Edouard Philippe fait un enfer de la vie des automobilistes à partir d’aujourd’hui

L’exécutif peut-il sauver nos vies contre notre volonté, en détournant notre attention de la route sur les panneaux de limitation à 80 km/h ?

Emmanuel Macron confond-il autorité et autoritarisme ?
Le tropisme militaire du président Macron dure depuis les premiers jours : vitesse officielle du char présidentiel, 50 km.h. Mais le chassé-croisé de voitures présidentielles agace : dimanche 14 mai 2017, Emmanuel Macron est arrivé à l’Elysée dans une Renault Espace grise, délaissant la DS 5 Hybrid de François Hollande, mais c’est une DS7 Crossback qui deviendra sa voiture d’apparat « bleu encre », spécialement équipée d’un toit ouvrant. 

Malgré des mois de contestation et de polémiques, la mesure entre en vigueur ce dimanche 1er juillet : 400.000 kilomètres de routes sont désormais limitées à 80 km/h, et non plus à 90 km/h, avec l’espoir de réduire le nombre de tués sur les routes. Alors que commencent les grands départs estivaux, les automobilistes français et étrangers vont devoir surveiller les panneaux de signalisation plutôt que la route. La vitesse maximale autorisée est abaissée sur toutes les routes à double sens, à une voie chacune, sans séparateur central (barrière, terre plein…), soit 40 % du réseau routier français.

DS7 Crossback, SUV présidentiel, un modèle unique doté d’un équipement high-tech dernier cri, spécialement aménagé d’un toit ouvrant, mais aussi d’un …blindage

Le choix de la voiture présidentielle

Comme l’épaisseur des portes le montre, ce SUV répond aux impératifs de sécurité en adoptant une carrosserie blindée. De couleur «bleu Encre», un bleu très foncé, la DS7 présidentielle a vu son toit découpé afin de permettre à Emmanuel Macron de se tenir debout pour saluer le public massé le long de l’avenue des Champs-Élysées. Une barre de maintien a été installée tandis que le toit peut être recouvert d’une capote en toile. Voiture officielle, la DS7 accueille, à l’avant droit, un porte-fanion. Sur le bout du capot, le logo DS est remplacé par un logo représentant le drapeau français. Ce dernier apparaît aussi sur les signatures de bas de caisse et du hayon.

Autre atout de la DS, les équipes du design de Thierry Metroz se sont adressées à l’atelier parisien Maury, spécialiste de la Toile de laque, pour agrémenter l’habitacle à la finition «Inspiration Opéra», de décorations supplémentaires. La maison Maury est réputée pour restaurer des bureaux et des cadres de l’Elysée. La Toile de laque réalisée par les Ateliers Maury recrée l’effet visuel d’une laque ancienne avec ses dorures à l’or fin. Les coques de rétroviseurs parées de la trame DS sont dorées à l’or fin.

Plusieurs drapeaux tricolores agrémentent la carrosserie de la DS7.La DS7 Crossback Présidentielle intègre la signature «République française» sur le tunnel central, près du levier de vitesses de la transmission automatique à 8 rapports. La sellerie noire à surpiqûres or combine cuir et suédine. Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, la DS7 Présidentielle n’est pas animée par le nouveau moteur hybride rechargeable essence développée par PSA. Annoncé pour 2019, ce groupe motopropulseur affichant 300 ch est encore en cours de développement. Pour animer ce SUV un peu particulier, DS a jeté son dévolu sur l’éprouvé BlueHDi de 180 chevaux.

Dès le mardi 16 mai, les « gens qui ne sont rien » ont pu rêver sur la DS7 Crossback Présidentielle au DS World implanté au 33 rue François 1er, à Paris dans le VIIIe arrondissement. Ce carrosse reste la propriété de DS, mais Manu 1er pourra en disposer à sa guise à chaque fois qu’il en fera la demande. Il n’est donc pas exclu que l’on revoit le nouveau président parader à bord de ce SUV pas comme les autres.

Depuis l’annonce le 9 janvier, parlementaires et élus locaux de tous bords se sont insurgés contre cette disposition 

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Jeudi 14 juin, pour aller de La Roche-sur-Yon à Rochefort (Vendée), soit un trajet de 110 km, Emmanuel Macron a pris son Falcon présidentiel : après sa sortie sur « le pognon de dingue » dépensé dans les aides sociales et la vaisselle de Sèvres renouvelée par l’Elysée pour un demi-million d’euros, ou la piscine pour quelques jours de vacances d’été au fort de Brégançon, ce caprice de transport polluant peut choquer.

Les élus locaux dénoncent une pénalisation des régions rurales, où se trouvent l’essentiel des routes concernées. Mais le pouvoir macronien reste sourd aux voix qui s’élèvent contre ses décisions autoritaires (depuis les ordonnances sur le code du travail, jusqu’à la réforme de la SNCF, en passant par la moralisation de la vie politique, l’ISF, l’accès à l’université, réduction du nombre de parlementaires et des mandats consécutifs,  ou encore l’accueil des migrants) et ses caprices. Il lui reste à convaincre. Or, « le président n’est pas une personnalité comme tout le monde, objecte son entourage de petits marquis. « Il y a un impératif de sécurité et un impératif de temps, » tentent-il de faire valoir. Monsieur a gagné une heure, mais le coût horaire d’un Falcon 2000 était déjà de 4.251 euros, selon un calcul du magazine « Challenges », en 2013.

Et Macron est un récidiviste qui n’a rien à faire de l’opinion publique et de ses sacrifices : il avait déjà utilisé le jet gouvernemental en juin 2017, pour aller au Touquet voter aux élections législatives.

L’exécutif campe sur ses positions jupitériennes, du fait de l’entêtement du premier ministre Edouard Philippe qui, à tout propos, se dit « prêt à assumer l’impopularité », donc de cette mesure et de son coût en panneaux et en ‘flyers’ d’information, ainsi que de la main d’oeuvre. En dépit des spots et campagnes médiatiques déployés ces dernières semaines, 74 % des Français s’y déclaraient opposés dans un sondage mardi. A partir de quel pourcentage, le pouvoir macronien respecte-t-il la volonté populaire et la démocratie ?

« L’objectif, ça n’est pas d’emmerder le monde. » Il fallait le préciser… « L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait moins de morts et moins de blessés graves », a répété Edouard Philippe vendredi, rappelant le « coût humain terrifiant » des accidents de la route qui ont fait 3.684 morts et 76.840 blessés en 2017. Aussi bien, d’ailleurs, sur les routes nationales mal entretenues, dont Philippe n’ « assume » pas l’état.

Le gouvernement fait le pari que baisser la vitesse de 10 km/h permettra de sauver jusqu’à 400 vies par an et que sa mesure permettra d’inverser durablement la courbe de la mortalité routière qui, après avoir atteint un plus-bas historique en 2013, a connu un inquiétant rebond entre 2014 et 2016.

Après les ordonnances et des migrants non désirés, une limitation de vitesse imposée à une majorité des Français 

Selon la Sécurité routière, ces routes ont concentré 55 % des accidents mortels en 2017. « La vitesse est la première cause d’accidents mortels et quand elle n’est pas une cause, elle est un facteur aggravant des accidents », ajoute la présidente de la Ligue contre la violence routière Chantal Perrichon, qui milite depuis des années pour les 80 km/h.

Le gouvernement a promis qu’il évaluera les effets de la mesure au 1er juillet 2020. Car, vent debout depuis six mois,80 km/h : les motards manifestent leur colère à Paris associations d’automobilistes et de motards contestent son efficacité en termes de sécurité routière, tout autant que le « passage en force » du gouvernement pour l’imposer à l’opinion. Encore samedi, quelques centaines de motards ont manifesté leur « colère » à Paris en qualifiant la mesure de d' »aberrante » et de « pompe à fric« .

« C’est juste un racket monstrueux, ils ne savent plus quoi faire pour trouver du fric. Ca va faire chier le monde, ça va créer des embouteillages et des accidents. C’est complète absurde », a protesté Gilles, 59 ans, l’un des manifestants.

Des élus, de zones rurales notamment, dénoncent une mesure « parisianiste » faite au détriment des campagnes qui ont déjà le sentiment d’être isolées et délaissées.

La mesure Philippe fait des morts dans l' »équipe gouvernementale » : au gouvernement, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard n’ont pas caché leur réserve.

Depuis la publication du décret le 17 juin, la grande majorité des élus locaux se sont toutefois pliés -même a minima- à leurs obligations et ont fait installer des panneaux signalant la nouvelle limitation de vitesse.

Quelques élus regimbent aussi, notamment en Indre-et-Loire et en CreuseValérie Simonet, figure montante de la Droite creusoise, incarne déjà l’après Jeannot Auclairoù la présidente (LR) du conseil départemental , une infirmière libérale de petite commune rurale, Valérie Simonet a annoncé qu’elle ne mettra aucun moyen « ni financier, ni technique, ni humain » pour cette réforme. Cette personnalité montante est opposée au TGV Limoges-Poitiers et milite pour le renforcement des gares de La Souterraine et de Montluçon, si proches de la Combraille. Elle prône des routes structurantes. Elle croit à la culture, nécessaire à ses yeux au développement d’un territoire et voudrait que le Département adopte un mode de communication décalé, un peu à l’image du Puy-de-Dôme.

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« Ces rares élus se mettent en marge de la légalité, observe le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, qui ironise ; « ce qui est gênant pour une autorité publique. Ne pas donner les bonnes indications, c’est faire prendre aux automobilistes le risque d’une amende ou pire, d’un accident », lance le maître-chanteur qui se démultiplie pareillement dans la Corrèze et la Vienne.

« Il y a des voies de droit » pour contester, insiste ce fonctionnaire nommé par le premier ministre, en référence à trois recours déposés devant le Conseil d’Etat.

En Corrèze, le département a choisi de protester en se gaussant des prétentions gouvernementales. Aucun panneau à 80 km/h n’a été installé. Les autorités ont préféré signaler la fin des zones à 90 km/h avec des inscriptions « Le nouveau monde vous demande de ralentir« .

En 2015, le Premier ministre avait été contrôlé à plus de 150km/h sur une route limitée à 110km/h. 

 

Le gouvernement qui met en oeuvre une série de nouvelles mesures dévoilées lors d’un Comité interministériel de la sécurité routière pour « refaire de la sécurité routière un enjeu de première importance », notamment en abaissant la vitesse maximale sur le réseau secondaire à 80km/h au lieu de 90, a à sa tête un premier ministre qui n’a pas toujours été un modèle de civisme.

Alors maire du Havre, en octobre 2015, Edouard Philippe a avoué qu’il encourait le retrait de son permis de conduire. Il avait été contrôlé à plus de 150km/h sur un tronçon d’autoroute limité à… 110km/h. Il se rendait à Paris pour un motif familial, à bord d’une voiture de la municipalité.

 « Mon permis a été suspendu pour 72 heures ». A l’époque, l’élu LR avait joué la carte de l’honnêteté. Arrêté par les gendarmes un vendredi, il avait préféré prendre les devants en rendant publique son incivilité dans un communiqué.

« Conformément à la législation en vigueur relative aux excès de vitesse compris entre 40 et 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, et aucune autre infraction au code de la route n’ayant été constatée, mon permis de conduire a été suspendu pour une durée de 72 heures », avait-il expliqué.

« La gendarmerie nationale m’a également informé de ce que cette infraction impliquera une amende forfaitaire, un retrait de 4 points sur mon permis, une mesure de suspension administrative de ce permis et une mesure complémentaire qui fera l’objet d’une décision du tribunal de police« , avait-il développé.

A l’époque, Edouard Philippe avait déclaré avoir choisi de révéler l’information car « nos concitoyens attendent légitimement de leurs élus l’exemplarité« , s’affirmant « convaincu, par ailleurs, de la nécessité d’être ferme en matière de sécurité routière ». Aujourd’hui, le premier ministre a le pouvoir dimposer  à « nos concitoyens » de faire ce qu’il dit et non ce qu’il fait

Le décret sur les routes secondaires à 80 km/h publié au JO, en dépit de l’opposition générale

Après des mois de controverse, la limitation de vitesse s’appliquera

Sont visées les routes secondaires à double sens, sans séparateur central, à compter du 1er juillet

Le décret d’application abaissant de 90 km/h à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur 400.000 kilomètres de routes secondaires à partir du 1er juillet a été publié dans la nuit de samedi à dimanche au Journal officiel, après des mois de controverse.

Cette limitation de vitesse s’appliquera sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière), soit 40% du réseau routier français. Source de sempiternelles querelles, cette mesure vise à réduire la mortalité routière qui, après le plus-bas historique de 2013 (3427 morts, métropole et Outremer confondus), est repartie à la hausse entre 2014 et 2016. Cette tendance s’est inversée en 2017 (3684 morts, -1,4% par rapport à 2016).

Annoncée le 9 janvier dans le cadre d’un plan gouvernemental visant à faire baisser le nombre de morts sur les routes, cette mesure suscite une vive contestation de la part d’associations d’automobilistes et de motards, d’élus locaux et même de ministres doutant de son efficacité. Dans un sondage publié en avril, 76% des Français s’y déclaraient opposés.

Conscient du tollé qu’il allait susciter son entêtement, le Premier ministre Edouard Philippe s’est toujours dit « prêt à assumer l’impopularité » de cette disposition qui permettra, selon lui, de sauver 300 à 400 vies par an. 

Une « clause de rendez-vous » fixée au 1er juillet 2020

« Réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable enjeu de politique publique« , a-t-il ainsi répété le 18 mai, alors que la veille, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, avait préféré brandir un « joker » quand un élu l’avait interrogé sur le sujet.

Une « clause de rendez-vous » est fixée au 1er juillet 2020. « Si les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, (…) le gouvernement prendra ses responsabilités », a promis Edouard Philippe.

Face à la colère de leurs administrés, des sénateurs ont créé un groupe de travail pour évaluer « l’utilité et l’efficacité » de la mesure.

Ils préconisaient une application « décentralisée et ciblée », avec des routes limitées à 80 km/h choisies au niveau des départements en fonction de leur dangerosité. L’option n’a pas été retenue par le chef du gouvernement qui tient absolument à donner son nom à une loi ou décret.

Coût de l’ego d’Edouard : jusqu’à 12 millions…

« Le prix moyen pour changer un panneau est de 200 euros: 80 euros pour le panneau sorti d’usine, auxquels s’ajoutent 120 euros pour la pose », confie  Julien Vick, délégué général du Syndicat des équipements de la route (SER), qui regroupe notamment les principaux fabricants de panneaux de signalisation.

Ce sont les collectivités qui paient…  Le ministère précise sans honte que cette enveloppe de 6 à 12 millions d’euros ne comprendra pas l’installation de nouveaux radars.<br>Mieux, la facture ne sera pas payée directement par l’Etat, mais par les collectivités qui gèrent ces routes nationales et départementales.  Et les collectivités, c’est qui ? Double peine pour l’automobiliste et les autres, qu’ils empruntent ou non la route.

Migrants sur l’Aquarius : le silence de l’Elysée « vaut complicité avec l’Italie et Malte » ?

Macron défend-il sa population ? Auquel cas, Trump aurait déteint sur lui…

Spain Europe MigrantsAlors que les 629 migrants à bord de l’Aquarius – navire précaire et illégitime d’association – ne savent toujours pas quel port va pouvoir les prendre en charge, l’opposition d'(extrême) gauche s’indigne aussitôt du silence de l’Elysée sur cette affaire, notamment Eric Coquerel, le député insoumis de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis.

L’Aquarius, le navire affrété par l’association ‘SOS Méditerranée’, soutenue par des associations de trois pays européens, est allé au-devant de migrants clandestins au large des côtes libyennes. Mais on ne sait pas encore où il va pouvoir accoster, puisqu’ils posent problème à une Italie qui a élu une coalition de droite dont le programme n’est pas favorable à une surcharge de sa dette publique et Malte qui a simplement annoncé un ravitaillement du navire. Le problème reste entier, après les offres de gascons de la ville de Palerme ou celle de la Corse qui sait pertinemment qu’elle n’a pas la légitimité pour les recevoir.

Et l’Elysée, si bavard sur tous les sujets internationaux, reste muet.

Ni communiqué, ni tweet : y a-t-il quelqu’un aux manettes  ? Silence radio sur l’Aquarius au plus haut niveau de l’Etat, ce qui interpelle, puisqu’Emmanuel Macron se prend pour le sauveur du monde et qu’il se montre généralement hyper-réactif sur les sujets européens. Mais, 11 juin, aucune communication n’était encore venue de l’Elysée, du Quai d’Orsay ou du ministère de l’Intérieur, à la différence du gouvernement allemand qui, en demande de main d’oeuvre peu qualifiée, appelait depuis Berlin l’Italie et Malte à la « responsabilité humanitaire ». Edouard Philippe s’est fendu d’un  commentaire : pour lui, comme pour l’immense majorité des Français, l’immigration est un défi pour l’Europe…

L’opposition meuble bruyamment le silence jupitérien

La gauche et l’extrême gauche – qui se disent attentives aux plus défavorisés déjà établis en France – se sont portés sur le devant de la scène humanitaire. Le socialiste Boris Vallaud, porte-parole du PS et époux de la franco-algérienne Najat Vallaud-Belkacem, dénonce un « silence assourdissant« , phrase toute faite, l’Insoumis Eric Coquerel, LFI, s’est fendu d’un tacle assassin via Twitter. « Honte à la France [plutôt qu’à Macron?] dont le silence vaut complicité avec l’Italie et Malte« . Coquerel est-il en désaccord avec Mélenchon : celui-ci, en effet, n’est-il plus favorable au maintien des clandestins au pays ? Les cris d’orfraie du politicien Coquerel sentent fort du bec le populisme !

Il est vrai que les passagers de l’Aquarius n’entrent pas dans le cadre de l’immigration maîtrisée voulue par Macron et incarnée par Gérard Collomb, mais surtout votée avec la loi asile et immigration. 

Le ministre de l’Intérieur a d’ailleurs évoqué des régions « submergées par les flux de demandeurs d’asile ». Il avait aussi condamné le « benchmarking » et les migrants qui font leur marché parmi les pays européens les mieux-disant en matière d’aides sociales.

Des convictions en accord avec la majorité des Français, souligne un sondage Ifop : 59% d’entre eux sont contre la répartition en Europe des migrants qui débarquent en Grèce et en Italie, clandestinement, et à ce que la France en accueille.

Macron avance masqué sur la suppression de l’aide médicale aux clandestins

Matignon n’assume pas

L’entourage du Premier ministre affirme qu’«il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat» contrairement à ce que fait fuiter Le Point.

Non, une suppression de l’Aide médicale d’Etat (AME) n’est pas dans les tuyaux, maintient Matignon, vendredi, au troisième jour d’un déplacement du Premier ministre dans la région toulousaine.

Après la controversée loi asile-immigration jugée trop répressive par la gauche et une partie de la majorité issue du PS qui ne craint pas de faire vivre la France à crédit, le gouvernement veut afficher un masque plus généreux. Plusieurs mesures ont ainsi été annoncées, notamment le renforcement de l’apprentissage du français, de la formation civique, ou encore l’attribution d’un « pass culture » à chaque jeune étranger disposant d’un titre de séjour… N’empêche que, contraint de faire des économies, Gérald Darmanin s’est montré favorable à la suppression de l’Aide médicale d’État (AME). Ce dispositif, qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins, est jugé « trop coûteux » par le ministre responsable de l’Action et des Comptes publics.

Matignon dément pour le moment

Quelques heures auparavant, Le Point affirmait que la proposition d’en finir avec ce dispositif assurant, sous conditions de ressources, sauf pour les mineurs, une prise en charge médicale aux étrangers présents irrégulièrement sur notre territoire depuis plus de trois mois et en ayant fait la demande, avait été mise sur la table par le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors du conseil interministériel sur l’intégration des étrangers qui s’est tenu mardi à Matignon. «Il n’a jamais été question de supprimer l’Aide médicale d’Etat et d’ailleurs ce sujet n’était à l’ordre du jour de la réunion», a affirmé l’entourage d’Edouard Philippe.

Pas à l’ordre du jour, mais néanmoins évoqué de manière informelle à la fin du rendez-vous, assure un témoin de la discussion. La réunion consacrée à l’intégration des étrangers avait accouché de quelques mesures concrètes d’accompagnement. Placée sous le signe de l’humanité, elle devait servir à rééquilibrer la barque après le vote de la loi asile et immigration fustigée par la gauche et jugée trop répressive également par une partie de la majorité. Cela n’a pas empêché Darmanin, soucieux d’un usage beaucoup plus parcimonieux de l’argent public, de défendre un basculement des bénéficiaires de l’AME vers la couverture médicale universelle (la CMU est devenue en 2016 la PUMA pour Protection universelle maladie), moins «coûteuse» et à laquelle ont droit les citoyens français les plus précaires. Pour cette année, le montant programmé pour l’AME, instaurée en 2000, est de 882 millions d’euros.

Selon un récent rapport de la députée LR Véronique Louwagie, le nombre de bénéficiaires de l’AME a connu un léger infléchissement en 2016, avec 311.310 personnes en fin d’année, et celui-ci semblait se confirmer en 2017.

«Plus de pertes que de gains»

Si on en croit Le Point, au moment d’entonner ce vieux refrain des droites gestionnaires – lesquelles plaident pour une suppression de nature à réduire les dépenses publiques et la charge supportée par les contribuables, au bénéfice des allocataires légitimes – Darmanin a trouvé un allié en la personne du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lequel affirme que «pour accueillir mieux, il faut accueillir moins».
L’ancien sénateur-maire de Lyon ajoute même que conserver l’AME attire des migrants, lesquels, comme il l’avait dit dans un autre cadre, se livrent à un «benchmarking» des aides sociales européennes pour cibler leur destination finale : une « étude de marché » pour déterminer le pays le mieux disant social… Au nom du risque d’un «appel d’air», quand Darmanin défend, lui, l’égalité de traitement.

Collomb, cible du moment

L’entourage de Collomb a démenti les propos que le Point lui a prêtés : « fake news ? ». Présente à cette réunion, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, aurait, pour l’heure, défendu avec vigueur l’AME, rappelant que la supprimer (Darmanin propose le basculement de ses bénéficiaires vers la CMU) générerait «plus de pertes que de gain, car l’Etat ne pourra pas laisser mourir les gens dans la rue et serait obligé de les soigner»
Sans qu’on sache ce que le Premier ministre en pense sur le fond, et a fortiori Macron, il était visiblement urgent de ne pas ouvrir un nouveau front à la veille des Européennes

Une association pro-migrants appelle à la démission de Gérard Collomb

« Il faut que Gérard Collomb démissionne », selon une association

FRANCE-MIGRANTS-REFUGEESLe ministre de l’Intérieur aurait confié à des proches laisser traîner la situation des migrants à Paris pour faire du tort à Anne Hidalgo à deux ans des municipales. On imagine pourtant mal que des proches du ministre aient fait cette révélation qui n’a pas manqué de faire bondir les associations de clandestins à Paris. Les plus populistes rappellent qu’il s’agit d’êtres humains en souffrance.

Résultat de recherche d'images pour "Yann Manzi"Yann Manzi, le fondateur et co-président de l’association Utopia 56, juge « incroyables » de telles déclarations. « Ce sont des êtres humains laissés dans l’insalubrité pour faire de la politique, c’est lamentable », s’indigne-t-il d’abord. « C’est horrible ce qu’il dit, ce sont des vies humaines; c’est une honte d’être gouvernés par des personnes pareil, poursuit-il, visiblement animé par son orientation politique. C’est inhumain« 

Cette association bretonne du Morbihan (56) organise du bénévolat pour aider les clandestins à Paris, à Calais et partout. 

« Gérard Collomb joue avec Anne Hidalgo, c’est minable », repart Yann Manzi qui rappelle que les demandeurs d’asile – mais ils ne le sont pas tous – sont sous la responsabilité de l’Etat et non de la mairie.

Depuis plusieurs semaines, la maire PS de la capitale appelle l’Etat à agir après la dégradation de la situation des illégaux à Paris. 

Collomb assume de ne pas se mettre en quatre pour les migrants clandestins

Ce mois-ci, deux illégaux ont perdu la vie dans  deux canaux parisiens différents. Ni Collomb, ni Hidalgo, Brossat (PCF) ou Julliard (PS) ne leur a appris à nager. De plus, et c’est connu depuis des années sans empêcher les migrants de pénétrer en France illégalement, les conditions de vie dans ces campements improvisés sont « déplorables », selon Yannick Le Bihan, directeur des opérations France de Médecins du monde, proche du PCF. Il s’agit de « personnes qui ont vécu des choses assez dures et qui vivent dans des conditions d’accueil pas dignes » ce qui a un impact négatif sur « la santé et la santé mentale », répète-t-il, sans un mot pour les risques sanitaires encourus par les riverains. Ces morts sont « la conséquence d’un endroit qui n’a pas lieu d’exister« , analyse-t-il.

 Contrairement au gouvernement, la mairie a agi pour les migrants, estime Yann Manzi,.

Ce que confirme Médecins du monde. La mairie de Paris « a installé des points d’eau et des toilettes », mais du côté de l’État, « les services ont mis du temps à réagir », accusent-ils, et pour le moment « rien n’a été fait », raconte Yannick Le Bihan. Et d’ajouter, tout en nuances : « On s’interroge sur le délai et la lenteur de la réaction », tandis que « les populations de réfugiés sont de la responsabilité de l’Etat et non des élus« .

En revanche, la constitution de ghettos de rues ne serait-elle pas la responsabilité d’associations qui les concentrent dans quelques lieux, parfois à risques.

Gérard Collomb piétine les droits de l’Homme et les droits de l’enfant

Yann Manzi, fondateur de l’association Utopia 56

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Le ministre de l’Intérieur a promis l’évacuation du camp mercredi matin, mais les associations s’interrogent sur leur mise à l’abris une fois le lieu dégagé. Même si elles sont d’accord pour dire « qu’ils ne peuvent pas rester là », la question est de savoir « quelles conditions d’hébergement leur seront réservées ».

Jeudi 17 mai, déjà, un ensemble d’associations poussait un cri d’alarme sur la situation des 2.400 migrants vivant en campement à Paris. Le fondateur d’Utopia 56 raconte alors qu’il y a deux jours, « des bus de CRS embraquaient des migrants » devant eux, afin de, selon lui, « appliquer la loi (asile et immigrationndlr), les renvoyer en masse pour flatter l’électorat du Front national ».

Il rappelle alors que cette loi, adoptée le 22 avril dernier, est vivement critiquée par de nombreuses instances comme le Défenseur des droits, la Ligue des droits de l’Homme, le Conseil de l’Europe…« On accueille mal pour que les autres ne viennent pas et éviter ce fameux appel d’air », critique encore Yann Manzi qui conclut : Gérard Collomb « piétine les droits de l’Homme et les droits de l’enfant »« il faut qu’il démissionne ».

Dommage que Médecins du Monde, puis Utopia 56 aient claqué la porte du centre humanitaire d’accueil des migrants au printemps…

Islamisme : Macron n’a pas la confiance des Français pour lutter contre le terrorisme

Les Français sont 56% à ne pas faire confiance à Emmanuel Macron pour lutter contre la menace terroriste en France 

2blog -Macron chechia4% ne lui accordent « pas du tout » de crédit. Ce sont les chiffres parus dans le dernier sondage « L’Opinion en direct » piloté par l’entreprise de sondages Elabe que nous publions ce mercredi. Cette étude a été réalisée ces mardi et mercredi, quelques jours, donc, après le meurtre de Ronan par un assaillant d’origine tchétchène à Paris samedi soir.

Ils sont 61% à faire part de la même réserve au sujet du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

La variable des électorats

blog -crise de confianceLes électeurs de Macron conservent pourtant largement leur confiance à ces deux figures de l’exécutif, à hauteur de 84% pour le président de la République et de 74% pour son ministre.

Les électeurs de Les Républicains sont 54% à accorder de la crédibilité à Macron et 46% à Gérard Collomb.

Les soutiens de l’ex-socialiste Benoît Hamon ne sont plus que 43% et 36% à les suivre sur ce terrain.

Les électeurs de l’extrême gauche (31% et 36%) et de l’extrême droite (21% et 16%) ne dissimulent guère leur défiance envers l’exécutif.

Le gouvernement de Macron a un an: sa « société civile » a-t-elle fait merveille ?

Un an de présidence Macron: la « société civile » du gouvernement essuie toujours les plâtres

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A noter que la caution noire unique est posée bien en évidence

Les arrivants croyaient tout savoir et faire la démonstration de la supériorité du monde de l’entreprise, mais l’étiquette d’arrivistes prétentieux leur colle à la peau comme la glue. Le premier gouvernement du quinquennat d’Emmanuel Macron, dirigé par Edouard Philippe, fait la part belle à des personnalités issues de la « société civile », avec des profils contrastés, du médiatique Jean-Michel Blanquer à l’Education à la discrète Françoise Nyssen à la Culture, en passant sans s’arrêter sur des recrues restées inconnues, en dépit des assurances réitérées que tout l’effectif est sur le pont : de là à penser que ce sont des pansements sur les jambes de bois de l’exécutif, il n’y a qu’un pas, au vu des retards à l’allumage de sa mise en marche.

Jean-Michel Blanquer (Education), « c’est un des rares techniciens politiques. C’est pour cela qu’il réussit », analyse un responsable de droite. Cet ancien directeur général de l’enseignement scolaire — n°2 officieux du ministère sous Nicolas Sarkozy— connaissait déjà bien la rue de Grenelle. Parmi ses principales mesures réellement lancées figurent le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire et la réforme du bac, profondément modifié à partir de 2021.

Muriel Pénicaud (Travail) est passée par le cabinet de Martine Aubry. Cette ancienne DRH chez Danone a conduit le premier coup de force du quinquennat : les ordonnances réformant le droit du travail, mais son vote par une majorité présidentielle novice et dévote laisse des séquelles profondes et durables qui expliquent la virulence des mouvements sociaux actuels à la SNCF ou à Air France, en passant par les étudiants d’extrême gauche. Et, compte tenu de sa méthode de bulldozer sans âme, ses chantiers en cours ne sont pas de nature à apaiser la population: la réforme de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage, ainsi que la réforme des retraites. Ses interlocuteurs louent sa maîtrise des sujets, mais son passé professionnel lui vaut aussi de la suspicion et des critiques, notamment sur une plus-value réalisée chez Danone deux mois après un plan de départs volontaires. De plus, la justice enquête sur des soupçons de favoritisme chez Business France, agence de promotion de l’économie française à l’étranger, dont elle était alors directrice générale et qui aurait levé des fonds pour le candidat Macron à l’occasion de son déplacement américain à Las Vegas.

Agnès Buzyn (Santé), bien qu’ancienne présidente du collège de la Haute Autorité de santé, a accumulé les bavures. Elle a rapidement réussi à imposer par décret le passage à onze vaccins obligatoires pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018. Elle a aussi porté l’augmentation progressive du prix du paquet de cigarettes à 10 euros. <br>Mais elle a dû en rabattre sur l’alcool et ses positions tranchées ont dû être assouplies sous la pression du monde viticole. Elle a aussi été accusée d’avoir tardivement réagi dans la crise du Levothyrox. L’ex-belle-fille de Simone Veil est aussi confrontée au profond malaise des soignants dans les hôpitaux et à la grogne dans les Ehpad.

Nicole Belloubet (Justice) est une  ancienne rectrice parvenue par la politique, autrefois élue PS en Midi-Pyrénées, à Toulouse, elle a accédé au Conseil constitutionnel – par la grâce de Jean-Pierre Bel, président radical du Sénat et élu de la même région Occitanie (fusion  des anciennes régions Languedoc-Roussillon et …Midi-Pyrénées) -, pour le quitter à 62 ans et remplacer François Bayrou pour être la mère-porteuse de sa loi de « moralisation de la vie publique« . Arrivée derrière Taubira et Urvoas, elle a dû gérer la  crise larvée qu’ils ont laissée dans les prisons, avec des blocages de surveillants, et doit désormais contenir la mobilisation des magistrats et surtout des avocats contre son projet de réforme qui ambitionne paradoxalement de désengorger les tribunaux (puisqu’elle veut supprimer les tribunaux d’instance et les rattacher au tribunaux de grande instance, éloignant ainsi toujours plus le justiciable de la justice)  et de résorber la surpopulation carcérale.

Frédérique Vidal, ancienne présidente de l’Université Nice-Sophia-Antipolis,  est une intellectuelle. Elle a multiplié les interventions pour défendre sa loi sur l’accès à l’université, réforme ultra-sensible au cœur du mouvement de grogne dans plusieurs facs où les cours et les partiels sont ou suspendu ou annulés ou remplacés par des épreuves de fortune (notamment des devoirs à la maison remis par Internet !) : l’Université est une pétaudière sans nom aux mais des révolutionnaires anarcho-autonomes qui, à quelques-uns,  dictent leur loi à la majorité. Si ses détracteurs la trouvent « rigide », les professionnels de la majorité lui trouvent une très bonne connaissance (théorique d’administratrice) du secteur: des compétences de technicienne qui ne trouvent pas l’adhésion de son public.

Marlène Schiappa (Egalité femmes-hommes) est la commère du gouvernement. La blogueuse du réseau de mères actives « Maman travaille », ancienne adjointe au maire PS du Mans, a connu des débuts chahutés avec des gaffes à répétition sans son domaine supposé, notamment des raccourcis et approximations sur l’épisiotomie, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ou la proposition d’un CAP petite enfance pour les jeunes mères sans qualification. Si elle est défaillante à son poste, « elle est plus politique qu’il n’y paraît », assure une ancienne ministre (dont l’identité est masquée !), mais elle a surtout bénéficié de circonstances inespérées dans ses thématiques préférées, renforcées après le scandale Weinstein et le mouvement #Metoo. Depuis, elle indispose plus que jamais par ses prises de paroles intempestives sur tous les sujets – y compris hors de son champs officiel d’action – et l’abondance de ses tweets,  révélant un temps réduit laissé à la réflexion. Au point qu’elle semble avoir pris la place des hommes, son collègue porte-parole,  Benjamin Griveaux.

Françoise Nyssen (Culture) est l’anti-thèse de Jack Lang ou Fleur Pellerin : terne et cultivée. « Faut-il sauver Nyssen ? », interrogeait récemment Libération. L’ancienne co-directrice des éditions Actes Sud est souvent brocardée pour n’avoir pas su endosser les habits de ministre. La réforme à haut risque de l’audiovisuel public aura valeur de test. Autres chantiers: la stratégie en faveur du patrimoine, la refonte du système de distribution de la presse et le « pass culture », dispositif visant à aider les jeunes de 18 ans à accéder à l’offre culturelle, promesse de campagne d’Emmanuel Macron, mais déjà existante à foison : un foisonnement démagogique sans ambition d’élévation de l’esprit et orienté vers le multiculturalisme le plus populiste. La déghettoïsation culturelle a du plomb dans l’aile : elle est confiée à des associations (et MJC) politisées qui, si elles en avaient la volonté, se tireraient une balle dans le pied. 

Elisabeth Borne (Transports) cristallise toutes les critiques adressées au gouvernement sur son incapacité au dialoque. Début avril, le quotidien Les Echos révélait avoir renoncé à publier une interview de la ministre « tellement réécrite » par Matignon. Ex-directrice de la stratégie de la SNCF, puis présidente de la RATP, cette polytechnicienne connaît son baptême du feu avec la réforme de la SNCF. Les syndicats ont claqué la porte de ses concertations, et après une fin de non-recevoir initiale, ils seront reçus lundi par Edouard Philippe.

Où sont les hommes, dans ce gouvernement ?

Fin septembre 2017, Gérard Collomb ministre d’Etat à l’Intérieur – « un lion dans le moteur de Macron », selon Le Point en mai 2017 – était crédité de 25% d’opinions positives, mais c’était un gag d’Elabe-Les Echos-Radio classique ! (36% pour Harris, quatre semaines plus tôt)  et, la même semaine,  You Gouv ne lui en trouvait que 8%… Dès janvier, il était devenu le « ministre de la barbarie« , selon les termes du Huffington Post.

En octobre 2017, Les Echos (encore lui) assurait que « les personnalités exposées du gouvernement progress(ai)ent » mais, en février 2018, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait perdu  5 points, à 21%.

Le ministre du Budget Gérald Darmanin est sous le coup d’une plainte pour tentative de viol… Les avocats de Gérald Darmanin ne nient pas la relation sexuelle mais considèrent qu’elle ne peut être qualifiée de viol. D’après le journal Marianne (qui aurait eu accès au dossier ), en revanche, l’étude des SMS envoyés par la plaignante montrent que le rapport sexuel est « manifestement lié à la promesse de voir son dossier défendu auprès de la ministre ». Des faits qui pourraient être qualifiés de trafic d’influence et d’abus de faiblesse (et favoritisme?), mais  désormais couverts par la prescription.

Le septuagénaire Jean-Yves Le Drian apparaît de plus en plus en ‘mauvais’ génie’ de la politique étrangère de Macron. A son nouveau poste, l’ex-socialiste poursuit l’action partisane engagée auprès de l’antisioniste Fabius, lorsqu’il était aux Armées. 

Et s’il fallait citer le bilan de Nicolas Hulot, on aurait tout dit des réalisations gouvernementales… 

Restent les « encycliques » de Macron  au monde. <br>