Macron accorde sa première grâce : bénéficiaire, une prostituée condamnée pour meurtre

Le régime de la réclusion à perpétuité était trop dur pour cette faible femme incarcérée depuis 30 ans

Résultat de recherche d'images pour Emmanuel Macron a accordé sa grâce présidentielle pour la première fois de son mandat, rapporte le Journal du Dimanche (JDD), dimanche 27 mai. La bénéficiaire, Marie-Claire F., est une ex-prostituée de 73 ans originaire de Guadeloupe, qui avait été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1988 pour le meurtre d’un de ses clients.

Elle est incarcérée en milieu hospitalier à Rennes et serait « psychiatriquement très fragile« , selon une source proche du dossier, citée par le JDD. Or, le régime de la réclusion à perpétuité est particulièrement sévère. « La situation était insatisfaisante car elle n’avait droit à rien, même à de petites choses très simples, comme participer à des ateliers de préparation de repas« , selon cette même source. Son avocate, plusieurs députés et la contrôleure générale des lieux de privation de liberté – Adeline Hazan, 62 ans, ex-maire socialiste de Reims et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature SM (1986-1989) – avaient ainsi demandé la grâce présidentielle, pour « raisons humanitaires« , afin d’alléger son régime de détention. 


Il s’agit donc d’une grâce partielle.

Au vu de la dangerosité évaluée de la détenue, sa peine est commuée en une peine de 20 ans de prison, applicable à partir de vendredi et la signature par le président du décret. « Cette décision prolonge ce qu’avait dit le président dans son discours d’Agen sur la nécessité d’une peine qui a un sens, indique l’Elysée.
Cette grâce présidentielle lui ouvre des droits qui assouplissent son régime de détention.

 

France : 4 adolescents auraient torturé un sexagénaire à mort

Trois d’entre eux ont reconnu s’être « acharnés » sur la victime.

Résultat de recherche d'images pour "agression personne agee"Soupçonnés d’avoir torturé et tué un sexagénaire, quatre adolescents ont été mis en examen lundi 7 mai, a indiqué le parquet. Le corps avait été retrouvé, porteur de traces de violences graves, dans un quartier populaire de La Rochelle. Car un quartier populaire, ça change tout ! Le corps du retraité de 63 ans a été découvert derrière un buisson près d’un immeuble du quartier de Port-Neuf, vendredi matin. Port Neuf est un quartier calme à revenus modestes et où la moyenne d’âge est de 49 ans. 

Le soir même, un mineur de 16 ans se présentait à la police pour donner des informations sur les circonstances de la mort de l’homme. Il était placé en garde à vue, ainsi qu’une jeune fille de 16 ans, présente à son domicile. L’enquête et les auditions réalisées ont abouti à l’interpellation le lendemain de trois autres adolescents âgés de 15 à 16 ans, a indiqué le parquet de La Rochelle dans un communiqué.

La motif est l’argent

La Rochelle : quatre ados écroués pour avoir torturé à mort un sexagénaire

Les adolescents ont reconnu s’être livré, sur le sexagénaire, qu’ils connaissaient, « à des actes de violences avec, pour au moins trois d’entre eux, une forme d’acharnement », révèle le Parquet.  Ils ont aussi reconnu avoir fait usage de la carte bancaire de la victime et avoir abandonné le corps de la victime derrière un buisson. Le Parquet n’a pas donné de précision sur les circonstances précises ou le scénario de l’agression. Une autopsie devait être réalisée lundi.

Les quatre garçons ont été mis en examen pour « vol avec violence ayant entraîné la mort, actes de torture et de barbarie, escroquerie à la carte bancaire, tentative d’escroquerie à la carte bancaire et non assistance à personne en danger », indique le Parquet. Ils ont été placés en détention provisoire et encourent la réclusion criminelle à perpétuité.<br>La jeune fille, qui selon les auditions avait assisté à la séance de torture, a été mise en examen pour non-assistance à personne en danger et tentative d’escroquerie. Elle a été placée sous contrôle judiciaire, avec obligation de respecter un placement dans un centre éducatif fermé. Elle encourt cinq ans d’emprisonnement. Aucun des mineurs en cause n’avait « d’antécédent judiciaire grave« , précise le parquet.

En janvier 2017, une femme âgée de 88 ans a été violée et torturée par deux « jeunes hommes » à son domicile, dans l’Aisne : le crime dépassait alors déjà le harcèlement et les abus sexuels qui agitent les féministes et humanistes associés dans la presse en mal de sensationnalisme. Que sont devenus les deux mis en examen ?<br>En 2014, à La Chapelle-Chaussée, un couple de personnes âgées avait été torturés et  l’avocat général avait demandé de condamner les deux agresseurs, âgés de 23 et 31 ans, à 22 ans de réclusion criminelle. Un an plus tard, l’un des condamnés réclama sa remise en liberté.