel Valls qui caresse dans le sens du poil ses flancs gauche et droit alternativement. « C’est exactement l’inverse de l’islam. Notre religion est paisible, toute personne qui a lu le Coran comprend cela« , raconte un le porte-parole de MECA, à qui veut l’entendre, comme Zataz qui relaie. Pour lui, les cyber-attaques contre les sites français visent à « prouver au monde que l’islam n’est pas synonyme de terrorisme ». Tâche ambitieuse !

« Malheureusement, les hackers qui s’en prennent actuellement au web Français ne se soucient visiblement pas de leurs cibles. Ils cherchent à poster leurs messages et leur logo sur n’importe quel site, que ce soit celui d’une école, ou le site d’un petit artisan« , précise un membre des Anonymous au site Mac4ever. « Souvent, ces cibles sont choisies simplement parce qu’une faille a été facilement trouvée et son exploitation demande peu de temps, d’efforts et de ressources, ce qui explique que beaucoup de sites aient été défacés en peu de temps. » Dans un « communiqué », les Anonymous promettent ainsi des ripostes contre ces hackers islamistes. Sont-ils missionnés ?

Reste que le MECA annonce une cyber-attaque massiVE pour le jeudi 15 janvier : 3Nous avons déjà piraté des milliers de sites, mais ce qui va venir le 15 janvier sera beaucoup, beaucoup plus important. »
La cyber-bataille ne fait que commencer.