Valls invite la Chine à investir en France où on peut…licencier !

« L’image selon laquelle nous ne réformons pas notre marché du travail, et qu’il est impossible de licencier en France, est fausse », lâche Valls

« Je le dis ici à Shanghai: Huanying lai Faguo » (« bienvenue en France »),

Le VRP qui fait la gueule au centre, c’est Valls, vendeur de la France à la Chine,
en vantant nos facilités de licenciement social…

a ânonné Premier ministre Manuel Valls dans un discours prononcé devant les milieux d’affaires franco-chinois. Cinquante ans après John Fitzgerald Kennedy, alors président des États-Unis qui, le premier, dans un discours à Berlin-Ouest, le 26 juin 1963, à l’occasion des quinze ans du blocus de Berlin, eut cette formule « Ich bin ein Berliner«  (« Je suis Berlinois »), le démagogue de Matignon s’est ainsi livré à l’exercice répétitif des trois mots en langue étrangère. Après son « My government is pro-business » à Londres et le « Ich mag die Unternehmen » (J’aime les entreprises) à Berlin, a tenté de se faire passer pour Chinois….

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Et les plaisanteries les meilleures étant les plus courtes, d’ajouter: « Je crois que le message est clair« . Sur le fond, le Premier ministre a pratiqué le comique de répétition, martelant un seul et même message répété ad nauseam depuis son arrivée jeudi 29 janvier 2015: « La France, plus que jamais, est désireuse d’accueillir les entreprises chinoises », qui sont les « bienvenues ».
 
Même si la France a des « défis lourds » à relever, elle est compétitive, a-t-il assuré. « L’image selon laquelle nous ne réformons pas notre marché du travail, et qu’il est impossible de licencier en France, est fausse », a fait valoir Manuel Valls comme argument majeur de vente. 
Et, avec finesse, Valls a enfoncé le clou. « La protection de l’emploi est plus élevée en Allemagne qu’en France ».
Il s’est enfin vanté que les 35 heures ne sont « qu’une durée de référence »… Valls a ainsi démontré qu’il a vraiment la stature d’un chef d’Etat avisé !
 
Arrivé dans la matinée depuis Pékin, le Premier ministre a commencé sa journée dans la capitale économique chinoise par l’inauguration officielle des chrysanthèmes d’un centre de recherche et développement du géant français des pneumatiques Michelin. Il a eu droit à la photo souvenir avec un employé costumé en Bibendum, provoquant les rires de la salle. Il y a rencontré des cadres d’entreprises francaises dans le pays, qui lui ont fait part de leurs doléances diverses, mais aussi de points de progrès, dans leurs relations avec l’administration chinoise.
Après son discours, le Premier ministre a rencontré à la mi-journée huit entrepreneurs chinois, dont le nouveau patron du Club Med, Fosun, et le fondateur du site de commerce en ligne jd.com. 

Au terme d’une entrevue avec le maire de Shanghai, Yang Xiong, il est allé se promener dans le quartier du Bund, emblématique de la mégalopole, déambulant avec Laurent Fabius sur les quais, face aux immenses gratte-ciels de Pudong, sur l’autre rive. La promenade s’est poursuivie dans les locaux design de l’agence de communication française Fred&Farid, pour une discussion avec de jeunes entrepreneurs français.

Le calendrier diplomatique franco-chinois restera bien chargé pour l’année, avec la visite à Paris du négociateur chinois sur le climat, Xie Zhen Hua. Le Premier ministre chinois Li Keqiang se rendra lui en France avant l’été, Laurent Fabius ayant évoqué le mois de juin.
 
Quant au voyage de François Hollande, il devrait avoir lieu « plutôt au second semestre » en amont des grandes négociations sur le climat à Paris fin 2015. Même s’il faut encore « lever un certain nombre d’obstacles », « les choses bougent », a assuré Manuel Valls, comme Michel Sapin sous Ayrault à propos du redressement de la courbe de l’emploi… A son arrivée en Chine, il avait toutefois demandé une plus grande « réciprocité » dans les relations commerciales entre l’Europe et la Chine.
 

Bilan du « pro-business »: Manuel Valls termine sa visite en Chine quasi-bredouille…

Le Premier ministre s’est entretenu vendredi avec le président chinois Xi Jinping au Grand palais du peuple, place Tiananmen, où il avait été déjà reçu la veille par son homologue, Li Keqiang, avec lequel il aurait signé une douzaine d’accords, chiffre fou et contenu imprécis, car aucun n’aura un impact majeur. 

Après s’être adressé à la communauté française de Shanghai, le Premier ministre devait reprendre l’avion pour Paris, tout penaud, mais… frémissant.


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