Cantines scolaires – Greenpeace renonce à militer pour la viande pour tous : la santé est-elle sa motivation première ?

Greenpeace accuse les cantines scolaires de servir trop de viande

blog -regime vegetarienL’organisation supranationale dénonce des repas trop riches en protéines animales…L’ONG Greenpeace s’est penchée sur les consignes de l’Etat concernant le contenu des assiettes à l’école. Résultat, un apport en protéines de 2 à 4 fois supérieur aux recommandations des nutritionnistes, observe-t-elle.

Finies les revendications pour une alimentation non carencée pour tous ? Il y a quelques années, le repas de midi à la cantine était présenté comme le seul de la journée servi à certains enfants exposés à la malnutrition. Tous les enfants devaient avoir droit à une alimentation riche et équilibrée, mais la priorité est désormais environnementale… 

Nos enfants souffriraient désormais d’apports en protéines démesurés

Greenpeace estime que l’Etat exagère les quantités de protéines animales servies aux enfants à la cantine. Ce n’est bon ni pour la santé, ni pour l’environnement, assure l’ONG qui a passé en revue les recommandations du Groupe d’étude des marchés restauration collective et nutrition (GEM-RCN : guide pratique concernant la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration collective sociale) qui dépend du ministère de l’Economie. Cet organisme gère les achats publics de la restauration collective.
Selon l’organisation supra-nationale (et illégitime), le GEM-RCN recommanderait des « apports en protéines démesurés en comparaison des recommandations édictées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).« 

La dernière lubie écologiste en date : un repas végétarien par semaine

Résultat de recherche d'images pour "élevage émissions de gaz à effet de serre"Un repas comporte de la viande, des légumes, des pâtes, un laitage et un peu de pain. « On arrive à un apport de protéines entre deux et quatre fois supérieur aux recommandations des nutritionnistes, » s’alarme Laure Ducos, chargée de mission agriculture chez Greenpeace.

En outre, l’étude ne tient compte que du repas de midi. « Il faut compter 30 g par jour de viande, poisson ou œuf à 3 ans {référence d’âge la plus basse]; 70 g à 7 ans pour arriver à 100 g à 10 ans, » rappelle la nutritionniste Laurence Plumey. Peu de danger d’un oubli : les correspondances sautent aux yeux (3 ans = 30 gr et 10 ans = 100 gr !), ce qui apparaît comme des normes plus médiatiques et schématiques que scientifiques…

La médecin nutritionniste à l’hôpital Necker salue d’autant plus volontiers l’initiative du ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, de proposer un repas végétarien par semaine dans les cantines scolaires, qu’elle lui a elle-même suggéré cette idée… Ce docteur prêche en réalité les poncifs éternels, occultant des alternatives alimentaires saines (le végétarisme, par exemple), ou le b-a-ba des habitudes simples (complet plutôt que raffiné, entier plutôt qu’en jus, etc.) et nous mitraille avec de risques mortels : blog -lait a ecole 1854.JPGla viande est mauvaise pour nos artères, mais le poisson est également dangereux, car pollué par des métaux lourds, ainsi que les fruits et légumes qui seraient immangeables, car « bourrés de pesticides ». Le lait est tout aussi méchant car il donnerait de l’arthrose. En 1954 (ci-contre), l’intouchable Pierre Mendès-France croyait bien faire en faisant distribuer un verre de lait dans les écoles pour lutter contre la dénutrition, les carences en calcium et l’alcoolisme au sortir de la guerre, mais il a en fait contribué à la construction d’une génération de  rhumatisants.

Réduire la consommation de viande, mais pour des raisons environnementales et agricoles, en vérité 

Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture souhaite inscrire dans la loi l’objectif de 50 % de produits bio et locaux dans la restauration collective d’ici à 2022. Certaines villes françaises ont d’ailleurs pris les devants. Saint-Etienne (Loire) et Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) servent ainsi des repas 100 % bio et locaux.

Greenpeace rappelle que l’élevage produit 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre (et la déforestation) sur la planète. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait classé la charcuterie industrielle « cancérogène », et les viandes rouges « probablement cancérogènes, » pour inciter les gens à  « réduire la consommation de ces produits ».