Pour le PS, 13e gifle législative dans le Doubs ?

Une majorité présidentielle en lambeaux…

 Mélenchon n’est pas Tsipras et même Cambadélis n’est pas grec…

blog -PS-il est ou-tu ne verras plus-montageLe siège abandonné par Pierre Moscovici à l’Assemblée nationale est remis en jeu dimanche dans le Doubs et le PS a du souci à se faire : il a déjà perdu 12 des 13 législatives partielles organisées depuis l’élection de Hollande en 2012 et a été éliminé six fois du premier tour. Faut-il remuer le couteau dans la plie?

Électoralement, le parti présidentiel n’est pas vendeur. Débâcle aux municipales de mars 2014, déroute aux européennes deux mois plus tard… Et puis les législatives partielles. Ces scrutins, organisés suite à l’invalidation de l’élection de juin 2012 ou du départ d’un député, ont été au nombre de 13, en plus de deux ans et demi. Dimanche, le 14e aura lieu dans le Doubs où les électeurs de la quatrième circonscription choisiront un successeur à Pierre Moscovici, qui a préféré jeter l’éponge à Bercy et faire une carrière -sous tutelle- de commissaire européen.

Six fois éliminés au premier tour
Le candidat socialiste, Frédéric Barbier, aura fort à faire face aux prétendants de l’UMP et du FN, qui avaient obtenu en 2012 des scores très proches (respectivement 26,2 et 24,5%) à l’issue d’une triangulaire contre l’ancien ministre de l’Economie (49,32%). Au vu de ses scores des précédentes élections, le PS peut s’attendre à une chute brutale de son score. Mais l’exécutif compte pouvoir rebondir sur les 17 morts des attentats qui lui valaient à chaud un regain de popularité. Car, depuis 2012, les socialistes enchaînent les revers. La carte ci-dessous compile les résultats de ces 13 législatives partielles, en mettant en regard les scores des candidats PS (ou soutenus par le PS) avec ceux du premier tour la présidentielle de 2012 et des législatives qui ont suivi.


Bilan : le PS n’a obtenu qu’une seule victoire, à Saint-Pierre-et-Miquelon en juin dernier, grâce à Annick Girardin nommée depuis au gouvernement. Les douze autres élections ont toutes été perdues et, pour la moitié d’entre elles, le candidat du PS a même été éliminé dès le premier tour. C’est notamment le cas lors des derniers scrutins organisés en décembre dans l’Aube – en remplacement de l’UMP François Baroin – et en juin dans le Nord – à la place de l’UDI Jean-Louis Borloo. Sur les six autres territoires où les socialistes ont pu se maintenir, trois se situent en métropole. Mais, lors de la dernière élection en Haute-Garonne, le candidat PS avait été sèchement battu au second tour par son adversaire UMP (62,09% contre 37,91%).

 La majorité présidentielle est menacée à l’Assemblée

Jérôme Cahuzac

Le groupe PS a perdu quatre sièges.La tendance est à la baisse pour le PS, dans la plupart des cas. A plusieurs reprises, le nombre de suffrages exprimés se divise même par deux, comme dans l’Aube ou le Lot-et-Garonne!

Au total, le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a perdu quatre sièges suite à ces élections (deux pour les Français de l’étranger, celui de Jérôme Cahuzac dans le Lot-et-Garonne et le dernier dans l’Hérault). Le siège du Doubs pourrait être le cinquième.
L’UMP en a récupéré trois et l’UDI un. Ces deux formations ont pour leur part conservé sept sièges (respectivement cinq et deux).

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