Des policiers pris pour cibles dans la cité de la Busserine à Marseille

Des policiers interdits de cité dans une zone de non-droit des quartiers Nord 

0086de7e6581b1b4de032475b5fd0792

Les forces de l’ordre ont été mises en joue par deux groupes successifs avec armes de poing et Kalachnikov, ce lundi vers 17 heures dans la cité de la Busserine à Marseille (14e) lors d’une fusillade, a-t-on appris de source policière. Des coups de feu ont été tirés sur des policiers, sans faire de victime.

Des tirs de Kalachnikov

En fin d’après-midi, un équipage de la brigade anti-criminalité (BAC) qui était simplement aux abords de la Busserine a entendu des coups de feu. Les policiers ont décidé de s’approcher, mais ont été empêchés d’entrer dans la cité  par une voiture Renault Mégane RS de couleur foncée qui s’est mise en travers du passage.

Deux hommes armés d’un pistolet 9 mm et d’une kalachnikov sont sortis du véhicule et ont tiré en l’air, avant de prendre aussitôt la fuite. Ils étaient  encagoulés et armés.

Un habitant de la cité aurait été enlevé par les malfaiteurs. « Selon un témoignage, une personne aurait été enlevée par une voiture dont les occupants ont tiré en l’air à plusieurs reprises », a précisé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux.

Un policier mis en joue

Un autre équipage de policiers est arrivé en renfort. Les policiers sont alors bloqués à leur tour par une autre Renault Mégane. Quatre individus armés, selon des témoins, sortent de la Mégane et l’un d’eux met en joue un policier avec une Kalachnikov sans tirer.

Les policiers ont alors dû ouvrir le feu, touchant une vitre de la voiture qui est parvenu à s’enfuir.


Un homme légèrement blessé

Aucune victime n’est à déplorer. Un homme âgé d’une trentaine d’année s’est toutefois présenté aux marins-pompiers de Marseille. Blessé au niveau du cuir chevelu, il a expliqué avoir reçu un coup de crosse par les voyous. Son état n’inspire pas d’inquiétude.

Sur place les enquêteurs retrouvent des douilles de 9 mm et de 7.62 ce qui correspond à des balles de Kalachnikov.

On ignore  la raison de la présence de ces deux groupes de malfaiteurs qui semblent contrôler la cité. Ont-ils été gênés dans une tentative de règlement de compte ou d’un trafic de drogue? Un périmètre de sécurité a été dressé et l’enquête ne fait que commencer.

En février 2015, dans une autre cité sensible de Marseille, La Castellane, une fusillade avait éclaté entre des policiers et des trafiquants de drogue qui avaient recruté des « mercenaires kosovars » pour une opération commando contre des concurrents. De nombreux coups de feu avaient été échangés sans faire de blessés. Jugés le 6 avril dernier, ces trafiquants ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 13 ans de prison. Ils en feront peut-être cinq.

Toulouse: un squatteur résistant, en soins intensifs depuis l’évacuation de la fac Jean-Jaurès

Le Parquet de Toulouse a ouvert une enquête sur les circonstances de sa blessure

La faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation.
Accès interdit à la faculté Jean-Jaurès, le 30 avril, avant son évacuation. Photo Pascal Pavani. AFP  

L’activiste a été blessé par l’explosion accidentelle d’une grenade défensive que portait dans son vêtement un policier, mercredi, lors de son interpellation. Le Parquet de  Toulouse a ouvert une enquête.

L’admission en soins intensifs de cet « étudiant » a fait monter la pression sur le front toulousain des conflits sociaux. Il était cinq heures trente du matin ce mercredi, lorsqu’un groupe d’une cinquantaine d’étudiants d’extrême gauche, tout juste évacués par les CRS de l’université Jean-Jaurès dans le quartier du Mirail, a voulu repartir à l’affrontement, débarquant à la gare Matabiau, avec pour objectif, selon les témoignages recueillis par Libération, d’y tenir leur …AG dans le local syndical des cheminots de la SNCF – notamment de SUD-rail, syndicat révolutionnaire trotskiste, – qui soutiennent depuis début mars leurs revendications.

Un groupe d’extrémistes serait allé à l’affrontement

A la sortie du métro, le groupe se serait alors heurté à plusieurs équipages des brigades anticriminalité (BAC) déployés pour les empêcher de pénétrer dans l’enceinte de la gare. Les forces de l’ordre interpellèrent l’un des activistes, Guilhem, suspecté de la détérioration d’une caméra de surveillance dans la faculté, au départ de l’action.

Les insultes de l’individu conduisirent à son maintien au sol, où l’extrémiste aurait alors été grièvement blessé par l’explosion de la grenade à main de « désencerclement » détenue par l’un des policiers en civil chargés de son interpellation. Selon le témoignage d’une camarade de 22 ans, étudiante supposée, recueilli par Libération jeudi, le jeune anti-républicain, « d’allure frêle était maintenu au sol quand l’un des policiers aurait sorti la grenade de sa poche dans le but de faire reculer le groupe de manifestants». Une vidéo de la scène aurait été tournée par les manifestants.

L’enquête ordonnée par le Parquet de Toulouse doit déterminer les causes de ce grave incident 

Elle est confiée à la fois à l’IGPN et à la sûreté départementale de la Haute-Garonne. « La personne interpellée souffre notamment de lésions pulmonaires entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours. Les deux policiers blessés dont l’ITT est en cours de détermination souffrent pour leur part de blessures plus légères, notamment au niveau des membres inférieurs », précise le communiqué transmis dans la nuit de mercredi à jeudi par le procureur de la République de Toulouse.

Jeudi matin, soutenus par des étudiants du Mirail, une quarantaine de demandeurs d’asile instrumentalisés – ils étaient hébergés à l’université Jean-Jaurès durant le blocage  – installaient leurs tentes sous les fenêtres de la préfecture sur le parvis de la cathédrale Saint-Etienne.

La veille,au même endroit, un rassemblement avait rassemblé près de deux cents militantsenragés, étudiants et cheminots venus dénoncer « la politique de la matraque du gouvernement Macron ».

%d blogueurs aiment cette page :