La France va pouvoir acheter du pétrole de schiste à l’Algérie…

Sonatrach et Exxon Mobil ont signé un accord sur le gaz de schiste cette année

La compagnie pétrolière algérienne Sonatrach entend signer un accord avec l’américain Exxon Mobil pour le développement du gaz de schiste, a-t-on appris de source officielle cette semaine. Devant intervenir d’ici la fin de l’année, d’après la même source, cet accord permettra la mise en valeur des réserves de schiste de l’Algérie.  Ce pays est le troisième au monde en potentiel de gaz de schiste. Donc de pétrole de schiste.

Résultat de recherche d'images pour "petrole de schiste"Le pétrole de schiste (en anglais shale oil) est un pétrole léger contenu dans des formations géologiques poreuses de faible perméabilité, souvent du schiste ou du grès. <br>Selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie), les Etats-Unis deviendront le premier producteur mondial d’hydrocarbures liquides (pétrole et liquides de gaz naturel) entre 2020 et 2025 avec 12,5 Mbbl/j, devant l’Arabie saoudite (10,8 Mbbl/j) et la Russie (11 Mbbl/j).

A la tête de l’une des plus importantes réserves mondiales de roches schisteuses, l’Algérie veut procéder au développement du gaz de schiste. Pour ce faire, la compagnie pétrolière algérienne, Sonatrach, envisage de signer un accord avec le géant américain Exxon Mobil. 

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«Nous verrons probablement bientôt un accord avec Exxon, avant la fin de l’année … Nous regardons leur expérience dans le schiste et nous voudrions qu’ils soient impliqués avec nous», a déclaré Abdelmoumen Ould Kaddour, le président directeur général de la Sonatrach, cette semaine, en marge de la Conférence mondiale sur le gaz, tenue à Washington.

Selon lui, les échanges portant sur un potentiel accord entre les deux compagnies ont démarré au début de cette année. Le patron de la Sonatrach a indiqué ensuite qu’une mission de sept experts de la compagnie américaine avec pour objectif d’inspecter la géologie du pays ainsi que d’autres facteurs en vue de la signature de l’accord, a séjourné récemment en territoire algérien. 

Mais la Sonatrach discute également avec d’autres compagnies toujours pour le développement du gaz de schiste.

«Nous avons besoin que beaucoup plus de compagnies viennent pour explorer», a déclaré Ould Kaddour à Bloomberg. «Nous discutons avec toutes les grandes compagnies». 

Résultat de recherche d'images pour "petrole de schiste"Le PDG de la Sonatrach pense à Chevro, par exemple, deuxième compagnie pétrolière américaine derrière Exxon Mobil. Mais celle-ci part avec un avantage sur ses concurrentes, étant très appréciée par les autorités pétrolières algériennes. «Exxon Mobil est Exxon Mobil», a insisté Ould Kaddour. «Ils ont une grande expérience dans ce domaine, et ils utilisent une technologie qui pourrait être positive pour notre développement», a ajouté le patron de la Sonatrach.

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Les gisements potentiels en France

Pour des raisons idéologiques sous la pression des lobbies environnementalistes, la France n’est pas au nombre des experts en gaz de schiste et s’est exclue de ce marché.

 

Alger : Charlie hebdo stimule les islamistes

Ce réveil des islamistes les plus radicaux pourrait faire tache d’huile.


De nombreux Algériens sont descendus dans les rues pour clamer leur foi et leur colère contre la provocation d’une nouvelle caricature du prophète, publiée mercredi en Une du « numéro des survivants » de Charlie Hebdo, suivant le mot d’ordre des partis islamistes à la sortie de la mosquée et de la grande prière du vendredi. Au cri de « Il n’y a Dieu qu’Allah et Mahomet est son messager », le cortège s’est ébranlé du quartier populaire Belouizdad à la fontaine du 1er mai.
Ali Belhadj, ancienne figure du Front islamique du salut (FIS), avait lancé un appel aux Algérois à se rendre à l’une des nombreuses mosquées de l’ancien quartier Belcourt. Considéré comme l’un des « prêcheurs de mort », il a été arrêté avec un imam salafiste. Les arrestations de Belhadj sont assez courantes paradoxalement, depuis que la concorde civile lui a permis de vivre en dehors des prisons.

Le pouvoir de la parole des imams

Marche « Je suis Mohamed » à Borj Bou Arreridj, Algérie

Le journal satirique n’a en effet été distribué dans aucun point de vente, mais des hommes, des femmes et aussi des enfants, tous étaient rassemblés pour affirmer leur conviction contre un journal interdit de parution en Algérie, comme au Maroc.

« Kouachi, martyr »

Arrivés au 1er mai, à quelques pas d’un bâtiment officiel, les manifestants ont été stoppés par le dispositif policier. Les petites rues adjacentes ont été prises d’assaut et les forces de police pourtant nombreuses ont vite été débordées par la foule. D’autant que le cortège a été rejoint par des habitants des hauts quartiers algérois. Après avoir occupé la rue au cri d' »Allah Akbar », les manifestants se sont dispersés dans le désordre, mais un gros groupe d’irréductibles s’est constitué devant l’Assemblée nationale. Le slogan avait changé. Cette fois, la foule criait : « Kouachi, martyr ! »

Ils sont alors plus d’un millier à faire face aux forces de l’ordre qui ont pour consigne de défendre le bâtiment officiel. Après une demi-heure de sitting des activistes islamistes, des slogans en faveur de l’instauration d’un État islamiste ont resurgi. Or, c’était précisément un des leitmotivs des partis islamistes des années 1990. les policiers ont alors chargé, à coup de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. La manifestation a alors dégénéré: les manifestants ont répliqué avec des caillasses et le drapeau français a été brûlé.
Le mouvement « Je suis Mohamed » a, en fait, commencé le jour de la publication du dernier numéro de Charlie.

Les voitures, bus et vitrines ont affiché cette profession de foi. Dans toute l’Algérie, des citoyens se sont sentis offensés par les caricatures subversives des anarchistes de Charlie hebdo et ont réagi dans un réflexe identitaire, voulant du même coup affirmer leur religion. Dès le soir de l’attentat, quelques Algériens fêtaient ouvertement l’assassinat de leurs offenseurs français. Le ministre des Affaires religieuses avait lui-même demandé que les prêches du vendredi condamnent les caricatures du prophète. Les pays musulmans ne sont pas laïcs et les libre penseurs qui les provoquent ne respectent pas leur culture. Les Français qui, sous le coup de l’émotion, ont massivement soutenu leurs dessinateurs, participent à la montée de la crainte que ce rassemblement ne fédère les islamistes les plus radicaux du pays, voire les musulmans modérés.

"Je suis Mohamed", banderole brandie en plein match des Bleus au Qatar, le 18 janvier 2015
« Je suis Mohamed », banderole brandie en plein match des Bleus au Qatar, le 18 janvier 2015

Algérie: on a retrouvé le corps d’Hervé Gourdel, l’otage français de djihadistes

Le guide français avait été décapité en septembre par un groupe djihadiste

blog -Gourdel HerveLe corps du touriste français Hervé Gourdel a été retrouvé par l’armée algérienne, après plus de trois mois de recherches,après du lieu où il avait été enlevé puis décapité en septembre par un groupe djihadiste, ont annoncé jeudi des sources sécuritaires.
Le corps était enterré sans tête dans la montagne d’Akbil, à 160 km au sud-est d’Alger, où le guide de montagne avait été enlevé par Jund al-Khilafa (« les soldats du califat »), selon ces sources.

Hervé Gourdel, guide de haute montagne de 55 ans originaire du sud de la France, avait été enlevé le 21 septembre -au coeur du massif à aux risques du Djurdjura- par Jund al-Khilafa, provoquant une vive émotion en France.

Le groupe revendiquant l’assassinat a affirmé l’avoir exécuté en représailles à l’engagement de la France dans les frappes contre le groupe djihadiste Etat islamique en Irak, aux côtés des Etats-Unis.

Le commanditaire de l’assassinat a été tué par l’armée algérienne

L’armée avait lancé 3.000 soldats sur les trousses de Jund al-Khilafa après l’exécution de l’otage français.Mercredi, elle a relancé ses fouilles dans les communes voisines d’Abu Youssef et d’Akbil, à la suite d’indications fournies par un islamiste armé. Les recherches étaient conduites par une unité d’élite spécialisée dans la lutte antiterroriste, aidée d’une brigade cynophile.

Le 22 décembre, à Issers (65 km à l’est d’Alger), l’armée algérienne avait tué le chef de Jund al-Khilafa, Abdelmalek Gouri, qui avait revendiqué l’exécution d’Hervé Gourdel.