France : les imams du Ramadan ont débarqué

Imams détachés, « pour une coopération intelligente et profitable à tous » ?

Muslim boy performs prayers on the first Friday of the holy fasting month of Ramadan inside a mosque in Bangkok

Mardi 15 et mercredi 16 mai, la veille du mois du Ramadan, l’Union des mosquées de France (UMF) a accueilli, 142 psalmodieurs du Coran, 12 conférencières et 8 conférenciers étrangers, tous venus du Maroc pour officier dans des mosquées françaises durant le mois de jeûne.

Dans le cadre d’une convention bilatérale entre le Royaume du Maroc et la France, côté marocain, le ministère des Habous et des Affaires Islamiques s’est chargé de la préparation du séjour de ces cadres religieux et de leur prise en charge. Côté français, leur venue a été passée au crible de commissions spécialisées et leurs demandes de visas ont été étudiées par les services du ministère de l’Intérieur qui a statué en dernier ressort. In fine, l’UMF est maître d’oeuvre en finançant leur accueil et leur accompagnement sur le sol français. 

L’arrivée massive d’imams étrangers, mais aussi le principe du ramadan en République laïque alimentent un débat entre responsables politiques vigilants qui ne sont évidemment pas d’extrême gauche.

Alors même que, depuis les années 1990, aucun signalement d’un quelconque problème relatif au discours ou aux avis religieux de ces imams n’a été porté à la connaissance du public, il reste que le soupçon de fondamentalisme ou d’extrémisme ou encore d’entrave à l’émancipation des musulmans de France vis-à-vis des pays étrangers – c’est-à-dire que sont dressés des obstacles à leur intégration –  est étayé par la montée du terrorisme en France, et singulièrement parmi des Français d’origine marocaine. Certes, l’UMF dit souhaiter la préparation active du cheminement d’un « islam de France » fait d’indépendance et d’échanges ne refuse pas le principe de ce débat. Mais il émet des conditions pour qu’il soit utile et profitable au pays accueillant et oppose l’existence de postures idéologiques qui résistent à cette prétendue coopération pour un islam de France dans laquelle le microcosme cède constamment du terrain, au nom d’un humanisme aveugle et d’une laïcité à sens unique.

L’échange des expériences et des bonnes pratiques dans la lutte contre l’extrémisme, une nécessité 

Les vertueux de France reçoivent 5/5 la propagande musulmane pour un monde ouvert, où les échanges de savoir-faire , sans exclusive du religieux. Les imams établis voient volontiers en eux des citoyens éclairés distinguant ce qui est utile au pays… Ces « bons » citoyens-là ne seraient pas, comme les autres, sous influence et incapables d’apprendre d’autres cultures, sans crainte aucune d’une mise en péril de leur identité ou de leur civilisation.

La mission essentielle des imams est d’assurer les prières de nuit (tarawih) et d’initier les fidèles aux méthodes de psalmodie du Saint Coran. Les conférenciers et les conférencières, quant à eux, participent à la promotion des valeurs authentiques de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles. Leur présence en France est due en partie au manque d’imams bien formés, admet le président de l’Union des mosquées de France (UMF) et à une activité spirituelle plus intense pendant le mois de Ramadan. Il note aussi que, ces dernières années, la demande des mosquées de France porte plus sur les conférencières que les conférenciers…

La lutte contre l’extrémisme islamique est aujourd’hui une cause qui ne mobilise pas activement  les imams. Sur le sujet, ils prônent un échange des expériences et des bonnes pratiques qui les place au centre de la réflexion. L’UMF ne tente pas un instant de s’organiser pour faire barrage, se contentant d’aborder et de discourir sur les différentes thématiques que développent les courants extrémistes, comme si en parler suffisait à éviter les errements et l’imposture de l’idéologie radicale. 

Le ramadan est en France l’occasion de renforcer sa position dominante sur d’autres pays frères et néanmoins concurrents. Le Maroc est en France est puissance invitante des cadres religieux du monde entier pour de nombreuses rencontres spirituelles et scientifiques dans les mosquées marocaines. Certains, dont des Français, participent aux traditionnelles conférences présidées par Sa Majesté le Roi du Maroc et retransmises en direct. 

Seuls 10 % des 3.000 imams de France sont détachés par leur pays d’origine. Pris en charge par leurs pays d’origine, les imams étrangers officiant toute l’année en France -essentiellement le Maroc (30), l’Algérie (120) et la Turquie (150) – représentent environ 10 %, la même proportion que les 1.500 prêtres catholiques étrangers en France sur un clergé de 15.000, souligne l’UMF. Leur présence en France est régie par des accords bilatéraux avec le Maroc, à la différence notamment de l’Algérie, l’Etat chérifien participant à l’encadrement culturel et religieux de leurs résidents en France pour une période limitée et qui n’ont pas vocation à devenir français. La France déploie aussi des moyens importants pour assurer l’éducation des Français musulmans qui résident à l’étranger. De nombreux établissements français dans de nombreux pays, notamment au Maroc, dispensent un enseignement français en phase avec les valeurs et la culture françaises. L’UMF reconnaît donc des divergences…

Les musulmans de France travaillent à amener les Français à s’approprier des savoir-faire que la France n’a pas encore acquis, notamment dans le domaine religieux musulman…. Dans ce qu’ils appellent une telle « coopération », les musulmans de France s’offrent pour qu’ils trouvent l’équilibre qui leur permettrait de répondre à leurs besoins et de réaliser leurs objectifs à moyen et long terme. Leur renoncement des Français à ce cheminement, bon gré, mal gré, serait  contre-productif… L’UMF se considère la mieux placée pour mettre les Français en marche ! 

Cette arrivée de 300 imams marocains et algériens fait débat

A l’heure où la colonie musulmane de France reçoit le renfort de quelque 300 imams marocains et algériens dans ses mosquées françaises, et où le président français Emmanuel Macron entend instaurer un “islam de France”, certains responsables politiques de droite et jusque dans la gauche laïque s’insurgent.  Si cette pratique s’exerce depuis le début des années 1990 sans attirer la moindre discordance, plusieurs vagues d’attentats mortels islamistes ont éveillé quelques consciences.  

Un principe contraire à l’instauration d’un “islam de France”. 

“Une hérésie”, dénonçait l’ancienne secrétaire d’État française Jeannette Bougrab, dans un entretien accordé au journal Le Figaro, le 28 mars 2018. “Les bras m’en sont tombés”, avait-elle ajouté. “Comment, dans un Etat laïque, le ministre de l’Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe-t-il de faire venir des imams d’Algérie pour le ramadan?”. Par ces mots, l’élue venait de poser les jalons d’un débat qui agite désormais l’opinion : la France doit-elle être dépendante des pays du Maghreb pour assurer le bon déroulement du mois sacré à l’intérieur de ses frontières? 

Bien qu’il n’ait jamais manifesté une quelconque objection à ce sujet, l’ancien Premier ministre Manuel Valls a renchéri sur les propos de Jeannette Bougrab en déclarant: ”ça ne correspond pas à l’idée qu’on se fait d’un islam des Lumières”, suggérant de “mettre un terme” aux accords bilatéraux permettant la venue de ces imams, et ce “le plus vite possible”. 

De même que dans les colonnes du Figaro, le 11 avril dernier, l’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry a évoqué une “décision sidérante”. A propos du ministre de l’Intérieur français Gérard Colomb, il s’est insurgé: “Mais pourquoi tant de pusillanimité face à une menace [sous-entendue islamiste] de plus en plus mortelle?”. 

Ces discours viennent dénoncer la contradiction avec les ambitions portées par Emmanuel Macron qui avait annoncé il y a un an vouloir instaurer un “islam de France”, moins lié aux influences des Etats musulmans. Une décision qui avait pour objectif de lutter contre la montée des discours rigoristes voire radicaux en France. Pour venir à bout de ce chantier pharaonique, le président français s’était fixé plusieurs lignes de conduite, à savoir réformer les instances représentatives, le financement des mosquées, du pèlerinage et du halal, ainsi qu’assurer la formation d’imams sur le territoire français.

“Une visite [de 29 jours] passée au crible,” nous assure-t-on

Depuis le début des années 1990,  le service que ces imams délocalisés « nous apporte nous aide beaucoup”, reconnaît Mohammed El Mahdi Krabch, imam et membre du conseil théologique du Conseil français du culte musulman (CFCM), infiltré et noyauté par influence des Frères musulmans. En juin 2017, Emmanuel Macron a pourtant répondu à l’invitation d’Anouar Kbibech, président du CFCM, de rompre le jeûne musulman. Et ce partenariat a été signé par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lors de sa visite en Algérie, les 14 et 15 mars 2018.

Pour entrer sur le territoire français, la liste des imams est préalablement validée par le ministère de l’Intérieur qui, une fois tous les profils examinés, délivre les autorisations de visas.  A la différence de certains imams français, les Marocains et les Algériens sont capables de réciter l’intégralité du Coran sur le mode psalmodique, car ils l’ont appris par coeur. “S’il y avait des établissements en France qui pouvaient former des imams sur le territoire, alors cet échange n’aurait plus lieu d’être, seulement aucun dispositif n’a été mis en place à cet effet”, explique Mohammed El Mahdi Krabch, recteur de mosquée à Avignon, au coeur d’un quartier sensible, au sud de la cité des Papes. 

Les psalmodieurs envoyés en France ne prêchent pas la parole et, officiellement, ne font donc que psalmodier  les 60 chapitres du Coran en arabe. Sauf qu’il leur reste du temps libre pour l’endoctrinement,  dans les 2.500 lieux de culte musulmans français

En revanche, les conférenciers et les conférencières participent à la promotion des valeurs de l’islam par l’enseignement et l’accompagnement spirituel des fidèles.  Le prêche suscite une énorme méfiance entretenue par la langue arabe utilisée en France et singulièrement  par les mouvements islamiques radicaux pour véhiculer leur pensée et l’apologie du terrorisme. 

La loi coranique est-elle incompatible avec les lois de la République ?

L’islam peut-il se défaire de sa dimension identitaire ?

Cette réflexion est menée par Marc Nacht, dans « Causeur ».
Deuil en fête. La France a vécu une journée mémorable le 11 janvier. Elle est devenue l’emblème mondial de la lutte contre l’islamisme barbare.

Le sang versé à Charlie Hebdo, celui des fonctionnaires et des policiers tués en service, et celui des Juifs assassinés dans l’Hyper Cacher de Vincennes, ne l’aurait pas été en vain.

Il n’est pourtant pas sûr que tous auraient goûté la présence de Mahmoud Abbas qui, il y a peu, saluait les auteurs d’attentats perpétrés en Israël ; des princes du Golfe et du représentant d’Erdogan parmi les invités de l’Élysée à cette grande communion, bien que le Hezbollah en fût absent. « Amalgame » un peu détonnant tout de même, pour reprendre ce mot qui ponctua les discours avec une insistance si remarquable.

« Pas d’amalgame » entre les musulmans et les assassins qui se réclamaient de l’islam.

Et ceci tellement répété qu’il n’était pas difficile d’y entendre une injonction conjuratoire.

Clin d’œil malicieux de la langue : le mot amalgame aurait pour origine l’expression arabe ‘amal al-djam’a  » œuvre de l’union charnelle« , d’après le Dictionnaire étymologique de la langue française de Bloch & Wartburg qui fait autorité.

Le terme « amalgame » doit-il s’appliquer, comme le fait le Conseil français du culte musulman (CFCM), à la cinquantaine d’actes d’intimidation visant des mosquées depuis les massacres du 11 janvier ? Ne s’agirait-il pas plutôt du délétère effet boomerang de la mise sous le boisseau de toute critique de l’islam et de ses exigences ? De l’abandon sournois des principes de la laïcité, de leur recul devant les accusations d’islamophobie ? Comme l’exprime Mezri Haddad, ancien ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO, faisant le lien entre les « scènes de guerre » qui viennent de se produire et les « concessions » aux tenants de l’islam identitaire, holistique et totalitaire, au nom de la démocratie et de la tolérance républicaine (1) ?

La crainte de cette « union charnelle » entre les musulmans et les criminels ne pourrait se justifier que si un nombre important de musulmans épousait la thèse génocidaire des meurtriers affiliés aux groupes islamistes. Alors, en effet, la majorité des musulmans deviendrait suspecte et représenterait un grave danger pour la population, juive, chrétienne, « souchienne », laïque, ainsi que pour les résistants d’origine musulmane, croyants ou non.

L’ « amalgame » ainsi entendu, dont on nous rebat les oreilles, ne pourrait donc se produire que si, et seulement si, l’idéologie islamiste en venait à une telle diffusion — par le wahhabisme saoudien ou le salafisme qatari, importés en sus de nos fructueux échanges économiques avec ces pays — qu’elle contaminerait les musulmans de France au point de faire de ces derniers le cheval de Troie de l’islam conquérant.

Pur fantasme, me direz-vous. Sous nos latitudes en tout cas, à part quelques petites exceptions d’individus ayant mal tourné, les musulmans sont pacifistes et ne demandent qu’à vivre tranquillement. Il s’agit des pratiquants d’un islam « modéré », qui auraient définitivement biffé du Coran le devoir de guerre contre les infidèles, le petit djihad, où les fanatiques de Daesh et ceux d’Al-Qaïda trouvent leur inspiration.

Certes, on a pu célébrer ces assassinats par un feu d’artifice, comme ce fut le cas au soir du mercredi fatal près de Besançon ; certes, on a pu menacer son professeur de le « buter à la kalach » (Lille) ; certes on a pu, comme dans plusieurs collèges, notamment en Seine-Saint-Denis (80 % d’une classe élémentaire, rapporte Le Figaro), refuser d’observer la minute de silence requise, et j’en passe, ce ne sont là que des expressions marginales d’enfants influencés par ce qu’ils entendent autour d’eux ou comme le déclarait une élève « moi, ma mère m’a dit qu’ils l’avaient bien cherché« . Et ces débordements, qui ne sont pas nouveaux — comme on a pu entendre saluer Mohammed Merah — ne suscitent que de discrètes réprobations publiques de la part de la communauté musulmane à quelques exceptions près.

VOIR et ENTENDRE le débat de France 24, ce 18 janvier 2015, entre Zyad Limam (directeur d’Afrique magazine), Alain Frachon (éditorialiste au Monde), Yvan Rioufol (éditorialiste au Figaro) et Moustapha Tossa (rédacteur en chef adjoint à Monte Carlo Doualiya , sur « Islam et terrorisme : Hollande en guerre contre l’amalgame »:

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La mondialisation des idées et la terrifiante caisse de résonance d’Internet radicalisent pour nombre de musulmans les positions extrémistes où l’esprit de revanche contre l’Occident emboîte le pas au fanatisme religieux. « Gouverner au nom d’Allah (2) » devient alors le projet actif d’une revanche identitaire. Les jeunes en mal d’identité, comme le déclarait Boualem Sansal dans une interview à Jeune Afrique (18/12/2013),  » peuvent même se prendre pour des Che Guevara de l’islam. Ils se voient offrir des rêves extraordinaires, des rêves de paradis. Ils trouvent des frères en islam, voire des compagnons d’armes. C’est exaltant ».

Qui pourrait douter de la puissance de cette « union charnelle » dans notre monde dérisoire du marché des objets aussi envahissants que vite caduques ?

Qui pourrait douter qu’une Education nationale qui tremble, au nom du multiculturalisme, à enseigner l’Histoire et fractionne cette dernière en vignettes non chronologiques et en célébrations, prive en fait ses élèves du moindre recours pour la traversée de leur temps ?

On se trompe dans la mise en garde contre un « amalgame » conçu comme le produit d’une réaction simpliste d’étrangers à l’islam. Cet « amalgame », cette union faite d’un désir de mort dévorant les forces de vie, ne peut surgir que de l’islam lui-même tant qu’il sera aux prises avec ses contradictions face à la modernité.

1. Le Figaro du 10-11 janvier 2015, p. 16. ↩
2. Boualem Sansal, Hors série Connaissance Gallimard, 02013.

Mise en perspective proposée par PaSiDupes
Alors qu’il se trouvait au siège de l’ONU à New York pour un discours devant l’Assemblée générale, François Hollande a réagi à l’exécution de l’otage français Hervé Gourdel, décapité par ses ravisseurs en Algérie. Le Président parlait d’un « crime odieux » et déclarait que le guide français avait été assassinée « lâchement, cruellement et honteusement ». Le chef de l’Etat avait par ailleurs réaffirmé sa détermination et rappelé que « la France ne cédera jamais au terrorisme », ajoutant qu’il en allait de l’honneur du pays.

Le président du CFCM laisse-t-il entendre que l’attentat de Charlie Hebdo est un coup porté à l’islam?

Sami Aldeeb riposte au recteur de la grande mosquée de Paris

Sami Aldeeb
Sami Aldeeb

Dans une lettre ouverte à Dalil Boubakeur, mise en ligne sur son blog Savoir ou se faire avoir, Sami Aldeeb, professeur des universités, suisse et pro-palestinien, se dit chrétien, mais est en fait contre tout: dans sa vision utopiste de militant d’extrême gauche, il  préconise un seul Etat démocratique et laïc en Palestine-Israël et refuse tout aussi farouchement l’Etat d’Israël que l’État de Palestine qu’il qualifie tous deux d’entités discriminatoires. Il estime aussi que le Coran a été écrit par un rabbin.

C’est donc sous l’angle politique et laïc qu’Aldeeb accuse le président du CFCM de laisser entendre que l’attentat de Charlie Hebdo serait un coup porté à l’islam,  tentant ainsi selon lui de « disculper »  l’islam.  Aldeeb dénonce l’oubli du recteur de la grande mosquée de Paris de préciser que c’est avant tout un coup politique porté aux journalistes et caricaturistes frappés par l’attentat. L’universitaire invite le recteur à revoir intégralement les enseignements de l’islam, qui incluent des injonctions à commettre des actes de violence.

Suite à la mise en ligne de cette lettre, le blog de Sami Aldeeb est devenu momentanément inaccessible, ayant vraisemblablement été attaqué. Ci-dessus des extraits de la lettre de Sami Aldeeb à Dalil Boubakeur, suivi de la condamnation de l’attentat de Dalil Boubakeur, au nom du CFCM, jugée insuffisante par Sami Al-Deeb.  

Cher Dr Dalil Boubakeur, Imam de la Mosquée de Paris,

« Vous avez pleuré sur les musulmans au lieu de pleurer sur les victimes »

J’ai visionné plusieurs vidéos dans lesquelles vous condamnez l’attentat contre le magazine Charlie Hebdo, qui a coûté la vie à un certain nombre de journalistes. Vous avez tenté de disculper l’islam de ce qui est arrivé. Vous avez même pleuré sur les musulmans au lieu de pleurer sur les victimes, en affirmant que ce qui s’est passé est un coup porté à l’ensemble des musulmans et que l’islam sanctifie la vie. Vous démontrez ainsi que vous vous moquez de la vie des journalistes assassinés et que votre seule préoccupation consiste à éviter que l’on accuse l’islam et des musulmans de ce qui s’est passé. Vous vous êtes contredit et vous avez prouvé que vous n’avez pas la moindre empathie pour les victimes. Vous avez perdu votre humanité par ces déclarations.

« Votre diagnostic sur les événements d’hier à Paris ne saurait convaincre que les idiots et les hypocrites »

Mais soyons honnêtes, absolument honnêtes. Ne dit-on pas, en arabe, que de la franchise naît la tranquillité ? Parlons en termes médicaux, puisque vous êtes médecin de profession. Vous savez qu’un diagnostic erroné peut entraîner la mort du patient. Si vous considérez un cancer comme un simple mal passager, vous donnez l’occasion au cancer de croître et de détruire la vie du patient. Je pense que vous êtes d’accord avec moi sur ce point. Et il va de soi que le médecin, après le diagnostic, doit suggérer le médicament adéquat au patient afin de le guérir.

Permettez-moi de vous dire que votre diagnostic sur les événements d’hier à Paris ne saurait convaincre que les idiots et les hypocrites. Si vous n’êtes pas conscient de votre erreur, c’est un signe de votre ignorance. Et si vous savez que votre diagnostic est erroné, cela signifie que vous êtes malhonnête, pour ne pas dire un menteur.

« Ce qui est arrivé à Paris est entièrement conforme à l’enseignement de l’islam »

Ce qui est arrivé à Paris est entièrement conforme à l’enseignement de l’islam tel qu’il ressort du Coran, de la Sunna de Mahomet et de tous les ouvrages reconnus de droit musulman. Est-il nécessaire de vous rappeler comment Mahomet s’est vengé de ceux qui l’ont critiqué ? Ne savez-vous pas ce que Mahomet a fait à Um Qarfa? Ne savez-vous pas comment le Coran stigmatise les poètes dans le chapitre qui leur est consacré et qui porte le titre «Les poètes»? Jamais Mahomet n’a admis la moindre critique à son égard ; il n’acceptait que ceux qui chantaient ses louanges, comme le font les rois et les chefs des pays arabes et musulmans aujourd’hui.

« Ne savez-vous pas que les ouvrages de droit musulman prescrivent de tuer ceux qui critiquent Mahomet ? »

Pouvez-vous m’indiquer un seul pays arabe ou musulman qui permet de toucher à Mahomet ? Bien sûr que non. Où donc est la sanctification de la vie dont vous parlez ? La liberté d’expression et la vie des humains n’ont aucune valeur dès qu’on touche à l’islam, au Coran ou à Mahomet. Et je vous défie de me présenter la moindre preuve de l’inexactitude de mes propos. À moins que vous n’indiquiez des critiques contre Mahomet de la période mecquoise, quand il n’avait pas d’épée. Mais après avoir joint le pouvoir à la prophétie, il n’a plus toléré aucune critique contre lui-même ou le Coran. Et cela est encore vrai aujourd’hui.

Revenons-en à ce qui s’est passé à Paris. Vous avez certainement appris que lorsque les terroristes ont assassiné les journalistes, ils ont crié « Dieu est grand, le prophète Mahomet a été vengé». Ils se considéraient comme les exécutants de la loi islamique contre ceux qui critiquent Mahomet. Et ce qu’ils ont fait est conforme aux dispositions de la loi islamique. La question se pose : où l’ont-ils appris? Ne serait-ce pas dans des livres dont regorgent les bibliothèques des mosquées en France? Ne serait-ce pas dans les prêches des imams de ces mosquées?

En France, tout le monde a le droit de critiquer le judaïsme, le christianisme, le communisme, ainsi que leurs symboles et leurs ouvrages. Et les journalistes qui ont été assassinés ne s’en sont pas privés, sans tenir compte des susceptibilités des juifs, des chrétiens ou des communistes. Ce droit est garanti par la loi française. En refusant toute critique de l’islam, de Mahomet et du Coran même en France, les musulmans voudraient tout simplement y appliquer la loi islamique et brider la liberté d’expression. Tant que de telles idées dominent la mentalité des musulmans, ce qui est arrivé à Paris avec Charlie Hebdo pourra se répéter, avec le même magazine et d’autres. Ainsi, sous la menace de la mort, les musulmans veulent faire taire des intellectuels, des journalistes, des universitaires, des politiciens et touts ceux qui seraient tentés de critiquer l’islam et ses symboles. Ils veulent tout simplement établir en France une dictature islamique brutale, interdisant la liberté de pensée et d’expression.

Je vous invite à un moment de franchise avec vous-même. Vous dites vouloir le vivre-ensemble en France. Comment pouvez-vous imaginer la cohabitation entre musulmans et non-musulmans en France avec de telles idées? Ne voyez-vous pas que la société française est menacée par la guerre civile dont les musulmans seront les premiers perdants? Soyons honnêtes. Ne pensez-vous pas que de nombreux adeptes de votre religion en France, ou certains d’entre eux au moins, ont applaudi l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo comme ils ont applaudi les crimes de Mohamed Merah?

« Aucune personne saine d’esprit ne peut nier que ce qui est arrivé à Paris avec les journalistes de Charlie Hebdo provient des enseignements islamiques »

C’est le diagnostic que les personnes informées ne sauraiten mettre en doute. Ceci étant dit, il faut en déduire la nécessité de revoir l’ensemble des enseignements islamiques. On doit lever la sainteté du Coran, de Mahomet et de l’islam et permettre leur critique comme on le fait avec le judaïsme, le christianisme et le communisme. Les imams des mosquées de France doivent reconnaître la liberté d’expression prévue par la loi française et demander aux musulmans qui ne l’accepteraient pas de quitter la France. Et ce pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

Pour des prêches en français au contenu préalablement déterminé

En ce qui concerne les mosquées, il faut surveiller ce qui y est dit et ce qui y est enseigné afin qu’elles ne deviennent pas des nids de terrorisme et d’extrémisme. Pour cela, je suggère que les mosquées soient ouvertes à tous, que les prêches soient prononcés en français, que les imams étrangers ne soient pas autorisés à y officier, et je propose de soumettre les imams actuels à des mesures administratives et éducatives. Vous savez sans doute qu’en Egypte les prêches sont distribués aux imams par les autorités étatiques, qui contrôlent la stricte observance de leur contenu. Tous les prêches des mosquées de France doivent être soumis à l’approbation préalable des autorités françaises ; ces prêches doivent être enregistrés et les contrevenants doivent être sanctionnés (…) Et ce, encore une fois, pour éviter la guerre civile entre musulmans et non-musulmans en France.

« Il faut revoir intégralement l’enseignement islamique et l’orienter vers la doctrine de Mahmoud Mohamed Taha »

Il a été pendu sur instigation de l’Azhar. Ce penseur estimait qu’il fallait impérativement laisser de côté le Coran médinois, qui viole les droits de l’homme, et ne retenir que le Coran mecquois. Cela nécessite l’interdiction en France du Coran sous sa forme actuelle. Il faut exiger que tous les exemplaires du Coran, y compris ceux qui se trouvent dans les mosquées, soient dans l’ordre chronologique, en indiquant clairement que le Coran médinois est caduc en raison de ses incitations à violer les droits de l’homme. Les responsables de la religion musulmane doivent en outre reconnaître la liberté religieuse, y compris la liberté de changer de religion, de quitter l’islam. Les autorités françaises doivent imposer cette exigence sous peine de retrait de la nationalité française et de renvoi dans le pays d’origine.

Ce sont là des mesures que vous devez prendre en tant qu’imam de la Mosquée de Paris, et que doivent prendre les autorités françaises le plus rapidement possible afin de permettre le vivre-ensemble en France.

Veuillez agréer, Monsieur l’imam de la Mosquée de Paris, l’expression de ma haute considération.

[Sami Aldeeb, docteur en droit, professeur des universités et
directeur du Centre de droit arabe et musulman, est l’auteur d’une traduction française du Coran par ordre chronologique, d’une édition arabe du Coran par ordre chronologique et d’autres ouvrages. Il enseigne et tient des conférences aussi en France]

<span style= »color: red; »> Lettre de Dalil Boubakeur au nom du CFCM</span>

Condamnation de l’attentat contre Charlie Hebdo

Le Conseil français du culte musulman et les musulmans de France condamnent avec la plus grande détermination l’attaque terroriste d’une exceptionnelle violence commise contre le journal Charlie Hebdo. Cet acte barbare d’une extrême gravité est aussi une attaque contre la démocratie et la liberté de presse.

Nos premières pensées attristées vont aux victimes et à leurs familles à qui nous exprimons notre totale solidarité dans la terrible épreuve qui les touche.

Dans un contexte international politique de tensions alimenté par les délires de groupes terroristes se prévalant injustement de l’Islam, nous appelons tous ceux qui sont attachés aux valeurs de la République et de la démocratie à éviter les provocations qui ne servent qu’à jeter de l’huile sur le feu.

Face à ce drame d’ampleur nationale, nous appelons la communauté musulmane à faire preuve de la plus grande vigilance face aux éventuelles manipulations émanant de groupes aux visées extrémistes quels qu’ils soient.

Paris, mercredi 7 janvier 2015

Docteur Dalil Boubakeur

Président Conseil français
du culte musulman – CFCM

A vous de juger.

A la différence d’i-télé, RTL maintient à Zemmour sa libre expression

RTL ne participe pas à la chasse aux sorcières

Sauvegarde du pluralisme des idées à RTL

E. Zemmour sort conforté de la polémique : il le sera davantage encore après les tueries djihadistes de Paris (janvier 2015)

Radio-Télé- Luxembourg (RTL) « ne se laissera jamais dicter ses choix d’antenne, quelles que soient les pressions qu’elle puisse subir », explique la station qui souligne ne pas être « une radio partisane »: suivez mon regard du côté du groupe Canal+, dont i-télé est la danseuse. La semaine passée la chaîne satellite de Canal+ avait déprogrammé le polémiste de sa grille de programmes.

RTL ne cédera pas à la polémique
La radio a décidé mardi de poursuivre sa collaboration avec Eric Zemmour au nom de la « confrontation des idées », en dépit de propos non avérés du journaliste sur les musulmans. Les appels de plusieurs associations anti-racistes en faveur de son éviction n’y ont rien fait. Eric Zemmour continuera à intervenir dans l’émission « On n’est pas forcément d’accord », a annoncé la station. « La démocratie, c’est accepter et permettre la confrontation des idées », fait valoir RTL, première radio de France, par communiqué, quatre jours après l’annonce de l’éviction d’Eric Zemmour de i-télé.
Le chroniqueur collabore depuis janvier 2010 avec RTL. Il est intervenu d’abord quotidiennement pendant deux ans dans l’émission « Z comme Zemmour ». Depuis 2012, il participe plus que deux fois par semaine, le mardi et le jeudi, à l’émission quotidienne « On n’est pas forcément d’accord ». Le Point a décrit Eric Zemmour comme  » juif originaire d’Afrique du Nord, véritable bête médiatique que s’arrachent les émissions de talk-show, certaines qu’avec lui le spectacle sera au rendez-vous « …

Zemmour dérange comme « pourfendeur de la pensée unique »

Débatteur décapant de l’idéologie dominante, Eric Zemmour, qui peut se prévaloir une lecture de l’Histoire non polluée de marxisme ne craint pas d’être le « pourfendeur de la pensée unique ».
Le 15 décembre dernier, Mélenchon a lancé une nouvelle polémique le visant. Il assurait que le chroniqueur avait déclaré, dans un entretien au journal italien Corriere della Sera que les musulmans « vivent entre eux, dans les banlieues » – banlieues où est né Zemmour – et que « les Français ont été obligés de quitter ». En cause, l’emploi dans le texte du terme « déportation » au sujet des populations musulmanes, alors qu’il n’avait pas été employé pendant l’entretien lui-même, rappelle Dominique Jamet (lien Atlantico). Le journaliste du Corriere, Stefano Montefiori, a en effet reconnu mardi sur le site internet du Figaro ne pas avoir employé lors de l’entretien le terme de « déporter », qui fait scandale, mais l’avoir ajouté en retranscrivant ses notes.

La controverse ne s’est pas éteinte pour autant et Zemmour a dénoncé une « une manipulation fantastique ».

Il n’en a pas fallu plus pour que i-télé décide vendredi soir de mettre fin à l’émission « Ca se dispute » à laquelle le polémiste de 56 ans participait depuis dix ans. Cette chaîne (1999) a fait son lit sur une série de polémiques autour d’un entretien de Youssouf Fofana (février 2006), départs d’Harry Roselmack et de Guillaume Durand (été 2006), polémique autour d’un débat avorté lors de l’élection présidentielle (décembre 2006) et une précédente censure sur le blog de Laurent Bazin (mai 2007).
Pendant plus de 10 ans, depuis de septembre 2003, Eric Zemmour était un polémiste utile à la chaîne privée commerciale, contribuant à la montée d’audience de la petite chaîne.

Au nom de la liberté d’expression, plusieurs voix de démocrates s’étaient élevées contre cette éviction,

venant dès ce week-end, aussi bien de la présidente du Front national Marine Le Pen, qui a dénoncé une « police de la pensée » et accusé la chaîne d’information de « censure », que de l’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, Henri Guaino, Pascal Bruckner, Robert Ménard ou Michel Onfray, du coprésident du Parti de gauche, le pyromane Jean-Luc Mélenchon: « Virer Zemmour n’est pas une décision utile à la lutte contre ses idées ». L’accuser de paroles non tenues y contribue-t-il ?

Paris Première maintient, le Figaro muet

Le magazine Causeur a aussi lancé lundi une pétition en ligne intitulée « la liberté de Zemmour, c’est notre liberté à tous », pour dénoncer cette atteinte au pluralisme des idées.

« L’éviction d’Eric Zemmour d’i-télé n’est pas une bonne nouvelle pour la démocratie #policedelapensée », a déploré le député UMP des Alpes maritimes Eric Ciotti.

Dimanche, Paris Première (groupe M6) a annoncé le maintien de l’émission « Zemmour & Naulleau ». Le Figaro, auquel Eric Zemmour collabore également, n’a fait aucun commentaire et tarde à se positionner.

Le dernier livre d’Eric Zemmour, Le suicide français, où il accuse les élites d’avoir bradé les valeurs de la France, caracole depuis sa sortie en tête des ventes avec plus de 400.000 exemplaires écoulés.
« Les mêmes qui ne cessent de te parler de liberté d’expression (…), tout ce qu’ils trouvent à faire, c’est de lui interdire de parler. Ce sont des tartuffes », s’indigne le maire de Béziers, Robert Ménard. « Je suis scandalisé! » par cet ostracisme, a-t-il déclaré samedi sur une radio locale.

On se souviendra des totalitaires qui se sont en revanche lancés dans la chasse aux sorcières.
Alors quel le président de l’Institut de la parole, Philippe Bilger, s’indigne de la décision d’i-télé de supprimer l’émission Ça se dispute, d’autres, les donneurs de leçons, se sont distingués par leur sectarisme.
Côté musulman, l’Observatoire national contre l’islamophobie, qui dépend du Conseil français du culte musulman (CFCM) a eu des termes d’une extrême violence: « Ces propos viennent s’ajouter à une litanie de déclarations abjectes et sans fondement de ce prêcheur de haine patenté à l’encontre de l’islam et des musulmans », a lancé cette composante du Conseil français du culte musulman, une association voulue par Jean-Pierre Chevènement, puis Daniel Vaillant (PS).
Côté PS, plusieurs députés se sont félicités de la décision. Tout comme SOS Racisme et le CRAN, qui – outre-passant leurs prérogatives – ont exhorté RTL, Paris Première et Le Figaro à prendre « la même décision ».
Bruno Le Roux, le patron des députés PS a demandé aux journaux, télés et radios de cesser d’abriter les propos d’Eric Zemmour, une première en démocratie. Son appel au lynchage médiatique figure sur le blog du président du groupe PS à l’Assemblée nationale. « Il est temps que les plateaux télé et les colonnes des journaux cessent d’abriter de tels propos », a réagi. « Jamais depuis la guerre, un personnage public n’avait osé suggérer de déporter nos millions de compatriotes de confession musulmane, a ajouté Bruno Le Roux. Jamais n’avait été théorisée une telle haine, une telle négation de leur appartenance à la communauté nationale ».

Par la bouche fétide de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur qui ne se brosse pas les dents, le gouvernement l’a condamné mardi « avec une extrême fermeté ». Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur « affirme son soutien aux musulmans de France odieusement attaqués et appelle tous les républicains à réagir et à manifester leur solidarité ». « La nation française se définit par le vivre ensemble, et les musulmans de France, comme les Chrétiens, les Juifs, les croyants et les incroyants, sont tous ses enfants », insiste Bernard Cazeneuve.
<br>Côté journalistes, Guy Birenbaum a un avis sur tout, mais reste muet, « i par lâcheté, ni par indifférence », mais histoire, dit-il, « de me polluer la tête, comme de vider celle des autres, en sur-réagissant à la vitesse de Guy l’éclair à des épiphénomènes médiatico-politiques. » Que n’a-t-il ainsi réagi plus tôt. Et de « je » en « je » autosatisfait, d’ajouter (quand on n’a rien à dire, ça prend des lignes et des lignes): « Je suis guéri du sale mal du siècle : la réactionnite instantanée. » Jusqu’à 2015?
« Hamster dans sa roue », Bruno Roger-Petit n’a pas renoncé quant à lui à « précéder ou pister, au quotidien, le mouvement perpétuel. » Pour le nullissime chroniqueur que L’Obs a échoué à recycler de feu le site indigent LePost, « le débat autour de la défense de la liberté d’expression de Zemmour est un piège tendu par ses supporteurs. Il regrette le conformisme médiatique de Daniel Cohn-Bendit et Jean-François Kahn sur le sujet.« 

Le présentateur d’i-télé, Bruce Toussaint, a confié qu’un retour du polémiste sur la chaîne n’est pas impossible: « Je rappelle aussi que Eric Zemmour était sur i-télé depuis 10 ans et que, après tout, il pourrait à l’occasion, revenir sur i-télé. Personne ne conteste à Eric Zemmour le fait de s’exprimer. Il y a juste une différence entre le fait qu’il puisse s’exprimer et le fait de le rémunérer pour ça. La décision de la chaîne a été de dire à un moment donné que l’émission devait s’arrêter », a-t-il finalement conclu. Le moins que rien du journaliste, pour exister, ne s’en prend donc pas seulement à Zemmour. « Daniel Cohn-Bendit et Jean-François Khan sont de cette gauche et de ce centre complexés qui ont pour fâcheuse habitude de toujours accepter les règles du jeu fixées par l’adversaire. » Sans complexes, BRP !
Si Zemmour revient sur i-télé, Cazeneuve et Le Roux s’en iront-ils?