Manifestation du 26 mai: 31.700 manifestants ne font pas une « marée populaire »

La « marée populaire » contre la politique d’Emmanuel Macron, c’est 21.000 manifestants la préfecture de police

blog -maree populaire-rassemblement du 26 mai 2018 vs politique Macron.jpgLa CGT en a compté environ 4 fois plus, 80.000, samedi 26 mai dans les rues de Paris, loin devant les 31.700 manifestants, selon le comptage « indépendant » réalisé par le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de media, soit le service public de franceinfo, AFP, Le Monde, Libération,…

Ce comptage censé être “indépendant” est effectué par la société privée de sondage Occurence dirigée par Yoel Adary.

Depuis 20 ans, Occurrence accompagne les entreprises et les agences en France et à l’international pour mesurer la performance de leurs actions de communication et éclairer leurs décisions stratégiques.

Sur son site internet, cette société affiche ses références (à droite), se vante d’avoir déjà procédé à des comptages (à l’aide de laser et de micro comptage) et d’être le plus souvent proche des chiffres de la police. Sans surprise, ce soir les chiffres d’Occurence publiés apparaissent inférieurs à ceux de la police.

La qualité d’un sondage est tributaire de la qualité de l’échantillon choisi. Ainsi, il suffit de choisir le lieu de pose des capteurs (fin de parcours) et les lieu des micro comptages (parties clairsemées du cortège) pour biaiser le comptage. Insistons sur un point connu de chaque participant à une grande manifestation parisienne et des grandes villes de France : la plupart des manifestants ne parcourent pas l’ensemble de la manifestation. Une manifestation dure parfois de longues heures et tous les manifestants ne restent pas durant la totalité du parcours.

  • Parce que lorsqu’il y a beaucoup de monde une partie importante du cortège ne défile pas et reste statique. (Place d’Italie par exemple pour la dernière manifestation monstre contre la Loi travail)
  • Parce que nombre de manifestants utilisent des rues adjacentes (ou les transports en commun) pour éviter d’être bloqués [par la police] et ainsi éviter le bouchon de départ.
  • Parce que nombre de manifestants pour éviter la foule tassée des points de départs des cortèges se rendent directement à des parties intermédiaires des cortèges.
  • Parce que les associations et partis politiques organisent des points fixes pour distribuer leurs tracts.
  • Parce qu’il faut rejoindre les cars pour repartir à heure fixe. Et que  donc une proportion très importante des manifestants ne rejoint pas l’arrivée du cortège.

La société Occurence a été interpellée sur la question des rassemblements statiques. Elle répond qu’un comptage par surface et densité de population est possible et rigoureux. 

Il s’agit d’une participation en recul par rapport à la Fête à Macron, le 5 mai, qui avait rassemblé 38.900 opposants à Paris, selon Occurrence (40.000 selon la préfecture, 160.000 selon les organisateurs).

Une « super fête à Macron », selon Jean-Luc Mélenchon

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré, le 26 mai 2018.Des partis politiques (PCF, EELV, Génération.s, ou NPA) ont participé à ce rassemblement, mais aussi des syndicats (les communistes CGT ou FSU et les révolutionnaires trotskistes Solidaires ou Sud PTT,  les magistrats « rouges » du  SM,  l’UNEF, ainsi que des associations, telles les écologistes radicaux ‘Les Amis de la terre’ et les communistes du « Mouvement de la paix’ ou les altermondialistes d’ATTAC .

A l’inverse de la CGT, l’UNSA, la CFDT et FO ont refusé de participer aux défilés de samedi, tout comme le PS.

Quelques incidents à Paris et à Nantes.

39 opposants anti-républicains à Macron ont été interpellés dans la manifestation parisienne, selon la préfecture de police, pour « groupement en vue de commettre des dégradations » ou « port d’armes par destination« .

Au moins 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue. En effet, la vitrine d’une agence d’assurances, ainsi que deux abribus ont été dégradés pendant le cortège.
Un policier a été blessé et se trouve en état d’« urgence relative ».

A Nantes, des manifestants ont lancé divers projectiles en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué en faisant usage d’une lance à eau.

Emmanuel Macron répond par avance.

« J’écoute les gens en permanence », mais « écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l’opinion publique et donc j’assume de ne pas présider à la lumière des sondages ou des manifestations parce qu’on l’a trop fait », avait anticipé le président de la République.

Manifestation de fonctionnaires à Paris: 73 excités présentés au Parquet

73 anti-républicains ont été déférés pour être présentés au procureur jeudi

Manifestation des fonctionnaires à Paris, le 22 mai 2018

Ils étaient au nombre des 283 interpellés mardi lors de la manifestation des fonctionnaires à Paris, à l’appel de neufs syndicats, a annoncé le Parquet, qui a également prolongé une cinquantaine de gardes à vue. 

Durant la manifestation mardi après-midi, 23 personnes avaient été interpellées, notamment lors de heurts avec les forces de l’ordre et de dégradations au matériel urbains et à des magasins, dont un restaurant McDo, dont, cette fois, l’intérieur n’a pas été vandalisé, ainsi que trois autres, lors d’un rassemblement au Panthéon. Elles avaient été placées en garde à vue pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de dégradations« , a indiqué le Parquet de Paris.

Abribus détruits, vitrines de magasins brisées, tags et jets de projectiles en direction des forces de l’ordre : la manifestation, qui a rassemblé 15.000 personnes mardi à Paris selon la police, a été émaillée de violences et de brèves échauffourées. Face aux jets de projectiles provenant d’un « groupe de 200 individus cagoulés et violents », selon un communiqué de la Préfecture de police (PP), les policiers ont répliqué en faisant usage d’un canon à eau et de gaz lacrymogène, selon la même source.

Résultat de recherche d'images pour "lycee arago bloqué"En début de soirée mardi, 102 autres militants anarcho-révolutionnaires avaient été interpellés après une tentative d’occupation du lycée Arago (ci-contre, situé Place de la Nation, XIIe arrondissement) dans lequel ils avaient pénétré après la dispersion du cortège place de la Nation, selon la Préfecture de police (PP) et le Parquet. Connu, comme le lycée Voltaire, pour sa radicalité, le lycée Arago se classait 87e sur 109, au niveau départemental en 2015,  en termes de résultats.

Parmi les 40 mineurs arrêtés, un jeune a été remis en liberté mercredi et un autre a reçu une convocation pour être jugé ultérieurement, a précisé le parquet. Cinq d’entre eux ont vu leurs gardes à vue prolongées et 33 doivent être présentés jeudi à un magistrat qui décidera d’éventuelles poursuites à leur encontre.

Sur les 88 majeurs interpellés, âgés pour la plupart de moins de 30 ans, 40 ont été déférés mercredi soir en vue d’une présentation devant le parquet

43 autres ont vu leurs gardes à vue prolongées. Quatre ont été remis en liberté et un dernier fait l’objet d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC, aussi appelée ‘plaider-coupable’), une mesure alternative au procès.  La CRPC permet au procureur de la République de proposer, directement et sans procès, une ou plusieurs peines à une personne qui reconnaît les faits qui lui sont reprochés. Si la personne conteste les faits ou la peine proposée, le procureur peut alors saisir le tribunal correctionnel.La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées.

La manifestation – qui a rassemblé 15.000 personnes, selon la préfecture, 30.000 selon la CGT – a été émaillée de brèves échauffourées. 
Un « groupe de 200 individus cagoulés et violents » (en un seul groupe, c’est peu vraisemblable) a saccagé du mobilier urbain et à des vitrines de magasins, jetant des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des charges, des tirs de gaz lacrymogène et une lance à eau. 
Selon la PP, 8 personnes dont 2 membres des forces de l’ordre ont été blessées légèrement.

Les fonctionnaires en grève unitaire défilaient mardi pour défendre leur statut et s’opposer à la réforme du gouvernement, à l’occasion de leur troisième journée de mobilisation depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Le défilé du 1er-Mai à Paris avait déjà été marqué par des violences (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et saccage de restaurants) et des heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 manifestants d' »ultragauche » membres du « black bloc » (et aussi des « antifa »), pour faire simple et ne pas mettre en cause les organisateurs, notamment les anticapitalistes de SUD (Solidaires).

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées, dont 102 placées en garde à vue, et quatre personnes, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.
Sept personnes avaient ensuite été mis en examen pour des violences sur des magasins et placés sous contrôle judiciaire.