Temps de travail des agents municipaux : « Il faut cesser cette cogestion avec les syndicats »

Marseille subit toujours les effets d’accords de ‘paix sociale’ passés par  …le socialiste Gaston Deferre !

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Sale avant, mais aussi après le passage des éboueurs

Castaner met un coup de pied dans la fourmilière : sera-t-il candidat à Marseille ?

Au sujet des abus en matière de temps de travail effectif des agents de la mairie, le numéro 1 du parti du président, LREM (La République en marche), a regretté « une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » à Marseille,  a estimé Castaner, mercredi 4 juillet sur France Bleu Provence. Il faut modifier l’habitude des agents municipaux de Marseille, insiste le délégué général du mouvement présidentiel.

Le bouffon du roi réagissait à l’audition du maire en exercice, Jean-Claude Gaudin,  entendu mardi par le Parquet national financier (PNF) dans le cadre d’une enquête pour « faux, usage de faux, recel et détournement de fonds publics » en cours depuis janvier 2017. Lancée à la suite de soupçons du Canard enchaîné et du site web d’information locale Marsactu (collaborateur des sites trotskiste Mediapart ou gauchiste Rue89) sur le Samu social de la mairie, dans lequel un système de faux pointage permettait aux agents de ne travailler qu’une semaine sur deux, cette enquête examine depuis les arrangements en cours dans l’ensemble des services de la mairie, alors que les abus remontent à Gaston Deferre, maire socialiste jugé mafieux par nombre de Marseillais.

Connaissez-vous la pratique du « fini-parti » ? Elle permettait  aux éboueurs de la cité phocéenne de partir dès leur tournée terminée et, comme ils étaient seuls juges de l’état d’achèvement de leur mission sanitaire, le syndicat FO – syndicat hégémonique chez les agents de la ville et de la communauté – porte encore une lourde responsabilité sur l’état de propreté relative de la ville portuaire actuelle, ouverte sur le Maghreb. Or, il a été mis un terme à cette aberration le 26 avril 2014, date de l’annulation d’un règlement intérieur de la communauté urbaine de Marseille par la Cour administrative d’Appel. Le moment était à ce point historique que le quotidien marseillais «La Provence» n’hésita pas à le comparer au 26 mai 1993, date de la victoire de l’Olympique de Marseille en finale de la ligue des champions.
Et Jean-Claude Gaudin est maire de cette métropole, deuxième ville de France, depuis 1995 : juin 1995, exactement.

Avec le resurgissement de ce dossier, le flou de Castaner et de la presse godillot sur les dates souligne les intentions politiciennes malignes du petit maire de Forcalquier, en région Sud (ex-Paca).
Cet acquis des années 1970, hérité de la municipalité Deferre – maire de 1953 à 1986 – , était régulièrement dénoncé par la Chambre Régionale des Comptes. Dans un rapport publié en 2007, elle estimait que l’autorisation faite aux 500 éboueurs marseillais de quitter leur poste dès leur service terminé, sans considération horaire, aboutissait à une présence journalière de 3h30, soit «la moitié du temps de travail légal». Des horaires de travail réduits auxquels beaucoup de Marseillais attribuent encore les problèmes de propreté de leur ville.

« On sait bien qu’à Marseille, il y a une habitude de cogestion du personnel municipal depuis de longues années » (Christophe Castaner)

« On sait bien que ces questions de rapport au temps de travail, de fini-parti reviennent régulièrement, c’est-à-dire à chaque élection municipale », a déploré Christophe Castaner « et au fond, personne n’a jamais vraiment osé les prendre de front [c’est lui qui le dit !], les assumer et cesser peut-être cette cogestion qui peut exister avec les syndicats notamment, explique, à qui veut l’entendre, celui qui a fait sa carrière à Paris. Il faut oser affronter ces questions, c’est ce que nous faisons au gouvernement. Nous l’avons fait avec la réforme de la SNCF. »  

« J’ai le souvenir qu’à la dernière campagne électorale, [cette question de cogestion du personnel] avait été un sujet de débat », a insisté le délégué général de La République en marche. « Peut-être que c’est une montagne qui apparaît trop haute pour la surmonter. Il faut savoir le faire quand on est un gestionnaire politique et nous le faisons au niveau du gouvernement. Nous devons aussi le faire au niveau des collectivités locales. C’est ce que je demanderai aux candidats de La République en marche aux prochaines élections municipales à Marseille, à Aix-en-Provence, comme ailleurs. »

L’ancienne tête de liste PS décapitée aux Régionales en PACA en 2015 a la mémoire courte, forcément.

Au jeu de l’oie, même décapité, Castaner court toujours.
En juin dernier, il a confirmé 
la possibilité d’une alliance LREM-Républicains, mais on comprend bien que ce serait à la condition qu’elle se dessine au détriment de Renaud Muselier et en sa faveur, face à un parachuté, Mélenchon. Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en mesure de soutenir de telles listes, Castaner a répondu : « Bien sûr. Car à La République en marche nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, on est meilleurs ». « Ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il affirmé.

Mais le joueur de poker n’a pas la cote en région Sud.
Face à Marion Maréchal-Le Pen, Christophe Castaner (PS) avait choisi le retrait lors des dernières Régionales de 2015: avec près de 42% des voix, Marion Maréchal-Le Pen interrompit la relation en région PACA (actuelle Région Sud). Dans certaines villes, comme Cavaillon, elle avait en effet atteint plus de 50% des suffrages. Le premier tour avait marqué la fin du coït électoral du socialiste Castaner qui préféra tenir la chandelle de Christian Estrosi.
A 54 ans en 2020, Christophe aura-t-il retrouvé assez de vigueur ou présume-t-il de ses forces ? Tiendra-t-il la distance jusqu’en 2020 ? Il se défend d’être un spécialiste du « déjà parti – déjà fini » !

 

Pensions de réversion : la déclaration de Macron ne met pas fin à la cacophonie

Le gouvernement a tout dit et son contraire

blog -pension de reversion sucree apres la CSG-dessinLes multiples déclarations contradictoires du gouvernement  sur la réforme à venir ont semé l’anxiété. Le débat, explosif, a émergé début juin dans un document destiné aux partenaires sociaux, avec cette question : « Doit-on maintenir les pensions de réversion ? Avec quels objectifs et sur quels critères ? » Il n’en fallait pas plus pour faire naître l’inquiétude sur les intentions de l’exécutif, soupçonné par la gauche de mener une politique résolument libérale, et de vouloir sabrer dans certains dispositifs sociaux pour faire des économies, sur un sujet particulièrement sensible, après celui très impopulaire sur les APL pour les jeunes et autres bénéficiaires d’aide au logement, puisque la pension de réversion est souvent décrite comme une « bouée de sauvetage » pour les veufs et les veuves qui disposent de peu de revenus.

Le gouvernement ne « touchera pas » aux pensions de réversion des 4,4 millions de retraités actuellement concernés, mais le pouvoir ne garantit rien pour les futurs retraités, a admis jeudi matin, sur LCI, le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner : pour lui, les pensions, qui permettent aux veufs de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé, pourraient « baisser » pour certains et « augmenter » pour d’autres.

Très rapidement, Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, a dû réaffirmer qu’il n’est pas question de les supprimer, sans qu’on sache clairement de quelle catégorie elle parlait mardi lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Sa mission de déminagecréa encore plus d’incertitudes puisqu’elle évoqua une volonté « d’harmoniser » les conditions d’attribution et de calcul, au prétexte qu’elles créent des injustices, un langage qui ne trompe plus personne et laisse envisager le pire.

blog -pension reversion-formulaire demandeEt les craintes furent renforcées dimanche après l’intervention du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Sur Europe 1, il a déclaré leur accorder « une importance majeure », tout en confirmant qu’elles devront être revues, au prétexte toujours aussi fallacieux qu’elles devront être « plus justes et plus efficaces ».

En tenant, mardi, les mêmes propos que sa ministre de la Santé, Edouard Philippe entretient le mal, en assurant que la question des pensions sera mise sur « la table », mais qu’il n’est pas question de les « amoindrir » ou de les « remettre en cause ».

Cette abondance de déclarations qui ne font pas progresser la question n’ont pas manqué de créer une psychose : à quelle sauce les futurs retraités seront-ils mangés ? Elles ont mis en lumière les flottements de l’exécutif sur ce dossier  qui pourrait parasiter plus profondément la prochaine réforme des retraites.

Macron ne clarifie rien

Résultat de recherche d'images pour "pensions de réversion"Le président a dû intervenir, mardi, depuis …Rome, alors que l’exécutif ne doit prendre sa décision que dans plusieurs mois et que ce dossier brûlant ne sera ficelé qu’en fin d’année. Or, Macron ne dissipe pas le flou qui entoure le projet et alors que grandit l’angoisse de la population depuis que les retraités sont sans cesse dans le viseur du nouveau locataire de l’Elysée.

« Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer », a répété Macron.

Pour tenter d’éteindre le début d’incendie, le président des (très) riches a dû se mouiller en mettant son poids affaibli  dans la balance, avec plusieurs « mises au point » mardi, à l’occasion de son déplacement à Rome : « aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer, ne serait-ce que d’un centime », a t-il fait tweeter, avant de préciser – cette fois à l’attention des futurs retraités – qu’ils « bénéficieront des mêmes prestations pour chaque euro cotisé ».

L’Elysée n’est pas avare de tweets et le Palais s’est fendu d’un second :

Dans l’après-midi, le chef de l’Etat a pris à part quelques journalistes de sa suite pour dire son agacement jupitérien: « Je voulais qu’on arrête avec des ambiguïtés [issues de son propre entourage : une mise au point qui aurait donc dû intervenir auprès de ses collaborateurs]. C’est un sujet toujours très anxiogène pour les gens, a encore commenté le président, condescendant. On ne fait pas aujourd’hui une réforme sur les retraites existantes. Les pensions de réversion, pour beaucoup de nos concitoyens qui ont des retraites modestes, c’est un sujet terrible, parce que c’est vraiment un complément. » Des propos qui n’apportent rien de plus au débat, que de la compassion froide et inutile : ils ne font qu’alimenter le sentiment de menace sur les pensions.

Image associéeLe président craint visiblement que s’installe l’idée que les pensions des futurs retraités veufs seront revues à la baisse. « Si les gens se mettent à se dire : ils vont m’enlever ma pension de réversion, là c’est l’angoisse, pour des gens [qui ne sont rien !]  qui sont dans une situation par définition pas plaisante. » Un euphémisme qui en dit long sur sa position hors-sol de banquier nanti.

En même temps, à Rome, Macron a maintenu la nécessité de l’indispensable réforme « en profondeur » du mécanisme de ces pensions, « aujourd’hui très injuste », élément de langage qui ne prend plus.
Reste la question de la méthode : « Une chose est de dire aux actifs que les règles changeront vers un système unique et plus juste, et qu’ils auront dix années pour s’y habituer. Une autre est d’alarmer une petite dame ou un petit monsieur à la retraite qui se vont se dire que leur pension de réversion sera supprimée le mois prochain ! » a-t-il polémiqué, accusant on ne sait qui, puisque les déclarations intempestives sont gouvernementales.

« L’usine à gaz des pensions de réversion »

Image associéeAvec ce titre, Le Parisien se fait le porte-parole du pouvoir. Sur les quelque 17 millions de retraités en France, 4,4 millions bénéficient d’une pension de réversion. Elle permet aux veuves – et, dans une très moindre mesure, aux veufs, de toucher une partie de la retraite de leur conjoint décédé :  89 % des bénéficiaires des cotisations du conjoint sont des femmes. La pension de réversion (février 2016) représente un quart de la pension des femmes, avec un montant moyen de 642 euros par mois contre 304 euros pour les hommesLes nouvelles féministes ont encore quelques mois pour apprécier… 

Au fil des ans, ce dispositif social s’est transformé en usine à gaz, assure Le Parisien. Car les retraités ne sont pas entrés dans le système de protection en même temps et dans un contexte économique identique, mais ce que stigmatise Le Parisien, c’est une avancée par étapes, pour ne pas dire une critique des conquêtes syndicales. Ainsi, un fonctionnaire touche 50 % de la pension du défunt quand un salarié ou un artisan en perçoit 54 %. Et, selon les moments historiques, l’attribution n’est pas soumise aux mêmes conditions. Un ancien du privé ne peut y prétendre s’il touche plus de 20.550 euros brut par an, plafond qui n’existe pas pour un ex de la fonction publique: le  salaire médian du privé (1.797 euros nets) est moindre – avec des qualifications basses (manoeuvres, manutentionnaires, etc… dont les contrats précaires et les périodes de chômage sont compensés par la solidarité, notamment des fonctionnaires) – de celui du public (2.411 euros en 2015, avec un gel du point d’indice dans des professions à recrutement sur concours  à un niveau de diplôme exigé) et Le Parisien connaît-il de nombreux agents appartenant à cette catégorie ?

Résultat de recherche d'images pour "pensions de réversion"Un âge minimum est aussi parfois requis. Il faut très souvent avoir au moins 55 ans, mais les serviteurs de l’Etat ne sont pas concernés, selon Le Parisien qui omet (‘fake news’ !) d’indiquer que le taux est moindre pour les veufs et veuves d’un employé de la fonction publique (régime de base et complémentaire): il s’établit à 50%.
Chez les libéraux, le système est échelonné, en fonction des professions, jusqu’à 65 ans… sauf pour les avocats, où cette restriction n’existe pas ! La durée minimum de mariage requise n’est pas non plus la même dans le privé ou le public et les Pacsés en sont exclus…
Le Parisien devra nous préciser quel sont les conditions de réversion dans le secteur de la presse… Pour ça, peut-on compter sur 
Jannick Alimi, @JannickAlimi1 ?

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Municipales : LREM se verrait bien en coucou dans le nid LR ?

Le roi est nu : Castaner, taulier de LREM n’exclut pas que son parti s’invite sur des listes Les Républicains ou PS en 2020.

Le parti présidentiel pourrait soutenir des listes emmenées par des candidats du parti Les Républicains lors des élections municipales de 2020, lance le délégué général de La République en marche Christophe Castaner, lundi.

Rien n’est exclu, selon le joueur de poker

Interrogé sur Public Sénat pour savoir si LREM sera en capacité de présenter ses propres listes, Christophe Castaner a répondu sans complexe, ni honte : « A La République en marche, nous ne sommes pas un mouvement classique qui considère que tous ceux qui sont en place sont nuls et que nous, parce qu’on arrive, nous sommes meilleurs ».
C’est évidemment tout le contraire : combien le parti des entrepreneurs a-t-il de divisions déployées sur le « tapis vert » électoral ?

« Nous pourrons soutenir des gens issus de LR ou du PS », a ensuite précisé le bouffon du roi.

« Il y a des endroits où vous avez des maires élus avec une étiquette du Parti socialiste, une étiquette des LR, qui ont fait un super boulot », a-t-il concédé sur Public Sénat : la France des territoires n’a pas attendu le microcosme entrepreneurial.

« Ce pourra être le cas à Toulouse [où le maire LR est Jean-Luc Moudenc] ; à Bordeaux, je ne sais pas si Alain Juppé sera à nouveau candidat [le septuagénaire le sait-il ?]. Mais ça pourra être le cas partout, je n’exclus rien », a-t-il ajouté.

 Des marcheurs chargés du « diagnostic »

« Et je l’ai dit à tous les marcheurs : vous faites d’abord un diagnostic de situation, vous allez à la rencontre des habitants, vous sentez la perception. Est-ce que ce maire joue le jeu de la démocratie ? Est-ce que ce maire a transformé sa ville ? Si c’est le cas, je me fiche de savoir s’il a été un jour Républicain ou pas; je lui ferai une proposition de travail, je proposerai un socle de valeurs communes, un engagement commun, je demanderai à des marcheurs de l’accompagner si le maire le souhaite, et je pourrai parfaitement soutenir un maire – je étant La République en marche – quel que soit l’origine de son engagement », a-t-il développé sur Public Sénat.

« Je ne crois pas au déterminisme politique« , a insisté Christophe Castaner, un ancien socialiste qui ne croit en rien. « Le premier geste politique d’Emmanuel Macron a été le dépassement politique », qu’ « on va poursuivre au moment des européennes et au moment des municipales« , a-t-il conclu.

Castaner est tellement peu ancré dans son territoire d’élection que lors des dernière régional et bien que cabdidat du parti aux manettes, le maire de Forcalquier (04) avait dû renoncer à l’issu du premier tour et se rallier au député-maire de Nice, Christian Estrosi, lequel a déçu son électorat en se compromettant avec le parti dominant de l’instant.

Castaner, les faux pas de jeunesse d’un ministre En marche !

Un « mauvais garçon » au gouvernement ?

Poker et mauvaises fréquentationsChristophe Castaner, le chef du parti présidentiel, LREM,  a commis quelques erreurs de jeunesse.

« Oraison, c’était mon grand frère, mon protecteur. Il m’appelait l’étudiant », confirme le chef d’En marche, le parti présidentiel.

Christian Oraison, dit « le Grand Blond », est un caïd des Alpes-de-Haute-­Provence, où Castaner est devenu un maire de village, Forcalquier.

Or, « le grand blond » a été abattu de plusieurs balles de 9 millimètres, une nuit d’août 2008, alors qu’il ­s’apprêtait à rentrer chez lui. Le « Grand Blond » avait été formé par ­Gaëtan Zampa, l’un des parrains du Marseille des années 1970. Et, fait beaucoup moins connu, c’était un proche de Christophe ­Castaner, l’actuel ministre des Relations avec le Parlement.

« J’ai été sur le fil du rasoir », raconte aujourd’hui Christophe Castaner


Malgré ses revenus confortables, son père, un marin qui l’a conçu lors d’une escale au port de Toulon, se lève aux aurores pour faire la collecte des encombrants et collectionne les lave-vaisselle défectueux.


A Manosque, on joue au poker dans un appartement au-dessus d’un petit bar, L’Oasis. Un repère de bandits. Dans cette atmosphère enfumée où l’on s’imbibe de whisky, les parties s’éternisent jusqu’au petit matin. « Le poker était un truc réservé à un milieu interlope« , se souvient Castaner, qui, à l’époque, avait quitté le foyer familial. De ces années, il conserve quelques discrètes cicatrices, et le reconnaît : « J’ai été sur le fil du rasoir. »

 

Puis « l’étudiant » « poursuit » des études.

Christophe Castaner avoue une scolarité  «médiocre, en rébellion». Il sera d’ailleurs surnommé «Simplet» dans les cercles socialistes.

Il fait pourtant un peu de droit à Aix-en-Provence, fréquente les clubs Forum, le courant des jeunes rocardiens. Michel Sapin se chargeait du suivi des jeunes. « Je ne l’avais pas remarqué », se souvient-il. « On partageait les mêmes idées, mais ce n’était pas son trip de passer trois heures sur un texte », note Christophe ­Clergeau, ­l’intellectuel de la bande, aujourd’hui élu de la Région Pays de la Loire.

Mais à Forum, on sait aussi se détendre. Un soir, Alain Bauer, l’un des chefs de file et mentor de Manuel Valls, s’amuse à trouver des surnoms « uderziens » [à la manière d’Uderzo] à ses camarades. « Nous sommes un petit village gaulois assiégé par des camps romains de mitterrandistes », s’amuse Bauer, un franc-maçon. Rocard deviendra « Hamster-Erudix », son nom de scout agrémenté d’un « x ». ­Castaner devient « Casta-Comix ». « Dans le rôle du jeune prétendant, le bel amoureux de Falbala« , décrypte Bauer. Coureur avant d’être marcheur ? « Séducteur », nuance l’intéressé, resté le bouffon de la bande.

Traître socialiste passé à la bande adverse, Casta, c’est le ‘Bébel’ du gouvernement, avec la gouaille et les cascades pour distribuer les coups de rabot et les coups de force de Macron.

Castaner dénonce sur Twitter un photo-montage de Macron en nazi

Un seul extrême offusque le secrétaire d’Etat lors de l’utilisation de cette affiche, samedi lors de la « marée populaire ». 

« Jusqu’où iront l’indécence, la haine et la bêtise la plus crasse », a éructé Christophe Castaner dimanche en assurant lui-même la diffusion de l’image brandie sur une pancarte, lors de la manifestation organisée par l’extrême gauche, samedi 26 mai, partout en France. 

Pour ceux qui ne l’ont pas vue, Emmanuel Macron apparaît vêtu d’un uniforme SS, avec une casquette siglée de dollars, un brassard Medef et une épaulette Vinci. L’auteur est à l’évidence anti-capitaliste…
Peu visible sur l’image, un symbole israélien est également collé sur le bras du président. Le gauchiste est pro-palestinien et antisioniste de surcroît.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est dite « choquée de la violence »

Selon elle, invitée sur BFMTV,si « la contestation, l’opposition et le doute est normal (…), ce type d’image n’a pas lieu d’être dans une manifestation républicaine »

Selon le journaliste Jeremy Audouard, la « France insoumise » tente le même parallèle que les jeunes écologistes belges contre leur ministre de l’Intérieur ».
Le mouvement
Ecolo J avait publié une image de Theo Frenken vêtu d’un uniforme nazi, en septembre 2016. Ce rappel d’un précédent est-il de nature à apaiser la blessure de Macron ou à banaliser l’insulte ?

Emmanuel Macron n’en est pas à son premier photomontage en nazi

En novembre 2017, un syndicaliste et membre du bureau national du Parti socialiste, Gérard Filoche, avait tweeté une image du président avec un brassard nazi au bras, la croix gammée remplacée par un signe dollar, entouré de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali.  

La socialiste Juliette Méadel, qui dénonça un tweet à caractère antisémite et complotiste, est passée dans l’écurie Macron. Gérard Filoche avait été exclu du PS.

La limitation à 80 km/h divise le gouvernement : Philippe recadre Collomb

Le gouvernement se fissure

Après le « joker » du ministre de l’Intérieur sur la limitation de la vitesse à 80 km/h, Edouard Philippe a rappelé son ministre d’Etat à l’ordre vendredi

blog -Philippe-Macron et Collomb
Philippe, Macron et Collomb

Edouard Philippe a redit  être « prêt à assumer » l' »impopularité » de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, soulignant que « l’ensemble du gouvernement est mobilisé » sur cette mesure et contre l’avis du ministre de l’Intérieur. Lors d’une réunion publique jeudi soir, Gérard Collomb, interpellé sur cette limitation, avait en effet répondu « je prends un joker sur la question », enchaînant avec la question suivante.

 

Le locataire de Matignon a fait la leçon au septuagénaire récalcitrant

« Quand on a l’honneur d’exercer des responsabilités publiques, il faut parfois choisir entre de mauvaises décisions qui rendent populaire et de bonnes décisions qui rendent impopulaire« , a estimé Philippe, lors d’un déplacement à Strasbourg. « Lorsque nous avons débattu de cette mesure au sein du gouvernement, nous avons évidemment identifié le fait que la prendre serait susceptible de poser dans la population française des questionnements, des interrogations, des critiques, peut-être même à certains égards des agacements, voire de la colère. Nous en étions parfaitement conscients« , a-t-il commenté.

blog -Philippe-Collomb-tensions« Avant même que la décision soit prise, lorsque j’ai évoqué la possibilité de prendre une telle décision, j’ai indiqué que je savais qu’elle susciterait une forme d’impopularité à laquelle je suis prêt. Je suis prêt à assumer cette impopularité, car je crois fondamentalement que réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes françaises est un véritable objet, un véritable enjeu de politique publique », a-t-il ainsi longuement argumenté. Verdict fin juillet, mois le plus criminogène de l’année.

« Je sais évidemment pouvoir compter sur l’engagement du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur pour faire en sorte que cette décision du gouvernement soit mise en oeuvre dans d’excellentes conditions », au 1er juillet, a-t-il insisté, preuve de son doute, rappelant qu’il avait souligné ce point, « avec le ministre de l’Intérieur », mardi devant les préfets. « J’ai eu l’occasion de le lui dire à de nombreuses reprises et encore ce matin au cours d’une discussion téléphonique que nous avons et qui sont évidemment très nombreuses« , a-t-il précisé. Une insistance qui en dit long sur la résistance du ministre de l’Intérieur.

« Un joker, pas un couac », défend Castaner

Image associéeLe patron de La République en marche Christophe Castaner avait estimé un peu plus tôt sur franceinfo que la réponse de Gérard Collomb était « un joker, pas un couac ». « Mais chacun peut avoir ses réserves, plusieurs ministres les ont exprimées », a révélé le bavard.
Par exemple, Jacques Mézard, ministre de la …Cohésion des territoires, n’a pas caché son opposition à la limitation de la vitesse à 80 km/heure et en a fait part à l’occasion du Comité interministériel de sécurité routière, indiquait le JDD en janvier.

blog -Macron reconforte Collomb en larmes-investiture Elysee-mai2017.JPGLa limitation à 80 km/h est depuis plusieurs mois très critiquée à droite, parmi les automobilistes et dans les territoires ruraux.
Disant entendre les « coups de sang » et les « énervements« , Macron avait expliqué qu’au terme de deux ans d’expérimentation, la mesure serait abandonnée si elle n’avait « pas d’efficacité » reconnue.
Il a également dit que tout l’argent perçu par l’Etat en sanctionnant les contrevenants serait affecté aux « hôpitaux qui soignent les blessés de la route« .

La vignette devait financer les vieux…
Résultat de recherche d'images pour "vignette automobile vieux"En 1956, les finances publiques françaises étaient à sec, mais Guy Mollet trouva une nouvelle source de financement pour garantir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de plus de 65 ans, via un nouveau ‘Fonds national de solidarité ».  L
e socialiste cibla donc l’automobile et les automobilistes, la voiture étant considérée comme un luxe réservé aux plus riches. Les impôts nouveaux de « solidarité » ne datent pas de Hollande et le montant de la vignette automobile  fut assis sur la « puissance fiscale » du véhicule.

retour-de-la-vignette-970adEn 1984, avec la décentralisation, l’Etat socialiste mitterrandien se mit à l’abri de la critique dénonçant l’affectation d’une recette à une politique particulière: il transféra la prise en charge sociale des « anciens » aux …départements  et leur concéda la recette de la vignette ainsi que la responsabilité d’en fixer le montant. Son prix devint donc très variable d’un département à l’autre, ce qui fournit un autre motif de critique de cette taxe, accusée de ne pas être équitable.

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Le substitut à la vignette qui pend au nez des ‘seniors’

En 2000, elle fut supprimée par le socialiste Laurent Fabius, ministre de l’Economie du gouvernement Jospin, pour tous les véhicules particuliers, l’Etat versant à la place une nouvelle dotation aux départements), mais continua d’exister pour les véhicules professionnels. Elle s’appela ensuite la ‘taxe différentielle sur les véhicules à moteur’...

Le produit de l’impôt (une taxe de « solidarité intergénérationnelle », dit-on en 2018) alla-t-il jamais aux « vieux », qu’ils soient étiquetés « anciens » ou « seniors » ?

Le service public de télévision ne pratique pas la proportionnelle et discrimine certains partis

Un paysage politique défoncé

blog -L Emission politique-cinq invites-2 rejetes Hamon et Dupont-Aignan-mai2018
Mélenchon, Faure, Castaner, Wauquiez, Le Pen

Un an après la présidentielle qui a porté Emmanuel Macron à l’Elysée avec 24% des suffrages, L’émission politique, sur France 2, a tenté d’organiser un débat avec les cinq chefs des principales formations politiques. Une idée comme une autre qui ne promettait donc pas la relance d’une émission en perte de vitesse qui est en recherche d’une nouvelle formule. Une occasion manquée de filmer des échanges musclés entre Jean-Luc Mélenchon (LFI), Marine Le Pen (FN), Laurent Wauquiez (LR), Olivier Faure (PS) et Christophe Castaner (LREM), car le débat – et les confrontations espérées – sont tombées à l’eau. Jeudi soir, les invités passeront sur le plateau, les uns derrière les autres.  

Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon ont refusé le débat.
Le premier a eu peur d’un guet-apens : le porte-parole officiel du gouvernement a clairement redouté d’avoir à subir un déferlement d’attaques des opposants. Face au danger, le bouffon a même tenté d’envoyer Laetitia Avia, députée de Paris, à sa place. France 2 a refusé. « On ne peut pas se faire imposer des gens par des partis, alors le bras de fer a commencé et les négociations ont duré un mois et demi. Ça s’est fini avec cette formule d’une série d’interviews, on aurait préféré le débat« , explique la rédaction de l’Emission politique.

Du côté de la France Insoumise (LFI), on assume. Ancien numéro 3, au soir des résultats à la présidentielle, le tribun a refusé de se livrer au jeu du débat, exercice qu’il maîtrise pourtant comme il l’a démontré plusieurs fois. Mais comme Christophe Castaner, Jean-Luc Mélenchon a fui la prise de risques. Un de ses proches polémique : « Pourquoi débattre face à Le Pen, à Wauquiez qui cherche à se refaire la cerise, Jean-Luc [Mélenchon] se serait retrouvé dans un débat hystérique, alors que l’enjeu est nul. Durant la campagne des Européennes, on aura tout le temps de débattre avec celui ou celle qui voudra. »
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, fulmine. Le député est heureux de participer à l’émission, mais le débat était l’occasion, pour lui, de se faire un nom. Car, pour le moment, le moins que l’on puisse dire c’est que son son visage ne parle pas à grand monde. Sans parler de sa totale absence de charisme. 
Dans l’entourage du socialiste, on confie: « C’est encore un coup de Macron et Mélenchon, ils refusent que la situation change. L’un veut être tranquille au pouvoir, l’autre veut être tranquille avec l’étiquette d’opposant principal. »
Une place que Marine Le Pen souhaite occuper. La dirigeante d’extrême droite n’oublie pas que l’an passé, elle s’est noyée lors du débat entre les deux tours de la présidentielle. Aujourd’hui, elle fait mine de contester mais la formule de l’émission lui convient parfaitement. Un de ses conseillers, très confiant, glisse : « Le format ne devrait pas la déstabiliser : 17 minutes avec quatre thèmes, ce n’est pas un problème. C’est une sorte de super Bourdin. Elle est à l’aise dans l’exercice, elle le connaît, ça va très bien se passer. »

La rédaction de l’Emission politique a dû gérer un autre problème: celui des absents

Etaient laissés pour comptes Pierre Laurent (PCF), Benoît Hamon (Génération.s), ex-PS, roche d’Europe Ecologie-Les Verts, également écartés, et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). France 2 donne une raison: elle a invité les formations des cinq premiers arrivés lors de la dernière présidentielle.

Un prétexte qui ne convinc pas les absents qui pointent « un problème démocratique ». Nicolas Dupont-Aignan, maltraité par la presse, explique : « J’avais pourtant des choses à dire et puis je n’ai jamais fait baisser l’audimat. » Pourquoi a-t-il été « rejeté », selon lui ? « Peut-être par habitude, peut-être parce qu’ils veulent remettre en selle Wauquiez et Le Pen. C’est la stratégie de Macron d’avoir à nouveau Le Pen au second tour.« 

L’arrogante madame Salamé, fossoyeuse de L’Emission politique

En termes d’audience, le rendez-vous politique a été regardé par seulement 1.83 million de téléspectateurs en moyenne, soit 8.3% de part d’audience auprès de l’ensemble du public âgé de 4 ans (!) et plus. Jean-Luc Mélenchon a ouvert le défilé à 21h02. Venu avec une paire de ciseaux pour illustrer – et dénoncer – les coupes sociales réalisées par Macron – , c’est ce tribun qui a retenu le plus l’attention des téléspectateurs. La courbe d’audience a ensuite fait les montagnes russes tout au long de l’émission.

Mais c’est le passage de Laurent Wauquiez que les analystes jugent le plus positif. xvmb725999a-815d-11e6-bbc2-a60c54300369A la surprise générale, dans un climat délétère de dénigrement systématique, le jeune chef de parti, depuis quelque cinq mois, a surpris face aux caricatures qui le ciblent et a finalement convaincu par la clarté de son argumentaire. Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, publié à la suite de la diffusion de L’Emission politique, le vieux routard Jean-Luc Mélenchon ne recueille que 33 % de jugements positifs chez les 1.015 Français interrogés, contre 26 % pour Marine Le Pen. Aucun ne dépasse la barre des 50%.
Alors que, pour assurer que Wauquiez perdrait du terrain, 
Le Figaro choisit décembre dernier, au moment de son élection à la tête du parti de droite par les adhérents et sympathisants de LR, le patron du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, atteint les 17 % auprès de l’ensemble des téléspectateurs de L’Emission politique, enregistrant une hausse d’environ sept points. 

C’est Olivier Faure qui a le plus desservi son parti (PS). Il peine à passer la barre des 10 % d’opinions favorables. Un soufflet imputé à son absence de notoriété, quant il faudrait mettre en cause ses arguments éculés, son apparence peu séduisante et son élocution laborieuse : près de deux Français sur trois (62 %) assurent « ne pas le connaître suffisamment » pour exprimer une opinion à son égard.  Rappelons toutefois que le candidat socialiste à la présidentielle de 2017, Benoît Hamon, n’a convaincu que 6% des électeurs…

En termes d’audience, les deux premiers épisodes d’Alice Nevers ont rassemblés 5,42 millions de téléspectateurs (soit 26,2% du public). Alignant à l’écran une force de frappe pléthorique (l’exécrable Nathalie Saint-Cricq, sarcastique et vicieuse (1), l’hautain François Lenglet, faux-cul acquis au pouvoir quel qu’il soit (2), le gracieux Jean-Baptiste Marteau, gommeux en costume bleu roi, façon monarchie républicaine (3), et l’austère Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos France du MEDEF (4), autant que de chefs de parti, l’émission de France 2 s’est classée au 4e rang : de quoi ébouriffer le chignon de Hala Salamé (5).
L’émission ne rencontre plus son public depuis l’exclusion de David Pujadas en ….